L'actualité de la Nature

Dévoreuses de pucerons

Tout le monde connaît la coccinelle à sept points, Coccinella septempunctata © Gilles Carcassès
La coccinelle à sept points, Coccinella septempunctata, photographiée sur une véronique à La Croix-Petit à Cergy © Gilles Carcassès

Tout le monde connaît la coccinelle à sept points, une des plus visibles de nos coccinelles. On connaît moins sa larve, encore plus vorace que l’adulte et grande destructrice de pucerons. A protéger absolument au jardin (elle est très sensible aux insecticides).

Larve de la coccinelle à sept points, vue sur un iris des marais au parc François-Mitterrand à Cergy © Gilles Carcassès
Larve de la coccinelle à sept points, vue sur un iris des marais au parc François-Mitterrand à Cergy © Gilles Carcassès

Beaucoup d’autres espèces, plus discrètes, habitent nos jardins. En voici deux, bien jolies.

Oenopia conglobata, la coccinelle rose, affectionne les arbres. Photographiée sur un tilleul à Ham. © Gilles Carcassès
Oenopia conglobata, la coccinelle rose, affectionne les arbres. Photographiée sur un tilleul à Ham. © Gilles Carcassès
Propylea quatuordecimpunctata, la coccinelle à damier, surprise en plein repas sur une eupatoire © Gilles Carcassès
Propylea quatuordecimpunctata, la coccinelle à damier, surprise en plein repas sur une eupatoire à Poissy © Gilles Carcassès

D’autres coccinelles dans cet article : https://natureenvilleacergypontoise.wordpress.com/2014/05/08/splendeurs-forestieres/

Quelques informations sur les coccinelles :

https://www6.inra.fr/encyclopedie-pucerons/Especes/Predateurs-insectes/Coleoptera-Coccinellidae

http://www.jardiner-autrement.fr/les-petits-dossiers/accueillir-les-insectes-utiles/518-attirez-les-coccinelles

http://www.jardiner-autrement.fr/fiches-techniques/auxiliaires-indigenes/483-les-coccinelles

http://www.jardinsdenoe.org/la-biodiversite-des-jardins/les-pucerons

 

 

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Escargots au menu

Limnia unguicornis comme tous les membres de sa famille, les Sciomyzides, a la face concave et de bien jolies antennes © Gilles Carcassès
Limnia unguicornis comme tous les membres de sa famille, les Sciomyzides, a la face concave et de bien jolies antennes © Gilles Carcasses
La femelle du drile (Drilus flavescens) est vermiforme : elle rampe au sol. Ce petit mâle, vu à Osny sur une luzerne au bord d'un chemin, la repèrera à l'odeur grâce à ses antennes pectinées. © Gilles Carcasses
La femelle du drile (Drilus flavescens) est vermiforme : elle rampe au sol. Ce petit mâle, vu à Osny sur une luzerne au bord d’un chemin, la repèrera à l’odeur grâce à ses antennes pectinées. © Gilles Carcasses

Quel est le point commun entre ce charmant coléoptère poilu et cette petite mouche aux ailes sombres ? C’est le régime alimentaire de leurs larves : elles se nourrissent d’escargots !

Découvrez dans cet article la vie étonnante du drile.

Voir aussi cet article sur les Sciomyzides

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Défi pour un psoque 2

Psoque © Gilles Carcassès
Psoque © Gilles Carcassès

Merci pour toutes vos réponses !

Mettons de côté les allégations fantaisistes comme « psoque à poils durs » et concentrons-nous sur la science.

Oui, les psoques font bien partie de l’ordre des Psocoptères, dans la classe des Insectes. il s’agit plus précisément d’un représentant de la famille des Ectopsocidae. Son genre est Ectopsocus, et son espèce petersi.

Toutes les espèces  sont classées dans des genres, ceux-ci dans des familles, qui sont rangées dans des ordres, eux-même dans des classes. C’est l’art de la systématique.

Tableau des ordres des insectes, tiré du site www.galerie-insecte.org
Tableau des ordres de la classe des insectes, tiré du site http://www.galerie-insecte.org

Ainsi tout le monde du vivant est bien rangé. Quelques exemples :

  • les scarabées, les coccinelles, les hannetons dans l’ordre des Coléoptères,
  • les mouches, les moustiques, les moucherons  dans l’ordre des Diptères,
  • les punaises dans l’ordre des Hétéroptères,
  • les pucerons dans l’ordre des Homoptères,
  • les papillons dans l’ordre des Lépidoptères,
  • les guêpes, les abeilles, les fourmis dans l’ordre des Hyménoptères,
  • les libellules, les agrions dans l’ordre des Odonates,
  • les grillons, les criquets, les sauterelles dans l’ordre des Orthoptères
  • les psoques dans l’ordre des Psocoptères…

Un grand merci aux membres du forum spécialisé poux, psoques et thrips qui m’ont aimablement guidés dans la détermination du psoque.

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Jardiner plus nature – la suite

jardine au fil des saisons

Le Ministère de l’Ecologie vient de mettre en ligne sur le site Jardiner Autrement plusieurs documents de sensibilisation au jardinage écologique, dont le le livret jeune public illustré ci-dessus. Ils sont en libre téléchargement ici.

Vous pourrez aussi trouver sur le Portail de la consommation les vidéos de la campagne « Jardiner plus nature » diffusées la semaine dernière dans l’émission Consomag sur France Télévisions.

consomag
Retrouvez dans la vidéo sur les « mauvaises herbes » cette séquence tournée dans le jardin de Bijan et Zohreh Souzani à Vauréal

http://www.conso.net/video/visionneuse_conso.php?videoDocIdy=27387

 

 

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Défi pour un psoque

 

psoque ailé sur une feuille de prunus © Gilles Carcassès
psoque ailé sur une feuille de prunus © Gilles Carcassès

J’ai observé cette drôle de bestiole sur la haie du parking du Verger à Cergy. Une très petite taille, des ailes transparentes et étalées, de longues antennes : ce pourrait être un psoque.

Les psoques suscitent nettement moins d’engouement que les jolis papillons ou les libellules. Un psoque, c’est petit et c’est moche. Ils ne sont pratiquement pas étudiés, et aucune espèce de psoque n’est inscrite sur une liste de protection ; pourtant certains sont peut-être rares.

Qui nous aidera à trouver de quelle genre de psoque il s’agit (pas plus de 4000 espèces de psoques dans le monde) ? Y aurait-il un honorable psocologue parmi les visiteurs du blog ?

http://www7.inra.fr/opie-insectes/pdf/i149-fraval1.pdf

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Un indicateur de qualité de gestion des prairies urbaines

Parc du Sausset à Villepinte © Gilles Carcassès
Parc départemental du Sausset à Villepinte © Gilles Carcassès

Gestionnaires d’espaces verts publics ou privés, vous en rêviez, Natureparif l’a fait pour vous : un protocole innovant, simple et efficace pour mesurer la qualité de gestion de vos prairies.

Florilèges prairies est un protocole basé sur un relevé botanique annuel limité à 50 espèces de plantes et quelques mètres carrés. Facile et ne demandant pas beaucoup de temps, il est à la portée de tous les jardiniers.

Ce protocole sera en phase de test en juin 2014. A l’invitation de Natureparif, les gestionnaires d’espaces verts sur le territoire de Cergy-Pontoise, notamment les services espaces verts des communes, sont invités à l’essayer et à participer à son amélioration par la remontée de leurs observations.

La présentation du protocole Florilèges prairies par Natureparif est prévue mardi 10 juin 2014 à 14 h en mairie de Courdimanche.

Cette réunion d’information technique sera suivie dans l’après-midi d’un exercice d’application pratique en se déplaçant dans une prairie de Courdimanche.

Les gestionnaires ainsi dotés des outils du protocole (dont un livre illustré présentant de façon très claire les plantes à reconnaître) pourront en cas d’incertitude sur la détermination faire appel à la cellule Biodiversité de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise qui aidera Natureparif à accompagner localement le projet.

Si vous souhaitez participer, vous pouvez contacter Loïc Gallet à Courdimanche, qui s’est porté volontaire pour organiser la réunion de lancement, à l’adresse suivante : ctm@ville-courdimanche.fr

En savoir plus, sur le site de Plante et Cité

 

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Rendez-vous aux jardins à Cergy-Pontoise

Chaque année l’Office de Tourisme de Cergy-Pontoise – Porte du Vexin édite le plan des jardins à visiter à l’occasion de la manifestation nationale « Rendez-vous aux jardins ». Localisez les 42 jardins qu’ils vous proposent, et toutes les animations :

Rendez-vous aux jardins à Cergy-Pontoise – le programme 2014

Shargacucullia lychnitis

A l’occasion des Rendez-vous aux jardins, les samedi 31 mai et dimanche 1er juin de 10h à18h, Bijan Souzani, photographe et jardinier, exposera quelques-uns de ses clichés.

Dans son jardin Ghanate au 3, sente des dames Gilles (rue Nationale) à Vauréal, vous pourrez admirer une série d’œuvres abstraites. Bijan est également invité dans le jardin de la côte du Jallais au 56 rue Maria Deraismes à Pontoise : il y présentera des macrophotographies de nature.encre

http://ghanate.jimdo.com/

Pour les curieux : la jolie chenille, c’est Shargacucullia lychnitis, qui apprécie les molènes.

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Zone humide

Humidité maximale jeudi 22 mai à la base de loisirs de Cergy-Pontoise © Lionel Pages
Humidité maximale jeudi 22 mai à la base de loisirs de Cergy-Pontoise © Lionel Pagès

Ce jour-là, la cellule biodiversité de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise et le pôle handi-nature de la base organisaient ensemble, dans le cadre de la Fête de la nature, des sorties de découverte de la faune et de la flore en canoës neuf places.

Le matin, sous la pluie fine, une mère cygne nous a fait la grâce de croiser nos embarcations avec trois poussins confortablement installés sur son dos. Plus loin, nous avons découvert sur les berges de belles stations d’orchis pyramidal et d’ophrys abeille.

L'orchis pyramidal © Lionel Pages
L’orchis pyramidal © Lionel Pagès

Le soleil est revenu pour la sortie de l’après-midi. Comme par miracle, le bassin s’était soudainement couvert d’agrions. Les couples en tandem pondaient à tout va sur les plantes aquatiques. Nous avons pu observer de tout près l’agrion porte-coupe, la naïade aux yeux rouges, l’agrion élégant, la cordulie bronzée aux yeux d’un vert émeraude si profond… Un couple de petites nymphes à corps de feu est même venu se poser en tandem sur l’un des canoës et a fait un bout de chemin avec nous.

L'agrion élégant dans sa forme rose © Gilles Carcassès
L’agrion élégant (Ischnura elegans, une jeune femelle hétéromorphe dans sa forme rufescens-obsoleta, si je ne m’abuse) © Gilles Carcassès

Ces sorties ont été l’occasion de faire connaître l’importance d’une gestion adaptée des espaces verts et naturels pour préserver au mieux tout cette diversité.

L’île astronomique se prêterait très bien à un pâturage par des chèvres dont la gourmandise aiderait à empêcher les arbres de gagner du terrain, laissant ainsi toutes leurs chances aux plantes herbacées, dont les fameuses orchidées et quelques autres peu communes que nous y avons repérées (cynoglosse, chlore perfoliée…)

on ne voit pas que des oiseaux d'eau aux étangs de Cergy : ce faucon crècerelle chasse des campagnols au-dessus des friches © Gilles Carcassès
On ne voit pas que des oiseaux d’eau aux étangs de Cergy : ce faucon crécerelle chassait des campagnols au-dessus des friches des berges © Gilles Carcassès

Tous les participants de la journée ont reçu en cadeau souvenir le livret guide des orchidées de Cergy-Pontoise, très utile pour organiser en famille ou entre amis des balades instructives.

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Une sortie nature au parc du château de Menucourt

Samedi dernier, au parc du château de Menucourt, une sortie consacrée à la découverte de la biodiversité avait rassemblé une dizaine de personnes. Il y avait du beau monde : un élu de la commune, un président d’association locale, deux éminents ornithologues et leur impressionnant engin, des passionnés de nature, et même certains courageux venus d’un peu loin.

Les tritons palmés et la larve de dytique ont rivalisé d’élégance dans leurs évolutions au petit bassin.

Le grèbe castagneux, pimpant comme une pantoufle flottante, fut la vedette capricieuse de l’observation à la longue vue : plus souvent en plongée qu’en surface, l’animal !

Plus sages, les chrysomèles de l’oseille ont bien voulu être photographiées sous tous les angles. Ce petit coléoptère doré était bien présent autour de l’étang, et ses jeunes larves avaient commencé à transformer en dentelle les feuilles des rumex.

Un couple de chrysomèles de l'oseille, Gastrophysa viridula © Gilles Carcassès
Un couple de chrysomèles de l’oseille, Gastrophysa viridula, sur une feuille de rumex © Gilles Carcassès
Cette chrysomèle de l'oseille femelle prête à pondre a l'abdomen distendu par ses oeufs © Gilles Carcassès
Cette femelle prête à pondre a l’abdomen distendu par ses oeufs © Gilles Carcassès
Une ponte de cette chrysomèle Gastrophysa viridula © Gilles Carcassès
Une ponte au revers d’une feuille © Gilles Carcassès
A peine sortis de l'œuf, les larves commencent à grignoter © Gilles Carcassès
Sitôt sorties de l’œuf, les larves se mettent à grignoter © Gilles Carcassès

En savoir plus sur les insectes qui fréquentent les rumex

La promenade s’est poursuivie dans les bois, histoire d’observer de près :

  • une mouche scorpion,
  • une abeille coucou,
  • quelques plantes forestières aux parfums envoûtants,
  • un nid de pic noir creusé dans un grand hêtre,
  • une collection de galles sur les feuilles des arbres,
  • un insolite marronnier rouge témoin du passé d’un parc autrefois très jardiné,
  • et même de drôles de champignons, les étonnants gâteaux d’Alfred

 

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Oh ! Des bébés !

Cygneaux à la base de loisirs de Cergy-Pontoise © Marion Poiret
Ils appellent leur mère : seraient-ce des cygneaux en détresse ? © Marion Poiret
Non, maman n'est pas loin ! Et papa surveille ©  Marion Poiret
Non, maman n’est pas loin ! Et papa surveille © Marion Poiret

Au mois de mai, les rencontres avec des oisillons ne sont pas rares.

Jeune grive à Menucourt © Gilles Carcassès
Jeune grive à Menucourt © Gilles Carcassès

Cette jeune grive était perchée dans un fourré dans les bois de Menucourt. Sa queue ridiculement courte et son bec ourlé de jaune trahissent son très jeune âge. Ce bec clair des oisillons a inspiré l’expression « blanc-bec », et le mot « béjaune » pour désigner un étudiant novice. Il était autrefois de coutume de « dépouiller le béjaune », en l’honneur de Bacchus, dès son arrivée à l’Université, pratique indigne heureusement abolie depuis son interdiction par le Pape Grégoire XII en 1407.

Source à propos du béjaune