L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Le mythe de Perséphone

Connaissez-vous l’histoire de Perséphone ?

Le réséda jaune, Reseda lutea – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

Dans la mythologie grecque, Perséphone est la déesse du printemps. C’est à son pouvoir qu’on doit le renouveau du printemps, le fleurissement des plantes, le retour des migrateurs, le chant des oiseaux et l’ensemble des éclosions (dans une version simplifiée où seul le printemps serait témoin de la vie). Dans la plupart des versions Hadès, roi des Enfers, enlève Perséphone pour faire d’elle la reine des Enfers à ses côtés. La déesse est autorisée à remonter à la surface de la Terre à chaque printemps, mais passe le reste de l’année aux royaumes des Enfers. Or, elle parvient à y faire pousser et fructifier des grenadiers. Exploit remarquable dans un royaume souterrain.

C’est cette histoire qu’est en train de revisiter l’Agence Régionale de la Biodiversité en Île-de-France (sans la partie kidnapping) avec le projet COOL : Cemeteries, Observation Of Life ; ou l’étude des cimetières vivants. Le pari étant que ces espaces publics peuvent être de véritables réservoirs de biodiversité, si tant est que leur gestion y soit favorable.

L’étude débute cette semaine avec des suivis floristiques et faunistiques (insectes pollinisateurs, hérissons et chauves-souris) pour 4 ans. Sept des cimetières du territoire y sont engagés, et j’y ai déjà fait de jolies rencontres.

L’ophrys abeille, Ophrys apifera – Puiseux-Pontoise © CACP – Emilie Périé

L’ophrys abeille, Ophrys apifera, une orchidée assez commune sur le territoire, rencontrée dans le cimetière intercommunal à Puiseux-Pontoise.

La linaire couchée, Linaria supina – Osny © CACP – Emilie Périé

La linaire couchée, Linaria supina, une plante rare en Île-de-France que j’ai trouvée dans le cimetière d’Osny.

Bien entendu, nous vous tiendrons au courant des avancées de l’étude.

Pour en savoir plus :

L’Agence Régionale de la Biodiversité en Île-de-France

Le réséda jaune, par FLORIF

L’ophrys abeille, par FLORIF

La linaire couchée, par FLORIF

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Des nouveautés pour le SPIPOLL

L’application SPIPOLL sur smartphone

Le SPIPOLL (Suivi Photographique des Insectes Pollinisateurs) est un programme de sciences participatives du Muséum national d’Histoire naturelle et de l’Office Pour les Insectes et leur Environnement qui permet à tout un chacun de participer aux études sur les communautés d’insectes pollinisateurs. Et pour fêter les 10 ans du programme (le 22 mai dernier), le SPIPOLL s’est refait une petite jeunesse avec la sortie d’une application pour smartphone.

Nous l’avons testée, et on recommande !

 

En pratique

L’utilisation de l’application est très simple. Pour une collection, comptez une trentaine de minutes : 20 min de prise de photo et 10 min de tri et identification.

Faites une pause dans votre journée : choisissez une fleur (un buisson de céanothe, une touffe de géranium, …) prenez votre smartphone dans une main et une tasse à café dans l’autre (en option) et photographiez pendant 20 min tous les insectes qui se posent sur la fleur.

Collections de ce printemps sur pyracantha, céanothe et géranium herbe-à-robert

Les débutants sont les bienvenus. Le programme est participatif, lorsque que vous ne savez pas identifier un insecte : dites-le (en cochant la case « Je ne sais pas »), les autres participants vous feront des propositions et les experts valideront !

C’est une très belle occasion de participer à la recherche scientifique. Depuis 10 ans les données du SPIPOLL ont permis de mettre en avant de nombreux phénomènes écologiques.

Nous avions déjà mentionné les variations de couleurs du syrphe ceinturé, qui est à nouveau à l’honneur de nos collections de printemps.

Episyrphus balteatus, le syrphe ceinturé © CACP – Emilie Périé

Mais on parle aussi du lierre grimpant et sa forte attractivité pour les diptères et les hyménoptères à l’automne, du déclin des populations en milieu urbain, mais de leur maintien grâce au réseau des jardins ou de la mise en évidence d’espèces qu’on croyait bien plus discrètes.

C’est le plein boom des pollinisateurs en ce moment, c’est l’occasion de faire avancer la recherche et de faire de jolies rencontres.

Megachilidae © Luka Thomas, dans le programme SPIPOLL

En parlant de sciences participatives, retrouvez sur ces liens :

Le replay de notre rendez-vous du développement durable sur les sciences participatives

et le support de présentation

Pour aller plus loin :

Le site du SPIPOLL

Télécharger l’application

SPIPOLL, des données qui font avancer la recherche, par VigieNature

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Langue-de-serpent

Un ami botaniste m’a signalé la présence d’une plante rare à Pontoise. Intéressé, j’accours ! A l’adresse indiquée, je suis aimablement accueilli par la gestionnaire d’un parc privé, elle me montre fièrement un endroit dans sa prairie. Voyons cela : des brunelles, des pâquerettes, des véroniques, un peu de plantain, du lierre terrestre… Ah oui, il y a aussi une plante que je ne connais pas ! Pas vraiment spectaculaire, il faut avoir l’œil dessus !

Je vous présente Ophioglossum vulgatum :

Ophioglossum vulgatum – Pontoise © Gilles Carcassès

Ophioglossum vulgatum est une toute petite fougère à feuille entière qui affectionne les prairies inondées une partie de l’année. Cette espèce est en fort déclin en Ile-de-France, en raison de la disparition des prairies humides. Il resterait à peine une dizaine de stations de cette plante dans le Val d’Oise.

De la base de cette feuille naîtra une fronde fertile allongée, étroite et pointue, c’est cet organe qui vaut à la plante son nom vernaculaire de langue-de-serpent. La plante était autrefois employée pour soigner les maux de gorge.

Mon hôtesse m’explique que la gestion du parc en question est justement en pleine mutation. Certaines parties qui étaient tondues sont depuis ce printemps gérées de façon différenciée, par fauche avec exportation, laissant toutes leurs chances aux gracieuses marguerites et aux orchidées sauvages !

Cette fougère supporte mal la concurrence des autres plantes, aussi pour la favoriser il faudrait retirer les semis naturels d’érables et faucher régulièrement cet endroit, à bonne hauteur bien entendu pour épargner ses frondes.

Retrouvez dans ce article une autre fougère rare :

On retrouvé le cétérach !

L'actualité de la Nature

La linotte mélodieuse

Linotte mélodieuse mâle © CACP – Emilie Périé

Cet oiseau, de la famille des Fringillidae, est un habitué des milieux ouverts : friches, prairies, espaces agricoles. On peut le croiser facilement sur la plaine des Linandes ou dans les champs de Maurecourt et Jouy-le-Moutier où elle consomme des graines de toutes sortes.

Linotte mélodieuse mâle © CACP – Gilles Carcassès

On reconnait le mâle à son agréable gazouillis (on ne l’appelle pas mélodieuse pour rien) ; et à son plastron et son front délicatement rouges.

La femelle, comme souvent chez les oiseaux, est bien moins colorée et reste dans des teintes de marron.

Linotte mélodieuse femelle © CACP – Gilles Carcassès

Heureusement, la linotte est un oiseau assez « familial ». A la période de reproduction et de nidification on voit rarement le mâle sans la femelle. Cela facilite l’identification.

La linotte mélodieuse, Linaria cannabina, fait un nid assez bas dans les buissons (moins de 1,5 m) et souvent assez peu dissimulé. Il est donc facilement repérable par les prédateurs, ce qui force souvent les linottes à pondre une deuxième couvée au mois de juin. Ce qui expliquerait qu’on qualifie les distraits, les inattentifs et les oublieux de « tête de linotte ». Dommage que ce soit rarement un compliment … avec son masque rouge, je la trouve plutôt élégante.

Linottes mélodieuses © Gaëtan Dheilly

L’hiver venu, les familles de linottes se regroupent en troupe grégaire. Si les linottes méridionales sont plutôt sédentaires, les oiseaux des pays nordiques migrent vers chez nous pour passer l’hiver « au chaud ». Il n’est pas rare de voir des groupes de linottes accompagner les pinsons, verdiers, chardonnerets et ici un bruant des roseaux, dans les espaces encore fournis en graines.

Linottes en hiver – Parc des Arènes, Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Ce weekend on compte les oiseaux !

La linotte est peu coutumière des mangeoires et des jardins, mais peut-être y verrez vous d’autres fringilles ?

En parlant de sciences participatives, retrouvez sur ces liens :

Le replay de notre rendez-vous du développement durable sur les sciences participatives

et le support de présentation

Sources :

La linotte mélodieuse, par Oiseaux.net

Retrouvez d’autres fringilles dans nos articles :

Le pinson des arbres

Le verdier d’Europe

Le chardonneret élégant

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Un Atlas pour Cergy-Pontoise !

Tout neuf sorti de l’œuf !

Notre nouvel outil de science participative est disponible, vous pouvez y accéder en cliquant directement dans le bandeau menu sur « Atlas de la biodiversité ».

On vous propose de participer avec nous à l’enrichissement de la connaissance de la biodiversité du territoire. Partez à la recherche de 14 espèces à Cergy-Pontoise et informez nous de leur présence.

Seul, en famille, en groupe de naturalistes, à l’école, en balade, sur le trajet du bureau, en allant faire les courses ou dans le jardin, les occasions ne manquent pas de croiser nos colocataires à plumes, à écailles ou à fleurs. Soyez attentifs et devenez de véritables sentinelles de la biodiversité.

Comment ça marche ?

L’outil se présente comme suit :

Dans le menu déroulant (flèche 1) retrouvez la liste des 14 espèces à renseigner. En cliquant sur le nom de chacune d’elles vous retrouvez leur portrait, ainsi, pas de doute quant à l’identification !

Les 14 espèces sont les suivantes : la chouette hulotte, l’hirondelle de fenêtre, le martin pêcheur, le merle noir, la mésange charbonnière ; le caloptéryx splendide, la mante religieuse, le papillon machaon ; le lézard des murailles, le crapaud commun ; la cymbalaire des murailles, l’orchis bouc, le lotier corniculé et le séneçon du cap. Au fil du temps et de vos suggestions nous pourrons rallonger cette liste. Et si d’ici là vous identifiez d’autres espèces, indiquez-le à nos partenaires (flèche 4) !

Dans l’onglet « Participez ici! » (flèche 2) indiquez nous vos trouvailles : remplissez le formulaire en indiquant la date, l’espèce rencontrée et sa localisation.

Enfin, consultez les données (flèche 3) sur la carte suivante :

Chaque point correspond à une observation faite sur le territoire. On compte sur vous pour couvrir Cergy-Pontoise de couleurs !

Astuces

L’outil fonctionne aussi sur smartphone, directement sur le terrain !

Vous pouvez joindre une photo à votre observation.

Prêts ?

C’est la période d’émergence des libellules et demoiselles. Avez-vous vu le calopteryx ?

Le calopteryx splendide © CACP – Gilles Carcassès

On vous en reparle ce soir lors du Rendez-vous du développement durable sur les sciences participatives, le replay est disponible ici !

L'actualité de la Nature

Pissenlit or not pissenlit ?

En voilà une bonne question ! Ces petits soleils illuminent nos rues, nos chemins, nos pelouses et nos prairies et le novice aura tendance à tous les nommer « pissenlit ». Mais un botaniste averti en vaut deux : la famille des « astéracées à fleurs jaunes » compte des dizaines de membres !

Astéracées jaunes CACP – Emilie Périé

Voyez par exemple :

Astéracées jaunes CACP – Emilie Périé

Le pissenlit appartient au groupe des astéracées liguliflores. La particularité des astéracées, que l’on appelle aussi composées, est de ne pas présenter une seule fleur mais un capitule de fleurs. Chacun des « pétales » du pissenlit est une fleur complète. Comme elles ont toutes une forme de languettes, on dit que la plante est liguliflore. A la différence de la pâquerette ou du tussilage (Tussilago farfara sur l’image) qui eux ont en plus des fleurs en tube au centre du capitule.

Comment différencier toutes ces languettes jaunes ? L’astuce est de ne pas se concentrer sur la fleur, mais sur tout le reste de la plante. Le pissenlit, ou plutôt les pissenlits car le genre Taraxacum comprend des dizaines voire des centaines d’espèces, sont les seuls à ne pas faire de tige mais seulement une hampe florale creuse. Critère indiscutable pour appeler un pissenlit un pissenlit.

Taraxacum sp., feuilles en dent de lion et hampe florale creuse © CACP – Emilie Périé

Pour les autres, il faudra s’intéresser à la forme des feuilles, leurs positions, la ramification des tiges, la présence de poils, l’aspect des fruits, la présence de latex dans la plante… Par exemple, le genre Lactuca (les laitues) se distingue par la présence d’une rangée d’épines solides sur la nervure médiane des feuilles.

Feuille de Lactuca serriola © CACP – Emilie Périé

Un monde fascinant s’offre à qui veut bien les observer de près. Une chose est sûre, nos pollinisateurs ne les ont pas manquées. Les observations issues du programme SPIPOLL montrent que les pissenlits ont un grand pouvoir attractif sur nos amis les insectes. « Pour nourrir les butineurs, conservons nos pissenlits ! »

Pour aller plus loin :

La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Pissenlits mes amours, par le blog Bota et phyto so

La flore sauvage vous intéresse ? Vous pouvez suivre le dernier webinaire « Sauvage de ma rue » et retrouver l’ensemble des ressources du réseau Tela Botanica.

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Dans mon compost : l’otite élégante

Otites jucunda © Gilles Carcassès

Un insecte vole autour de mon composteur et finit par se poser sur le rosier ‘Cuisse de nymphe émue’ dont je guette avec impatience la floraison délicatement parfumée. Quelle drôle de mouche ! Thorax rayé, abdomen barré de noir, ailes à grosses taches sombres et une casquette orange vissée sur la tête : voici qui n’est pas banal. Sa trompe en forme de groin laisse deviner qu’elle se nourrit de sucs à éponger.

Otites jucunda © Gilles Carcassès

Ici, elle aspire le miellat sucré des pucerons qui brille au soleil sur les feuilles du rosier.

Je la trouve dans la famille des Ulidiidae. Les larves de la plupart des espèces de cette famille se nourrissent de matières en décomposition. Pour cette raison, Otites jucunda fait partie de ces diptères qui fréquentent régulièrement les composteurs, à l’instar de Psychoda surcoufi.

Sur sa feuille, elle exécute une petite danse pour saluer les lecteurs de Nature en ville à Cergy-Pontoise :

Observations au compost

Vous n’avez pas encore de compost chez vous et vous souhaitez pouvoir valoriser vos déchets organiques et observer la faune incroyable qui s’y développe ? Si vous habitez Cergy-Pontoise, sachez que la Communauté d’agglomération peut vous fournir des composteurs, que vous soyez en habitat pavillonnaire ou en collectif.

Retrouvez d’autres habitants du composteur :

la blaniule mouchetée

le cloporte rugueux

la punaise élégante

les collemboles

Agenda

Le Rendez-vous du développement durable du 25 mai

Myathropa florea, l’éristale des fleurs © CACP – Emilie Périé

Gérald RUTAULT, Vice-président chargé de la Nature, du Paysage et de la Biodiversité
et Marc DENIS, Vice-président chargé du Développement Durable
ont le plaisir de vous inviter le

Lundi 25 mai 2020 – de 18h à 20h en visioconférence 

 au Rendez-vous du développement durable de la CACP sur le sujet :
Les sciences participatives et l’engagement citoyen en faveur de la nature 

Participer à une opération de recensement des oiseaux ou des papillons organisée par une association naturaliste, utiliser son smartphone pour se renseigner sur un oiseau, une plante, un insecte ou un champignon aperçu au détour d’une balade… Peut-être faites-vous des sciences participatives à votre insu !

Avec l’essor d’Internet, des réseaux sociaux et des smartphones,  la participation de tout acteur non-scientifique-professionnel à ces formes de production de connaissances scientifiques est facilitée. De nombreux domaines sont concernés : la biodiversité (observation d’oiseaux, insectes, plantes…) mais aussi la pollution de l’air et de l’eau, la pollution sonore, la pollution lumineuse, ainsi que l’astronomie ou la médecine.

Avec le changement climatique il est très important de suivre au plus près la mobilité et la disparition d’espèces, sur une période longue. C’est pourquoi ce Rendez-vous du développement durable, proposé en partenariat avec le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement du Val-d’Oise (CAUE 95) et l’association « Quelle Terre Demain ? », vous propose de faire le point sur ces dispositifs d’implication citoyenne en faveur de la nature.

Le replay est disponible ici !

Des étudiants réalisant le protocole Sauvages de ma rue © CACP – Gilles Carcassès

Programme :

– « Présentation des sciences participatives » par Grégoire Loïs / Muséum national d’Histoire naturelle

– « Retour d’expérience du CAUE 95 » qui a mis en œuvre le protocole sur les vers de terre dans le jardin écologique du moulin de la Couleuvre,  par Christiane Walter / CAUE 95

– « Les différents protocoles déployés à Cergy-Pontoise et les ressources pour s’impliquer » par Emilie Périé / Cellule Développement Durable et Biodiversité CACP

« La sensibilisation à l’environnement en milieu scolaire » par Julie Chauvin / Service Gestion des Déchets et Propreté CACP 

Pour finir, présentation de « l’Atlas de Biodiversité » auquel le grand public sera invité à contribuer sous forme de Carnet en ligne de Cergy-Pontoise. Il s’agit d’un projet participatif de suivi de la faune et de la flore du territoire. 

Et ça, c’est une surprise dont on vous parlera la semaine prochaine !

L'actualité de la Nature

Au secours de la hulotte

Sauvetage !

Chouette hulotte prise au piège © Ville de Vauréal

Au début de ce printemps, le gardien du stade de Vauréal a eu la surprise de trouver une magnifique chouette hulotte prise au piège dans les filets entourant le stade.

Sauvetage de la hulotte © Ville de Vauréal

Il a eu le bon réflexe d’appeler à l’aide. La police municipale et les pompiers sont venus, équipés de gants de protection et d’une cage, pour délivrer l’oiseau et l’amener dans l’un des centres de soins de la région.

Ouf ! C’est une histoire qui finit bien.

Un rapace commun

Chouette hulotte © Alain Peresse, LPO Île-de-France

La chouette hulotte, Strix aluco, est sans doute le plus commun des rapaces nocturnes sur notre territoire. Elle niche dans des cavités d’arbres, de murailles, et parfois même jusque dans les maisons.

Plus grande que la chouette chevêche et moins blanche que la chouette effraie, on la reconnaît aussi à son hululement distinctif.

En cas de doute

Si vous rencontrez un animal en danger, ou qui parait l’être, contactez le numéro spécial Faune sauvage en détresse (retrouvez-le dans nos liens utiles) :

01 53 58 58 35

Un conseiller saura vous indiquer la bonne marche à suivre. Et parfois, il s’agit juste de ne rien faire ! Par exemple, il est fréquent que les poussins de chouette hulotte tombent du nid. Si vous en trouvez un, laissez-le sur place, ses parents le retrouveront d’autant plus facilement qu’il n’aura pas bougé.

Poussin de chouette hulotte © Florian Cazimajou

Sources :

La chouette hulotte, par Oiseaux.net

Le chant de la chouette hulotte, par Le studio des trois becs

Que faire lorsque l’on trouve un oiseau en danger, LPO Île-de-France

Retrouvez aussi notre article :

Le repas de la chouette

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Dans mon compost : la cétoine dorée

Larve de cétoine © Gilles Carcassès

Bien dodue !

En retournant mon tas de compost de l’an dernier, je trouve plusieurs de ces larves. Cela crée une émeute chez les poules de l’autre coté du grillage ! Non, elles n’auront pas mes insectes, elles n’ont qu’à finir leur pain trempé si elles ont faim. Sont-ce des larves de hannetons ? Un gros derrière, des pattes très courtes et cette incapacité à se déplacer dans ma main : ce ne sont pas des larves de hannetons, mais des larves de cétoine.

Elles sont très utiles au compost car elles consomment la matière organique en décompostion pour en faire un excellent terreau. Et les adlutes sont bien jolis ! Je les vois visiter les fleurs d’aubépines, de sureaux, d’églantiers, d’orangers du Mexique. Au jardin, j’ai remarqué qu’elles ont un faible pour les roses jaunes.

Cétoine dorée (Cetonia aurata) sur une aubépine en fleurs © Gilles Carcassès

Les élytres de la cétoine dorée sont agrémentées de ces subtiles vaguelettes blanches.

Observations au compost

Vous n’avez pas encore de compost chez vous et vous souhaitez pouvoir valoriser vos déchets organiques et observer la faune incroyable qui s’y développe ? Si vous habitez Cergy-Pontoise, sachez que la Communauté d’agglomération peut vous fournir des composteurs, que vous soyez en habitat pavillonnaire ou en collectif.

Source :

La cétoine dorée, par André Lequet

Retrouvez d’autres articles sur les habitants du compost :

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le cloporte rugueux

la punaise élégante

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