La carte géographique

Les berges ensoleillées de la Viosne dans le parc de Grouchy à Osny sont généreusement garnies de grandes orties. C’est là le domaine de prédilection de cette petite vanesse. Le revers de ses ailes présente des traits fins évoquant le dessin d’une toile d’araignée ou d’une carte routière. Cette ressemblance lui a valu son nom de genre Araschnia, et aussi son nom vernaculaire : la « carte géographique ».

Araschnia levana - Osny © Gilles Carcassès

Araschnia levana butinant une fleur de renoncule au mois de mai – Osny © Gilles Carcassès

Ces papillons printaniers sont issus de chrysalides qui ont passé l’hiver dans la végétation. Leurs chenilles gourmandes de feuilles d’ortie donneront une autre génération qui volera en été.

La carte géographique, dans sa forme estivale © Gilles Carcassès

La carte géographique, en juillet – Feucherolles © Gilles Carcassès

Curieusement, cette génération estivale n’arbore pas du tout la même livrée. Il s’agit pourtant bien de la même espèce. Les dessins du revers des ailes restent au demeurant assez semblables. Les roberts-le-diable sont concernés aussi, mais dans une moindre mesure, par ce singulier phénomène que l’on nomme dimorphisme saisonnier.

La carte géographique par insectes.net

La nature en ville à la bibliothèque des Dames Gilles de Vauréal

conférence Vauréal

Du 31 mai au 18 juin, la bibliothèque des Dames Gilles de Vauréal accueillera une exposition sur la nature. Il s’agit d’une sélection de l’exposition réalisée par l’Office de tourisme de Cergy-Pontoise en 2013 sur la biodiversité locale. Les photographies sont de Lionel Pagès.

Et le 18 juin à 18h 30, vous pourrez assister à une conférence sur la nature en ville. J’aurai le plaisir d’y dédicacer quelques exemplaires du livre « la Fleurette et le camionneur, à la découverte de la nature en ville » dont la sortie en librairies est prévue pour le 23 juin 2016.

Ces événements vous sont proposés par la Maison de la Nature de Vauréal. Le reste de leur programme pour le mois de juin 2016 est très alléchant : sorties oiseaux, champignons, insectes, ainsi qu’une rencontre avec un descendant d’André Michaux, le célèbre botaniste de Vauréal, explorateur de l’Amérique du Nord.

L’observatoire des vers luisants

Le Centre National de la Recherche Scientifique et le Groupe Associatif Estuaire se sont associés pour fonder à l’échelle nationale un observatoire des vers luisants. Ces insectes discrets sont très utiles car ils consomment des limaces et des escargots ; malheureusement, ils semblent en déclin dans certaines régions. L’observatoire vise à mieux connaître la répartition des différentes espèces présentes en France, leur écologie, et les conditions du bon état de leurs populations.

Femelle de Lampyris © Gérard Hequet

Femelle de Lampyris © Gérard Hequet

Les vers luisants sont en fait les femelles dépourvues d’ailes de coléoptères de la famille des Lampyridae. La lumière émise par les femelles guide vers elles les mâles qui les cherchent en volant. Cette femelle a escaladé un brin d’herbe et se contorsionne pour exposer sa « lanterne » vers le ciel.

Participez à l’Observatoire des Vers Luisants

Notre article l’an dernier sur ce sujet avait suscité de nombreux commentaires

Le ver luisant par insectes-net

Les antophores de la préfecture

Le bassin de la préfecture du Val d'Oise © Gilles Carcassès

Le parc François-Mitterrand vu de la préfecture du Val d’Oise © Gilles Carcassès

Du bord du parvis de la préfecture à Cergy, on peut admirer le parc et ses bassins.

Terriers d'andrènes © Gilles Carcassès

Terriers d’abeilles sauvages © Gilles Carcassès

Dans la jardinière formant parapet, que la pyramide inversée de la préfecture abrite de la pluie, survivent à grand peine quelques Euphorbia myrsinites. Ces plantes bien méritantes bénéficient tout au plus d’un peu de brouillard ou de quelques flocons de neige portés par le vent.

Du coup la terre est très sèche. Et c’est une aubaine pour les abeilles sauvages qui y creusent de solides galeries pour y loger  les réserves de pollen pour leur descendance !

Ces abeilles sauvages, excellentes pollinisatrices du printemps et tout à fait inoffensives, vont et viennent les pattes chargées d’un pollen rouge brillant que je n’ai pas pu identifier. J’ai bien essayé de les suivre, mais elles volent plus vite que moi.

En observant de près l’entrée de ces terriers, j’ai trouvé à terre une abeille morte.

Andrena sp © Gilles Carcassès

Antophora femelle – Cergy © Gilles Carcassès

Ne dirait-on pas un nounours tout poilu ? Il s’agit d’un anthophore femelle, très probablement de l’espèce Anthophora plumipes, de loin la plus commune des 15 espèces que l’on peut observer dans la moitié nord de la France. C’est sur les longs poils denses de ses pattes postérieures que cet insecte amasse le pollen pour le rapporter dans son terrier.

Anthophora plumipes mâle - Courdimanche © Gilles Carcassès

Anthophora plumipes mâle au ravitaillement sur une fleur de pensée – Courdimanche © Gilles Carcassès

Les mâles d’Anthophora plumipes sont très faciles à reconnaitre : une « plume » orne le premier article du tarse de leurs pattes médianes. Ils émergent quelques jours avant les femelles et patrouillent sur leur territoire, où abondent les plantes fleuries. Ils apprécient particulièrement les Lamiacées et les Fabacées. Les langues longues des anthophores sont en effet très bien adaptées pour aller chercher le nectar au fond de corolles profondes, comme celles du lamier blanc (une Lamiacée) par exemple. Lorsqu’une femelle arrive sur son territoire pour se nourrir, le mâle attend qu’elle s’immobile pour sauter vivement sur son dos, la saisissant par ses pattes antérieures et postérieures. Il agite alors ses pattes médianes : un truc infaillible pour séduire les femelles…

J’ai observé que les mâles de cette espèce fréquentent aussi les massifs fleuris, butinant les pensées, avec une préférence inexpliquée pour celles à fleurs jaunes.

Retour sur la Fête de la nature 2016 à Cergy-Pontoise

Lors de nos participations à la Fête de la nature sur le territoire cergypontain, nous avons vécu cette année de très beaux moments, notamment l’accueil de plusieurs groupes de personnes handicapées à l’Ile de loisirs, et une visite riche en observations autour de l’étang du parc du château de Menucourt (le grèbe castagneux et son petit, le triton palmé du bassin, la parade nuptiale des canards…).

Le point d’orgue de cette semaine d’animations fut sans aucun doute la soirée à la découverte des chauves-souris organisée par la Ferme d’Ecancourt. Un public familial nombreux avait bravé la pluie fine pour venir découvrir la nature la nuit dans le parc du château de Menucourt. Dans l’orangerie, Florian avait préparé des jeux, des boissons chaudes, un éclairage aux chandelles et des petits gâteaux pour les enfants.

Florian explique la vie des chauves-souris © Gilles Carcassès

Florian explique la vie des chauves-souris © Gilles Carcassès

Un jeu sur l'anatomie des chauves-souris, pas si simple que ça © Gilles Carcassès

Un jeu sur l’anatomie des chauves-souris, pas si simple que ça © Gilles Carcassès

Au crépuscule, en chemin pour l'étang © Gilles Carcassès

Au crépuscule, nous nous dirigeons silencieusement vers l’étang © Gilles Carcassès

La batbox crépite et les enfants crient leur bonheur : "j'en ai vu une !" © Gilles Carcassès

La « Bat box » de Florian crépite et les enfants crient leur bonheur : « j’en ai vu une ! » © Gilles Carcassès

Sur le chemin du retour, nous croisons un crapaud commun, et une limace suicidaire © Gilles Carcassès

Sur le chemin du retour, nous croisons un crapaud commun, et une limace suicidaire © Marion Poiret

Et même une petite grenouile agile. Tout le monde voudrait la caresser, mais non il ne faut pas : on la remet bien à l'eau. © Gilles Carcassès

Et même une petite grenouille. Tout le monde voudrait la caresser, mais non il ne faut pas : on la remet bien vite à l’eau. © Gilles Carcassès

Les rendez-vous aux jardins du 3 au 5 juin 2016 à Cergy-Pontoise

Chaque année, le premier week-end de juin voit revenir les Rendez-vous aux jardins, cette grande manifestation nationale qui réunit dans leurs jardins les propriétaires heureux de faire visiter gratuitement leur petit (ou grand) domaine, et les amateurs de jardins. RDV16_Aff-automne-webConsultez la carte des jardins participants sur l’agglomération de Cergy-Pontoise, établie par l’Office de tourisme de Cergy-Pontoise – porte du Vexin.

La Mission jardins du conseil départemental du Val d’Oise présente la liste de tous les jardins participants dans le Val d’Oise.

Retrouvez un de nos reportages à l’occasion d’un précédent rendez-vous aux jardins à Cergy-Pontoise.

Cette année, ne manquez pas la visite du centre horticole de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise : samedi 4 juin 2016 de 10h à 12h. Visite sur inscription auprès de l’Office de tourisme de Cergy-Pontoise : mroux@ot-cergypontoise.fr

Nid mystère public

Nid de pies -préfecture du Val d'Oise © Gilles Carcassès

Nid de pies -préfecture du Val d’Oise © Gilles Carcassès

C’est un couple de pies qui a construit ce nid atypique dans les installations techniques au centre du patio de la préfecture du Val d’Oise.

Est-ce par souci d’intégrer esthétiquement leur œuvre dans l’architecture du bâtiment qu’elles sont allées chercher de longues baguettes métalliques pour compléter les traditionnels branchages ?

Plutôt sans doute par commodité. Elles ont du trouver dans la benne d’un des nombreux chantiers de construction du quartier ce matériau facile à insérer dans les mailles de la structure métallique qu’elles ont choisie d’occuper.

La préfecture du Val d'Oise. Le saviez-vous, l'édifice est creux, comme un cristal de gros sel ? © Gilles Carcassès

La préfecture du Val d’Oise. Le saviez-vous ? L’édifice est creux, comme un cristal de gros sel. © Gilles Carcassès

Deux pies dans un vieux robinier © Marion Poiret

Deux pies dans un vieux robinier. Ce pourrait être un couple, le mâle étant un peu plus grand que la femelle © Marion Poiret

La pie bavarde n’est pas nuisible aux petits oiseaux, par Oiseaux.net

Et Vigie Nature le dit aussi (et le prouve)