L'actualité de la Nature

Du nectar de bryone sinon rien

Andrena florea visite une fleur de bryone au pied de la préfecture à Cergy © Gilles Carcassès
Andrena florea visite une fleur de bryone au pied de la préfecture à Cergy © Gilles Carcassès

La bryone s’accroche aux haies qu’elle escalade sur plusieurs mètres grâce à ses vrilles spiralées. L’hiver elle fane, laissant voir ses baies rouges toxiques. Chaque printemps, elle repousse avec vigueur depuis sa grosse racine charnue qui lui a valu son surnom de « navet du diable ». Chez la bryone dioïque, seule cucurbitacée sauvage visible en Ile-de-France, les sexes sont séparés : on trouve des pieds mâles et des pieds femelles.

Avril voit ses premières fleurs et avec elles, ses visiteuses assidues : les andrènes des fleurs. Ces petites abeilles solitaires qui creusent leur nid au sol sont dépendantes de la bryone pour leur nourriture. Aussi, il suffit de se poster quelques minutes devant une bryone en fleurs pour en voir quelques-unes venir se ravitailler. A l’inverse il suffirait de suivre le vol d’une andrène des fleurs sur quelques kilomètres pour arriver aux pieds de bryone. Le naturaliste avisé choisira la première méthode.

Comme toutes les andrènes, Andrena florea transporte le pollen sur les poils de ses pattes. Avec le pollen et du nectar elle confectionne des boulettes qu’elle place dans les logettes au fond de son terrier pour la nourriture de sa descendance.

Jardiniers, laissez donc une petite place à la bryone dans un coin de votre jardin.

En savoir plus sur Andrena florea et la bryone

6 thoughts on “Du nectar de bryone sinon rien”

    1. Ca peut se semer, ou alors on peut transplanter un pied. Dans les deux cas en fin d’automne plutôt. Celle que j’ai photographiée est au pied de la statue de Don Quichotte.

  1. et si on construisait un hotel à insectes avec l’aide des habitants du Ponceau, grands et petits…pourrions nous avoir de l’aide ? il serait à installer sur la place haute du Tertre auprès des jardins en lasagnes (le Ponceau à Cergy)

    1. Dans l’article « Cette mouche est une voleuse », le dernier lien donne tous les conseils utiles. Ce qui marche très bien ce sont les bûches percées. Pour la dalle du Ponceau, vous ne pouvez pas fixer au sol. A un mur peut-être ? Pour la menuiserie, peut-être pourriez-vous essayer de vous rapprocher des éco-conseillers qui vous avaient aidés pour la fabrication d’un composteur en bois ?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s