L'actualité de la Nature

La knautie des champs

Cette plante vivace de la famille des Caprifoliacées est courante des prairies. C’est une espèce plutôt thermophile qui se développe également sur les talus et les berges.

Un bouquet de fleurs

Son inflorescence en capitule est composée de plusieurs petites fleurs. Celles se trouvant en périphérie ont une corolle bien plus développée que celles du centre. Ci-dessous, nous pouvons voir les étamines en jaune et les pistils en violet.

Knautia arvensis © CACP – Emilie Périé

Une fois fécondées, les fleurs donnent les fruits ci-dessous.

Fruits de la knautie des champs © CACP – Emilie Périé

A ne pas confondre avec la scabieuse

Knautia et Scabiosa sont deux genres qui peuvent se ressembler. Il existe cependant une technique pour les différencier : Knautia présente 4 lobes sur les fleurs extérieures alors que Scabiosa en présente 5, comme sur la photo ci-dessous.

Scabiosa columbaria, la scabieuse colombaire © CACP – Emilie Périé

Sources :

Knautia arvensis, par FLOREALPES

Knautia arvensis, par Plante méditerranéenne

Retrouvez d’autres plantes de la famille des Caprifoliaceae :

La cardère : qui y’a t-il à l’intérieur ?

L'actualité de la Nature

Le machaon

Un papillon remarquable

Le machaon (Papilio machaon) est un papillon rhopalocère (diurne) de la famille des Papilionidae. L’imago présente des motifs et une coloration remarquables avec ses ailes jaunes à bordures noires. Celles-ci sont également ornées de cercles bleus et d’une tache rouge flamboyante sur les bordures postérieures.

Coloration et motifs du machaon © CACP – Gilles Carcassès

Une taille imposante

Sa taille assez imposante peut atteindre jusqu’à 90 mm avec les ailes étendues. Il n’existe pas de dimorphisme sexuel très marqué mais la femelle est légèrement plus grande que le mâle.

En train de butiner un cirse © CACP – Gilles Carcassès

La reproduction a lieu d’avril à septembre. Les œufs sont pondus sur des plantes hôtes bien précises telles que le persil, le fenouil et la carotte sauvage.

Accouplement de Papilio machaon © Didier Leray

Les chenilles, visibles de mai à octobre, se nourrissent en premier lieu de leur œuf éclos. Elles s’alimentent ensuite directement sur la plante hôte.

Les chenilles sont toutes aussi remarquables que la forme adulte © CACP – Gilles Carcassès

Les chenilles effectuent plusieurs mues avant que la chrysalide leur permette de se métamorphoser en papillon.

A vos observations !

Cette espèce figure parmi la liste à observer dans notre Atlas de la Biodiversité. N’hésitez pas à venir y saisir vos observations !

Sources :

Le machaon, par Papillons.info

Le machaon, par insecte-net.fr

Retrouvez d’autres articles sur les papillons :

Notre exposition sur les papillons

Le déclin des papillons de jour

Papillons d’Île-de-France

Non classé

Le fruit d’Erodium cicutarium

Bravo à Philippe qui a reconnu le fruit de l’érodium à feuilles de cigües, Erodium cicutarium.

Les fleurs de Erodium cicutarium © CACP – Gilles Carcassès

On l’appelle aussi érodium bec-de-grue, ou bec de héron, car comme les géraniums, son fruit a la forme du bec des grands échassiers.

Les fruits de Erodium cicutarium © CACP – Gilles Carcassès

A maturité le bec s’enroule et tombe avec le fruit au sol. Cette graine en tire-bouchon est étonnante. Les variations d’humidité font s’enrouler et se dérouler le ressort ce qui déplace la graine jusqu’à une fissure ou un trou où elle se plante. Les tours et détours successifs du « ressort » visse la graine dans le sol où elle pourra germer.

La graine en tire-bouchon de Erodium cicutarium © CACP – Emilie Périé

Voyons un peu le fonctionnement de cette graine placée sur un mouchoir humide pendant 20 min (et accélérée 32x).

D’autres plantes, comme l’avoine, utilisent la même stratégie pour la dispersion des fruits.

Sources :

Erodium cicutarium, par Sauvage du Poitou

La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Non classé

L’orobanche de la picride

L’orobanche du picris – Neuville-sur-Oise © CACP – Emilie Périé

Ces fleurs blanches et velues en grappe appartiennent à l’orobanche du picris. Si la plante n’est pas du tout verte, c’est parce que c’est une plante parasite. Elle se greffe à une autre plante, elle, capable de photosynthèse, et puise ses ressources dans les racines de l’hôte. Il existe une douzaine d’orobanches dans la région, toutes associées à un type de plante spécifique. L’orobanche du picris est la moins rare.

La voici à un état un peu plus avancé.

L’orobanche du picris – Neuville-sur-Oise © CACP – Emilie Périé

Quant au picris, la plante hôte, c’est une plante extrêmement commune.

Picris épervière, Picris hieracioides – Puiseux-Pontoise © CACP – Emilie Périé

C’est une astéracée liguliflore à fleurs jaunes que l’on reconnait facilement au caractère accrochant de ses feuilles.

Feuilles à poils crochus du picris © CACP – Emilie Périé

Sources :

La flore d’Île-de-France par Philippe Jauzein et Olivier NAwrot

Orobanche picridis, par FLORIF

Retrouvez dans nos articles d’autres espèces d’orobanches :

L’orobanche du lierre

L’orobanche pourprée

L'actualité de la Nature

Le demi-deuil

Le demi-deuil (Melanargia galathea) est un papillon noir et blanc du sous-ordre des rhopalocères. Chez les lépidoptères (ordre des papillons), il existe deux sous-ordres : les rhopalocères, c’est-à-dire les papillons de jour (ce qui est le cas du demi-deuil), et les hétérocères qui incluent les papillons de nuit comme le grand paon de nuit.

Le mâle du demi-deuil sur une cardère sauvage © CACP – Emilie Périé

Ce papillon thermophile (qui affectionne la chaleur) s’observe de la mi-juin à la mi-juillet dans les hautes herbes. C’est durant cette période que les imagos (forme adulte) se reproduisent. Une fois que la reproduction a eu lieu, les femelles larguent les œufs directement depuis les airs. Ils éclosent à la fin de l’été et les chenilles vont directement s’abriter pour entrer en diapause (état léthargique) et passer l’hiver.

Ce n’est qu’au printemps suivant qu’elles vont s’alimenter pour se développer et se métamorphoser en ce beau papillon.

Un mâle sur une fleur de ronce commune – Courdimanche © CACP – Léo Micouin

Nous pouvons reconnaître la femelle du mâle en regardant la coloration de ses ailes. Celles-ci font apparaître une couleur jaunâtre sur leur revers contrairement au mâle qui est blanc.

Melanargia galathea femelle sur Cirsium arvense – Courdimanche © CACP – Léo Micouin

Sources :

Le demi-deuil, par Nature en Occitanie

Retrouvez d’autres articles sur les papillons :

Les beaux papillons de l’année 2019

Les ptérophores, de bien étranges papillons ! 

Un papillon protégé observé au parc du château de Grouchy

L'actualité de la Nature

Quatre plantains

On connait souvent le « plantain » comme remède apaisant lors de piqûres d’insectes (notamment les moustiques), mais connaissez-vous tous les membres de la famille ? Dans le genre Plantago, les plantains, il existe 5 espèces présentes naturellement en Île-de-France (et des dizaines d’autres dans le monde).

Le plantain lancéolé

Plantago lanceolata, feuilles © CACP – Emilie Périé

Plantago lanceolata, a des feuilles lancéolées et dressées. L’épi est beaucoup plus court que la hampe florale (la tige portant l’épi).

Plantago lanceolata, épi © CACP – Emilie Périé

Le plantain lancéolé est extrêmement commun dans la région. On le rencontre dans tous les milieux.

Le grand plantain

Plantago major, feuilles © CACP – Emilie Périé

Le grand plantain a des feuilles arrondies et plaquées au sol. L’épi est au moins aussi long et souvent plus long que la hampe florale.

Plantago major, épi © CACP – Emilie Périé

Le grand plantain est extrêmement commun dans la région. On le retrouve dans tous les milieux et notamment les plus difficiles tels que les trottoirs, les pavés ou les pelouses très piétinées.

Le plantain moyen

Plantago media, feuilles © CACP – Emilie Périé

Le plantain moyen a des feuilles ovales et plus allongées que celles du grand plantain, appliquées au sol et beaucoup plus pubescentes. L’épi est « moyen », plus long que celui du lancéolé il reste plus court que la hampe florale.

Plantago media, épi © CACP – Emilie Périé

Plantago media est un peu moins commun que les deux précédents. On le rencontre dans les prairies et pelouses où le piétinement est moindre.

Le plantain corne-de-cerf

Plantago coronopus, feuilles © CACP – Emilie Périé

Le plantain corne-de-cerf a des feuilles dont la découpe rappelle les bois des cerfs. Les épis sont moyens, plus courts que la hampe florale.

Plantago coronopus, épis © CACP – Emilie Périé

Le plantain corne-de-cerf est assez commun dans la région, c’est un incontournable des milieux secs et piétinés : les trottoirs, les pavés, les pelouses rases et tassées. C’est une espèce plutôt habituée aux littoraux qui a été favorisée dans nos villes par l’utilisation de sel de déneigement.

Et enfin, le très rare plantain scabre (Plantago arenaria) que nous n’avons encore jamais vu sur le territoire de Cergy-Pontoise.

Sources :

La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Le plantain lancéolé, par FLORIF

Le grand plantain, par FLORIF

Le plantain moyen, par FLORIF

Le plantain corne-de-cerf, par FLORIF

Retrouvez dans ces articles, d’autres plantes de la famille des Plantaginaceae :

Les linaires

La véronique de Perse

Non classé

Erratum – Le collier blanc

Le collier blanc, Acontia lucida – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

Oups, une erreur d’identification s’est glissée dans le dernier article. Il ne s’agissait pas de l’érastrie noirâtre mais du collier blanc, Acontia lucida, un autre papillon de la famille des Noctuidae ; lui aussi plutôt rare dans la région. Sa chenille consomme essentiellement des liserons et des mauves.

Merci Julien pour ton œil averti !

Retrouvez sur le forum Insectes.org :

Des photos de l’Erastrie noirâtre

Des photos du Collier blanc

Non classé

Le collier blanc

Le collier blanc, Acontia lucida – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

Le suivi de la faune des cimetières donne l’occasion de faire des rencontres étonnantes. Ce joli papillon par exemple, que nous avons croisé sur le cimetière végétalisé de Courdimanche.

Le collier blanc est un papillon de nuit (hétérocère) de la famille des Noctuidae (les noctuelles). Selon les données régionales il est rare en Île-de-France et n’a été vu que deux fois dans le département ces dernières années.

Ici l’adulte est posé sur une fleur de trèfle des prés, mais la chenille consomme essentiellement des liserons et des mauves.

Sources :

CETTIA

Le collier blanc, par lepinet

Retrouvez dans ces articles d’autres noctuelles :

Les noctuelles

Compagnon accompagné

L'actualité de la Nature

L’orchis bouc

Himantoglossum hircinum est une plante de la famille des Orchidées. Elle est l’une des plus communes de sa famille en France et dans la région. Nous la retrouvons principalement sur des sols secs et calcaires comme les talus et les friches.

L’orchis bouc – Neuville © CACP – Emilie Périé

Les longs labelles de l’orchis bouc

Sa floraison caractéristique permet facilement de la reconnaître entre mai et juillet avec son long labelle (pétale modifié des orchidées), bien visible ci dessous  :

Le labelle, ici bien visible, est le troisième pétale des orchidées © CACP – Emilie Périé

Une odeur… particulière !

Son nom d’espèce fait directement écho à l’odeur dégagée par ses fleurs. Celle-ci se rapproche en effet de celle d’un bouc, pour le bonheur de mesdames les chèvres. Cette forte odeur qui apparaît lorsque la floraison atteint son pic est surtout un moyen pour la plante d’attirer les insectes afin d’assurer la fécondation de ses fleurs.

Himantoglossum hircinum © CACP – Emilie Périé

A vos observations !

Cette espèce figure parmi la liste à observer dans notre Atlas de la Biodiversité. N’hésitez pas à venir y saisir vos observations !

Sources :

Philippe Jauzein et Olivier Nawrot, Flore d’Île-de-France, Editions Quae

L’orchis bouc, par Sauvages du Poitou

Retrouvez d’autres articles sur les orchidées de notre région :

L’orchis brûlé

Une épipactis sans chlorophylle

Les orchidées sauvages de Cergy-Pontoise et du Vexin Français