L'actualité des jardins

Fleurissement 2018 : mes coups de cœur parisiens

Comme chaque année, je prends beaucoup de plaisir à visiter les parcs et squares parisiens sélectionnés pour le concours de décoration florale de la ville de Paris. Le cru 2018 est particulièrement intéressant ! Je vous livre mes coups de cœur :

Promenade Peireire – Paris 17 © CACP – Gilles Carcassès

Les jardiniers de la Promenade Peireire nous offrent un massif à visiter de l’intérieur en empruntant un dédale de sentiers engazonnés. La composition très réussie s’appuie sur un contraste classique de deux couleurs complémentaires, le jaune et le violet, réhaussé ici de touches de blanc et d’un soupçon d’orange. Le massif est bordé d’une bande fleurie semée où dominent les zinnias à grandes fleurs en mélange de couleurs. Le visiteur a la surprise de découvrir un petit bassin caché parmi les fleurs :

Promenade Peireire – Paris © CACP – Gilles Carcassès

Au parc Monceau, c’est une évocation de bassin qui m’a séduit par sa douceur.

Fleurissement au Parc Monceau © CACP – Gilles Carcassès

Des graminées et des cypéracées variées, accompagnées d’autres plantes au feuillage gris ou bleuté, forment une scène subtile que des Sanvitalia viennent délicatement ponctuer d’or.

Le parc floral de Paris, vitrine du savoir-faire horticole parisien propose toujours un fleurissement spectaculaire.

Silybum et Dichondra – Parc floral de Paris © CACP – Gilles Carcassès
Enormes fleurs de scabieuse – Parc floral de Paris © CACP – Gilles Carcassès

J’ai beaucoup aimé cette installation dans le square Cardinal Petit de Julleville : une araignée, entièrement construite par les jardiniers avec des éléments de taille d’arbustes, semble aux aguets au milieu de sa toile en fils de Dichondra.

Square Cardinal Petit de Julleville – Paris 17 © CACP – Gilles Carcassès

Les jardiniers m’ont dit que c’est une épeire diadème, une espèce fréquente dans les jardins. Sa rondeur et son étrangeté me rappellent la Dormenron du jardin des plantes de Nantes.

Leur composition florale en noir et blanc complète la structure avec une belle élégance et donne à voir une multitude de détails intéressants.

Massif en noir et blanc © CACP – Gilles Carcassès

Graminées et Chloropytum aux tiges retombantes prennent le relais de l’évocation de l’araignée, à plus petite échelle. Et ces Hemigraphis qui dessinent des taches d’un noir profond au cœur des feuillages duveteux des séneçons, ne seraient-ils pas les diamants noirs du diadème de l’araignée ?

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