Les cimetières de Nanterre

Le groupe francilien de l’association Hortis avait relayé l’invitation d’Alain Wegener, responsable des espaces verts de la ville de Nanterre, pour une visite commentée de ses cimetières gérés de façon écologique.

La pluie insistante n'a pas découragé les visiteurs © Gilles Carcassès

Au cimetière ancien de Nanterre © Gilles Carcassès

La pluie insistante n’a pas découragé les visiteurs, intéressés par la collection de plantes grimpantes tapissant les murs : Trachelospermum, jasmin, lierre, actinidia, ampélopsis…

Ces hauts murs n’ont pas ralenti la progression de l’escargot turc que l’on a trouvé attablé dans l’une des petites prairies fleuries installées dans le cimetière.

Prairie fleurie au cimetière ancien de Nanterre © Gilles Carcassès

Prairie fleurie au cimetière ancien de Nanterre © Gilles Carcassès

Des panonceaux expliquent au public la démarche de végétalisation du cimetière et sa gestion écologique.

Ilot de végétation © Gilles Carcassès

Ilot de végétation – cimetière ancien de Nanterre © Gilles Carcassès

Sur des espaces libérés, correspondant à six emplacements de sépulture, ont été installés, au cœur des parcelles, des îlots de végétalisation : ici un liquidambar, quelques rosiers arbustifs, des millepertuis et de l’origan.

En route pour le cimetière paysager du Mont-Valérien avant la tombée de la nuit…

Le cimetère paysager du Mont-Valérien © Gilles Carcassès

Le cimetière paysager du Mont-Valérien © Gilles Carcassès

Le règlement fixe la taille des dalles au sol marquant l’emplacement des sépultures. De beaux arbres, des terrasses engazonnées, des haies variées harmonieusement taillées au sécateur : le cimetière paysager du Mont-Valérien est un espace de grande qualité paysagère et un lieu de promenade apprécié.

La vue sur La Défense © Gilles Carcassès

La vue sur La Défense © Gilles Carcassès

Le Mont-Valérien offrent de beaux panoramas sur Nanterre, Suresnes, Rueil-Malmaison et le quartier de La Défense.

Rucher de la ville de Nanterre © Gilles Carcassès

Rucher de la ville de Nanterre © Gilles Carcassès

C’est au cimetière du Mont-Valérien qu’est produit le miel de Nanterre. Les abeilles ont de la chance : il reste un emplacement disponible !

Gestionnaires de cimetières, contribuez à l’étude de Plante et Cité sur la réhabilitation écologique des cimetières.

La reine des frelons

Un gros tronc d’arbre bien pourri en forêt, voilà qui est tentant. J’irais bien voir qui se cache à l’intérieur. Une petite biche, un lucane, une larve de cardinal…? J’arrache une poignée de bois au hasard.

Vespa crabro, reine dans son abri d'hivernage © Gilles Carcassès

Vespa crabro, une reine dans son abri hivernal © Gilles Carcassès

Coup gagnant, on dirait qu’il y a une loge ! Et qui sommeille au plafond ? Surprise, un frelon !

C’est une reine : seules les femelles nées en été et fécondées vont survivre à l’hiver, cachées dans un abri, tout le reste de la colonie va mourir à l’arrivée des premiers froids. Elle fondera une nouvelle colonie à son réveil en avril.

A ses pattes uniformément sombres, je reconnais l’espèce européenne ; ce n’est pas le frelon asiatique qui a l’extrémité des pattes jaunes.

Vespa crabro, le frelon européen © Gilles Carcassès

Vespa crabro, le frelon européen © Gilles Carcassès

Le frelon européen mange beaucoup de fruits en été. Pour nourrir ses larves, il capture aussi toutes sortes d’insectes, y compris quelques abeilles domestiques.

Vespa velutina, le frelon asiatique © Gilles Carcassès

Vespa velutina, le frelon asiatique © Gilles Carcassès

Le frelon asiatique, espèce invasive, est plus petit et globalement plus sombre que le frelon européen. Ses colonies sont souvent plus nombreuses que celles du frelon européen et il exerce une pression de prédation plus importante sur les abeilles domestiques.

Il est arrivé à Courdimanche, ce sont les jardiniers des jardins familiaux près du rucher communal qui l’ont repéré cet automne. L’apicultrice a posé un piège avec du miel fermenté et a confirmé : plusieurs frelons asiatiques s’y sont pris. On s’y attendait, mais ça fait mal au cœur tout de même.

Tout savoir sur le frelon européen et le frelon asiatique

Le biocontrôle des frelons asiatiques

Comment lutter contre le frelon asiatique

 

 

COP 21 : la biodiversité crée le changement

La conférence de Paris sur les changements climatiques se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015, au parc des expositions du Bourget. A proximité du périmètre officiel des négociations, un espace dédié accueillera la société civile.

Au sein de l’espace Génération climat du Bourget, le grand public pourra rencontrer les chercheurs, les collectivités territoriales, le secteur privé, les ONG autour de tables rondes, de conférences, de débats, d’expositions, de projections et de nombreux stands. Voici l’occasion de rencontrer Natureparif sur le stand de la Région Ile-de-France, d’aller voir l’exposition de la Ligue pour la Protection des Oiseaux « le lien entre changement climatique et avifaune » ou celle de l’association Humanité et Biodiversité « climat et biodiversité, des enjeux liés ».

Sortie de crise ? © Gilles Carcassès

Sortie de crise ? © Gilles Carcassès

C’est aussi l’occasion de comprendre que la question du réchauffement climatique n’est pas seulement une affaire énergétique.

Si les changements climatiques impactent fortement la biodiversité, celle-ci bouleverse en retour les équilibres et peut amplifier les dérèglements du climat. Mais la nature est aussi une alliée précieuse dans la lutte contre le changement climatique. La relation climat – biodiversité est en fait si intime qu’elle nous engage à repenser nos actions de lutte contre le changement climatique en nous fondant sur le monde vivant.

Quelques débats et conférences ciblés :

Natureparif sera présente sur le stand de la Région Ile-de-France avec les autres organismes associés, et vous invite le 1er décembre pour un débat sur l’agriculture ainsi que le 2 pour une journée spéciale Biodiversité…Découvrez leur programme ici

  • le 02-12 /15h – 18h30 : la nature source de solutions pour le changement climatique, une vision partagée des peuples premiers (Conseil régional Ile de France, Paroles de nature)
  • le 08-12 / 15h – 16h30 : climat et biodiversité, fondement et exemples des stratégies d’action (Humanité et Biodiversité)l
  • le 10-12 / 15h – 16h30 : des solutions fondées sur la nature pour lutter contre le changement climatique (UICN)
  • le 11-12 / 14h30 – 16h : climat et biodiversité, enjeux et solutions (OREE)
  • le 12-12 / 15h15-16h45 biodiversité et changement climatique (CSPNB et FRB)

programme des conférences débat

L’avifaune française et le changement climatique : espèces indicatrices – LPO

biodiversité et climat : le janus du changement global par Robert Barbault et Jacques Weber

clip de Natureparif : la nature une solution au changement climatique en Ile-de-France

climat et biodiversité : enjeux et pistes de solutions – OREE

 

L’attaque des escargots géants

Vous a-t-on déjà servi des escargots en sauce au vin rouge, avec un goût terreux ? Si oui, n’accusez pas le vin, ce sont bien les escargots qui ont ce goût bizarre. L’escargot turc est souvent cuisiné à la bourguignonne pour masquer son goût particulier et sa couleur verdâtre.

Hélix lucorum, l'escargot turc - Pontoise © Gilles Carcassès

Helix lucorum, l’escargot turc – Pontoise © Gilles Carcassès

L’escargot turc est produit en masse dans des élevages pour la consommation humaine. Originaire de Turquie, il a été introduit en France pour la première fois en 1883 dans la région lyonnaise. Il a depuis colonisé de nombreuses régions françaises. Autrefois, ces escargots étaient acheminés vivants en train, dans des caisses, vers les marchés d’approvisionnement. Ceux qui ne supportaient pas le voyage étaient abandonnés au bord de la voie ferrée. Quelques rescapés auront fait souche.

Hélix lucorum, l'escargot turc © Gilles Carcassès

Un escargot turc au cimetière ancien de Nanterre © Gilles Carcassès

Comment est-il rentré dans le cimetière ce gros-là ? On peine à l’imaginer escalader de hauts murs ; pourtant cela ne lui pose aucun problème, contrairement à notre escargot de Bourgogne, de mœurs plus terrestres.

Répartition de l'escargot turc - source INPN

Répartition de l’escargot turc – source INPN

En Ile-de-France, l’escargot turc a été repéré à Rueil-Malmaison, à Bezons, à Nanterre, au Vésinet, à Pontoise… Il est sans doute assez largement répandu. C’est un escargot de grande taille qui peut atteindre six centimètres de diamètre.

Pour ne plus confondre l’escargot turc et l’escargot de Bourgogne

 

Qu’est-ce qu’on risque à changer ?

Wengazou, "l'oiseau messager" de Zount artiste plasticien béninois installé au Verger près du Théâtre 95 © Gilles Carcassès

Winzagoun, « oiseau messager » de Zount, artiste plasticien béninois, installé au Verger près du Théâtre 95 © Gilles Carcassès

La Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise et la ville de Porto-Novo, capitale du Bénin, agissent face au changement climatique.

Les représentants de ces deux collectivités unies par la coopération décentralisée partageront sur cette thématique lors d’une rencontre-débat en public, vendredi 27 novembre 2015, de 15h à 17h, au Théâtre 95 de Cergy-Pontoise.
urgence climat

Organisée dans le cadre du 20ème anniversaire de la coopération décentralisée entre Cergy-Pontoise et Porto-Novo, capitale du Bénin, ce débat portera sur la place des collectivités territoriales et la pertinence de l’échelle locale pour concevoir et mettre en oeuvre des réponses aux défis des dérèglements climatiques, à partir des témoignages de Porto-Novo, représentée par son maire, M. Emmanuel Djima Zossou, et de Cergy-Pontoise. Porto-Novo présentera en particulier son projet « Porto-Novo Ville Verte », initié grâce aux ateliers de Cergy, également présenté la semaine suivante à un side event de la COP 21.

Outre les élus des 2 collectivités partenaires, participeront à cet échange des représentants de Cités Unies France, du Fonds Français pour l’Environnement Mondial, de l’Arene Ile de France et de l’association « Quelle terre demain? »

diapo

 

La mission Développement durable et Biodiversité de Cergy-Pontoise participera à cette rencontre en présentant des réponses concrètes apportées par Cergy-Pontoise en matière d’aménagement et de mode de gestion des espaces verts et naturels.

 

Agriculture et climat

agriclimEn amont de la COP21, l’Académie d’Agriculture de France et l’école Estienne mettent en ligne une série de petits films d’animation sur les questions essentielles de l’impact du changement climatique sur l’agriculture et la forêt.

palmiersJe vous les recommande. Ces informations scientifiques sont synthétisées dans un langage accessible à tous et elles sont joliment illustrées. A suivre au quotidien pendant dix jours !

Retour sur la sortie champignons du 13 novembre 2015 à Menucourt

Au parc du château de Menucourt © Gilles Carcassès

Au parc du château de Menucourt © Gilles Carcassès

Nous étions une bonne petite troupe de 19 personnes le 13 novembre 2015, prêts à affronter le crachin pour une exploration mycologique de la partie forestière du parc du château de Menucourt, organisée par le Club Mycologique Conflanais.

Peu d’espèces à cause du temps trop sec ces dernières semaines, mais nous avons trouvé de beaux spécimens d’Ascocoryne et plusieurs petits ascomycètes de détermination délicate. Un vénérable hêtre mort debout nous a réservé une belle surprise : de superbes touffes du rare Phyllotopsis nidulans.

La mort du vieux hêtre © Gilles Carcassès

La mort du vieux hêtre © Gilles Carcassès

Phyllotospsis rutilans © Gilles Carcassès

Phyllotopsis nidulans © Gilles Carcassès

Phyllotopsis nidulans appartient à la famille des pleurotes. Les Canadiens prétendent qu’il sent la moufette. Je ne peux pas confirmer, j’ai oublié de le renifler.

Myxomycète sur Cantharellus tubaeformis © Gilles Carcassès

Myxomycète sur Cantharellus tubaeformis © Gilles Carcassès

Un myxomycète dévorant une chanterelle en tube a provoqué l’émotion générale. Serait-ce un Leocarpus ?

Hapalopilus rutilans © Gilles Carcassès

Hapalopilus rutilans © Gilles Carcassès

Plus loin nous attendait sur une souche, Hapalopilus rutilans qui fait mentir l’adage assassin qui prétend que les champignons poussant sur le bois ne sont jamais dangereux. Sa consommation provoque des troubles neurologiques et colore l’urine en violet. Après que j’eus humé ce champignon à l’odeur incertaine, Marie-Louise a annoncé qu’inhaler ses fines spores pouvait être néfaste pour la santé. Finalement, j’ai survécu.

Table de détermination © Gilles Carcassès

Table de détermination © Marion Poiret

La mise en commun des récoltes des participants à la fin de la sortie a permis d’animer une séance de détermination collective.