L'actualité de la Nature

Le bruant zizi

Nous étions partis en reconnaissance à la frontière de Jouy-le-Moutier et Vauréal quand j’ai à nouveau repéré le tarier pâtre perché sur un grillage. Seulement cette fois-ci, il y avait deux oiseaux. Peut-être l’occasion de faire une jolie photo d’un couple sur son territoire ?

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir sur l’image que la compagne du tarier n’était autre que la femelle d’un bruant zizi ! Mais, pas d’inquiétude, la fidélité des tariers n’est pas une légende. Mme tarier veillait au grain à quelques mètres de là.

Tarier pâtre mâle (à gauche) et bruant zizi femelle (à droite) – Jouy-le-Moutier © CACP – Emilie Périé
Notre informateur avait donc vu juste. Le bruant zizi habite bien dans la lisière agricole entre Vauréal et Jouy-le-Moutier.

Mais pas seulement !

En continuant notre chemin plus au sud de Jouy-le-Moutier, près de la limite de Maurecourt, mon objectif a été attiré par les couleurs chatoyantes d’un bruant zizi mâle.

Bruant zizi mâle – Jouy-le-Moutier © CACP – Emilie Périé

Un deuxième couple a donc élu résidence sur la commune. C’est une bonne nouvelle car le bruant zizi, alias Emberiza cirlus, est un oiseau assez rare en Île-de-France. Il est typique des milieux agricoles plantés d’arbres et de grandes haies, qui ont tendance à disparaître. Ce passereau est sédentaire dans la région mais s’observe plus fréquemment en avril et mai, pendant la période de reproduction. Il établit généralement son nid dans le bas d’un buisson.

Son bec relativement massif renseigne sur son régime alimentaire principal : des graines de céréales et de graminées sauvages.

Les champs céréaliers bordés de chemins plantés d’arbres et d’arbustes lui sont donc favorables. Comble de la coïncidence, l’objet de notre visite était justement d’étudier les possibilités de renforcer ou de rétablir des haies sur les secteurs concernés par la trame verte et bleue de notre SCOT.

Peut-être qu’à la saison prochaine nous aurons la chance d’observer des bruants plus nombreux, et surtout de les entendre. Il parait que le nom du bruant zizi lui vient de son chant : une trille monotone et métallique, « zizizizizi ».

Sources

La fiche du bruant zizi, par Oiseaux.Net

Données INPN 

L'actualité de la Nature

La galle en bourse de l’orme

Des figues sèches, sur un orme ?

Galle en bourse de l’orme © CACP – Gilles Carcassès

Les rameaux de cet orme liégeux sont garnis de poches brunes de belle taille.

Galle due à Eriosoma lanuginosum © CACP – Gilles Carcassès

Je décroche une de ces choses boursouflées.  Elle est creuse et très légère. Il s’agit d’une galle due à des pucerons de l’espèce Eriosoma lanuginosum. Ceux-ci ont vécu en colonie à l’intérieur de ces excroissances qui se sont développées au printemps dernier sur les feuilles. Ils les ont déserté à la fin de l’été pour aller s’installer sur les racines de leurs hôtes secondaires que sont les aubépines, les cognassiers et les poiriers. Les galles desséchées restent fixées sur l’arbre jusqu’au début du printemps suivant.

Cette espèce, répertoriée comme un ravageur peu préoccupant du poirier, est assez rare en Ile-de-France.

Retrouvez dans ces articles d’autres ravageurs de l’orme :

La galéruque de l’orme

La tenthrède zigzag de l’orme

Et une autre galle due à des pucerons :

L’étrange caverne des pucerons soldats

L'actualité de la Nature

Le verdier d’Europe

Chloris chloris, le verdier d’Europe – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Le verdier est un oiseau jaune, olivâtre et gris, de la taille d’un moineau. Le trait jaune bien visible sur le bord de l’aile est un critère facile pour le reconnaître.

Verdier vu de dos – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Son croupion, c’est-à-dire le bas du dos, visible ci-dessus entre les ailes, est franchement jaune (cliquez sur l’image pour l’agrandir). Et sa queue est nettement échancrée.

Verdier gourmand après sa visite à la mangeoire © CACP – Gilles Carcassès

Ce verdier s’est gavé de graines de tournesol !

Cette espèce est sensible à plusieurs maladies qui peuvent se transmettre entre oiseaux par la salive. Aussi, il faut veiller à nettoyer régulièrement les mangeoires et les abreuvoirs, lieux de contaminations potentielles, surtout s’ils sont très fréquentés.

Il ne faut pas confondre le verdier avec le serin cini dont le dos est jaune aussi, mais le serin n’a pas la barre jaune sur l’aile et on notera que son bec est plus court :

Serin cini – Andrésy © CACP – Gilles Carcassès

Retrouvez d’autres articles sur les oiseaux des jardins :

Les princes de la friche

Qu’est-il arrivé à nos merles ?

Hold-up à la mangeoire

Reconnaître les oiseaux du jardin

Sources :

Le verdier d’Europe, par Oiseaux des jardins

Mortalité au pied de ma mangeoire, comment réagir ? par la LPO

Verdier d’Europe, par Oiseaux.net

L'actualité de la Nature

Belle buse blanche

Buse – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

Ce n’est pas pour rien qu’on la dit variable. Cette buse est vraiment très blanche. Depuis plusieurs années, je vois une buse, ou parfois deux, dans le secteur du bois de Neuville quand j’arrive le matin pour prendre mon travail. Celle-ci, pour une fois, m’a fait la grâce de ne pas décoller quand j’ai ouvert la vitre de ma voiture pour la photographier.

Ce rapace diurne consomme beaucoup de petits rongeurs dans les prés et les champs et est très utile pour en limiter les pullulations. Il niche dans les arbres, souvent en hauteur. Il faudrait à l’espèce plus de bosquets et de haies avec de grands arbres pour mieux s’établir dans notre territoire.

Source :

Buse variable, par Oiseaux.net

Retrouvez dans cet article un autre rapace vu au bois de Neuville :

Un rapace aux aguets

L'actualité de la Nature

Etat de santé de la biodiversité en Île-de-France

Lever le voile sur une notion abstraite

La presse mentionne souvent le « déclin de la biodiversité ». Mais à quoi cela fait-il référence ? Que signifie le fait de « perdre de la biodiversité » ? Voici quelques outils pour bien comprendre les chiffres de la biodiversité.

Le moineau domestique a perdu 73 % de ses effectifs en Île-de-France sur la période 2003-2016 (source : ARB-idf) © Marion Poiret

La perte de biodiversité rassemble les trois phénomènes suivants :

  • l’extinction d’espèces, totalement ou localement,
  • le régression des effectifs au sein d’une espèce, ou l’homogénéisation de son patrimoine génétique,
  • la réduction des milieux par artificialisation, destruction, désertification ou pollution.

Quels indicateurs ?

Il paraît donc difficile de considérer un chiffre unique qui décrive l’ensemble de ces trois éléments. En revanche, des études présentent des faits concernant des espèces ou des groupes d’espèces bien précis. Nous en avons déjà présenté quelques-unes dans ce blog, concernant les oiseaux et les papillons notamment.

Le flambé, un papillon protégé et quasiment menacé en Ile-de-France © CACP – Marion Poiret

Pour la Région Île-de-France, l’Agence Régionale de la Biodiversité en Île-de-France (ARB-idf) propose des synthèses claires, complètes et régulièrement mises à jour sur les différents milieux et espèces du territoire.

Elles permettent d’appréhender certaines tendances concernant la nature en ville :

Les populations de papillons et d’oiseaux dans les villes ont fortement diminué ces dernières années. On parle ici de perte de biodiversité à cause de la régression des effectifs.

Evolution des effectifs de papillons et d’oiseaux dans les parcs urbains entre 2006 et 2014 © ARB-idf

En revanche, la flore urbaine a, elle, une croissance importante. Ces dernières années le nombre d’espèces de plantes des trottoirs a grimpé de plus de 90%.

Evolution du nombre d’espèces de plantes en ville entre 2009 et 2015 © ARB-idf

On suppose que cela est dû, au moins en partie, à l’arrêt de l’utilisation des désherbants dans de nombreuses communes d’Île-de-France (dont celles de Cergy-Pontoise !).

La perte de biodiversité est donc une notion toute relative et il convient de ne pas faire d’amalgames hasardeux. L’ARB-idf présente ses résultats sous différentes approches pour démêler tous les chiffres de la biodiversité :

Que faire ?

On l’a vu pour les plantes urbaines, des actions concrètes de gestion permettent de protéger la nature, en ville et ailleurs. Mais la première des choses à développer est, selon nous, la connaissance. Partagée, elle permet une prise de conscience collective. C’est aussi une étape indispensable à toute analyse dans les processus de décision en matière d’aménagement et de gestion.

La sagine rampante, petite plante des trottoirs méconnue © CAPC – Emilie Périé

En tant que chargés de mission biodiversité, notre rôle est de connaître et faire connaître la biodiversité du territoire. Nous participons aux différents protocoles ayant permis à l’ARB-idf de réaliser ces rapports, mais il est difficile, scientifiquement parlant, de produire le même genre de résultats à l’échelle de l’agglomération. Le nombre de données est trop faible et les biais trop grands pour fournir des chiffres réellement pertinents.

En revanche, une méthode envisageable pour développer la connaissance du territoire est la mise en place d’un Atlas participatif de biodiversité. La Ville de Vauréal a démarré le sien récemment. Peut-être est-ce la première pierre à l’édifice d’un Atlas communautaire de Cergy-Pontoise ?

Seriez-vous prêts à participer avec nous ?

Pour en savoir plus

Qu’est-ce qu’un atlas communal de la biodiversité ? par le Ministère de la Transition écologique et solidaire

Les chiffres clés de la biodiversité à l’échelle nationale, par l’Agence Française pour la Biodiversité

Les listes rouges régionales, par l’Agence Régionale de la Biodiversité Île-de-France

Retrouvez dans nos pages les espèces présentées dans cet article  :

Le flambé

La sagine rampante

Voir aussi :

La nature, source de solutions, à Cergy-Pontoise

L'actualité de la Nature

Le lamier blanc

Lamium album, le lamier blanc – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Le lamier blanc est une plante vivace très commune dans les friches, les lisières, les bords des champs, les décombres. Il forme souvent de larges taches car il se multiplie aisément par stolons. J’en ai planté dans mon jardin, parce que je trouve la plante jolie, et dans l’espoir d’attirer le vert-doré, un beau papillon de nuit dont il est la plante hôte.

Le vert-doré n’est pas venu, mais mes poules ont adoré picorer ses graines !

Retrouvez dans ces articles d’autres lamiers :

Le lamier pourpre

Le lamier jaune

Le lamier amplexicaule

Source :

Flore des friches urbaines, d’Audrey Muratet, Myr Muratet et Marie Pellaton

L'actualité de la Nature

Le tarier pâtre

Nous étions partis à la recherche du bruant zizi réputé habiter les friches en lisière agricole de Vauréal. Ce jour-là point de zizi, mais un autre passereau a accepté de poser pour nous.

Tarier pâtre mâle – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Le nom officiel du tarier pâtre, Saxicola rubicola, évoque la couleur rouge de son plastron. Le mâle, comme chez de nombreuses autres espèces, arbore des couleurs plus vives et un plumage plus contrasté que la femelle.

Un oiseau des milieux ouverts

Tarier pâtre – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Le tarier pâtre est nicheur assez commun en Île-de-France. On le rencontre le plus fréquemment sur la période de mars à juin, même si quelques couples restent passer l’hiver chez nous.

Il habite les milieux ouverts, les landes, les friches, les clairières, quelques fois les parcs, où il peut trouver ces trois éléments réunis : une végétation basse et dense pour établir son nid, des perchoirs de chasse et des avant-postes plus élevés pour surveiller son territoire. Avis aux explorateurs de « terrains vagues » et autres friches enherbées, prenez garde à ne pas écraser un nid de tarier caché dans la végétation !

Le couple que nous avons vu à Vauréal a trouvé son bonheur sur un ancien terrain de foot où la nature a repris ses droits.

Un oiseau acrobate

Tarier pâtre – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Comme l’indique son bec fin, le tarier pâtre a un régime alimentaire essentiellement insectivore. Il chasse toutes sortes d’insectes en plein vol et consomme aussi des larves de coléoptères et des chenilles. Généralement perché au sommet d’un buisson ou d’une clôture, il repère ses proies et les attrape au vol. Cet oiseau nous a offert une belle démonstration d’acrobaties aériennes.

Un oiseau fidèle

Tarier pâtre – Vauréal © CACP – Emilie Périé

Le tarier pâtre a la réputation d’être un oiseau très fidèle. Les deux membres du couple ne se séparent jamais à plus de quelques dizaines de mètres. La compagne de ce mâle était en effet présente dans le même secteur. Nous l’avons furtivement aperçue sans pouvoir la capturer (en image !). Peut-être une prochaine fois, car il parait que la fidélité des tariers vaut aussi pour leur site de nidification.

Sources

Fiche Tarier pâtre, par Oiseaux.net

Données INPN

Les oiseaux dÎle-de-France, Pierre Le Maréchal, David Laloi et Guilhem Lesaffre

Agenda

Retour sur la transhumance de Cergy-Pontoise 2019

La transhumance 2019 © CACP – Gilles Carcassès

Une fois de plus la Ferme d’Ecancourt a bien fait les choses : une organisation sans faille, des brebis vaillantes et disciplinées, des ânes câlins, des bénévoles actifs, des participants ravis et le soleil au rendez-vous !

La haie d’honneur dans la cour de la ferme

Samedi 13 avril 2019 à 13h30, les participants rassemblés pour la transhumance accueillent les moutons.

Les brebis font les vedettes

Abbeêy road à Jouy-le-Moutier © CACP – Emilie Périé

Samedi après-midi, les brebis rejoignent Maurecourt en traversant plusieurs quartiers de Jouy-le-Moutier.

Des bénévoles mobilisés

Les bénévoles en plein effort © CACP – Gilles Carcassès

Grâce aux joëlettes prêtées pour l’occasion, des personnes à mobilité réduite participent pleinement à l’événement.

Des bergers très professionnels

Dimanche matin à Maurecourt : l’appel pour le départ ! © CACP – Gilles Carcassès

« Eglantine ? Ernestine ? Savonnette ? » « Présentes ! »

Sous haute protection policière

Serrez les rangs : zone de danger ! © CACP – Gilles Carcassès

La police municipale de Maurecourt accompagne l’avancée du cortège en bloquant la circulation.

Des chiens vifs

Aux Rougeux, à Jouy-le-Moutier

Harley, Ollie, Lapsus et Lucky, les border collies dirigés par les bergers montrent toute leur efficacité dans la conduite du troupeau.

Une pause bien méritée

Pause déjeuner au parc du belvédère à Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

La transhumance est aussi l’occasion de se retrouver autour d’un pique-nique convivial et de profiter des animations organisées par la Maison de la nature de Vauréal.

En forêt, loup y es-tu ?

Point d’arrêt dans la forêt © CACP – Gilles Carcassès

Il faut de temps à autre stopper la tête du cortège pour permettre aux retardataires de rejoindre le groupe.

Au jardin des Ombrages

Potentilla anserina, la potentille des oies © CACP – Gilles Carcassès

La potentille des oies connait aussi le secret des poils laineux pour résister au froid.

Pour l’entretien du sous-bois : à vos marques, prêtes, partez ! © CACP – Gilles Carcassès

Cinq brebis restent au jardin des Ombrages pour entretenir la prairie et le sous-bois.

Quand on arrive en ville

Avenue du Hazay  © CACP – Gilles Carcassès

Passage triomphal des solognotes à Cergy-le-Haut

Le goûter final

Les fameuses tartines au miel de Courdimanche ! © CACP – Gilles Carcassès

La Ville de Courdimanche offre une bien sympathique collation à tous les participants.

Retrouvez notre reportage photos dans 13 comme une.

Rendez-vous l’année prochaine pour la transhumance 2020 !

Retrouvez les éditions précédentes de la transhumance de Cergy-Pontoise en images :

Edition 2018

Edition 2017

Edition 2016

L'actualité de la Nature

L’aigrette garzette

Aigrettte garzette – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Sous la passerelle rouge de l’Axe majeur à Cergy, se trouve un bassin qui communique avec l’Oise. C’est sur le quai de ce bassin que j’ai observé cet oiseau très inhabituel pour Cergy-Pontoise : une aigrette garzette !

L’aigrette chasse dans les eaux peu profondes, elle se nourrit de petits poissons et d’insectes aquatiques, de crustacés, de mollusques, de grenouilles. Cet oiseau est grégaire, il établit ses colonies dans des arbres près des marais.

Cet individu, toutes plumes ébouriffées, arborait son plumage nuptial. Les longues aigrettes que l’on distingue à l’arrière de sa tête ont valu bien des misères à cette espèce lorsque la mode chez les élégantes était de porter des chapeaux à plumes.

Aigrettte garzette © CACP – Gilles Carcassès

L’oiseau s’est envolé en direction du parc du Clos Levallois, au bord de l’Oise, sur la commune de Vauréal. C’est un très bon choix car ce parc est vaste, riche en biodiversité et c’est un endroit calme.

J’aimerais bien que cette aigrette s’installe chez nous, c’est un si bel oiseau ! Un jour peut-être ? Actuellement, quelques rares couples de cette espèce seulement se reproduisent en Ile-de-France, au fin fond de la Seine-et-Marne.

Source :

L’aigrette garzette, par Doris

Retrouvez l’autre aigrette dans cet article :

La grande aigrette

Agenda

Concours de l’arbre valdoisien de l’année

Dans le cadre des Journées de l’arbre, le Conseil départemental du Val d’Oise lance le Concours de l’arbre valdoisien de l’année !

Que vous soyez un particulier ou une institution, vous pouvez proposer un de vos arbres, pour la sélection 2019. Elle sera soumise aux votes des internautes et des organisateurs de la manifestation, pour respectivement le Prix du public et celui des organisateurs.

Aussi, vous avez jusqu’au 30 avril 2019 pour  faire une proposition par courriel à mathilde.maisano@valdoise.fr, avec les éléments suivants:

  • nom de l’arbre, espèce
  • âge, taille (si possible)
  • histoire, anecdote sur cet arbre
  • emplacement (adresse)
  • photo récente de l’arbre

Retrouvez le règlement de ce concours.