L'actualité de la Nature

La pulicaire dysenterique

Une plante aux différents usages

Cette plante herbacée de la famille des Asteraceae était jadis reconnue pour ses vertus médicinales. Comme peut le laisser supposer son nom latin, Pulicaria dysenterica était employée pour soulager la dysenterie.

Pulicaire dysentérique – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

Si l’on s’intéresse à l’étymologie de son nom de genre, on s’aperçoit que là n’était pas son seul usage. En effet, Pulicaria vient du latin Pulex qui signifie « puce ». En plus de ses propriétés médicinales, la pulicaire était utilisée pour tenir les puces à distance. Il se peut que vous la connaissiez sous le nom d’Herbe de Saint-Roch. Une légende du Morvan l’associe effectivement au protecteur des animaux, c’est d’ailleurs pour cela que l’on installait des bouquets de cette herbe dans les étables.

Un éclat de lumière dans l’eau

Assez commune en milieux humides, cette espèce peut être observée près des cours d’eau, sur les berges et les fossés ainsi que dans certaines prairies humides. Elle fait d’ailleurs partie des plantes indicatrices des zones humides.

Son capitule jaune vif offre une luminosité florale aux promeneurs des berges, et ce ne sont pas les seuls à en bénéficier :

L’abeille Panurgus sp. et la mouche Myopites apicatus butinent la pulicaire – Courdimanche © CACP – Alexandra Marques

Cette plante indigène d’Île-de-France attire de nombreux pollinisateurs tels que Myopites apicatus (à droite sur la photo), une espèce inféodée à Pulicaria dysenterica.

Myopites apicatus sur le capitule de Pulicaria dysenterica – Courdimanche © CACP – Alexandra Marques

Cette petite mouche pond ses œufs exclusivement dans le capitule de dysenterica.

A ne pas confondre avec…

La très rare Pulicaria vulgaris, dont la différence réside dans la forme des feuilles.

Sources :

Philippe Jauzein & Olivier Nawrot, Flore d’Île-de-France, Editions Quae

La pulicaire dysentérique, par la Société Française d’Orchidophilie de Poitou-Charentes et Vendée

La pulicaire dysentérique, par Forêt d’Orléans

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Le jonc des crapauds

La lychnide fleur de coucou

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