Envie de nature ?

Il existe plein de façons rigolotes de satisfaire une envie de nature :

Moi, j’ai eu envie d’héberger des poules dans mon jardin.

Ça décore largement aussi bien que des nains de jardin. Ce sont des poules pondeuses de bonne race, choisies pour avoir de bons œufs frais. Le problème c’est qu’elles se prennent pour des poules mangeuses : je dépense une fortune en graines concassées et les œufs sont rares. A vrai dire, je les soupçonne de fréquenter un pondoir clandestin…

Sans doute pour témoigner leur gratitude, elles créent pour moi des œuvres d’art éphémères sur la terrasse. J’en suis un peu consolé.

Comme je n’ai plus envie de tondre ma pelouse, j’ai demandé à mes poules de s’en occuper. Elles sont gourmandes des graminées du gazon dont elles épointent consciencieusement les jeunes feuilles : pâturins, fétuques, agrostis sont à leur goût. Evidemment la coupe n’est pas très régulière et elles ont tracé des sentiers de promenade.

Le sentier des poules © CACP – Gilles Carcassès

Une de leur promenade préférée est d’aller sous l’arbre où sont installées les mangeoires pour les petits oiseaux, elles récupèrent tout ce qui tombe et piétinent copieusement le secteur. Les pervenches y sont plus plates qu’ailleurs. C’est bien, ça crée du relief.

Apparemment, elles n’aiment pas les violettes odorantes : j’en ai maintenant de beaux tapis à plusieurs endroits. J’ai relevé les espèces qu’elles consomment volontiers : la chélidoine (pourtant toxique), la pariétaire, le pissenlit, le mouron blanc, les laiterons, mais aussi les blettes, les betteraves, les salades, les petits pois.

Une feuille de pissenlit becquetée par ma poule noire © CACP – Gilles Carcassès

Pour protéger mes légumes, j’ai dû instaurer une ZPPAUP (Zone Protégée des Poules à Usage de Potager). Ça m’a encore coûté un rouleau de grillage à poules.

Je n’ai pas envie de tondre, elles n’ont pas envie de pondre : sans doute étions-nous faits pour nous rencontrer © CACP – Gilles Carcassès

Le texte de cet article est paru dans le journal « Envie passagère » édité dans le cadre de l’exposition de dessins d’humour « TRAITS ENVIE » que vous pouvez admirer place des Arts à Cergy du 22 avril au 8 mai 2107.

 

Rossignol du Japon

Bravo à Thierry, Patrick et Florent qui ont les premiers identifié l’oiseau mystère.

Leiothrix lutea, le rossignol du Japon – Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

Le rossignol du Japon, échappé de captivité, est capable en quelques endroits de se reproduire dans la nature. Il affectionne les boisements humides et niche dans les ronciers ou les touffes d’herbes des sous-bois. Il inspecte avec vivacité le feuillage et les branchages, à la recherche d’insectes, comme le font le rouge-gorge et la fauvette à tête noire. Mais il est capable aussi de sauter pour attraper ses proies en vol, ce qui lui confère, semble-t-il, un avantage lui permettant de coloniser les sites qui lui sont favorables. Il s’est ainsi installé dans le Sud-Ouest de la France, en Picardie, en Alsace, sur la Côte d’Azur, dans le Val d’Oise (essentiellement dans le Vexin et en forêt de Montmorency). Il y en aurait une quarantaine de couples en Ile-de-France, et peut-être 5000 individus en France. La première observation francilienne remonte à 1993.

Leiothrix lutea © François Lelièvre

Cette espèce est envahissante à La Réunion.

Un article d’Ornithomedia sur le Leiothrix jaune

La botanique des toitures

Sempervivum montanum © CACP – Gilles Carcassès

La saison 2017 de Florilèges toitures – l’observatoire des plantes de toitures démarre. Voici le moment de faire un nouveau relevé floristique de votre toiture, ou de réaliser votre premier relevé si vous rejoignez le réseau des 67 toitures participantes actuelles.

Privilégiez début avril pour le Sud de la France, et fin mai pour le Nord de la France. Mais si vous ne pouvez pas à ces périodes, tout relevé sur la période avril-juillet a une très forte valeur !

Attention ! La fiche de relevé avec son protocole a été mise à jour. Elle est disponible sur la page internet du programme, où vous trouverez toutes les informations, outils, inscriptions aux ateliers de rencontre (restitution/formation) :

http://www.plante-et-cite.fr/projet/fiche/49

Cette année encore vous sont proposés 3 ateliers de rencontre « Florilèges toitures », de 3 heures, pour une démonstration sur le terrain et des échanges sur le protocole d’observation. Paris le 2 mai, Lyon le 3 mai, et Bordeaux le 11 mai. L’inscription, c’est ici !

Les rosiers, une solution durable pour le fleurissement des villes

Les rosiers c’est beau et c’est facile, un document de la SNHF

Ce document réalisé par la SNHF avec le soutien de VAL’HOR et de la FNPHP est de nature à éclairer les gestionnaires d’espaces verts sur le choix des rosiers pour agrémenter l’espace public. De nombreuses variétés modernes allient maintenant une excellente résistance aux maladies, un entretien très simple et une floraison abondante et de longue durée, dans un grand choix de coloris.

Parmi les références du document, les rosiers des quais de Conflans-Sainte-Honorine sont cités en exemple.

Rosier ‘Tequila’, obtenu en 2004 © CACP – Gilles Carcassès

Les rosiers modernes se marient très bien avec les plantes vivaces, comme ces rosiers ‘Tequila’ qui sont accompagnés de Perovskia.

Harmonie de rose, dans un jardin à Veules-les-roses © CACP – Gilles Carcassès

Ce rosier forme une scène charmante au-dessus d’un tapis de Persicaria affinis.

Rosier ‘Veilchenblau’ © CACP – Gilles Carcassès

Les variétés anciennes ont aussi beaucoup de charme, comme ce rosier liane non remontant, obtenu en 1909, vu à La Roche-sur-Yon, intégré dans un aménagement sur trottoir.

Retrouvez notre article : Mignonne, allons voir si la rose…

Où trouver les morilles ?

Morilles © CACP – Gilles Carcassès

Les morilles aiment bien la proximité des frênes, comme les morillons. Parfois on peut les rencontrer sous les pommiers ou dans les jardins. J’en ai déjà trouvé dans une haie de troènes bordant une cour de récréation !

En forêt, elles semblent apprécier les anciennes charbonnières, là où le sol a été transformé par le brûlage de bois. Reste à trouver les charbonnières : pas toujours facile de voir le sol chargé de charbon de bois sous la litière de feuilles mortes, sauf si une bestiole, écureuil, chevreuil ou sanglier a gratté un peu. Sinon, c’est là où poussent les morilles.

Oh, des jumelles ! © CACP – Gilles Carcasses

Sur le même sujet, retrouvez nos articles :

Premières morilles

La belle blonde

Morilles, ou pas morilles ?

Deux fleurs pour Vauréal

La délégation de la ville de Vauréal reçoit sa deuxième fleur © CACP – Gilles Carcassès

Le 28 mars 2017 le Comité Régional du Tourisme d’Ile-de-France honorait la nouvelle promotion 2016 du label Villes et villages fleuries. Ainsi, la ville de Vauréal, labellisée « une fleur » en 2016, a officiellement reçu sa deuxième fleur. Un succès très mérité !

Fleurissement du centre ville à Vauréal © Christophe Etchemendy

Un exemple du fleurissement printanier réalisé par la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise à Vauréal en 2017 © Christophe Etchemendy

Pour les communes du Val d’Oise désireuses de rentrer dans cette démarche de labellisation, le conseil départemental organise un concours annuel qui vise à accompagner les communes jusqu’à leur proposition au conseil régional, habilité à décerner les trois premières fleurs du label.

Les documents pour s’inscrire au concours « Villes, villages et maisons fleuris » du conseil départemental du Val d’Oise sont à télécharger dans cette page.