L'actualité des jardins

Modificateur d’ambiance

Rue de la préfecture à Cergy © Gilles Carcassès
Mur végétalisé rue de la préfecture à Cergy (mai 2014) © Gilles Carcassès

Le mur végétal de la rue de la préfecture de Cergy est ici illuminé par les reflets du soleil couchant sur la façade de l’hôtel d’agglomération de Cergy-Pontoise. Les bien nommées campanules des murailles et les pompons blancs des luzules lui donnent un aspect fleuri.

Cette falaise verdoyante cache en réalité une structure en cages d’acier et toile synthétique, consommatrice d’eau, d’engrais et d’électricité (pour l’arrosage intégré). Mais il faut reconnaître que l’effet est très réussi et rend la déambulation des piétons dans cette rue en tranchée beaucoup plus plaisante.

Qu’en est-il des bénéfices environnementaux de cet aménagement ?

Dans les centres urbains très denses, murs et toitures végétalisés participent au maillage de la trame verte et aux corridors écologiques ; ils peuvent aussi avoir un effet positif sur le micro climat local, et fixent les poussières.

Par ailleurs, le Centre d’Etudes Techniques de l’Equipement Méditerranée s’est intéressé à quantifier l’atténuation sonore dans cette rue. Son étude montre des effets positifs : les bruits de la circulation automobile sont légèrement atténués par un effet de diffusion dû au feuillage pour les hautes fréquences, et les moyennes fréquences sont en partie absorbées par le substrat de plantation.

La présentation de l’étude du CETE Méditerranée sur le mur végétal de Cergy

Les murs végétaux, adaptation au changement climatique

L'actualité de la Nature

Fête de la Nature 2015 : le reportage de nos sorties

Découvrez les images de nos sorties dans le cadre de la semaine de la fête de la Nature 2015 à Cergy-Pontoise :

A Courdimanche, un groupe de collégiens et d’écoliers nous attendait lundi 18 mai 2015 pour découvrir les habitants de la mare Bicourt. La libellule déprimée faisait son tour de mare et se précipitait sur tout mâle de son espèce qui osait s’aventurer au-dessus de son domaine. Dans le lavoir, une pêche à l’épuisette a permis d’identifier le triton palmé. Il a été placé quelques instants dans un bocal, pour que tous les enfants puissent l’observer. Animal protégé, il a retrouvé bien vite son habitat.

Triton palmé - Courdimanche © Gilles Carcassès
Triton palmé – Courdimanche © Gilles Carcassès

Mercredi 20 mai 2015, au parc du château de Menucourt, une vingtaine de visiteurs, dont certains venus de fort loin, ont pu découvrir la biodiversité de ce bel espace naturel.

Sous le gros marronnier blanc, une chasse aux insectes a permis de débusquer la mineuse des feuilles du marronnier, ravageur invasif important de cet espèce d’arbre.

Cameraria ohridella, minuscule pailloon aux ailes ornées de trois bandes argentées - Menucourt © Gilles Carcassès
Cameraria ohridella, la mineuse du marronnier, minuscule papillon aux ailes ornées de trois bandes argentées – Menucourt © Gilles Carcassès

Et pour terminer en beauté : jeudi 21 mai 2015, trois sorties en canoës neuf places sur l’étang de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise.

Le canoë est un moyen de locomotion idéal pour observer les libellules et les oiseaux d'eau - Ile de loisirs, Cergy © Gilles Carcassès
Le canoë est un moyen de locomotion idéal pour observer les libellules et les oiseaux d’eau – Ile de loisirs, Cergy © Gilles Carcassès
Erythromma viridulum © Gilles Carcassès
Une naïade aux yeux rouges (Erythromma) – Ile de loisirs, Cergy © Gilles Carcassès

Débarqués sur l’île astronomique ou dans la zone nature de l’espace de baignade, les groupes ont pu s’initier à la botanique et observer le comportement des insectes.

Orchis pyramidal, Ile de loisirs, Cergy © Gilles Carcassès
Orchis pyramidal, Ile de loisirs, Cergy © Gilles Carcassès
Couple de Lycaenidae - Ile de loisirs, Cergy © Gilles Carcassès
Couple d’argus bleus (Polyommatus icarus) – Ile de loisirs, Cergy © Gilles Carcassès

Nous accompagnant dans la traversée de l’étang, la guifette noire et la sterne pierregarin nous ont fait de belles démonstrations d’acrobaties aériennes, et Madame cane mandarin nous a montré sa couvée.

Madame cane mandarin et ses quatre canetons dans la fraicheur du soir - Ile de loisirs, Cergy © Gilles Carcassès
Cane mandarin et ses quatre canetons dans la fraicheur du soir – Ile de loisirs, Cergy © Gilles Carcassès
L'actualité de la Nature

Le champignon, la mouche et l’orchidée

La discrète Neottia nidus-avis, à l'ombre d'un chêne © Gilles Carcassès
La discrète Neottia nidus-avis, à l’ombre d’un chêne © Gilles Carcassès

C’est une bien curieuse orchidée que cette néottie nid-d’oiseau : dépourvue de chlorophylle, elle est uniformément beige. Pour s’alimenter, elle a recours dès sa germination au service d’un champignon qui vit lui-même en symbiose avec les racines d’un arbre. Dans ce ménage à trois, le champignon apporte de l’eau et des sels minéraux qu’il puise dans le sol, l’arbre fournit les sucres qu’il a élaboré dans ses feuilles grâce à la photosynthèse, et la néottie… vit au crochet des deux autres !

La néottie peut pousser en touffes car c’est aussi une plante rhizomateuse. Les rhizomes sont abondamment garnis d’un réseau dense de racines (comme un nid d’oiseau), sièges de la mycorhize.

Une petite mouche, inféodée aux orchidées, fréquente cette plante au mois de mai : j’ai vu un couple de Chyliza vittata parcourir en tous sens l’inflorescence, attiré certainement par l’odeur du nectar. Sans doute ces mouches participent-elles ainsi à la fécondation des fleurs ? Cette collaboration aura un prix, car la femelle pondra ses œufs dans la tige et les petites larves iront dévorer les racines charnues.

Chyliza vittata femelle en ponte sur la tige d'une néottie. © Gilles Carcassès
Chyliza vittata femelle en ponte sur la tige d’une néottie. © Gilles Carcassès
L'actualité de la Nature

Fête des mares d’Ile-de-France 2015

Couple de grenouilles vertes - Saint-Ouen l'Aumône © Gilles Carcassès
Couple de grenouilles vertes © Gilles Carcassès

La Société Nationale de Protection de la Nature organise du 1er au 7 juin 2015 la seconde édition de la fête des mares en Ile-de-France. Dans ce cadre, le département du Val d’Oise propose deux visites guidées sur les très beaux sites de la butte de Marines et du marais du Rabuais. C’est gratuit mais il faut s’inscrire.

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A la découverte des insectes de nos jardins

Le CAUE du Val d’Oise organise le 20 juin 2015 une matinée de formation intitulée A la découverte des insectes de nos jardins, pour vous faire découvrir la richesse entomologique des jardins et vous donner des clés de compréhension sur les interactions de ces insectes entre eux, avec les plantes, et avec les autres habitants du jardin.

Si le temps le permet, le jardin du moulin de la Couleuvre, siège du CAUE95, sera largement mis à contribution pour des observations et l’entrainement à la reconnaissance des différents ordres et des espèces communes les plus faciles à identifier.

Tachicixius venustulus, un hémiptère sur les egopodes de mon jardin. © Gilles Carcassès
Tachicixius venustulus, un drôle d’homoptère sur les égopodes de mon jardin. © Gilles Carcassès

Homoptère ? Oui, comme les pucerons, les cigales, les psylles, les aleurodes et les cicadelles… Ami ou ennemi de mon jardin ? Pas si simple. Il suce la sève de mes égopodes mais ne prolifère pas au point de les affaiblir. Mais peut-être peut-il transporter comme les cicadelles quelques virus de plantes en plantes ? En tout cas, j’ai été bien content de le rencontrer et de connaître sa famille (les Cixiidae).

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La libellule déprimée

Libellula depressa mâle © Gilles Carcassès
Libellula depressa mâle © Gilles Carcassès

Il y a tout juste un an, je vous montrais la femelle de cette belle espèce de libellule. Voici un jeune mâle au bleu inimitable.

Ci-dessous, sur l’abdomen de ce mâle plus âgé, on voit les traces d’usure de sa couleur qui résultent de la préhension des pattes de la femelle pendant l’accouplement.

Libellula depressa, mâle âgé © Gilles Carcassès
Libellula depressa, mâle âgé © Gilles Carcassès

La fiche de cette espèce dans l’Atlas des libellules d’Ile-de-France

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Trop de bernaches ?

Une nernache du Canada en compagnie d'une poule d'eau © Gilles Carcassès
Une bernache du Canada en compagnie d’une poule d’eau © Gilles Carcassès

La bernache du Canada est incontestablement un bel oiseau. Elle n’est pas très farouche car ses effectifs en France sont tous issus d’introductions plus ou moins récentes dans le milieu naturel, à partir d’animaux d’élevage. La population francilienne a ainsi en partie pour origine les bernaches qui ornaient le parc du château de Versailles du temps de Louis XIV.

Troupeau de bernaches à l'Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © Gilles Carcassès
Troupe de bernaches à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © Gilles Carcassès

Les bernaches du Canada sont prolifiques et possèdent une grande faculté d’adaptation. L’exemple de pays voisins fortement impactés par cette espèce invasive montre de sérieux inconvénients : ces oiseaux sont responsables de dégâts substantiels aux cultures et provoquent, par la forte compétition qu’elles exercent sur les milieux, une baisse de la biodiversité des oiseaux d’eau. L’expansion de cette espèce dans les bases de loisirs est accentuée par le nourrissage effectué par de nombreux usagers, malgré les campagnes d’explication des gestionnaires. Apporter du pain aux oiseaux n’est pas un geste innocent : c’est dangereux pour l’environnement et néfaste pour les oiseaux !

La zone de baignade de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise avait été polluée en 2009 par les déjections de ces animaux et avait du fermer temporairement. Le site a alors été protégé par un dispositif laser nocturne qui s’est avéré efficace pour effaroucher ces oiseaux. En complément, des chasses administratives sont organisées pour limiter leur population.

La bernache du Canada en raison de son caractère invasif a été ajoutée à la liste française des espèces chassables de gibiers d’eau jusqu’en 2015.

Le ministère de l’Ecologie a lancé une consultation publique sur internet au sujet de la prolongation de l’autorisation de la chasse pour cette espèce. Si vous avez un avis sur la question, vous avez jusqu’au 25 mai 2015 pour l’exprimer.

L’analyse des scientifiques de l’INRA (2011)

Autre source :

http://www.oncfs.gouv.fr/IMG/file/oiseaux/autres-especes/FS290_fouque_bernache_canada.pdf

 

L'actualité des jardins

La ville-potager

La Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, le CAUE du Val d’Oise et l’association « Quelle Terre demain? » organisent lundi 1er juin de 18 h à 20 h à l’Hôtel d’agglomération de Cergy-Pontoise dans le cadre des Rendez-vous du Développement durable, une rencontre sur le jardinage collectif. A ne pas manquer !rdvdd
Le programme de la rencontre du 1er juin 2015

L'actualité de la Nature

SPIPOLL à Maubuisson

Orellia falcata sur un salsifis sauvage © Gilles Carcassès
Orellia falcata sur un salsifis sauvage – Osny © Gilles Carcassès

Le Suivi Photographique des Insectes Pollinisateurs (SPIPOLL) est un programme de sciences participatives dont le principe est de collecter des observations d’insectes sur des plantes fleuries dans le but d’en étudier la diversité. Il comprend des clés de détermination permettant à des non spécialistes d’identifier les insectes photographiés.

Le département du Val d’Oise propose, sur inscriptions, deux séances gratuites d’initiation au SPIPOLL le dimanche 31 mai 2015 dans le parc de l’abbaye de Maubuisson à Saint-Ouen l’Aumône. Il faudra venir avec son appareil photo. Inscriptions avant le 30 mai 2015.

Un exemple de galerie SPIPOLL sur Aegopodium podagraria

 

L'actualité des jardins

Peut-on vivre sans bordures de buis ?

La pyrale du buis, espèce invasive asiatique difficile à contrôler, pose un sérieux problème aux jardiniers.

En laboratoire, les essais de lutte biologique qui démarrent sont prometteurs, mais dans la nature, c’est une autre paire de manche. Voici les premiers résultats d’essais de parasitoïdes sur la pyrale du buis.

Il faudra sans doute des années pour faire émerger des solutions écologiques satisfaisantes. En attendant, il parait raisonnable d’essayer d’autres plantes pour faire de jolies bordures. Et si nous mutualisions nos essais et nos résultats, pour avancer plus vite et plus sûrement ? Le service Espaces verts de Conflans va essayer Osmanthus burkwoodii, aux fleurs parfumées. Qui d’autre se lance ?

On peut penser bien sûr à l’infatigable if, d’un emploi classique pour les grands topiaires.

Je vous propose quelques autres pistes :

– Le lierre, à condition de choisir une variété à port compact et petites feuilles (comme sagittifolia par exemple mais il en existe beaucoup d’autres), et de lui faire garnir un support métallique. Il faudra de la patience, mais ce sera très solide.

– Le romarin (la variété prostratus, plus compacte ?) : attention cependant à la chrysomèle américaine !

– Euonymus fortunei, une plante solide, peut-être un peu trop vue partout…

– Ilex crenata qui ressemble beaucoup au buis, mais sensible aux acariens en été.

Et pour des petites bordures naturelles pleines de charme, pourquoi pas :

– La santoline à feuillage gris, vert ou jaune,

Santoline grise © Gilles Carcassès
Santoline grise © Gilles Carcassès

L’alchemille, une vivace généreuse et sage que l’on l’oublie trop souvent.

Alchémille © Gilles Carcassès
Alchémille, au premier plan © Gilles Carcassès