L'actualité de la Nature

Evernia prunastri, la mousse du chêne

Evernia prunastri, la mousse du chêne – Puiseux-Pontoise © CACP – Emilie Périé

Evernia prunastri, que l’on appelle aussi la mousse du chêne, est l’un des lichens les plus fréquents sur les arbres en France. J’ai pu le déterminer avec la clé de LichenGo!.

Dans la clé, ce lichen est rangé dans le groupe des lichens fruticuleux. Ce sont les lichens qui se développent sous forme d’un petit buisson sur les branches. Au contraire, les lichens foliacés (comme Xanthoria parietina, en jaune sur l’image) ou crustacés restent globalement plaqués sur l’arbre.

L’un des critères de détermination est le système reproductif du lichen. Celui-ci utilise des soralies. Ce sont des petites boules farineuses qu’on retrouve sur le pourtour des lanières.

Soralies de Evernia prunastri – Puiseux-Pontoise © CACP – Léo Micouin

Le lichen est une symbiose entre un champignon, une algue et des bactéries. Le champignon peut être comparé à une serre dans laquelle il cultive des algues capables de photosynthèse et des bactéries. Pour se reproduire, les lichens utilisant des soralies forment des petites boules dans lesquelles ils amassent des cellules de champignon et d’algue. Ces soralies donneront naissance à un nouveau lichen, clone du premier, comme une bouture chez les végétaux.

Le saviez-vous ?

Les lichens, et notamment Evernia prunastri, sont beaucoup utilisés en parfumerie. L’eau de lichen est à la base de la fabrication de nombreux parfums.

Sources :

Les cahiers techniques de l’association CPN, Lichen de quoi ai-je l’air

Le protocole LichenGo!

Retrouvez dans nos articles d’autres histoire de lichens :

Lichens

Une biodiversité qui se porte bien

L'actualité de la Nature

Les hivernants se réveillent

Pour passer l’hiver les papillons adoptent diverses techniques. Certains migrent vers le Sud comme les belles-dames et certains vulcains. D’autres passent la saison sous forme d’œufs, de chenilles ou de chrysalides alors que les adultes ont disparu dès l’arrivée du froid. D’autres encore, hivernent. Les adultes passent la saison froide immobiles, cachés sous des feuilles, des branchages, de l’écorce, et se remettent à voler dès que le soleil les réchauffe un peu, souvent dès le début février. C’est le cas du citron (Gonepteryx rhamni), du paon de jour (Aglais io), du robert-le-diable (Polygonia c-album) et de certains vulcains (Vanessa atalanta). 

Le citron – Osny © CACP – Gilles Carcassès
Le paon de jour – Jouy-le-Moutier © CACP – Emilie Périé
Le Robert-le-diable – bois de Cergy © CACP – Gilles Carcassès
Le vulcain – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

D’après les données de Faune Île-de-France ils sont déjà de sortie, depuis la mi-janvier ! Les avez-vous vus ?

Sources :

Comment les papillons passent l’hiver, par l’OPIE

Les données de Faune Île-de-France

Retrouvez un autre article sur le sujet :

Le réveil du vulcain

L'actualité de la Nature

Au paradis des coccinelles

Coccinelle à sept points – Vauréal © CACP – Emilie Périé

En repérage du côté du jardin des Belles Jardinières, nous avons fait quelques rencontres plutôt sympathiques. Nous étions sur les traces d’un papillon aperçu au loin, nous demandant quel pouvait bien être cet hivernant déjà réveillé quand nous avons remarqué ces fait surprenants. Même en tout début de ce mois de février la nature est bien active.

Les belles jardinières – Vauréal © CACP – Emilie Périé

Les véroniques et les stellaires sont en fleurs. Cinq ou six coccinelles se promenaient dans leur pa(s)radis, accompagnées par une chenille, un gendarme, des petits coléoptères et une très jolie mouche.

Sepsis fulgens – Vauréal © CACP – Emilie Périé

Sepsis fulgens fait partie de la famille des Sepsidae. Elle est reconnaissable à sa silhouette de fourmi et ses deux taches sur les ailes. Elle a une allure très élégante je trouve.

Elles étaient une petite dizaine à s’activer dans la jardinière centrale. A tournoyer et parader ainsi elles ont attiré l’attention d’un joli coléoptère tout vert.

Il y avait vraiment beaucoup d’insectes réveillés dans ce pa(s)radis. Sans doute que la douceur de cet hiver les aura engagé à commencer tôt leur saison d’activité. Espérons que d’éventuelles chutes de température ne leur soient pas préjudiciables.

Hôtel à insectes occupé – Vauréal © CACP – Emilie Périé

En tout cas, nous avons de bons augures pour les pollinisateurs du printemps, l’hôtel à insectes juste à côté est occupé !

Retrouvez dans nos articles, d’autres insectes d’hiver :

Syrphes de février

Ypsolopha mucronella

L’hiver au chaud

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Petits migrateurs d’hiver

Platanes du parc François Mitterrand – Cergy © CACP – Emilie Périé

Ca gazouille fort dans les platanes du parc François Mitterrand ! Et pour cause, les petits oiseaux sont nombreux.

Passereaux dans les branches – Cergy © CACP – Emilie Périé

Sur ces quelques branches, ils ne sont pas moins de 8 oiseaux. Presque tout l’arbre est couvert. Des dizaines de chardonnerets élégants et de verdiers d’Europe disputent la place aux étourneaux sansonnets.

Des migrateurs venus du froid

On reconnait le chardonneret à son élégant masque rouge et ses plumes délicatement ornées de jaune, de noir et de blanc.

Le chardonneret élégant – Cergy © CACP – Emilie Périé

Et le verdier à sa couleur olive, sa bande jaune le long de l’aile et ses joues grises.

Le verdier d’Europe – Cergy © CACP – Emilie Périé

Ces deux petits passereaux sont des oiseaux migrateurs, grégaires et granivores. Ce qui signifie plusieurs choses. En hiver les chardonnerets et verdiers qui nichent au Nord de l’Europe viennent profiter de températures plus clémentes chez nous, profitant de la place laissée par les oiseaux nicheurs franciliens qui sont partis plus au Sud. En dehors de la période de nidification (pendant laquelle les oiseaux restent en couple) ces petits oiseaux aiment rester en groupe. Ils se nourrissent essentiellement de graines et à cette époque il reste surtout celles des grands arbres. Au total, il est fréquent de rencontrer ces volatiles en grands groupes occupés à becqueter les fruits des platanes, liquidambars ou aulnes.

Un comportement étrange

Nous avons cependant assisté à une scène pour le moins étonnante. En plus de s’attaquer aux fruits du platane (des akènes réunis en boules piquantes que l’on voit pendre dans l’arbre), certains oiseaux avaient l’air de s’intéresser également aux pédoncules des fruits (les tiges raccrochant les fruits au rameau).

Un verdier sur les fruits du platane – Cergy © CACP – Emilie Périé

Or ce n’est pas la saison de construire des nids avec de grandes fibres comme celles-là …

Un chardonneret au milieu de pédoncules déchiquetés © CACP – Emilie Périé

Nous avons demandé leur avis aux experts de la Ligue de Protection des Oiseaux. L’aspect déchiqueté des pédoncules et sans doute le fait du vent, qui en les faisant cogner contre les rameaux, abîme l’écorce tendre. Cependant, l’intérêt des oiseaux pour ces fibres ne leur était pas familier. Ils nous conseillent donc de suivre avec attention le comportement de ces oiseaux.

Évacuation d’urgence  © CACP – Emilie Périé

Mais nous avons dû prestement abandonner nos investigations quand notre poste d’observation a été pris d’assaut à l’heure de la sortie de l’école maternelle !

Tant pis, nous éluciderons ce mystère une prochaine fois.

 

Et vous, les avez-vous vus dans les platanes avoisinants ?

Pour en savoir plus :

Le suivi du chardonneret, pas Oiseaux des Jardins

Le suivi du verdier, par Oiseaux des Jardins

Retrouvez dans nos articles :

Le portrait du chardonneret élégant

Le portrait du verdier d’Europe

L'actualité de la Nature

Le syrphe ceinturé en hiver

Bravo à Siegfried qui a reconnu les belles rayures du syrphe ceinturé. Eh oui, il s’agissait bien dans les deux cas du même insecte, Episyrphus balteatus, le syrphe ceinturé. Il y a en effet un mâle (à gauche) et une femelle (à droite), mais la différence de couleurs réside dans la date d’observation de cette petite mouche.

Le syrphe ceinturé formes estivale et hivernale © CACP – Emilie Périé

Les chercheurs du Muséum ont identifié, grâce au programme de sciences participatives SPIPOLL, que l’hiver la grande majorité des pollinisateurs encore actifs sont des mouches, de la famille des syrphes. De plus, le syrphe ceinturé (et d’autres espèces comme les eristales) changent de couleur. Ils sont globalement plus noirs en hiver qu’en été. En épluchant notre banque de photo j’ai pu faire le même constat, le différence est flagrante ! Cela leur permet très certainement de se réchauffer plus facilement, bien qu’on ignore encore les mécanismes en jeu pour ces modifications.

Étonnant non ?!

Episyrphus balteatus, le syrphe ceinturé, en été – Genainville © CACP – Emilie Périé

Sources :

L’article de VigieNature sur les syrphes en hiver

Retrouvez dans nos articles :

Le syrphe ceinturé

Le syrphe de Noël

Agenda

Retour sur les rencontres naturalistes 2019

L’édition 2019 des Rencontres naturalistes a eu lieu le samedi 7 décembre au château de Nanterre. Ces rencontres, organisées par l’Agence Régionale de la Biodiversité (ARB) depuis 2008, permettent à tous les professionnels et amateurs naturalistes d’Île-de-France de se retrouver pour écouter des personnes passionnantes sur divers sujets.

Lors de cette 11ème édition, 150 personnes ont assisté aux exposés. Les présentations étaient variées et riches en contenu : des vers luisants aux araignées, en passant par les poissons migrateurs, les galles de cécidomyies et la bioacoustique, nous nous sommes régalés ! Voici quelques-unes des informations importantes à retenir.

Suivez les vers luisants

Fabien Verfaillie nous a présenté l’Observatoire des Vers Luisants et des Lucioles : un outil de science participative qui permet aux chercheurs de mieux connaitre l’écologie et les comportements des 11 espèces de vers luisants et de lucioles. Des premiers résultats sur l’impact de la pollution lumineuse ou sur les pratiques aux jardins sur les populations de vers luisants ont pu être avancés.

Lampyris noctiluca, larve de ver luisant – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Observez, notez, participez : dans votre jardin ou lors de missions spéciales de l’Observatoire, cet été, partez à la recherche des vers luisants !

La présentation filmée et le document support

Retrouvez quelques histoires de vers luisants :

Observez les mouches

Raphaël Vandeweghe et Alexia Monsavoir de l’Office pour les insectes et leur environnement nous on présenté la méthode SyrphTheNet et la nouvelle liste des syrphes déterminants ZNIEFF.

Myathropa florea, l’eristale des fleurs © CACP – Emilie Périé

Les syrphes sont ces jolies mouches qui ont souvent l’aspect d’abeilles, de guêpes ou de bourdons. On dit qu’une espèce est déterminante ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique) quand sa présence dans un espace permet de justifier la bonne qualité écologique du milieu. On peut alors classer cet espace parmi les ZNIEFF, qui font l’objet d’études particulières (notamment en termes d’inventaires). Sur les 216 espèces de syrphes présentes dans la région, 84 ont été retenues comme étant déterminantes ZNIEFF. Et malgré les nombreuses rencontres que nous avons eu avec ses belles rayées, nous n’avons encore croisé aucune des 84 retenues ! Si vous les voyez avant nous faites le nous savoir, et surtout, n’hésitez pas à participer au programme SPIPOLL !

La présentation filmée et le document support

Retrouvez quelques histoires de syrphes :

Le pâturage : outil indispensable de la gestion du paysage

Vincent Vignon a présenté un historique passionnant sur les héritages patrimoniaux du pâturage par les grands herbivores. Les modulations du paysage de la toute petite échelle au grand territoire, sont expliquées par les relations trophiques entres animaux et végétaux et illustrées par de magnifiques images d’espaces naturels et de faune sauvage.

Brebis pâturant à Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

A Cergy-Pontoise, faute de troupeaux sauvages, on développe tout de même la gestion d’espaces par le pâturage. Moutons, vaches, ânes, chevaux et même bernaches, parcourent les prairies de l’agglomération. Il manque bien entendu certains maillons de la chaîne naturelle mais la biodiversité se réinstalle peu à peu.

La présentation filmée et le document support.

Retrouvez quelques histoires de pâturage :

Les araignées, un monde merveilleux et méconnu

Claire Jacquet, l’une des rares mais non moins éminentes aranéologues d’Île-de-France, nous a présenté le monde fascinant des araignées franciliennes. Après avoir rapidement éliminé les clichés des araignées qui sont moches, dangereuses et font peur, elle nous a montré l’incroyable diversité des formes, couleurs et modes de vie de ces petits animaux.

Synema globosum, l’araignée Napoléon © CACP – Gilles Carcassès

Il nous reste encore beaucoup d’espèces à rencontrer sur le territoire et à vous présenter. Ce petit monde est finalement très vaste.

La présentation filmée et le document support.

Retrouvez quelques histoires d’araignées :

Si ces sujets vous intéressent et que vous n’avez pas pu assister aux rencontres, pas d’inquiétude, les exposés ont tous été filmés et sont mis en ligne sur le site de l’ARB ainsi que l’intégralité des supports de présentation.

Quant à nous, on a hâte de voir l’édition 2020, vous pouvez déjà réserver la date, ce sera le 28 novembre !

L'actualité de la Nature

Priorité aux crapauds

Crapaud commun – Pontoise © CACP – Emilie Périé

Avec le mois de février débutent les migrations hivernales des amphibiens. Ils rejoignent leurs sites de reproduction et sont donc à la recherche de points d’eau : étangs, mares et même fossés. Comme nos routes traversent les espaces naturels il arrive que des crapauds, grenouilles, tritons ou salamandres traversent nos routes.

Soyez vigilants !

Les crapauds ne connaissent pas les passages piétons et comme leurs congénères, ils sont protégés car leurs effectifs menacés. La plupart des espèces migrent à la tombée de la nuit, soyons prudents sur les routes.

Prévenez les experts

Cette année encore, l’Agence Régionale de la Biodiversité en Île-de-France met en place la plateforme d’inventaires en ligne des amphibiens traversant les routes. Grâce aux signalements des zones de présence d’amphibiens il sera ensuite possible de repérer les endroits où il est nécessaire de mettre en place des passages à crapauds (des crapauducs).

On compte sur vous !

Sources :

Appel à participation de l’ARB

Retrouvez dans nos articles des histoires d’amphibiens :

Le triton ponctué

Un dragon dans mon jardin

La reproduction des grenouilles rousses

Agenda, L'actualité de la Nature

Les zones humides ont leur journée mondiale

Le 02 février c’est la journée mondiale des zones humides. Cette journée célèbre la signature de la convention sur les zones humides le 2 février 1971 à Ramsar (dite, Convention Ramsar) par 171 pays. Ce traité sert de cadre à l’action nationale et internationale pour la préservation des zones humides et de le ressources.

Mais qu’est-ce que c’est une zone humide ?

De manière assez logique on définit les zones humides comme étant les éléments paysagers dont l’eau est un facteur structurant (hors milieux marins). Du point de vue réglementaire, on peut qualifier un espace de zone humide si les caractéristiques de son sol et de sa végétation répondent à certains critères. On rencontre aussi bien des cours d’eau (rivières, rus) que des mares, bassins, noues ou des marais, des prairies humides… Sur le territoire de Cergy-Pontoise nous sommes assez riches en zones humides.

Cartographie des zones humides de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise © CACP – Service GEMAPI

Pourquoi est-il important de les protéger ?

Comme beaucoup de milieux naturels, les zones humides, dans leur fonctionnement naturel, nous rendent de grands services (dits, services écosystémiques). Loin d’être des « nids à moustiques » les zones humides permettent de réguler la température extérieure, d’absorber les eaux pluviales, d’épurer les eaux courantes, de stocker du carbone, de développer des activités économiques et de faire naître une biodiversité assez incroyable.

Or, comme beaucoup de ces milieux naturels, elles ont subi de fortes dégradations et régressions au cours des dernières années. Chez nous, c’est maintenant le service GEMAPI (Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations) qui se charge de la protection et de la bonne gestion des zones humides du territoire.

Le bassin du Petit Albi, une zone humide à protéger – Osny © CACP – Emilie Périé

Que peut-on y voir ?

Si vous souhaitez partir à la découverte des zones humides, des animations auront lieu partout en France durant tout le mois de février. Vous pourriez y croiser :

Des oiseaux

Comme le cygne tuberculé, le grèbe castagneux, la bergeronnette des ruisseaux, ou

Le martin-pêcheur – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Des insectes

Comme la notonecte, l’agrion élégant, le Stratiomys potamida, ou

Calopteryx splendens – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Des amphibiens

Comme la grenouille rousse, le crapaud commun, le triton ponctué ou

Hyla arborea, la rainette verte – Clairefontaine-en-Yvelines © CACP – Gilles Carcassès

Des plantes

Comme la pulicaire dysentérique, l’hydrocotyle commun, la renoncule à pinceaux ou

Lythrum salicaria, la salicaire commune – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Sources :

Réglementation Zones Humides

L’importance des zones humides, en vidéo, par Ramsar France

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Ce week-end on compte les oiseaux !

Ces 25 et 26 janvier 2020, c’est le grand comptage hivernal de Oiseaux des jardins. L’an dernier les participations ont battu tous les records, cette année on compte sur vous pour faire encore mieux ! Vous pouvez retrouver tous les résultats ici.

La mésange charbonnière est l’espèce la plus rencontrée sur le comptage 2019 © CACP – Gilles Carcassès

Pour participer, nul besoin d’être un ornithologue confirmé, ce guide reprend pas à pas les étapes du protocole et propose des posters et fiches d’aide à l’identification. Il vous suffit de passer une heure au jardin (ou en parc public) et de vous laisser émerveiller par le florilège de plumes.

La grive mauvis est une migratrice qu’on ne voit que l’hiver ! © CACP – Emilie Périé

Ouvrez grand les yeux, et les oreilles, on attend vos observations !

Rappels :

Il est encore temps de jouer à BirdLab

Pourquoi compter les oiseaux ?