L'actualité de la Nature

J’ai vu une coccinelle rose !

Oenopia conglobata – parc du château de Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

La coccinelle rose vit dans les arbres

En inventaire faune/flore au parc du château de Menucourt, j’ai croisé cette petite merveille couleur de bonbon. La coccinelle rose, Oenopia conglobata, vit dans les arbres où elle consomme des pucerons et des psylles. Elle est sans doute assez commune mais un peu difficile à observer compte tenu de son habitat en hauteur. Elle apprécie les chênes, les saules, les aulnes, les peupliers, les merisiers, les sapins… L’adulte hiverne dans les crevasses des écorces des arbres et parfois dans les maisons.

Deux générations par an

Les données d’observations de la coccinelle rose sont principalement concentrées en deux périodes : avril/mai/juin puis septembre, ce qui laisse supposer que l’espèce a deux générations par an.

La coccinelle rose par Encyclop’Aphid (INRA)

Retrouvez notre article Dévoreuses de pucerons

L'actualité de la Nature

La Goutte de sang

En traversant à pieds la belle prairie de la plaine de Lameth à Osny, nous avons réveillé ce petit papillon de nuit.

La Goutte de sang © CACP – Mathilde Barbosa

Un papillon nommé Goutte de sang

Quand il s’envole, il montre le rouge vif de ses ailes postérieures. Encore un truc pour décontenancer les prédateurs. Pour les avertir aussi, car ce papillon est toxique !

Tyria jacobaeae, la goutte de sang – Osny © CACP – Gilles Carcassès

Aimable, il a pris la pose sur un tronc. Tyria jacobaeae est une écaille, de la famille des Erebidae. Il ne faut pas confondre cette espèce avec les zygènes, qui arborent aussi cette gamme de coloris. Ils appartiennent à une famille différente, les Zygaenidae.

Zygaena carniolica, le zygène du sainfoin © CACP – Gilles Carcassès
Pied de séneçon de Jacob © CACP – Gilles Carcassès

Des chenilles aussi voyantes que le papillon

Nous avons cherché les chenilles de la Goutte de sang, qui vivent sur le séneçon de Jacob. C’est uniquement sur celui qui pousse sur le trottoir que nous en avons trouvé.

Chenille de Tyria jacbaeae © CACP – Gilles Carcassès

Les chenilles les plus jeunes étaient dans la partie basse de la plante et consommaient les feuilles, les plus âgées se régalaient des boutons floraux. Comme le papillon, la chenille de Tyria jacobaeae est toxique. Ses rayures noires et jaunes sont aussi un avertissement pour les oiseaux.

Retrouvez nos articles :

Les zygènes

Plaine de Lameth, gestion différenciée à Osny

Source :

La Goutte de sang par insectes-net

L'actualité de la Nature

Mon araignée préférée

Micrommata virescens sur un tuteur à tomates dans un cabanon © CACP – Gilles Carcassès

La belle verte !

J’ai trouvé cette belle araignée dans un cabanon de jardin, mais ce n’est pas son habitat ordinaire car, vous l’aurez deviné, cette espèce chasse à l’affut dans la verdure où sa tenue de camouflage est parfaite. On rencontre la micrommate dans les hautes herbes, les lisières forestières, les prairies humides. Celle-ci est une femelle, car le mâle de cette espèce a l’abdomen brun. Il est plus rare de l’observer, car il vit peu de temps. On pense que la femelle en revanche peut vivre deux ans.

Micrommata virescens © CACP – Gilles Carcassès

Championne à la course

Micrommata virescens ne piège pas ses proies dans une toile, elle les capture à la course. Mais elle tisse de la soie pour confectionner un cocon entre deux feuilles pour abriter sa ponte qu’elle surveille jusqu’à l’éclosion.

Les beaux yeux de Micrommata virescens © CACP – Gilles Carcassès

Son nom de genre signifie petits yeux. Elle en possède huit, tous groupés à l’avant de sa tête.

Pour les amateurs, retrouvez nos meilleurs articles sur les araignées :

L'actualité de la Nature

Le coup des étamines à pédale

Sauges des prés – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Elégantes sauges des prés

Sur le terre-plein central devant l’Université Saint-Martin, quelques pieds de sauges des prés ont réussi à fleurir entre deux tontes.  Ces fleurs sont vraiment d’un très beau bleu, sans doute bien visible pour les bourdons, car ils les fréquentent assidument.

La manœuvre des étamines de la fleur de sauge © CACP – Gilles Carcassès

Connaissez-vous le coup des étamines à pédale ?

Ces fleurs disposent d’un mécanisme très efficace pour assurer leur pollinisation par les bourdons. Je vous fais une démonstration avec un brin d’herbe, faute de bourdon volontaire pour prendre la pose. Une goutte de nectar est à disposition au fond du tube de la corolle. Pour l’aspirer, le bourdon se pose sur la lèvre inférieure de la fleur et enfonce sa trompe. A chaque manoeuvre, les deux étamines s’abattent sur son dos, y déposant un peu de pollen.  En accostant une autre fleur, il frôlera le pistil qui dépasse de la lèvre supérieure et y laissera involontairement quelques grains du précieux pollen.

Une fleur de sauge des prés ouverte © CACP – Gilles Carcassès

Comment ça marche ?

A peu près comme une poubelle de cuisine ! Chaque étamine est équipée d’une pédale et l’ensemble formé par les deux pédales ferme l’accès vers le nectar. Lorsqu’on appuie dessus pour forcer ce passage, on abaisse mécaniquement les deux anthères.

Un xylocope sur une fleur de sauge sclarée © CACP – Gilles Carcassès

Paf !

Ce xylocope violet qui butine une sauge sclarée a pris un bon coup d’étamines sur le dos. Son thorax et sa tête sont couverts du pollen gris clair de cette sauge. On voit sur cette photo les deux étamines abaissées et le pistil dont la position est très proche du dos de l’insecte.

Bourdons tricheurs

Certains bourdons ont appris un raccourci. Ils percent latéralement le tube de la corolle, juste à hauteur du nectar et le consomment sans se fatiguer à passer par les voies naturelles.

Bourdon sur une fleur de Salvia guaranitica © Marion Poiret

Retrouvez notre article :

Le nectar par effraction

L'actualité de la Nature

Les inventaires du parc du château de Mencourt

La Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise a décidé de procéder à un inventaire de la faune et de la flore du parc du château de Menucourt. Cet Espace Naturel Sensible, lieu de promenade prisé des habitants de l’agglomération, est en effet une réserve de biodiversité et constitue un maillon essentiel de la trame verte et bleue du territoire.

Voici quelques habitants du parc, photographiés lors nos investigations.

Pyrrhosoma nymphula © CACP – Gilles Carcassès

La petite nymphe à corps de feu est un agrion printanier qui fréquente les ruisselets et les petites pièces d’eau.

Mononychus punctumalbum © CACP – Gilles Carcassès

Le charançon de l’iris des marais est reconnaissable à son point blanc central. Ses larves consomment les graines de cet iris.

Chiasma clathrata © CACP – Gilles Carcassès

La chenille du Géomètre à barreaux consomment les trèfles et d’autres légumineuses.

Larve d’Acilius © CACP – Gilles Carcassès

Cette larve aquatique aux pattes rameuses ciliées est celle d’un Acilius, coléoptère proche des dytiques. La larve et l’adulte chassent de nombreux petits animaux de la mare.

Retrouvez d’autres articles sur la faune du parc du château de Menucourt :

Grande chasse aux insectes

Le rossignol du Japon

La mante religieuse

L'actualité des jardins

Connaissez-vous la coccinelle à damier ?

Un excellent auxiliaire au jardin

Cette petite coccinelle a l’originalité de présenter des motifs de forme rectangulaire. Celle-ci est jaune à dessins noirs mais il en existe de noires à rectangles jaunes. Elle fréquente les plantes herbacées, les arbustes et les arbres, y compris les arbres fruitiers, dévore quantité d’espèces de pucerons et de thrips et est très prolifique : toutes les caractéristiques d’un auxiliaire naturel incontournable au jardin.

Propylea quatuordecimpunctata – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

La coccinelle à damier a deux générations par an : on rencontre les adultes au printemps à partir de fin avril, puis en plein été.

Coccinelle à damier sur un chêne © CACP – Gilles Carcassès

Cette espèce indigène chez nous est invasive aux Etats-Unis.

Propylea quatuordecimpunctata par le site de l’INRA Encyclop’Aphid

Retrouvez quelques-uns de nos articles sur les coccinelles :

Dévoreuses de pucerons

Vibidia, la reine des coccinelles

L'actualité de la Nature

L’aeschne bleue

exuvie aeshna cyanea
Exuvie d’odonate – Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

Cette exuvie était fixée sur une feuille d’acore dans l’un des petits bassins du parc du château de Menucourt. Assurément une grande libellule, mais comment déterminer l’espèce ?

exuvie aeshna cyanea masque
Le masque de l’exuvie © CACP – Gilles Carcassès

Le masque de la larve de la libellule sert à capturer les proies pendant sa vie aquatique. Ses proportions sont un critère de détermination. La forme des yeux et la longueur des épines de l’abdomen doivent être également observées pour avancer dans la clé. J’ai utilisé celle de Guillaume Doucet de la Société Française d’Odonatologie.

Extrait de la page 64 – clé de détermination des exuvies d’odonates (Guillaume Doucet) © CACP – Corentin Pinheiro

En plaçant l’exuvie sur la planche du genre Aeshna (dessins grandeur nature), j’ai pu confirmer ma détermination. Il s’agit d’une exuvie de l’espèce Aeshna cyanea. Cette espèce forestière est l’une des plus communes du genre Aeshna.

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Ponte d’une femelle Aeshna cyanea sur la berge d’une mare forestière © CACP – Gilles Carcassès

La femelle de l’aeshne bleue porte bien mal son nom. Seul le mâle a des taches bleues.

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Aeshna cyanea – émergence © CACP – Gilles Carcassès

A la sortie de l’exuvie, le jeune adulte déploie ses ailes et procède à des essais moteur avant de prendre son envol.

Retrouvez nos articles sur les exuvies :

Qui se cache derrière le masque ?

La sortie de l’empereur

Naissance d’une cigale

Le mini-monstre du tilleul

L'actualité de la Nature

Mangeuses de cochenilles

Chilicorus bipustulatus, la coccinelle des bruyères © CACP – Gilles Carcassès

Chilocorus bipustulatus, coccinelle de petite taille, est facile à reconnaître : d’un noir brillant avec une fine bande rouge transversale sur chaque élytre. Elle est connue pour consommer des cochenilles.

Où observer Chilocorus bipustulatus ?

On la rencontre sur les bruyères, les conifères, les arbres fruitiers… Sur le buis de mon jardin, elle s’intéresse sans doute aux cochenilles virgules du buis. Cette espèce est élevée pour participer à la lutte biologique contre les cochenilles, notamment sur les agrumes et le palmier dattier.

Chilocorus renipustulatus, la coccinelle des saules © CACP – Gilles Carcassès

Une autre espèce de Chilocorus

On rencontre en Ile-de-France une autre espèce du même genre, un petit peu plus grande : Chilocorus renipustulatus. La forme de la tache rouge différencie les deux espèces. Celle-ci était aussi dans mon jardin, sur une feuille de noisetier. On la rencontre sur les arbres feuillus, notamment les saules.  Elle se nourrit également de cochenilles.

Retrouvez nos articles sur les coccinelles :

L'actualité des jardins, Non classé

Toutes nos vidéos zéro phyto

Toutes nos vidéos sont là

Avez-vous vu que dans notre nouvelle présentation du blog, nous avons intégré en haut de la page d’accueil un bouton vert spécial (le dernier à droite) qui vous permet d’accéder à toutes nos vidéos ?

En cliquant sur ce bouton, vous pourrez naviguer dans notre liste de clips. Vous y trouverez les 7 vidéos de notre campagne de sensibilisation au zéro phyto : nos partenaires locaux vous apportent leur témoignage.

L'actualité de la Nature

La Petite tortue

Aglais urticae, la Petite tortue, sur une fleur de butome – parc François-Mitterrand à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Là où vivent les orties

Ce papillon est étroitement lié aux orties pour la nourriture de ses chenilles. Aussi, on le rencontre dans les endroits où pousse l’ortie dioïque : lisières, friches, bords de champs, berges de rivières, jardins, abords de fermes…

L’espèce est facilement identifiable par la rangée de lunules bleues qui borde l’extrémité de ses ailes.

Chenille de la petite tortue sur l’ortie dioïque © CACP – Gilles Carcassès

Menacée, ou pas ?

Les populations de cette espèce semblent sensibles aux changements climatiques. Autrefois très commune, elle avait quasiment disparue de nos campagnes. Supportant mal les mois de mai et juin chauds et secs, elle s’était réfugiée en montagne. Avec une série de débuts d’été plus arrosés, la petite tortue se refait une santé. 2017 semble à nouveau une bonne année pour la petite tortue, si j’en crois le témoignage de mes amis lépidoptéristes.

Vous voulez faire quelque chose pour la petite tortue ?

Accueillez donc une touffe d’ortie dans votre jardin, et priez pour que le mois de juin soit frais et bien pluvieux … Vous pouvez aussi proposer au papillon ces fleurs bleues ou roses qui semblent particulièrement lui plaire : buddleias, lavandes, scabieuses, origans, verveine de Buenos-Aires. Mais je l’ai vu aussi fréquenter les pissenlits et les pâquerettes…

La petite tortue – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Retrouvez nos articles :

Notre exposition sur les papillons de jour

La liste rouge des papillons d’Ile-de-France

Le petit monde des orties

Source : Aglais urticae, par Papillons de Poitou-Charentes