L'actualité de la Nature

La photographie des insectes – suite

Panorpa, la "mouche scorpion" vue lors de la journée du 2 octobre 2014 © Gilles Carcassès
Panorpa, la « mouche scorpion » vue lors de la journée de formation sur la photographie des insectes le 2 octobre 2014 à Pontoise. Ici, c’est un mâle, facilement reconnaissable à son impressionnant organe copulateur © Gilles Carcassès

Le CAUE du Val d’Oise vient de mettre en ligne une petite animation sur la journée de formation du 2 octobre dernier consacrée à la photographie des insectes : http://www.caue95.org/content/gros-plan-sur-les-insectes

Les participants auront plaisir à retrouver les bons moments de cette journée coorganisée avec la cellule Biodiversité de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise. Ces images tournées au Moulin de la Couleuvre à Pontoise (le siège du CAUE95) feront découvrir à tous ceux qui ne connaissent pas ce lieu le charme d’un jardin naturel riche en biodiversité.

Le jardin de la Couleuvre à Pontoise © Gilles Carcassès
Le jardin de la Couleuvre à Pontoise © Gilles Carcassès

https://natureenvilleacergypontoise.wordpress.com/2014/10/08/la-photographie-des-insectes/

Quelques sites incontournables sur le monde des insectes :

http://aramel.free.fr/

http://www.insecte.org/

http://www.insectes.org/opie/monde-des-insectes.html

Le coup de cœur de la semaine :

http://sophielphotos.wordpress.com/2014/10/30/cache-cahce/

 

L'actualité des jardins

Un tour au zoo

Le groupe Ile-de-France de l’association Hortis était de sortie vendredi dernier : une visite du zoo de Vincennes guidée par le directeur du Jardin des plantes, ça ne se refuse pas. La cellule Biodiversité de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise y était bien sûr, à l’affût de bonnes inspirations pour l’aménagement et la gestion écologique des jardins.

La présence discrète des fleurettes blanches du gaura est pour beaucoup dans la réussite de cette ambiance africaine © Gilles Carcassès
La présence discrète des fleurettes blanches du gaura est pour beaucoup dans la réussite de cette ambiance africaine © Gilles Carcassès
Le mobilier urbain : solide, beau, informatif sans être bavard, drôle ! la preuve est faite qu'il existe d'excellents professionnels dans ce domaine © Gilles Carcassès
« Saute comme le propithèque ! » Elegant, solide, créatif, vivant, drôle : ça, c’est du mobilier pédagogique ! La preuve est faite qu’il existe dans ce domaine d’excellents professionnels © Gilles Carcassès
On a voulu maintenir un arbre existant : résultat un gros vilain talus pour rattraper les niveaux. et comme on pouvait s'y attendre, il ne reste rien des plantes tapissantes. Et l'arbre ? il souffre ne silence...  © Gilles Carcassès
On a voulu maintenir un arbre existant : résultat un gros vilain talus pour rattraper les niveaux. et comme on pouvait s’y attendre, il ne reste rien des plantes tapissantes. Et l’arbre ? il souffre en silence… © Gilles Carcassès
Avec Decaisnea fargesii, on est déjà sur un autre continent. Un arbuste original, rustique, facile et injustement sous-employé. © Gilles Carcassès
Avec Decaisnea fargesii, on est déjà sur un autre continent. Un arbuste original, rustique, facile et injustement sous-employé au jardin. © Gilles Carcassès
Un conure soleil friand des fleurs du papayer. Dans les serres, on du revoir le système d'assemblage de la charpente. Les perroquets joueurs étaient bien partis pour tout déboulonner avec leur bec puissant. © Gilles Carcassès
Le conure soleil est friand des fleurs du papayer. Dans la grande serre, on a du revoir le système d’assemblage de la charpente métallique : les perroquets joueurs étaient bien partis pour tout déboulonner avec leur bec puissant. © Gilles Carcassès
Star de la serre, le Calliandra © Gilles Carcassès
Star de la serre, le Calliandra © Gilles Carcassès
Fascinante la danse des fruits ailés du tilleul dans le bassin des otaries ! © Gilles Carcassès
Fascinante la danse des fruits ailés du tilleul dans le bassin des otaries ! © Gilles Carcassès
Et partout plein d'animaux magnifiques ! Il paraît que c'est le principe d'un zoo © Gilles Carcassès
Et partout, plein d’animaux magnifiques ! Il paraît que c’est le principe d’un zoo © Gilles Carcassès

http://www.hortis.fr

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

L’étrange caverne des pucerons soldats

galles spiralées sur pétioles de feuilles de peuplier - quartier Grand centre à Cergy  © Gilles Carcassès
Galles spiralées sur pétioles de feuilles de peuplier noir – quartier Grand centre à Cergy © Gilles Carcassès

Ce sont bien les pétioles de ces feuilles de peuplier qui sont ainsi déformés en bourses spiralées. Ces galles sont creuses et ont abrité chacune une colonie de pucerons. Chaque colonie est issue d’une fondatrice de l’espèce Pemphigus spyrothecae et peut compter jusqu’à 200 individus. Ces pucerons sécrètent sur leur abdomen de la cire de couleur grise. A l’intérieur de la galle, la colonie s’est organisée en société : certains pucerons aux pattes plus robustes sont chargés de la défense contre les prédateurs et attaquent les coccinelles qui tenteraient de pénétrer. Ces « pucerons soldats » ont aussi pour charge d’évacuer les boules de miellat (excréments visqueux produits par les pucerons) en les roulant jusqu’à la fente, et en les poussant à l’extérieur.

 © Gilles Carcassès
Cette galle a été ouverte en deux en forçant la fente spiralée. On voit, à gauche dans l’ombre, deux boules de miellat recouvertes de particules cireuses – Photographie prise le 5 septembre 2014 © Gilles Carcassès

Les boules de miellat chargées de cire s’écrasent à terre, ou sur les carrosseries des véhicules, formant en quelques heures seulement de jolis pointillés gris. Le sol sous les peupliers noirs prend alors au fil des mois d’été, s’il ne pleut pas, une teinte de plus en plus claire.

 © Gilles Carcassès
Ce voile clair, visible sur l’eau libre et les paquets d’algues filamenteuses, est dû à la cire des pucerons Pemphigus – photographie prise début septembre 2014 à la base de loisirs de Cergy-Pontoise. © Gilles Carcassès
 © Gilles Carcassès
Malgré la vigilance des pucerons soldats, parfois un prédateur pénètre dans la galle et dévore toute la colonie. C’est le cas de cette larve de Syrphidae, peut-être du genre Heringia fréquemment trouvé dans ces galles. © Gilles Carcassès

Tout savoir sur les pucerons soldats

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La mineuse du platane, ça existe

mine sur platane
Feuilles de platane minées par la chenille de Phyllonorycter platani – Observation faite à Vauréal, dans une propriété au bord de l’Oise © Gilles Carcassès
Portrait de la larve, aux grandes soies courbes © Gilles Carcassès
Portrait de la larve, aux grandes soies courbes © Gilles Carcassès

Comme si la mineuse du marronnier ne nous suffisait pas, voici la mineuse du platane !

Ces deux ravageurs sont de minuscules papillons, tous deux de la famille des Gracillariidae, qui compte environ 150 espèces en France. Pas de panique pourtant, Phyllonorycter platani n’affecte pas gravement nos platanes. Cette espèce serait arrivée dans le Sud de la France vers 1900, en Ile-de-France sans doute au milieu du siècle dernier. Originaire des Balkans ou d’Asie Mineure, elle a poursuivi sa lente progression vers le nord, arrivant au Danemark en 1978, en Angleterre en 1989, en Suède en 1991. La mineuse du platane profite des courants d’air formés par le flux de la circulation pour se disséminer le long des routes, les nymphes de la deuxième génération estivale passant l’hiver dans les feuilles mortes.

Deux facteurs de contrôle de ce ravageur ont été identifiés. Les feuilles des platanes se compostant fort mal, les jardiniers traditionnellement les brûlent, éliminant en même temps les nymphes hivernantes du papillon. L’autre raison est naturelle : il est constaté que de nombreuses espèces d’hyménoptères parasitoïdes contrôlent efficacement les populations du ravageur, dès qu’une pullulation s’installe ici ou là, à la faveur de conditions météorologiques favorables. Ce n’est pas le cas, hélas, pour la mineuse du marronnier… Bien malin qui saura l’expliquer.

Sources :

L'actualité de la Nature

En longeant le parc à bateaux

Voici un subimago de Cloeon en bien mauvaise posture © Gilles Carcassès
On peut faire des découvertes en fouillant dans les toiles d’araignées. Voici une subimago de Cloeon, un représentant de l’ordre des Ephéméroptères © Gilles Carcassès

Mais d’abord, c’est quoi une subimago ? Déjà plus une larve aquatique, adulte ailé mais pas encore capable de s’accoupler, la subimago devra encore faire une dernière mue avant de devenir un adulte reproducteur. Pour celle-ci (c’est une femelle), c’est bien mal parti, engluée qu’elle est dans les fils d’une araignée tendus le long de la clôture du parc à bateaux de la base de loisirs de Cergy-Pontoise.

Les éphémères passent jusqu’à trois ans de leur vie dans l’eau (1), puis un jour les larves montent à la surface pour émerger : la forme ailée, qui ne vivra généralement que quelques heures ou quelques jours, sortira de l’enveloppe par une déchirure au niveau du dos.

Cloeon est un genre d’éphémère caractérisé par sa nervation alaire. L’espèce pressentie, Cloeon dipterum, est très commune, y compris en ville. Elle est facile à observer car elle est attirée la nuit par la lumière. Sa larve vit dans toutes sortes d’eaux calmes, des étangs aux bassins de jardin et aux abreuvoirs.

Ce n’est donc pas cette fois-ci que je découvrirai la 143ème espèce d’éphémère pour la France. Il me faudrait pour cela beaucoup de compétence et de persévérance ou une chance insolente, mais ce genre d’espoir fait vibrer bien des naturalistes. La systématique et la prospection des éphémères est un sujet très jeune, des spécialistes le défrichent avec passion : pas moins de 16 nouvelles espèces pour la France ont été recensées depuis 1997, la dernière il y a quelques jours seulement !

Au fait, pourquoi ce serait une femelle ? Si ce Cloeon était un mâle, il aurait de plus bien gros yeux, m’a-t-on expliqué. Vous avez deviné : c’est pour mater les femelles !

Découvrez la fabuleuse histoire de la manne blanche

http://www.opie-benthos.fr/opie/pages_dyna.php?idpage=899

(1) Un spécialiste me précise : « La longévité de la larve est liée à la température du milieu : il y a donc des cycles vitaux qui s’accomplissent en quelques mois pour certaines petites espèces des cours d’eau de plaine, ou en quelques années dans les torrents d’altitude nés de la fonte des glaces. »

Agenda

Exposition « Paysages et visages de la Confluence »

Sans titreSi vous aimez la photographie, vous serez séduits par ces grands formats consacrés à ce vaste territoire lumineux et attachant qui s’ancre à la croisée de la Seine et de l’Oise.

http://www.ot-cergypontoise.fr/Visiter/Nos-expositions/La-Confluence

Découvrez ici le calendrier des visites commentées et des conférences associées à cette exposition

L'actualité de la Nature

Les poulettes du parc

L’urbanité modifierait-elle les comportements ?

Parc des Buttes-Chaumont, parc de la Villette à Paris, ou ici parc François-Mitterrand à Cergy, les poules d’eau (Gallinula chloropus de la famille des Rallidae), inféodées aux milieux aquatiques, mais peu exigeantes sur la qualité du milieu qui les accueille, vont à l’encontre de leur naturel craintif et tolèrent la présence humaine dans les parcs urbains où elles se sont installées.

Habituellement craintives, les poules d’eau (Gallinula chloropus de la la famille des Rallidae) du Parc François-Mitterrand semblent s’être bien adaptées à la présence humaine. © Marion Poiret
Nos poulettes nagent, patrouillent et se toilettent dans le bassin du par François-Mitterrand, sans réelle appréhension. Les juvéniles osent même s’approcher et se mêler aux canards colverts pour quémander du pain, risquant la carence alimentaire. © Marion Poiret
© Marion Poiret
Comme tous les Rallidés (famille des foulques, des râles et des marouettes), la poule d’eau possède un bec vivement coloré : un bec rouge à pointe jaune et une plaque frontale rouge à la naissance du bec, si bien assortis à son regard rubis. © Marion Poiret
© Marion Poiret
Les pattes bien développées et robustes aux longs doigts sont une autre caractéristique commune aux Rallidés aquatiques des étangs et marais. Elles lui permettent de se déplacer plus facilement sur la végétation aquatique et dans la boue : trois doigts sont disposés vers l’avant et le quatrième vers l’arrière. © Marion Poiret

Mâles et femelles se ressemblent et s’unissent pour la vie. La période de reproduction a lieu de mars à septembre avec généralement 2 à 3 couvées par saison. Les aînés de la première couvée aident leurs parents à alimenter les oisillons affamés et à leur assurer un refuge entre leurs pattes. Quelle aubaine!

© Marion Poiret
Autre signe distinctif de notre gallinule : la couleur blanche de part et d’autres des sous-caudales (dessous de la queue) et des bandes sur les flancs © Marion Poiret
© Marion Poiret
Les gallinules juvéniles sont brun gris avec un bec sombre, mais les marques blanches des flancs et du dessous de la queue sont déjà présentes © Marion Poiret

le pain n’est pas bon pour les oiseaux d’eau

la gallinule poule d’eau – fiche MNHN

migration.net

L'actualité de la Nature

Les champignons à l’honneur

Le Club Mycologique Conflanais nous présente sa 15ème exposition de champignons les 18 et 19 octobre 2014 de 10 h à 18h à la MJC les Terrasses à Conflans.

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Les membres de l’association ont réalisé à l’entrée un superbe décor digne du jardin de Blanche-Neige. © Gilles Carcassès
Un bien bel endroit pour se familiariser avec plus de 200 espèces récoltées dans les environs de Saint-Germain-en-Laye © Gilles Carcassès
Un bien bel endroit pour se familiariser avec plus de 200 espèces récoltées dans les environs de Saint-Germain-en-Laye © Gilles Carcassès
Daedalea quercina, la dédalée du chêne, un labyrinthe pour fourmis ? © Gilles Carcassès
Daedalea quercina, la dédalée du chêne, un labyrinthe pour fourmis ? © Gilles Carcassès

Au rayon microscopie, 50 espèces de myxomycètes dévoilent leurs splendeurs.

Diachea leucopodia, un myxomycète que l'on rencontre parfois sous les feuilles de lierre. © Gilles Carcassès
Diachea leucopodia, un myxomycète que l’on rencontre parfois sous les feuilles de lierre. © Gilles Carcassès

Dépêchez-vous, il ne vous reste que quelques heures pour en profiter !

http://myco-conflans.org/index.php?option=com_content&view=article&id=508:exposition-2014&catid=66:cr-expos&Itemid=91

L'actualité de la Nature

Le mystère du trou de la gousse

Les fruits des iris des marais s'ouvrent et lâchent leurs graines flottantes à la base de loisirs de Cergy-Pontoise © Gilles Carcassès
Les fruits des iris des marais laissent échapper leurs graines flottantes qui vont se disséminer au fil de l’eau. Photographie prise à la base de loisirs de Cergy-Pontoise © Gilles Carcassès

Mais des gousses sont trouées et cela nous interpelle : qu’y a-t-il donc au fond du trou ?

...rien d'autres que des graines grignotées. et le grignoteur n'est plus là. © Gilles Carcassès
…rien d’autre que deux ou trois graines creusées. Et le responsable n’est plus là ! © Gilles Carcassès

A l’évidence, c’est un trou de sortie. Notre grignoteur est né à l’intérieur et parvenu à l’âge adulte, il a foré un trou pour s’échapper. Ainsi va la vie des charançons.

Nous avons affaire ici au charançon de l’iris des marais, Mononychus punctumalbum. Les adultes sortis à la fin de l’été vont hiverner et les femelles iront pondre au printemps prochain dans les gousses immatures après avoir pratiqué un petit trou de ponte avec leur rostre pointu pour déposer leurs œufs près des graines.

Mononychus pseudacorii adultes photographiés en juin sur des fleurs d'iris des marais  © Gilles Carcassès
Mononychus punctumalbum adultes photographiés en juin sur des fleurs d’iris des marais © Gilles Carcassès
Parfois cet insecte s'égare sur d'autres espèces d'iris  © Gilles Carcassès
Parfois cet insecte s’égare sur d’autres espèces d’iris © Gilles Carcassès

http://www7.inra.fr/opie-insectes/pdf/i129roussel.pdf