L'actualité de la Nature

Ne vous trompez pas de cèpes

L’automne est la saison des champignons de forêt. Il est vrai qu’il est fort agréable de cuisiner une omelette aux cèpes que l’on a soi-même ramassés en forêt. Mais gare aux mauvaises récoltes ! Le monde des champignons est aussi fascinant que dangereux. On comptabilise plus de 500 intoxications dues aux champignons cette saison. Pour la cueillette, faites-vous accompagnez d’un expert.

Par exemple, chez les cèpes, champignons du groupe Boletus, il existe plus d’une cinquantaine d’espèces référencées dans l’INPN, mais toutes ne sont pas présentes sur le territoire de Cergy-Pontoise. Parmi les plus communes un certain nombre sont toxiques. Attention à ne pas confondre le cèpe de Bordeaux (Boletus edulis), à l’honneur de toutes les cueillettes, avec l’un de ses cousins aux effets désagréables.

Voici quelques-uns des faux-amis à ne pas inviter à sa table.

Boletus satanas

Boletus satanas © CACP – Gilles Carcassès

Le bolet de Satan… Son nom est suffisamment évocateur, mieux vaut le laisser à la limace qui grignote son pied. C’est sans doute le bolet qui a la plus grande réputation de champignon toxique. La couleur rouge du pied associée à l’aspect globuleux du chapeau sont de bons indicateurs de l’espèce. Il est, de plus, plutôt rare, une raison supplémentaire pour le laisser en forêt.

Boletus satanas, partie inférieure du chapeau © CACP – Gilles Carcassès

Attention : les tubes (partie inférieure du chapeau) sont rouges à maturité mais jaunes au début du développement.

Boletus luridus

Boletus luridus © CACP – Gilles Carcassès

Le bolet blafard a la forme caractéristique des champignons du genre Boletus : un chapeau hémisphérique sur un gros pied. Mais, à la différence du cèpe de Bordeaux qui a un réseau de mailles blanches sur le pied, le bolet blafard est réticulé de rouge. Là encore, mieux vaut passer son chemin, il est toxique.

Boletus felleus / Tylopilus felleus

Boletus felleus © CACP – Gilles Carcassès

Ce bolet amer est ici déjà un peu vieux. Avec le temps les champignons du genre Boletus voient leur chapeau, hémisphérique au début du développement, se retourner pour former un plateau, leur donnant un tout autre aspect. Il se différencie du Cèpe de Bordeaux par le réseau de son pied aux mailles plus grandes et plus foncées et par ses pores, bien visibles dans cette configuration, qui tirent sur le rose, alors que ceux de Boletus edulis verdissent en vieillissant. Sa forte amertume le rend inconsommable.

Quoi qu’il arrive, avec les champignons, la prudence est de mise. Pensez à examiner un à un tous les champignons de la récolte et surtout, ne consommez que ceux pour lesquels vous êtes certains de votre détermination.

Sources :

Boletus edulis, par MycoDB

Boletus satanas, par MycoDB

Boletus luridus, par MycoDB

Boletus felleus, par MycoDB

Les bolets toxiques, par Passions champignon

Retrouvez d’autres histoires de champignons dans nos articles :

L’aventure du gros cèpe

Trois champignons violets

La saison des champignons

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

BirdLab : une nouvelle saison démarre !

Youpi! L’hiver arrive, et avec lui une nouvelle saison de BirdLab. A partir de demain, 16 novembre 2019, il sera temps de raccrocher les mangeoires et de les remplir : la période de nourrissage et d’observation dure jusqu’à mi-mars.

Mais pourquoi c’est important ?

On peut observer les oiseaux depuis sa fenêtre

N’est-ce pas agréable que de croiser le regard charmeur de cette mésange bleue au petit déjeuner ?

Mésange bleue à la mangeoire © CACP – Gilles Carcassès

Le protocole BirdLab permet non seulement de définir un temps d’observation des oiseaux, mais aussi d’apprendre à les reconnaître de manière ludique. L’application (gratuite) spécialement développée pour le protocole rassemble des quiz, des fiches descriptives des espèces, un rappel sur le protocole et le système de saisie des données interactif. Les petits et les grands peuvent l’utiliser sans peine.

On contribue à enrichir les données scientifiques

BirdLab est un protocole de sciences participatives développé par le Muséum national d’Histoire naturelle, la Ligue de Protection des Oiseaux et AgroParisTech. Toutes les données saisies dans l’application sont ensuite utilisées par les chercheurs pour leurs travaux.

Groupe de verdiers d’Europe à la mangeoire © CACP – Gilles Carcassès

Cela leur permet notamment d’évaluer les dynamiques des populations, de comprendre l’effet des paysages sur la répartition des oiseaux, d’analyser les comportements (par exemple, c’est assez fréquent que les verdiers viennent en groupe à la mangeoire) et par la suite, d’évaluer les effets climatiques sur les effectifs à la mangeoire. De plus, les données transmises sont de plus en plus nombreuses et d’une grande fiabilité ! Continuons !

C’est bénéfique pour les oiseaux !

Une étude anglaise l’a récemment montré : le nourrissage augmente la diversité, en espèces et en individus, des oiseaux en ville. Bonne nouvelle non ?

Pinson des arbres à la mangeoire © CACP – Gilles Carcassès

Il ne s’agit pas de déplacement de populations vers des zones de nourriture plus abondante ou de concurrence entre les espèces adeptes des mangeoires et les plus timides, mais bien d’une réelle augmentation des effectifs ! Démonstration encourageante pour la poursuite du protocole.

Le Royaume-Uni a une culture du nourrissage* vieille de plusieurs décennies, mais le nombre de mangeoires progresse en France également. On devrait pouvoir développer la suite des études sur les effets globaux en termes d’écologie. Affaire à suivre.

*N.B : on parle bien de nourrissage à la mangeoire à base de graines ou de graisses. Ne jetez surtout pas de pain dans les parcs ou les bassins. Cela rend les animaux malades et l’excès de matière organique ainsi engendré pollue énormément.  

Sources :

Le protocole BirdLab, par Vigie-Nature

L’utilisation des données de BirdLab, par Vigie-Nature

Présentation de l’étude anglaise, par Vigie-Nature

Retrouvez dans nos articles quelques observations à la mangeoire :

Présentation du protocole BirdLab

Reconnaître les oiseaux du jardin

Le dessert des mésanges

Acrobaties aux mangeoires

L'actualité de la Nature

L’épeire à 4 points

Bravo à Juliet, José et Véronique qui sont les premiers à avoir retrouvé la bête !

En effet, ces 4 grosses taches blanches disposées en carré sont le signe distinctif de Araneus quadratus, l’épeire à 4 points ou épeire carrée.

L’épeire à 4 points – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Cette élégante araignée habite nos prairies durant l’été. Son cycle de vie est annuel. Les œufs éclosent au printemps, les araignées grandissent, muent, puis se reproduisent durant l’été. Les œufs passent l’hiver alors que les adultes meurent au cours de l’automne. Cette rescapée trouvée fin septembre n’en avait plus pour très longtemps. Elle a cependant fortement impressionnée les élèves de l’école des Larris lors de leur chasse aux insectes*. Pourtant, selon mes sources, elle consomme essentiellement des criquets et sauterelles, et assez peu d’enfants.

*NB : les araignées ne sont pas des insectes, mais des arachnides. Cela faisait partie des connaissances transmises aux élèves lors de l’animation.

Outre ses 4 taches blanches, cette araignée a une grande variabilité de couleurs, allant du jaune, vert clair au brun en passant par le rouge et le orange. Par exemple, cette araignée tissant sa toile dans les pulicaires dysentériques de Courdimanche est aussi Araneus quadratus.

L’épeire à 4 points – Courdimanche © CACP – Alexandra Marques

Sources :

L’épeire à 4 points, par Quel est cet animal

L’épeire à 4 points, par l’INPN

Retrouvez d’autres araignées de la même famille :

La petite bouteille

La belle à rayures

L'actualité de la Nature

Verbascum densiflorum, plante rare à Cergy-Pontoise

Un molène, rare et en double !

Verbascum densiflorum – Osny © CACP – Emilie Périé

De grosses fleurs jaunes, une plante bien dressée et des feuilles douces comme des caresses, pas de doute nous avons affaire à un molène (plantes du genre Verbascum) !

Tâche à nous maintenant de l’identifier parmi les 8 espèces présentes en Île-de-France. Les critères de différenciation sont assez simples, bien que peu ordinaires. Nous commençons par observer la couleur des poils des étamines ! Ici ils sont blancs. Le stigmate a une forme de massue et les feuilles sont très décurrentes : il s’agit bien de Verbascum densiflorum, le molène à fleurs denses, espèce rare en Île-de-France. Et nous en avons vu deux stations : une à Osny et une à Pontoise. Sur cette dernière d’ailleurs les individus avaient un port ramifié peu fréquent chez cette espèce. Que de trouvailles !

Verbascum densiflorum – Pontoise © CACP – Emilie Périé

Des feuilles à câliner

La plupart des molènes ont cette particularité d’avoir des feuilles extrêmement poilues qui les rend très douces au toucher. L’aspect cotonneux est même visible à l’œil. Cela leur donne un charme tout particulier.

Feuilles de Verbascum © CACP – Gilles Carcassès
Verbascum mangé par une cucullie © CACP – Gilles Carcassès

Sources :

La Flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

La base de données d’Île-de-France CETTIA

Verbascum densiflorum, par FLORIF

Retrouvez un autre molène dans cet article :

Le molène bouillon-blanc

L'actualité de la Nature

Le triton ponctué

Difficile à reconnaître

Triton ponctué – Pontoise @ CACP – Emilie Périé

A la recherche d’insectes qui seraient cachés sous des pierres, nous avons fait la rencontre de ce triton. Les spécialistes insistent sur la difficulté de l’identifier à cette période de l’année mais il semblerait que nous soyons en présence d’une femelle de triton ponctué en phase terrestre. Son acolyte, le triton palmé, lui ressemble fortement. Les critères de différenciation sont ténus. Je fais confiance aux herpétologues chevronnés m’ayant confirmé son nom !

Rare et protégé

Le triton ponctué, Lissotriton vulgaris, est assez rare dans la région. Il est de plus, comme tous les amphibiens de France, protégé par arrêté ministériel. C’est une bonne nouvelle que de le croiser sur notre territoire !

Triton ponctué en hivernation – Pontoise © CACP – Emilie Périé

Comme la plupart de ses congénères, le triton ponctué alterne entre deux phases : vie aquatique et vie terrestre. Au printemps, il entame sa vie aquatique. Les adultes arborent des couleurs beaucoup plus marquées (et ponctuées de taches noires, d’où son nom) et les mâles développent une crête importante. C’est la période de reproduction, il faut se montrer sous son meilleur jour ! Les larves grandissent ensuite dans l’eau et se nourrissent, comme leurs parents, d’insectes, de crustacés et de mollusques. A l’automne, elles se métamorphosent et deviennent de jeunes adultes.

A l’hiver, les tritons adultes et juvéniles s’installent en phase terrestre, généralement sous des rochers ou des troncs pour hiverner. Leurs couleurs deviennent plus ternes (il est presque impossible des les différencier du triton palmé), les mâles perdent leurs crêtes et les activités ralentissent. Au printemps prochain, ils ressortiront, en habits de fête, pour démarrer une nouvelle saison. Ce cycle peut se répéter de nombreuses fois : les tritons vivent jusqu’à 20 ans !

Notre premier dragon !

Ce petit triton ponctué nous a permis de faire notre premier signalement de dragon ! Vous pouvez le retrouver dans la galerie du site Un dragon dans mon jardin.

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NB : nous avons trouvé ces tritons fortuitement. Nous avons bien évidement pris garde à ne pas les toucher et à remettre leur abris en place pour leur permettre de passer l’hiver en sécurité.

Sources :

Le triton ponctué, par l’INPN

Le triton ponctué, par DORIS

Les tritons, dans Un dragon dans mon jardin

Retrouvez d’autres histoires de dragons :

Le protocole Un dragon dans mon jardin

Les dragons de la source

Le triton alpestre 

L'actualité de la Nature

Marron ou châtaigne ?

La question se pose. Il est vrai que le parler populaire entretient la confusion : les marrons chauds et les marrons glacés sont en réalité des châtaignes. Les marrons, les vrais, sont grandement toxiques !

Petits conseils pour ne pas se tromper lors de la prochaine balade en forêt :

Premier indice : les feuilles de l’arbre sous lequel ramasser les châtaignes

Les châtaignes et les marrons sont portés par des arbres somme toute très différents. Le châtaignier, Castanea sativa, est indigène en Europe. Il a des feuilles entières, fortement dentées et terminées par une pointe.

La feuille de châtaigner est entière © CACP – Emilie Périé

Le marronnier, Aesculus hippocastanum, a été introduit en Europe pour l’ornement. Ses feuilles sont divisées en 5 lobes, comme les cinq doigts d’une main. Attention : lorsque à l’automne les feuilles tombent, les lobes se séparent. Mieux vaut se fier à celles encore en place.

La feuille du marronnier est découpée en cinq lobes © CACP – Emilie Périé

Deuxième indice : les bogues

Encore une indication qui oriente vers la bonne identification du fruit que l’on ramasse. Si le fruit est dans une bogue recouverte d’épines, comme un oursin, c’est une châtaigne. S’il est dans une bogue dure et piquante comme une carapace à pointes, c’est un marron !

A gauche la bogue du marronnier, à droite la bogue du châtaignier © CACP – Emilie Périé

Enfin, identifier le fruit

Le marron est tout rond alors que la châtaigne a une face plate et une petite coiffe épineuse à l’une des extrémités. Impossible de se tromper !

A gauche un marron, à droite des châtaignes ©CACP – Emilie Périé

Alors, prêts pour la cueillette ?

Retrouvez d’autres confusions à ne plus faire dans nos articles :

Couleuvre ou vipère ?

Ceci n’est pas une mouette

Ceci n’est pas un scorpion

L'actualité de la Nature

Nouvelles rencontres en 2019

Comme l’an dernier, nous vous présentons nos découvertes de 2019.  Ces douze espèces n’avaient pas encore fait l’objet d’observations au plan national ou régional.

1ère inscription nationale (INPN) :

Un hyménoptère

Galle de tige de Timaspis lampsanae sur Lapsana communis © CACP – Gilles Carcassès

J’ai observé cette galle de Cynipidae à Feucherolles et à Clairefontaine-en-Yvelines. Nous l’avons aussi rencontré dans le parc du château de Grouchy à Osny.

1ères données régionales (Cettia Ile-de-France) :

Deux acariens

Aceria lycopersici sur la morelle douce-amère – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès
Aceria echii, l’Aceria de la vipérine- campus de Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

Les Aceria sont des acariens qui provoquent souvent chez les plantes contaminées des formes nanifiées et très ramifiées. Il existe de nombreuses espèces inféodées à une seule plante. Nous avions rencontré l’an dernier Aceria genistae, sur le genêt à balais.

Sept diptères

Myopites apicatus sur une fleur de pulicaire – Courdimanche © CACP – Alexandra Marques
Couple de Goniglossum wiedemanni sur une bryone – Cergy © CACP – Gilles Carcassès
Couple de Tephritis separata sur une picride fausse-épervière – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Les trois mouches Tephritidae ci-dessus sont respectivement inféodées à la pulicaire, à la bryone et à la picride fausse-épervière.

Galles de Dasineura gleditchiae sur un févier – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès
Dasineura rosae sur l’églantier – Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès
Obolodiplosis robiniae sur le robinier – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Les trois espèces ci-dessus sont des diptères Cecidomyiidae qui provoquent des galles sur folioles.

Galles de Kiefferia pericarpiicola – Osny © CACP – Gilles Carcassès

Cette cécidomyie pond dans les graines de carotte et d’autres Apiaceae. Les graines déformées et creuses abritent la larve.

Un hyménoptère

Formica pratensis – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

La fourmi rousse des prés colonise souvent les bords de route.

Un homoptère

Macrosiphoniella tanacetaria – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

On rencontre parfois cette très belle espèce aux yeux rouges sur la tanaisie.

Retrouvez plus d’informations sur ces espèces dans nos reportages :

Timaspis lampsanae (Retour sur la rencontre technique 2019 à Clairefontaine et Bonnelles)

Aceria echii et Aceria lycopersici (Galles en choux-fleurs)

Goniglossum wiedemanni (Le petit monde des bryones)

Tephritis separata (La mouche des picrides)

Dasineura gleditchiae (le secret des beaux féviers)

Kiefferia pericarpiicola (la cécidomyie de la carotte)

Formica pratensis (La fourmi rousse des prés)

Macrosiphoniella tanacetaria (Le puceron de la tanaisie)

Non classé

Des nouvelles de l’équipe

Un départ

Un envol vers de nouvelles aventures © CACP – Emilie Périé

Après une longue et riche carrière au service de la gestion des espaces verts et de la protection de la biodiversité, Gilles prend une retraite bien méritée !

Une arrivée

© Marion Poiret

Un nouveau nom va apparaître parmi les auteurs : celui de Léo Micouin. Nouvel arrivé dans l’équipe en tant qu’apprenti, il sera à nos côtés tout au long de l’année 2019/2020. Après des études en BTS Aménagement Paysager, il entame une licence professionnelle en Ecologie Urbaine à l’école Du Breuil.

Un peu de changement

L’équipe passant de 2 à 1,5 il a fallu redistribuer les missions. Il est possible qu’à partir de l’année prochaine les articles paraissent moins fréquemment dans la semaine… Mais pas d’inquiétude, le blog continue et Gilles ne part pas sans laisser de matière, vous verrez sa patte dans de nombreux articles à venir !

Mais au fait, qui sommes nous ?

Qui sommes-nous ?

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L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Aidons les hérissons

Pique pique !

Hérisson d’Europe © CACP – Gilles Carcassès

Cette adorable petite boule de piquants est devenue une mascotte de la nature en ville et des leçons d’écologie à l’école. Mais connaissez-vous bien le hérisson d’Europe ?

Ericaneus europaeus est un mammifère protégé à l’échelle nationale et une espèce dont les populations ont fortement chuté ces dernières années. Sa protection devient une priorité.

En plus de son faciès attachant, le hérisson est un fabuleux auxiliaire des jardiniers. En effet, son régime alimentaire naturel est principalement composé de limaces, escargots, chenilles, hannetons et fruits tombés au sol. En revanche, si les croquettes du chat sont à hauteur de son museau, il n’hésitera pas à en chiper quelques-unes !

A cette période de l’année on peut l’entendre fourrager dans les jardins : il prépare son hibernation. Le hérisson a fini de se nourrir durant le printemps et l’été et il construit son nid à partir de feuilles et de mousse dans un coin calme du jardin (sous la haie, derrière le tas de bois, derrière l’abri,…). Il y passera tout l’hiver, profondément endormi.

Comment aider le hérisson à survivre dans nos jardins ?

Voici quelques conseils qui rendront services aux hérissons :

  • Comme la plupart des mammifères seuls les jeunes sont capables de digérer le lait, de leur mère uniquement. Ne leur donnez surtout pas de lait de vache, cela les rend malades. En revanche, mettre à disposition un peu d’eau peut les aider grandement.
  • Il est inutile de les nourrir et il peut être judicieux de mettre les croquettes des animaux domestiques un peu en hauteur, ou en intérieur.
  • Les feuilles mortes constituent le matériau principal de construction des nids, ne les ramassez pas trop tôt dans l’automne pour laisser le temps aux hérissons de s’installer. De même, préserver des espaces tranquilles dans le jardin où ils passeront l’hiver en paix.
  • Les hérissons ont besoin d’une surface d’environ 1 ha comme terrain de chasse. Ces surfaces sont difficiles à réunir en ville. Pensez à ménager des passages dans les murs et clôtures.
  • Participez au recensement national. Il reste encore quelques jours pour signaler à France Nature Environnement les hérissons que vous avez vus dans votre jardin. Les résultats de cette étude devraient permettre de comprendre les raisons de la chute des populations.
Passage à hérisson dans la clôture du jardin école de Vauréal © CACP – Emilie Périé

Sources :

Favoriser le hérisson, par Jardinez Autrement

Le suivi des hérissons, par France Nature Environnement

L’enquête de suivi des hérissons

Retrouvez d’autres auxiliaires de jardins :

Les auxiliaires du jardin

Le hérisson de 22h18