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Gaillet galleux

Fleur de chélidoine © CACP – Emilie Périé

En mission SPIPOLL pour l’étude sur les cimetières vivants, je fixe une fleur de chélidoine depuis un bon moment dans l’attente qu’un insecte s’y pose. Rien ne vient. Mon attention se relâche un peu et j’observe alors ce qui m’entoure. Tiens, cette plante a un aspect bizarre.

Galium aparine © CACP – Emilie Périé

A première vue je ne la reconnais pas.

Galium aparine © CACP – Emilie Périé

Pourtant en y regardant de plus près, c’est bien un gaillet grateron. On reconnait ses feuilles verticillées, les crochets qui la hérissent de part en part, et de ci de là, une petite fleur blanche à quatre pétales.

Gallium aparine – Cecidophyes galii © CACP – Emilie Périé

La forme renflée et courbée des feuilles et leur couleur pourpre sont dues à un acarien, au doux nom de Cecidophyes galii. La présence de la larve de l’acarien dans la feuille provoque ces gales. La feuille s’épaissit et produit en interne une grande quantité de poils, qui font un parfait cocon pour les petites larves.

Sources :

Le réseau Botanique et Flore de France

Plant and parasites of Europe

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L’oiseau serein

Lors d’une prospection STOC (Suivi Temporel des Oiseaux Communs), entre les différentes observations de chardonnerets élégants, moineaux domestiques, rougequeues noirs, etc… un oiseau mystérieux nous narguait, tranquillement perché sur la rembarde d’un toit.

Serinus serinus – Cergy © CACP – Emilie Périé

Il a bien voulu se rapprocher un peu de nous, mais s’est posté complétement à contre-jour.

Serinus serinus – Cergy © CACP – Emilie Périé

Heureusement l’éclairage artificiel de la photo permet d’y voir un tout petit peu plus clair.

Serinus serinus – Cergy © CACP – Emilie Périé

Deux éléments notables allaient nous aider à déterminer qui était cette petite boule de plumes. Il était en partie jaune vif, surtout au niveau de la tête et du ventre, et il nous serinait.

Conclusion : le serin cini

Serinus serinus – Andrésy © CACP – Gilles Carcassès

Tout comme le verdier d’Europe et le tarin des aulnes, qui lui ressemblent beaucoup (surtout le tarin), le serin cini appartient à la famille des FRINGILLIDAE. Heureusement il existe tout de même un moyen de les discriminer, le verdier a le bec plutôt rose et des joues grises, le tarin a une calotte et une bavette noire, et le serin possède un bec plus court que les deux autres et des ailes moins colorés que le tarin.

Tarin des aulnes mâle à gauche et verdier d’Europe mâle à droite – © CACP – Gilles Carcassès

Le serin cini est un granivore qui a pour habitude de nicher dans les grands conifères touffus comme les épicéas. Bien qu’il ne soit pas très commun, il est présent toute l’année sur notre territoire.

Sources :

Les oiseaux.net

Guide Delachaux : Le guide ornitho

Retrouvez ici d’autres FRINGILLIDAE :

Le pinson des arbres

Le tarin des aulnes

La linotte mélodieuse

Le verdier d’Europe

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Transhumance 2022 : retour en images

Le troupeau en éco-pâturage © CACP – Emilie Périé

Vous n’avez pas pu assister à la Transhumance des moutons de Cergy-Pontoise cette année ? Voici ce que vous auriez pu y faire, et que vous pourrez faire l’an prochain !

Marcher

Le joyeux cortège de la transhumance © CACP – Emilie Périé

C’est quand même l’objectif principal. La transhumance des moutons vise à amener à pieds les brebis de leur site d’hivernage (la Ferme d’Ecancourt) à leurs sites d’éco-pâturage. Alors on marche de Jouy-le-Moutier à Maurecourt, de Maurecourt à Vauréal, de Vauréal à Cergy puis à Courdimanche. On marche au rythme des brebis,

Les brebis en marche pour Maurecourt © CACP – Emilie Périé

et des ânes en tête de cortège,

Les ânes de Anes en Vexin à Vauréal © CACP – Emilie Périé

mais surtout au rythme des bergers et de leurs chiens qui dicte la cadence et la fréquence des pauses.

Les chiens « poussent » les brebis vers les bergers © CACP – Emilie Périé

Ou rouler

Fait important, à la transhumance on peut également rouler. En poussette, en trottinette ou en vélo, mais aussi en joëllette, ces véhicules tractés tout-terrain qui permettent aux personnes à mobilité réduite de suivre le cortège.

Les joëllettes au repos à la pause de Vauréal © CACP – Emilie Périé

Observer le paysage et le vivant

La transhumance permet de traverser différents paysages cergypontains à un pas qui laisse le temps de la contemplation et de l’écoute.

La transhumance sur fond de la Défense © CACP – Emilie Périé
La traversée de Maurecourt © CACP – Emilie Périé
La pause au belvédère de Vauréal © CACP – Emilie Périé
Hirondelle rustique au passage à Maurecourt © CACP – Emilie Périé

Apprendre

On y apprend comment les bergers travaillent avec leurs chiens pour encadrer les troupeaux, quels sont les soins à prodiguer aux brebis ou encore quelle biodiversité on rencontre dans les pâtures.

Border collie au travail © CACP – Emilie Périé

Et se reposer !

Le repos des agneaux © CACP – Emilie Périé
La pause des marcheurs © CACP – Emilie Périé

A l’année prochaine ?!

On vous retrouve l’an prochain ? © CACP – Emilie Périé

Encore plus d’images :

Dans le diaporama publié dans le webzine 13 Comme Une

A venir : une vidéo réalisée par la Ferme durant l’événement

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L’armoise des frères Verlot

Le même jour que notre découverte de l’étonnante Barbe à papa du côté du ru de Liesse, nous avons également fait l’observation d’une plante très aromatique rare en Ile-de-France.

Artemisia verlotiorum – Saint-Ouen-l’Aumone © CACP – Emilie Périé

L’armoise des frères Verlot ou armoise de Chine, naturalisée dans notre région, se retrouve dans les milieux rudéraux mésoxérophile* tels que les talus, friches vivaces, ballastières, bermes, remblais… Elle est originaire d’Asie orientale.

Feuille d’Artemisia verlotiorum – Saint-Ouen-l’Aumone © CACP – Emilie Périé

Gare aux confusions ! Ça cousine Artemisia vulgaris l’armoise commune, pouvant également se retrouver dans les mêmes types de milieux, lui ressemble beaucoup. Quelques critères notables permettent tout de même de les différencier l’une de l’autre, en effet l’armoise commune fleurit de juillet à septembre et est peu aromatique tandis que l’armoise de Chine fleurit d’octobre à novembre et dégage une odeur nettement plus marquée lorsqu’on écrase les feuilles.

Fruits secs d’Artemisia verlotiorum – Saint-Ouen-l’Aumone © CACP – Emilie Périé

Mésoxérophile* : Se dit d’une plante qui pousse en milieux à tendance sèche ayant tout de même besoin d’un minimum d’humidité, qui ne supporte pas les fortes sècheresses.

Sources :

Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Retrouvez ici d’autres espèces du genre Artemisia

L’armoise annuelle

Une armoise mystérieuse

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La grive draine

Bien vu Philippe et Laurent ! Il s’agissait de deux grives draines ; plus faciles à reconnaître quand elles se tournent vers nous. La voici de profil.

Turdus viscivorus, grive draine – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

Des quatre grives que l’on peut croiser en Île-de-France c’est, avec la grive musicienne la plus commune. C’est aussi la plus grande.

Turdus viscivorus, grive draine – Cergy © CACP – Emilie Périé

On la différencie de la grive musicienne grâce à plusieurs éléments. Son chant d’une part est le critère le plus facile à utiliser. Alors que la grive musicienne répète des séries de trois motifs, la grive draine a une phrase plus mélancolique, comme un merle un peu déprimé. Ses motifs d’autres part, les taches de la grive musicienne sont en forme d’as de pique alors que celles de notre grive draine sont plus rondes. Et sa tête est plus grise.

Comme les autres turdidés (grives et merles) elle se nourrit d’insectes à la belle saison et de baies l’hiver venu.

Retrouvez ici d’autres grives :

La grive musicienne

La grive mauvis

Un aperçu de la grive litorne

Agenda

Fête de la Nature 2022 – demandez le programme !

La Fête de la Nature est de retour pour sa 16ème édition ! Et cette année, le programme est chargé. Alors, amis de la Nature, ouvrez vos agendas et notez bien les dates : les divers ateliers auront lieu du 18 au 22 mai 2022. Pas de thématique spécifique cette année pour ainsi laisser place à tous les thèmes liés aux vivants.

Promenons-nous dans les bois… mais surtout dans la nature !

Parcours découverte « Sylvestre » à l’Abbaye de Maubuisson

Parc de l’Abbaye de Maubuisson © CACP

Le département du Val d’Oise vous donne rendez-vous le mercredi 18 mai, de 9h à 17h, à l’Abbaye de Maubuisson à Saint-Ouen-l’Aumône pour réaliser son parcours découverte « Sylvestre » basé sur l’observation. Munis d’un livret d’activités, les enfants partiront à la découverte des arbres du parc de l’Abbaye de Maubuisson à travers diverses astuces et indices. Pour plus d’informations, consulter la page dédiée sur le site de la Fête de la Nature.

Balade « Sauvages de ma rue » à Boisemont

Nombril-de-Vénus © CACP – Matthieu Delagnes

Le samedi 21 mai, la Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise vous invite à sa petite balade dans le charmant village de Boisemont. Rendez-vous à 14h30, devant l’Eglise de Boisemont pour partir à la découverte des plantes qui ont pris racine dans le village. Des plus communes ou plus rares, comme le Nombril-de-Vénus, venez à la rencontre des sauvages de votre rue. Pour plus d’informations et inscriptions, vous pouvez consulter la page dédiée sur le site de la Fête de la Nature.

Il va faire tout noir : découverte de la faune nocturne

« Trame noire » : à la découverte des espèces nocturnes

Photo nocturne d’un hérisson © CACP – Gilles Carcassès

Balade nocturne organisée par la Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise, rendez-vous le jeudi 19 mai, de 21h à 23h pour découvrir les trames noires, ces corridors écologiques mis en place pour les espèces nocturnes. Rendez-vous devant le cimetière de Boisemont à 21h. Pour plus d’informations et inscriptions, vous pouvez consulter la page dédiée sur le site de la Fête de la Nature.

À la découverte des chauves-souris de Menucourt [COMPLET]

Dessin de chauve-souris © CACP – Emilie Périé

La Ferme d’Ecancourt et la Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise, vous invitent le vendredi 20 mai, de 21h à 23h, pour une nuit découverte des chauves-souris de Menucourt. Apprenez-en plus sur ces petits mammifères nocturnes grâce à des ateliers ludiques mais aussi à vous servir d’une Batbox, un appareil qui permet de détecter les ultrasons. Pour plus d’informations et inscriptions, vous pouvez consulter la page dédiée sur le site de la Fête de la Nature.

Ateliers fleuris et pour une ville plus verte

Atelier jardinons en famille : « Les semis de fleurs »

Jardinier en herbe © CACP – Emilie Périé

Rendez-vous le mercredi 18 mai, de 15h30 à 16h30 à la Ferme pédagogique de Pontoise pour participer à l’atelier « Les semis de fleurs », organisé par l’association les Z’herbes Folles. De la graine à la fleur, venez vous émerveiller et en apprendre plus sur ces merveilleuses plantes colorantes et odorantes. Pour plus d’informations et inscriptions, vous pouvez consulter la page disponible sur le site de la Fête de la Nature.

Les ateliers de la Journée de la Nature de Maurecourt

Le samedi 21 mai, la mairie de Maurecourt et l’association Je Sème, Graines d’idées alternatives, vous invitent pour une journée entière consacrée à la Fête de la Nature. Au programme de nombreux ateliers et des animations pour toute la famille, de la vente de produits locaux, une fresque du climat ou encore une conférence débat avec l’un des cofondateurs de l’Institut des Futurs souhaitables, Mathieu Baudin. Rendez-vous de 10h à 18h à la Maison des arts à Maurecourt. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le programme de la Fête de la Nature de Maurecourt.

Après-midi de la Fête de la Nature à Vauréal

La Ville de Vauréal vous convie le samedi 21 mai, au Jardin des Taillis à Vauréal, de 14h à 17h pour une après-midi pleine de découverte à l’occasion de la Fête de la Nature. Venez observer à la loupe les petites bébêtes du sol, découvrir le patrimoine arboré de la ville et échanger avec les agents du service Espaces verts ou encore assister à la conférence sur le thème « Mon jardin s’adapte au changement climatique » de Pierre Nessmann. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la page disponible sur le site de la Ville de Vauréal.

Mise en bouche printanière

Beaucoup trop impatient de célébrer la Fête de la Nature ? Pas de soucis, nous avons ce qu’il faut pour vous faire patienter jusque-là.

« La Lanterne fleurie » à Cergy

Le samedi 14 mai, la Maison de quartier et le Collectif la Lanterne vous invite à partir de 15h à la Maison de quartier de l’Axe Majeur-Horloge de Cergy pour une après-midi et une soirée sur le thème de la Nature. Divers ateliers en famille vous attendent comme un atelier fabrication de pots de fleurs ou un troc aux plantes, mais également un spectacle jeune public sur le chêne à 18h30, une scène musicale à 20h15 et enfin une soirée d’observation des étoiles à 21h15.

Petite randonnée à Courdimanche

La Ville de Courdimanche vous convie le samedi 14 mai pour une petite randonnée d’une heure à travers la ville. Pilotée par les élus mais aussi par un de nos chargés de mission pour vous faire découvrir la faune et la flore courdimanchoise. Rendez-vous à 14h30 à la ZAC du Bois d’Atton place du Ruban Fauve à Courdimanche pour cette balade qui passera notamment par les grands jardins avec les mares, les vignes et les jardins familiaux ou encore la réserve SNCF avec la présence de moutons.

On espère vous y voir nombreux !

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Fleur de labeur

Convallaria majalis, muguet © CACP – Emilie Périé

En ce lendemain de Fête du travail je souhaitais vous offrir ce brin de muguet et en présenter les jolies clochettes blanches.

Le muguet est une plante indigène en Île-de-France, qui pousse naturellement dans les espaces de demi-ombre comme les sous-bois ou les faces nord des jardins. Ses fleurs en clochettes blanches éclosent au printemps. Elles sont visibles en avril et mai, et majoritairement au début du mois de mai. C’est sans doute ce qui a été à l’origine de cette tradition, d’offrir un brin de muguet le 01er mai.

Convallaria majalis, muguet © CACP – Matthieu Delagnes

Si le muguet n’est pas menacé dans la région, il est tout de même victime d’une cueillette excessive. Il est d’ailleurs protégé, ou du moins réglementé dans plusieurs départements français.

Aussi, profitant de l’efficacité de nos technologies, nous vous conseillons plutôt d’offrir à vos proches une photo de muguet cette année. Voire, une balade en forêt, pour le voir de près, sans le couper.

Convallaria majalis, muguet © CACP – Emilie Périé

Sources :

La flore d’Île-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

INPN, le muguet

TelaBotanica, le muguet

Retrouvez ici d’autres plantes de la famille des Asparagaceae :

La jacinthe des bois

L’asperge

Les deux muscaris

Le fragon

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La laîche des rives

Le genre Carex, qui se rapporte aux « laîches » en français, comporte de nombreuses espèces (au moins 50 en Île-de-France !) dont certaines se ressemblent énormément. On y voit souvent « des grandes herbes ». La détermination plus précise demande l’observation de critères bien particuliers qui ne se détectent parfois qu’à l’aide d’une loupe.

Carex riparia – Saint-Ouen-l’Aumone © CACP – Emilie Périé

L’espère que l’on a rencontrée sur les bords du ru de Liesse, la laîche des rives, est une des plus commune qui soit. Comme la plupart de ses congénères, elle aime l’eau, c’est pour cela qu’on la retrouve fréquemment en milieux humides tels que les bords de mares et étangs, les dépressions prairiales, les boisements marécageux…

Fleur mâle à gauche et fleur femelle à droite de Carex riparia – Saint-Ouen-l’Aumone © CACP – Emilie Périé

Le critère déterminant chez la plupart des Carex c’est la fleur. En effet les inflorescences ont pour une bonne partie, cette forme typique de plumeau soit élancé, soit courbé (comme chez la laîche pendante). Pour cette espèce, la fameuse floraison s’étale d’avril à juin.

Peuplement de Carex riparia – Maurecourt © CACP – Gilles Carcassès

Sources :

Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Tela Botanica

Retrouvez ici d’autres plantes de milieux humides :

Une plante scorpion ?

Le cresson des fontaines

Les deux oreilles

L’épilobe hérissé

Agenda

La transhumance de Cergy-Pontoise : les 07 et 08 mai 2022

Ne manquez pas la transhumance 2022

Le 07 et 08 mai 2022 retrouvez-nous pour la transhumance des moutons de Cergy-Pontoise. Au départ de la Ferme d’Ecancourt à Jouy-le-Moutier le samedi 07 dès 13h30, les brebis vont parcourir le territoire pour rejoindre leur sites de pâturage pour la belle saison.

On vous attend ! © CACP – Emilie Périé

Plusieurs escales sont prévues sur le parcours à Maurecourt, Vauréal, Cergy et Courdimanche. Activités et animations seront proposées à chaque arrêt : démonstration de chien de berger, soins aux brebis, stand de restauration, expositions sur la biodiversité… Il y en a pour tous les goûts !

Retrouvez les éditions précédentes de la transhumance :

Edition 2019 : en images

Edition 2018 : album photo

Edition 2017 : l’histoire racontée par les brebis

Edition 2016 : aux petits soins pour les agneaux