Grande chasse aux œufs !

Mais à qui sont ces œufs ?

© Gilles Carcassès

© Gilles Carcassès

Pondeuses putatives :

Cergy © Gilles Carcassès

© Gilles Carcassès

La réponse dans quelques jours…

Quelques indices pour les indécis :

https://natureenvilleacergypontoise.wordpress.com/2014/04/26/mignonne-allons-voir-si-la-rose/

https://natureenvilleacergypontoise.wordpress.com/2014/03/04/dimanche-23-fevrier-on-a-pondu-sur-mon-rosier/

https://natureenvilleacergypontoise.wordpress.com/2013/11/07/tout-petit-super-pouvoir/

La forêt de l’Hautil contaminée

Les galles du cynips déforment les feuilles du châtaignier © Gilles Carcassès

Châtaignier attaqué par le cynips à Boisemont © Gilles Carcassès

Les larves de Dryocosmus kuriphilus, le cynips du châtaignier, se développent à l’intérieur de galles qui déforment les feuilles. Les adultes de ce petit hyménoptère émergent en été ; les femelles pondent dans les bourgeons et les galles se développent seulement au printemps suivant.

Les trous de sortie des adultes sont visibles sur les galles de l'année dernière © Gilles Carcassès

Les trous de sortie des adultes sont visibles sur les galles de l’année dernière © Gilles Carcassès

Le cynips du châtaignier constitue la principale préoccupation sanitaire pour cette espèce : la production de fruits peut chuter de 80% en cas d’attaque grave. On comprend que les castanéiculteurs soient sur les dents dans les régions de production. Mais c’est aussi toute la biodiversité de la forêt qui peut être bouleversée, les châtaignes étant  consommées par de nombreuses espèces.

Ravageur émergent originaire de Chine, il est arrivé en France  en 2006.

Le voyage du cynips

Le voyage du cynips (source : Groupement Régional des Producteurs et Transformateurs de Châtaignes et Marrons de Corse)

 

source : Ministère de l'Agriculture

source : Ministère de l’Agriculture

Heureusement, il existe une solution : un autre micro-hyménoptère chinois Torymus sinensis parasite les larves de Dryocosmus kuriphilus.

On ne peut élever en laboratoire ce Torymus : il faut récolter dans la nature, dans les zones où il s’est établi, les galles qu’il a parasitées. Les adultes lâchés au bon moment dans les châtaigneraies vont se reproduire aux dépens des cynips et constituer en quelques années une population suffisante pour réguler le ravageur. Cette technique de « lutte biologique par acclimatation » a fait ses preuves au Japon. En France, on l’utilise depuis 2010, prioritairement dans les régions où la culture des châtaignes est un enjeu économique. Cette année 470 lâchers sont programmés en Corse où les acteurs locaux se sont fortement mobilisés.

La dissémination naturelle de ce parasite sera peut-être plus rapide que prévu : il aurait été repéré en Suisse, issu de lâchers effectués en Italie.

La situation du cynpis du châtaignier en Ile-de-France

http://www.inra.fr/Grand-public/Sante-des-plantes/Toutes-les-actualites/Cynips-du-chataignier

Mignonne, allons voir si la rose…

La bête a bondi sur sa proie et l'aynat décroché de son support aspire rapidement son contenu © Gilles Carcassès

La bête a bondi sur sa proie et l’ayant décroché de son support aspire rapidement son contenu © Gilles Carcassès

Cette larve de syrphe est capable de détruire cinquante pucerons par jour : autant dire que cet asticot verdâtre est un grand allié du jardinier !

Pondu sous mes yeux par un syrphe femelle en deux secondes chrono, cet œuf deviendra en quelques semaines un dangereux prédateur © Gilles Carcassès

Pondu sous mes yeux en deux secondes chrono au revers d’une feuille de rosier bien garnie de jeunes pucerons, cet œuf deviendra en quelques semaines leur grand exterminateur © Gilles Carcasses

Forme immobile qui fait suite à la larve : la pupe de syrphe d'où sortira l'adulte © Gilles Carcassès

Forme immobile qui fait suite à la larve : la pupe d’où sortira le syrphe adulte © Gilles Carcasses

Revers du destin : ce syrphe adulte ( probablement Syrphus ribesii) est croqué à son tour en visitant une rose © Gilles Carcassès

Revers du destin : ce syrphe (probablement Syrphus ribesii) est croqué à son tour en visitant une rose du jardin © Gilles Carcassès

Au pays des roses, la vie ne dure que l’espace d’un matin. Photographies prises au parc François-Mitterrand à Cergy dans un massif de rosiers.

Jardins de Noé vous en dit plus les syrphes au jardin

Pour les mordus de pucerons, LE site de référence

Des expositions pour vos évènements

La cellule Biodiversité de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise a le plaisir de vous présenter ses dernières productions 2014 en matière d’expositions pédagogiques :

Le rouge gorge – tout savoir sur la vie de cet ami du jardinier

La mésange bleue et son intérêt dans le bio contrôle des chenilles processionnaires

Fleurs comestibles belles, utiles au jardin et en cuisine

fleurs de ciboulette © Gilles Carcassès

fleurs de ciboulette © Gilles Carcassès

Ces fichiers à télécharger en basse définition vous sont proposés à titre documentaire : pour obtenir une version de qualité imprimable au format A3, il vous suffit de nous contacter : biodiversite@cergypontoise.fr,  et nous mettrons les fichiers à votre disposition.

N’hésitez pas à nous faire connaître vos besoins, nous étudierons votre demande, en fonction notamment des possibilités de mutualisation sur le territoire de Cergy-Pontoise.

 

 

Du nectar de bryone sinon rien

Andrena florea visite une fleur de bryone au pied de la préfecture à Cergy © Gilles Carcassès

Andrena florea visite une fleur de bryone au pied de la préfecture à Cergy © Gilles Carcassès

La bryone s’accroche aux haies qu’elle escalade sur plusieurs mètres grâce à ses vrilles spiralées. L’hiver elle fane, laissant voir ses baies rouges toxiques. Chaque printemps, elle repousse avec vigueur depuis sa grosse racine charnue qui lui a valu son surnom de « navet du diable ». Chez la bryone dioïque, seule cucurbitacée sauvage visible en Ile-de-France, les sexes sont séparés : on trouve des pieds mâles et des pieds femelles.

Avril voit ses premières fleurs et avec elles, ses visiteuses assidues : les andrènes des fleurs. Ces petites abeilles solitaires qui creusent leur nid au sol sont dépendantes de la bryone pour leur nourriture. Aussi, il suffit de se poster quelques minutes devant une bryone en fleurs pour en voir quelques-unes venir se ravitailler. A l’inverse il suffirait de suivre le vol d’une andrène des fleurs sur quelques kilomètres pour arriver aux pieds de bryone. Le naturaliste avisé choisira la première méthode.

Comme toutes les andrènes, Andrena florea transporte le pollen sur les poils de ses pattes. Avec le pollen et du nectar elle confectionne des boulettes qu’elle place dans les logettes au fond de son terrier pour la nourriture de sa descendance.

Jardiniers, laissez donc une petite place à la bryone dans un coin de votre jardin.

En savoir plus sur Andrena florea et la bryone

Avis de recherche : l’herbe à la gravelle

 

Saxifraga granulata, vue à Achères au bord de la N184, juste après le pont de Conflans © Gilles Carcassès

Saxifraga granulata, l’herbe à la gravelle © Gilles Carcassès

Cette petite plante vivace à fleurs blanches a été photographiée il y a quelques jours au bord de la N 184, à Achères, tout près du pont de Conflans. Qui l’aurait vue sur Cergy-Pontoise ?

Le genre saxifrage comprend une quarantaine d’espèces en France, presque toutes montagnardes, croissant dans les fissures des rochers. Cet habitat leur a valu leur nom, du latin saxum (rocher) et frangere (briser). Le saxifrage à bulbilles ou « herbe à la gravelle » est l’un des rares saxifrages à se plaire en plaine. On le rencontre sur les sols sableux.

Par la théorie des signatures, on attribuait autrefois à la plante le pouvoir de soigner les calculs urinaires (gravelle ou petite pierre). En quelque sorte, les bulbilles à la base de la plante, semblables à de petits cailloux, auraient signalé son indication dans les cas de lithiase.

http://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-75348-synthese

Dans les coulisses de la transhumance

Les moutons sont rassemblés pour le départ. Les chèvres seraient-elles jalouses ? © Gilles Carcassès

Les moutons sont rassemblés pour le départ. Les chèvres seraient-elles jalouses ? © Gilles Carcassès

Matricule 10020, cessez de râler, on n'est même pas encore parti ! © Gilles Carcassès

Matricule 10020, cessez de râler, on n’est même pas encore parti ! © Gilles Carcassès

L'entrée triomphale dans la cour de la ferme © Gilles Carcassès

L’entrée triomphale dans la cour de la ferme. Cette fois-ci, c’est le départ ! © Gilles Carcassès

Découvrez la suite de l’aventure avec le reportage publié dans le blog de la Ferme d’Ecancourt

Et pour compléter votre information sur le pâturage urbain, notre dépliant d’information