Epistrophe

Epistrophe eligans - Cergy © Gilles Carcassès

Epistrophe eligans – Cergy © Gilles Carcassès

Cette jolie mouche Syrphidae a été observée sur un forsythia en fleurs devant le Verger à Cergy (quartier Grand centre). L’Epistrophe eligans est un auxiliaire efficace pour le jardin, car ses larves dévorent les pucerons sur les rosiers, les sureaux, les ronces, les prunelliers, les bouleaux, les poiriers… Elle est commune dans les jardins, vole en avril et mai et pratique souvent le vol stationnaire.

Ses yeux se touchent sur le dessus de la tête, donc c’est un mâle. C’est peut-être pour mieux voir passer les femelles…

larve d'Epistrophe eligans - Conflans mai 2014 © Gilles Carcassès

Larve d’Epistrophe eligans © Gilles Carcassès

Cette larve d’Epistrophe eligans a été photographiée sur un sureau infesté de pucerons le 2 mai 2014 à Conflans. On distingue sur cette larve claire et plate les deux processus respiratoires postérieurs accolés de couleur brun-rouge et la ligne médiane blanchâtre qui permettent de l’identifier.

Il existe en France plus de 500 espèces de Syrphidae (les syrphes). J’ai encore de la matière devant moi pour vous écrire des articles.

Voir l’intéressante étude du Parc Naturel Régional du Vexin français sur les 68 espèces de syrphes observées en 2006 sur les bords de la Viosne en amont de Cergy-Pontoise

La Pyrale du buis est à Pontoise

Feuilles de buis dévorées par la pyrale du buis © Gilles Carcassès

Feuille de buis dévorée par la pyrale du buis – Pontoise © Gilles Carcassès

Très mauvaise nouvelle !

La pyrale du buis, qui a occasionné l’an dernier des ravages épouvantables dans les parcs parisiens, a fait son apparition à Pontoise, sans doute arrivée là à l’occasion de quelques plantations de buis porteurs de pontes. En quelques mois, ces chenilles, dédaignées par les oiseaux, peuvent défolier entièrement ces arbustes. Il n’y a hélas pas de solution miracle pour s’en débarrasser. Ce papillon prolifique d’origine asiatique est en France depuis 2008 et progresse très rapidement.

Les chercheurs s’activent pour trouver des solutions. En attendant la mise au point de méthodes de lutte efficaces, il convient de s’abstenir de planter des buis.

Les agronomes sont sur la piste des trichogrammes, petits hyménoptères qui pourraient parasiter les œufs de ces papillons. Leur projet est de repérer des œufs parasités et d’expérimenter l’élevage de ces insectes auxiliaires.

Jardiniers, ne laissez pas seuls ces chercheurs dans leur quête ! Vous pouvez les aider en participant au programme SaveBuxus. Il s’agit de collecter pour eux un maximum de pontes de pyrale à partir de juin 2015, sur des buis non traités. Quelques-unes de ces pontes contiennent peut-être les parasitoïdes qui changeront le destin de nos jardins.

Prise en flagrant délit © Gilles Carcassès

Prise en flagrant délit de grignotage © Gilles Carcassès

Un buis infesté par la pyrale © Gilles Carcassès

Un buis infesté par la pyrale – Pontoise © Gilles Carcassès

Le communiqué du Ministère de l’Agriculture

SaveBuxus, un programme de Plante et Cité

Comment traiter ?

La fiche technique de la pyrale du buis par Jardiner Autrement

 

 

La flèche bleue

Le martin-pêcheur - parc des Larris à Pontoise © Gilles Carcassès

Le martin-pêcheur – parc des Larris à Pontoise © Gilles Carcassès

Brillamment coloré et rapide comme l’éclair, voici le martin-pêcheur. Il fait toujours son effet quand on le voir filer au raz de l’eau le long des berges. Il est plus rare de pouvoir l’observer perché, car il est très farouche. Cet individu, rencontré il y a peu lors d’un relevé du protocole STOC au bord de la mare du parc des Larris à Pontoise, m’a permis quelques photos après une approche digne d’un sioux.

Excellent plongeur, le martin-pêcheur est spécialisé dans la capture des petits poissons qu’il pêche à l’affût depuis une branchette au-dessus de l’eau. Pour nicher, il creuse des terriers dans les parties abruptes des berges. Les populations de nos martins-pêcheurs sédentaires sont renforcées l’hiver par des migrateurs venus du nord-est de l’Europe.

Lors de vos promenades, vous pourrez peut-être l’apercevoir sur les berges de l’Oise, à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise, au parc de Grouchy à Osny.

http://www.oiseaux.net/oiseaux/martin-pecheur.d.europe.html

 

L’amie du groseillier

 

Andrena fulva © Gilles Carcassès

Andrena fulva – Osny © Gilles Carcassès

Les cassissiers sont en pleine floraison. C’est le moment d’observer leurs pollinisateurs. Quelques bourdons viennent butiner leurs grappes de fleurs et aussi une espèce plus petite mais également très poilue : l’andrène fauve. Les femelles comme celle-ci arborent une belle toison rousse. Ces abeilles solitaires qui affectionnent particulièrement les groseilliers et les cassissiers construisent leurs terriers dans les pelouses. Leurs nids coiffés d’un petit monticule de terre sont faciles à repérer.

Andrena fulva © Gilles Carcassès

Andrena fulva © Gilles Carcassès

http://aramel.free.fr/INSECTES18ter-2.shtml

Chic un choucas !

© Michèle Camprasse

Choucas des tours – Place des Colonnes à Cergy © Michèle Camprasse

Ce petit corvidé aux yeux bleus et à la nuque grise est le choucas des tours. Il niche sur les falaises, les ruines, dans les cavités des vieux arbres, parfois dans les vieux nids de pies.

Une petite colonie semble s’être installée sur les terrasses des immeubles de la place des Colonnes à Cergy. On peut entendre les « tiac » sonores de ces oiseaux lorsqu’ils survolent le quartier.

Les corniches de ces bâtiments, dus à l’architecte Ricardo Bofill, accueillent aussi plusieurs couples d’hirondelles de fenêtre. Merci Monsieur l’architecte d’avoir pensé à l’intégration de la biodiversité ! S’il ne l’a pas fait exprès, ne le dites pas aux oiseaux, ils seraient déçus.

Les immeubles de la place des colonnes à Cergy dans la perspective de l'Axe majeur © Gilles Carcassès

Les immeubles de la place des colonnes à Cergy dans la perspective de l’Axe majeur © Gilles Carcassès

http://www.larchant.com/pages/patrimoine-naturel/choucas.html

La famille des corvidés

La brunette hivernale

Sympecma fusca - Courdimanche © Gilles Carcassès

Sympecma fusca, le leste brun ou la brunette hivernale – Courdimanche © Gilles Carcassès

C’est la plus précoce des libellules. Et pour cause : cette espèce est la seule de nos odonates à passer l’hiver à l’état adulte. Ces petits lestes bruns se cachent l’automne dans la végétation et sortent de leur hibernation aux premiers beaux jours pour se reproduire, généralement en mars ou en avril.

Les ptérostigmas sur les ailes (taches rectangulaires claires vers l’extrémité) ne se recouvrent pas quand les ailes au repos sont superposées (à vérifier en cliquant sur la photo pour l’agrandir). C’est l’un des critères d’identification de l’espèce.

Ce couple en tandem s’apprête à pondre sur des débris végétaux flottants.

Cette observation me permet de vous présenter, sur l’exemple de cette espèce, le tout nouvel atlas dynamique que Natureparif met gratuitement à votre disposition à partir des données communiquées par tous les naturalistes de la région :

http://observatoire.cettia-idf.fr/taxon/odonates/atlas/especes/65192-Sympecma_fusca

Découvrez quelques autres insectes qui passent l’hiver à l’état adulte :

https://natureenvilleacergypontoise.wordpress.com/2014/03/09/paon-dans-loeil/

https://natureenvilleacergypontoise.wordpress.com/2013/04/23/papillons-printaniers/

https://natureenvilleacergypontoise.wordpress.com/2015/01/15/cohabitation/

https://natureenvilleacergypontoise.wordpress.com/2014/12/02/lhiver-au-chaud/

Participez au concours Jardiner Autrement

Vous avez jusqu’au 11 mai 2015 pour participer au concours « Jardiner Autrement, réduisons l’usage des pesticides au jardin » et gagner un week-end autour du végétal pour deux personnes.

© Gilles Carcassès

© Gilles Carcassès

http://www.jardiner-autrement.fr/partageons-nos-bonnes-pratiques/le-concours-jardiner-autrement/le-concours-2015

Communiqué de presse sur le concours