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A pompons : les chardons

Dans la série des plantes épineuses et à pompons roses, parlons des chardons. Des vrais cette fois-ci, ceux du genre Carduus.

Carduus crispus, le chardon crépu – Eragny © CACP – Emilie Périé

Il en existe 4 espèces en Île-de-France : le chardon crépu et le chardon penché, dont la présence est assez commune et le chardon à petites fleurs et le chardon faux-acanthes qui sont rares (voire extrêmement rares).

En ce qui concerne les deux plus courants, les différencier entre eux est relativement simple. Le chardon crépu est d’aspect beaucoup plus épineux avec des ailes sur les tiges qui portent de fortes épines. La plante peut atteindre 1m20 et les fleurs sont assez petites.

Carduus crispus, le chardon crépu – Eragny © CACP – Emilie Périé

Le chardon penché est quant à lui … penché. La plante dépasse rarement 1 mètre de haut, les « pompons » sont plus gros et orientés vers le sol.

Carduus nutans, le chardon penché – Neuville © CACP – Gilles Carcassès

En revanche, il peut parfois être délicat de différencier un chardon « vrai », du genre Carduus, d’autres astéracées épineuses, comme les cirses (genre Cirsium). Le cirse commun, Cirsium vulgare, peut avoir un aspect assez épineux qui le fait ressembler au chardon crépu. Dans ce cas, le critère de différenciation est au niveau du fruit. Le chardon Carduus a des soies simples alors que le cirse Cirsium a des soies plumeuses.

Les fruits des chardons : soies simples à gauche (Carduus) soies plumeuses à droite (Cirsium) © CACP – Emilie Périé

Retrouvez dans la série des pompons :

Le cirse laineux

L’onopordon

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La parade nuptiale du grèbe huppé

En sortie ornithologique au Parc du Sausset en Seine Saint-Denis, j’observe deux grèbes huppés sur les étangs. L’un d’eux s’éloigne un peu puis prend la pose, se montrant ainsi sous son meilleur jour.

Grèbe huppé – Parc du Sausset © CACP – Emilie Périé

Il se rapproche ensuite du deuxième grèbe et tous deux entament une sorte de danse, tournant la tête d’un côté puis de l’autre en rythme, faisant des voltes. C’est la parade nuptiale d’un couple prêt pour la période de reproduction. Ce début de saisons des amours laisse flotter un parfum de printemps …

Grèbes huppés en parade – Parc du Sausset © CACP – Emilie Périé

Pourtant, il ne faut pas s’y laisser prendre. Ce n’est pas seulement le redoux des températures qui joue. Les oiseaux d’eau prennent leur plumage nuptial très tôt dans l’année et la reproduction commence avant même la sortie de l’hiver. Mi-février les hérons cendrés étaient déjà au nid ! Le printemps amènera les parades et les chants de plus petits oiseaux, comme les passereaux, dont la plupart reviennent d’un long voyage au sud du Sahara et n’arriveront chez nous que vers le mois d’avril ou mai. En attendant, la parade des grèbes huppés est plutôt élégante et plaisante à observer.

En théorie, après cette chorégraphie, l’un des deux grèbes ira chercher quelques brins d’algues qu’il présentera à l’autre pour commencer la construction du nid. Ces deux-là n’en avaient pas fini avec leurs rondes, et j’étais à la recherche des bécassines des marais, je les ai donc laissés à leurs occupations pour vaquer aux miennes.

Bécassine des marais – Parc du Sausset © CACP – Emilie Périé

Les bécassines n’ont pas encore été vues sur notre territoire. En revanche, les grèbes huppés sont bien présents. En vous promenant autour des étangs de l’île de loisirs vous pourriez observer ces mêmes comportements.

Source :

Le grèbe huppé, par Oiseaux.net

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Sous la neige il y a de la vie

Le Bois de Cergy sous la neige © CACP – Emilie Périé

Ces derniers jours la neige a recouvert le territoire d’un léger manteau blanc. Malgré la vague de froid la faune et la flore restent actives. Et sur fond blanc, certaines couleurs ressortent bien !

Comme celles du rougegorge familier qu’on voit beaucoup en ce moment.

Le rougegorge familier © CACP – Emilie Périé

Ou celles encore plus vives du pic épeiche mâle. On voit bien sa calotte rouge dans les branches dénudées des arbres. Et on l’entend, il a déjà commencé son tambourinage.

Le pic épeiche mâle © CACP – Emilie Périé

Sa flamboyante fourrure rousse le mettant bien à l’abri du froid, l’écureuil roux était de sortie lui aussi.

L’écureuil roux © CACP – Emilie Périé

Dans le parc François Mitterrand, les bassins sont gelés. Mais cela n’empêche pas les mouettes rieuses de s’y installer, apparemment confortablement.

Mouettes rieuses © CACP – Emilie Périé

Ici aussi le rougegorge veille et défend son territoire.

Le rougegorge familier © CACP – Emilie Périé

Même les crocus commencent à pointer !

Crocus © CACP – Emilie Périé

Au cœur de l’hiver on pourrait déjà croire que cela sent le printemps !

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Le choucas des tours

Le choucas des tours – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

En Île-de-France on compte 5 espèces de corvidés : le geai de chêne, la pie bavarde, la corneille noire, le corbeau freux et le choucas des tours. Si les deux premiers sont bien identifiables par leurs motifs contrastés, les trois autres ont un plumage noir. Comment distinguer un choucas d’une corneille ou d’un corbeau ? Le corbeau freux a un bec blanc très caractéristique et n’est présent qu’en espace agricole, il est facile de l’écarter dans le processus d’identification. Pour la suite, voici quelques indices.

La taille : le choucas est bien plus petit que la corneille. Il se rapproche plus du pigeon domestique.
Le cri : le choucas ne croasse pas, mais il émet des « tchiak tchiak » très sonores.
Les couleurs : d’un peu plus près on distingue de nettes différences avec la corneille. Les yeux du choucas sont bleus voire blancs, et il a des teintes plus claires de gris sur la nuque.

Choucas des tours – Cergy © Michèle Camprasse

Comme les autres corvidés le choucas est un espèce très sociale, d’une grande fidélité et d’une remarquable intelligence.

Et comme ces congénères, il lui arrive de se rendre à la mangeoire. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a rejoint cette année les rangs des espèces observables dans Birdlab. L’avez-vous vu ?

Il reste encore quelques semaines pour participer à BirdLab, profitez-en !

En parlant de Sciences participatives

Le Muséum national d’Histoire naturelle a lancé une grande enquête sur la perception publique des sciences. Elle se présente sous la forme d’un questionnaire en ligne (anonyme) que vous pouvez trouver sur ce lien. Ca ne prend pas longtemps, et cela fait avancer la recherche !

Sources :

Cinq choses à savoir sur le choucas des tours, par VigieNature

L’enquête « Perception des sciences » du Muséum

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Le roitelet huppé

Le roitelet huppé © CACP – Emilie Périé

Pas facile à photographier !

Le roitelet huppé, Regulus regulus, est un tout petit oiseau. C’est même le plus petit oiseau d’Europe. Il mesure moins de 10 centimètres, même le troglodyte mignon est plus grand.

En plus de cela, il a la bougeotte. Il passe furtivement de branche en branche, un coup la tête en haut, le suivant en bas, puis en vol stationnaire et de nouveau reparti sur l’arbre voisin. Il n’est pas très coopératif avec le photographe essayant de faire une mise au point.

Heureusement, on le reconnait facilement avec sa bande jaune-orange flamboyante bordée de noir. Ici, la teinte jaune uniforme (sans trace de orange) laisse penser qu’il s’agit d’une femelle. Le dos vert, le ventre blanc sale et la barre blanche sur l’aile sont aussi des critères de reconnaissance, mais bien moins visibles que ce trait jaune qui flashe à son passage.

Le roitelet huppé © CACP – Emilie Périé

Ce tout petit oiseau est un insectivore, on le voit à son bec fin.

On peut le rencontrer à toute période de l’année en Île-de-France. En ce moment il se mêle aux groupes de mésanges dans les espaces boisés. Au printemps, il affectionne particulièrement les conifères. Pendant la période de reproduction on le trouvera donc dans les parcelles denses de sapins et d’épicéas ou dans les parcs et jardins où poussent des résineux.

A l’image de sa taille, son cri et son chant sont très aigus.

Ces derniers jours j’en ai repéré dans les bois entre Cergy et Vauréal au niveau de l’axe majeur. Ils étaient accompagnés de mésanges charbonnières, mésanges bleues, mésanges nonettes et mésanges à longue queue.

Sources :

Le guide ornitho, édition Delachaux

Le roitelet huppé par Oiseaux.Net

Le chant du roitelet huppé, par le Studio des trois becs

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Votez pour nos projets !

Cette année la Communauté d’agglomération est candidate au budget participatif écologique de la Région Île-de-France. Plusieurs des projets déposés visent à protéger ou valoriser la biodiversité de notre territoire. On compte sur vous pour les plébisciter ! Les votes sont ouverts jusqu’au 8 mars.

Le principe est simple : suivez les lien ci-dessous, renseignez une adresse mail, et cliquez sur « je vote pour ». Vous pouvez soutenir autant de projets que vous le souhaitez. Voici les nôtres.

Valorisation de la mare des Larris à Pontoise

La mare des Larris à Pontoise © CACP – Emilie Périé

Sur cet espace, nous souhaitons pouvoir mettre en place des micro-habitats favorables à la petite faune, comme des abris à hérissons, à amphibiens, des nichoirs pour les petits passereaux, et les accompagner de panneaux explicatifs pour décrire le cycle de vie de chacun de ces petits habitants.

Pour voter c’est ici !

Régénération d’une parcelle du Bois de Cergy

Parcelle à replanter dans le Bois de Cergy © CACP – Emilie Périé

Avec notre délégataire de chauffage urbain, CenergY, et l’association Boomforest nous espérons pouvoir expérimenter la régénération d’une parcelle du Bois de Cergy grâce à la méthode du professeur Miyawaki.

Pour voter c’est ici !

Mise en place de nichoirs spécifiques aux oiseaux du bâti

Hirondelles de fenêtre dans un nid artificiel – Vauréal © CACP – Emilie Périé

Avec ce projet nous souhaitons pouvoir acheter et mettre en place plusieurs nichoirs spécifiques aux oiseaux du bâti – les hirondelles, martinets, faucons ou chouettes – dont l’habitat naturel (les cavités en falaise ou dans de très vieux arbres) est fortement réduit. Par cette compensation nous espérons pouvoir maintenir les populations de ces oiseaux sur notre territoire.

Pour voter c’est ici !

Mais nous ne sommes pas les seuls à proposer des projets pour faire vivre le territoire. Nos partenaires en ont aussi, comme par exemple celui de l’association Hermitage-Pissaro.

Restauration du rû de la Ravine à Pontoise

Le rû de la Ravine © CACP – Roxanne Caillaud

« Il s’agit de mener des opérations de nettoyage et de reconstitution de la flore des berges après un désenvasement et une élimination des végétaux intrusifs (orties, ronces, lierre) ; les ouvrages doivent être également nettoyés pour restaurer le débit d’eau propice à l’accueil de nombreux petits animaux et poissons qui y vivaient encore il y a une trentaine d’année. »

Pour voter c’est ici !

 

 

Retrouvez tous les projets proposés sur le territoire de l’agglomération dans cet article !

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L’épilobe hérissé

Epilobium hirsutum – Pontoise © CACP – Emilie Périé

L’épilobe hérissé, ou hirsute, est une plante de la famille des Onagraceae.

Epilobium hirsutum – Pontoise © CACP – Emilie Périé

Comme tous les épilobes de la région (ils sont 11), celui-ci a des a des fleurs roses dont le stigmate est divisé en 4 parties étalées en croix. De même, les fleurs sont portées par des pédoncules assez forts, longs et souvent anguleux (la coupe est carrée).

On l’appelle aussi épilobe à grandes fleurs, car à côté de ses congénères du même genre (Epilobium) les fleurs sont beaucoup plus grandes et d’un rose très soutenu, tirant sur le pourpre. La plante elle-même est aussi plus imposante que chez les autres épilobes. Elle peut mesurer plus d’un mètre.

Epilobium hirsutum – Pontoise © CACP – Emilie Périé

Quant à son épithète, hirsutum, il lui vient de sa forte pilosité. La tige, le bord des feuilles mais aussi le fruit sont poilus. Il est ainsi assez facile à reconnaître.

Vous avez dit zone humide ?

Epilobium hirsutum – Osny © CACP – Emilie Périé

L’épilobe hérissé est une plante typique des zones humides. On la trouve très fréquemment sur les bords de ruisseaux, d’étangs ou dans les endroits où le sol est gorgé d’eau. Elle fait d’ailleurs partie de la liste des espèces indicatrices qui permettent de définir réglementairement un « milieu humide ».

Cette photo a été prise sur les bords de l’étang de Grouchy à Osny. En pleine période de floraison, à l’été, l’épilobe hérissé expose des rameaux chargés de violet tout autour de l’étang. Mais en ce moment, en février, il se fait plus discret. En revanche, il y a déjà beaucoup à voir sur la zone humide de Grouchy. Avez-vous profité de notre animation ?

Sources :

Epilobium hirsutum, par TelaBotanica

Caractériser une zone humide

Retrouvez d’autres Onagraceae dans ces articles :

La jussie à grandes fleurs

La jussie rampante

Le gaura

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Le crapaud commun

Le crapaud commun, Bufo bufo, est un amphibien de l’ordre des Anoures. Cet ordre regroupe les amphibiens carnivores sans queue à l’âge adulte. Il affectionne les zones humides, dans les sous-bois et proches des plans d’eau. Son activité est principalement nocturne car il ne supporte pas la chaleur. En journée, il se terre dans des cavités pour rester au frais.

Crapaud commun se mettant à couvert © CACP – Gilles Carcassès

Sa peau peu attrayante, à l’aspect pustuleux, est son principal moyen de défense. Les tubérosités présentes sur sa peau sécrètent un venin aux propriétés antibiotiques et antiseptiques. Il contient des bufotoxines, le principal composé actif de ce poison. D’autres glandes permettent au crapaud de sécréter un mucus qui empêche le dessèchement de sa peau.

Un excellent auxiliaire

Le crapaud commun consomme les limaces et les escargots en quantité, ce qui en fait un allié précieux du jardinier. Pour favoriser sa présence, il est possible d’aménager des abris à l’aide de planches en bois, d’écorces et de pots en terre cuite.

Bufo bufo © CACP – Gilles Carcassès

Les matériaux utilisés ne doivent pas être traités car le crapaud pourrait s’intoxiquer. Enfin, l’arrêt des anti-limaces, des anti-mousses et de tout produits toxiques pour l’environnement, favoriserait sans nul doute son retour dans les jardins.

Un animal protégé

En raison du déclin de ses populations, cet animal fait l’objet d’une protection stricte. Tout comme le reste des amphibiens, il est interdit de manipuler ou toucher les crapauds. La Saint-Valentin approche, mais embrasser un crapaud n’est pas une solution pour trouver le prince charmant, cela risque au contraire de le tuer !

Orgie © CACP – Gilles Carcassès

Lors de la période des amours, le crapaud rejoint les mares pour s’y reproduire. Ainsi, il peut être amené à traverser les routes sur lesquelles il finit souvent écrasé. De nombreux dispositifs sont mis en place pour tenter d’atténuer la mortalité des amphibiens en période de migration sur les routes, comme les crapauducs qui permettent aux crapauds de traverser les voies de circulation en toute sécurité.

Un recensement des amphibiens

L’Agence Régionale de la Biodiversité en Île-de-France a lancé un recensement afin de connaître les principaux lieux de passage des amphibiens sur nos routes en période de migration. Les résultats permettent d’identifier les zones où l’aménagement d’un crapauduc serait nécessaire. N’hésitez pas à venir y saisir vos observations d’amphibiens à partir de février, lorsque débutent les migrations hivernales.

Merci pour eux ! © CACP – Emilie Périé

A vos observations !

Cette espèce figure parmi la liste à observer dans notre Atlas de la Biodiversité. N’hésitez pas à venir y saisir vos observations !

Source :

Migration des amphibiens, par l’ARB Île-de-France

Le crapaud commun, par le Mag des animaux

Retrouvez d’autres articles sur les amphibiens :

Priorité aux crapauds

La grenouille agile

Le triton ponctué

L'actualité de la Nature

La pézize écarlate

Bravo à tous ! Vous avez été très nombreux à reconnaître une pézize, et plus particulièrement la pézize écarlate, et même à donner son nom scientifique Sarcoscypha coccinea. Celle-ci m’a été ramenée par une collègue en intervention dans le Bois de Cergy au début de l’année dernière.

La pézize écarlate – Cergy © CACP – Emilie Périé

Il s’agit bien d’une pézize écarlate  à ne pas confondre avec la pézize orangée.

La pézize orangée, Aleuria aurantia © CACP – Gilles Carcassès

La pézize écarlate, comme son nom l’indique, est d’une couleur rouge franche sur sa partie interne. Elle ressemble à un emballage de Babybel comme on me l’a justement fait remarquer. Sa face extérieure est plus claire, voire blanche quand le champignon est un peu âgé. Elle pousse sur du bois mort, essentiellement en hiver. On la voit beaucoup en cette période (janvier, février).

La pézize orangée est plus uniforme, sur des teintes orange. Elle pousse directement dans le sol et plutôt à l’automne.

Ces deux espèces sont réputées comestibles, mais sans grand intérêt culinaire. En tous cas, pour nous. Certains d’entre vous ont repéré que notre champignon avait été grignoté par un escargot ou une limace qui a eu l’air de la trouver à son goût !

Merci Isabelle pour cette jolie trouvaille !

Sources :

La pézize écarlate dans MycoDB

La pézize écarlate dans le blog de ChampYves

La pézize orangée dans le blog de ChampYves

Retrouvez d’autres pézizes dans nos articles :

La scutelline

Les oreilles de la terre

L’oreille de cochon