L'actualité des jardins

Miscanthus, beauté d’automne

Miscanthus © Gilles Carcassès
Miscanthus © Gilles Carcassès

Au parc François-Mitterrand à Cergy, les miscanthus sont les vedettes colorées du moment.

Touffe de Miscanthus © Gilles Carcassès
Touffe de miscanthus © Gilles Carcassès

La floraison du miscanthus est tardive, très discrète et peu abondante. Le risque allergique de cette espèce est qualifié de faible par le Réseau National de Surveillance Aérobiologique.

Miscanthus en fleur © Gilles Carcassès
Le miscanthus en fleur montre ses pistils violets et ses étamines blanches © Gilles Carcassès
Misccanthus en novembre © Gilles Carcassès
Miscanthus en novembre © Marion Poiret

L’hiver, les touffes sèches de miscanthus ont encore beaucoup d’attrait.

Le soleil joue dans les inflorescences des Miscxanthus © Gilles Carcassès
Le soleil joue dans les inflorescences des miscanthus © Gilles Carcassès

Il existe de nombreux cultivars des différentes espèces de miscanthus, originaires d’Asie ou d’Afrique du Sud. Ces graminées très décoratives de 0,80 m à 2,5 m de haut peuvent avoir leur place dans tous les jardins. La plus grande espèce, Miscanthus x giganteus, un hybride stérile, est aussi une plante pérenne, peu exigeante en eau et en engrais. Elle est cultivée en Ile-de-France pour des débouchés variés : paillage horticole, litière pour les chevaux, matériau pour l’isolation ou pour la fabrication de panneaux de particules, combustible…

Le dossier de l’INRA sur le miscanthus

L'actualité de la Nature

La bibliothèque universitaire de Cergy-Pontoise célèbre la nature

Exposition sur la biodiversité à la bibliothèque universitaire Saint-Martin © Gilles Carcassès
Neuf panneaux sur la biodiversité à la bibliothèque universitaire de Cergy-Pontoise – site de Saint-Martin © Gilles Carcassès

La bibliothèque universitaire de Cergy-Pontoise (site de Saint-Martin) nous a emprunté une partie de l’exposition « Juste sous nos yeux » consacrée à la biodiversité ordinaire de Cergy-Pontoise. Ces panneaux, fruit d’une collaboration avec l’Office du tourisme de Cergy-Pontoise, mettent en valeur le travail sensible du photographe Lionel Pagès. Notre participation avait consisté à repérer et préparer les sujets sur le terrain, accompagner le photographe pour les prises de vue et rédiger les textes et légendes.

biblio2Cette belle exposition que vous pourrez admirer jusqu’au 10 février 2017 est l’occasion de présenter une vingtaine de livres de la bibliothèque, à emprunter, qui traitent des différents aspects de la biodiversité.

La bibliothèque universitaire de Saint-Martin est spécialisée en sciences –biologie, mathématiques, physique, informatique- et techniques de commercialisation.

L'actualité de la Nature

Ero, l’araignée pirate

Cocon de Mimetidae - Menucourt © Gilles Carcassès
Cocon de Mimetidae suspendu sous une feuille de buis – Menucourt © Gilles Carcassès

On devine par transparence des œufs dans ce cocon. C’est celui d’une araignée du genre Ero, de la famille des Mimetidae. On les surnomme les araignées pirates. Elles ne tissent pas de toile mais squattent celles des autres araignées. Par les vibrations qu’elles provoquent, elles miment l’arrivée d’une proie ou d’un partenaire sexuel. L’araignée légitime propriétaire de la toile se précipite. L’araignée pirate la saisit, et la mord à la patte en lui injectant son venin spécial pour araignée : foudroyant. Et puis, elle la mange.

Le cocon de soie est protégé par une solide cotte de mailles faites de fils solides dont l’araignée pirate a le secret. Ces bouclettes sont peut-être destinées à gêner l’approche de parasites qui voudraient pondre dans le cocon.

Ero, araignée pirate par Ed Nieuwenhuys

Agenda, L'actualité de la Nature

BirdLab : c’est reparti

birdlabJusqu’au 31 mars 2017, participez à une étude scientifique du comportement de nourrissage des oiseaux en hiver, grâce à BirdLab, un programme de sciences participatives porté par Vigie-Nature du Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec la LPO et deux enseignants chercheurs d’AgroParisTech.

Les participants, après avoir téléchargé l’application BirdLab, saisissent en direct sur leur smartphone les allées et venues des oiseaux sur deux mangeoires plateau à fabriquer soi-même très simplement selon les plans fournis par le protocole. Bien sûr, le blog BirdLab propose des posters d’identification des oiseaux de jardin et on peut même s’entrainer sur les Cui-quiz.

Afin de permettre à tous les citadins de participer, l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise installe un dispositif public d’observation, qui sera régulièrement garni de graines de tournesol pendant toute la durée de la campagne, jusqu’au 31 mars 2017. Elle vous invite à participer à une réunion d’information et de démonstration le mercredi 30 novembre 2016 à 14h 15 (rendez-vous à l’accueil principal).

L'un des 4 posters BirdLab pour identifier les oiseaux
L’un des 4 posters BirdLab pour identifier les oiseaux

Retrouvez nos précédents articles : « Reconnaître les oiseaux du jardin » et « BirdLab à la ferme »

L’annonce de l’animation par Vigie Nature

L'actualité de la Nature

Plus du tiers des papillons d’Ile-de-France menacé ou disparu !

La liste rouge régionale des rhopalocères (papillons de jour) et zygènes d’Ile-de-France vient de paraître. Elle dresse un état des lieux des menaces qui pèsent sur les papillons.

Et la situation est alarmante : sur les 135 espèces répertoriées pour l’Ile-de-France, 18 ont disparu et 33 sont menacées. Alors que faire pour préserver les papillons ? Bien gérer les réserves naturelles est indispensable pour sauver les espèces rares en danger, mais cela ne suffit pas. Il faut aussi restaurer les zones dégradées, aménager des corridors écologiques pour les papillons et diffuser largement les bonnes pratiques de gestion.

La plupart des espèces de papillons menacées en Ile-de-France vivent dans les espaces herbeux, les enjeux de conservation sont donc là. Le pâturage bien conduit permet de lutter contre le boisement des prairies et peut être un excellent moyen de maintenir ces espaces ouverts et riches en papillons. La fauche tardive avec des espaces refuges est aussi un procédé favorable. Et bien sûr, il faut s’abstenir de recourir aux pesticides. N’oublions pas aussi que la gestion différenciée appliquée à la parcelle renforce toujours le potentiel de biodiversité : un coin de nature sauvage dans chacun de nos parcs, de nos squares et de nos jardins (publics et privés), voilà qui serait vraiment utile aux papillons.

Lasiommata maera n'est pas très commun en Ile-de-France. Sa chenille consomme des graminées. © Gilles Carcassès
Lasiommata maera – Pontoise © Marion Poiret

Lasiommata maera, l’Ariane, est classé AR (assez rare) en Ile-de-France. Il a été photographié dans le jardin du CAUE 95, au moulin de la Couleuvre à Pontoise. Cette espèce aime les expositions chaudes et les escarpements rocheux.

Parage aegeria - Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès
Parage aegeria – Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès

Pararge aegeria, le Tircis, est classé TC (très commun). Il est facile à observer en lisière de boisement.

Aphantopus hyperanthus © Gilles Carcassès
Aphantopus hyperanthus © Gilles Carcassès

Aphantopus hyperanthus, le Tristan, est classé AC (assez commun). C’est une espèce forestière.

Ces trois papillons font partie des 52 espèces de la catégorie LC (préoccupation mineure) qui rassemble les papillons les moins menacés pour notre région.

L'actualité de la Nature

Dix petits syrphes

Le caractère distinctif des membres de la famille des Syrphidae réside dans la présence de la vena spuria (voir l’image ci-dessous), ce pli qui longe la nervure médiane.

En vol, les syrphes ont la capacité de se maintenir sur place grâce à un battement des ailes très rapide. Ils présentent souvent une livrée rayée qui rappelle celle des guêpes, ou des frelons pour les plus grosses espèces. On observe facilement les adultes sur les fleurs.

Vena spuria © Gilles Carcassès
Vena spuria © Gilles Carcassès

La famille des Syrphidae est très vaste : on dénombre pas moins de 500 espèces en France. J’ai choisi de vous en montrer dix, communes à Cergy-Pontoise et assez faciles à reconnaître. Elles ont des mœurs très différentes.

Voici tout d’abord quatre espèces dont les larves consomment des pucerons.

Eupeodes corllae © Gilles Carcassès
Eupeodes corollae, le syrphe des corolles- Cergy © Gilles Carcassès
Scaeva pyrastri - Cergy © Gilles Carcassès
Scaeva pyrastri, le syrphe pyrastre – Cergy © Gilles Carcassès
Epistrophe eligans - Cergy © Gilles Carcassès
Epistrophe eligans, une des plus précoces au printemps – Cergy © Gilles Carcassès
Le syrphe du groseillier, Syrphus ribesii, est un auxiliaire précieux : ses larves consomment des pucerons © Gilles Carcassès
Syrphus ribesii, le syrphe du groseillier © Gilles Carcassès

Les larves saprophages des trois espèces suivantes ont une vie aquatique. Elles vivent dans les eaux très chargées en matière organique.

Myathropa florea - Cergy © Gilles Carcassès
Myathropa florea – Cergy © Gilles Carcassès
vue au bois de Cergy © Gilles Carcasses
Eristalis sp, une éristale vue au bois de Cergy © Gilles Carcassès
Helophilus pendulus © Gilles Carcassès
Helophilus pendulus © Gilles Carcassès

Pour d’autres espèces, les larves sont commensales dans des nids de bourdons, ou de guêpes. Elles y consomment des déchets et des cadavres. C’est le cas des volucelles.

Volucella zonaria
Volucella zonaria, la volucelle zonée © Gilles Carcassès
Volucella bombylians, la volucelle bourdon © Gilles Carcassès
Volucella bombylians, la volucelle bourdon – Pontoise © Gilles Carcassès
Volucella pellucens, la volucelle transparente sur des fleurs de troëne à La Roche-Guyon © Gilles Carcassès
Volucella pellucens, la volucelle transparente, sur des fleurs de troène © Gilles Carcassès

Retrouvez quelques-uns de nos articles présentant des syrphes :

Epistrophe eligans

Myathropa florea

Eristalis

Helophilus pendulus

Volucella bombylians

Episyrphus balteatus et Sphaerophoria scripta

Voir aussi :

Les syrphes, par Jardins de Noé

L'actualité de la Nature

Six punaises rouge et noir

Gendarme sur un fruit de tilleul - Cergy Grand centre © Gilles Carcassès
Gendarme en faction – Cergy © Gilles Carcassès

Ce gendarme (Pyrrhocoris apterus) s’approche d’une graine de tilleul, sa nourriture préférée, pour en aspirer la sève à l’aide de son rostre.

Mais attention : toutes les punaises rouge et noir ne sont pas des gendarmes ! Pour les différencier, il faut bien observer la répartition des taches sur la tête et sur le dos. Voici pour vous exercer quelques espèces fréquentes en Ile-de-France :

Corizus hyoscyami - Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès
Corizus hyoscyami – Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès

Corizus hyoscyami est la punaise de la jusquiame. Je la vois régulièrement sur les Perovskia et sur les sauges dans le jardin devant l’ESSEC à Cergy. Avez-vous vu sa tête rouge et noire, et sur le thorax les deux motifs noirs en forme de cœur ?

Graphosoma lineatum - Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès
Graphosoma italicum – Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès

Immanquable, celle-ci avec ses rayures longitudinales régulières. C’est la punaise arlequin ; elle adore les fruits des Apiacae (fenouil, carotte sauvage, cerfeuil musqué, berce commune…)

Eurydema ventralis © Gilles Carcassès
Un couple d’Eurydema ventralis sur une feuille de navet © Gilles Carcassès

Eurydema ventralis a une silhouette ovale. Elle est commune au potager car c’est un ravageur des choux. On nomme « punaise du chou » plusieurs espèces d’Eurydema à l’allure assez proche.

Arocatus roselii © Gilles Carcassès
Arocatus roeselii – Vauréal © Gilles Carcassès

Arocatus roeselii apprécie les fruits des platanes. L’hiver ces petites punaises, à la coloration assez terne, se réfugient sous les écorces de ces arbres, en compagnie des tigres.

Lygaeus aequestris © Gilles Carcassès
Lygaeus equestris © Gilles Carcassès

Un point blanc tout rond sur la membrane noire et la tête grise avec une tache rouge : voici Lygaeus equestris, la punaise écuyère, une granivore.

Une bien belle clé de détermination illustrée pour 11 punaises rouge et noir par Vincent Derreumaux, sur insecte.org

 

L'actualité de la Nature

Trois champignons violets

© Gilles Carcassès
Laccaria amethystina – Boisemont © Gilles Carcassès

Le laccaire améthyste a un pied trop fibreux pour être consommé. On peut facilement confondre les exemplaires peu colorés de cette espèce avec deux champignons toxiques de petite taille également, Mycena pura et Inocybe geophylla lilacina. Donc, la plus grande prudence s’impose !

© Gilles Carcassès
Cortinarius violaceus – Boisemont © Gilles Carcassès

Le cortinaire violet n’est pas très fréquent. Cette belle espèce affectionne les hêtres. Il est fortement déconseillé de consommer des cortinaires car certaines espèces  de cette famille sont très toxiques. On aperçoit à mi-hauteur de son pied des fibrilles sombres et allongées qui sont les restes de la cortine qui unissait le chapeau au pied, dans la jeunesse de ce champignon.  Attention : ce détail n’est pas toujours très visible. Au moindre doute : à rejeter ! Mieux, n’y touchez pas, c’est une espèce rare.

© Gilles Carcassès
Lepista nuda – Boisemont © Gilles Carcassès

Le pied bleu est un champignon de fin de saison au goût fruité pas très délicat. Certaines personnes le digèrent mal. Et il a, dit-on, la capacité de concentrer le plomb et les nucléides radioactifs.

Alors, si vous voulez régaler votre famille sans prendre de risques, vous trouverez au marché d’excellents champignons de couche. N’oubliez pas que chaque année des ramasseurs de champignons imprudents décèdent en France pour avoir consommer leur récolte. Et d’autres en gardent de graves séquelles invalidantes. Bon appétit.

Les conseils de l’ANSES sur la cueillette des champignons

L'actualité de la Nature

Zygènes

Zygaena carniolica © Gilles Carcassès
Zygaena carniolica – La Roche-Guyon © Gilles Carcassès

Vous les avez sûrement déjà rencontrés dans les prairies sèches, ces petits lourdauds brillamment colorés. Ce sont les Zygenidae, ils forment une famille parmi l’ordre des lépidoptères. Zygaena carniolica, la zygène du sainfoin est présente dans le Val d’Oise, en quelques stations localisées. Cette espèce très rare en Ile-de-France est en danger. J’ai observé cet individu en juillet 2016 dans la Réserve naturelle nationale des coteaux de la Seine à La Roche-Guyon. On peut rencontrer sa chenille sur le sainfoin, le lotier, l’anthillide et le dorycnium.

Seize espèces de zygènes sont susceptibles d’être observées en Ile-de-France, mais la plupart sont rares. On attend la sortie, dans quelques jours, de la liste rouge des rhopalocères (papillons de jour) et zygènes d’Ile-de-France, qui nous donnera beaucoup d’informations sur le statut des 135 espèces répertoriées pour notre région. Je vous en reparlerai.

Adscita © Gilles Carcassès
Procridinae © Gilles Carcassès

Les Procridinae forment une sous-famille des Zygaenidae. Ils sont d’une teinte turquoise ou bleutée et sont délicats à déterminer.

Zygaena erythrus © Gilles Carcassès
Zygaena erythrus © Gilles Carcassès

Zygaena erythrus n’est visible que dans le Sud-Est de la France. Sa chenille consomme des panicauts.