Dialogues à la ferme

Paysage agricole du Vexin : coquelicots à Osny © Gilles Carcassès

Une initiative très intéressante de nos voisins du Parc naturel régional du Vexin français : une projection-débat « Balade à travers champs », le samedi 1er avril 2017 à 14h30 à la Mairie de Grisy-les-Plâtres (95)

Ils invitent à venir partager un moment d’échanges sur les questions agricoles : cultures et production, agronomie et innovation, débouchés et économie, environnement et santé, territoire et paysage.

Guillaume Vanthuyne (Grisy-les-Plâtres) et Denis Fumery (Sagy), agriculteurs céréaliers dans le Vexin, parleront de leurs exploitations et discuteront avec les participants, en lien avec la projection des films « Les plantes » et « Les champs », de la série « Villages en herbe » réalisée par le Parc.

L’après-midi se poursuivra par une balade commentée à travers des parcelles agricoles. Un goûter-apéritif sera offert à 17 h.

Accès : la mairie de Grisy-les-Plâtres est au 10 rue Robert Machy.

Inscriptions et informations : 01 34 48 66 00

Plus d’informations sur le site de la commune de Grisy-les-Plâtres

Notre exposition sur les papillons

Voici notre dernière production : 14 panneaux A3 sur les papillons de jour que l’on peut facilement observer à Cergy-Pontoise. Douze espèces sont illustrées, parmi celles-ci, la belle-dame, le vulcain, le moro-sphinx, l’aurore, la carte géographique,  le brun du pélargonium, le paon du jour, qui ont chacune déjà fait l’objet d’un article dans notre blog.

Pour tous renseignements et pour réserver cette exposition, écrivez-nous à biodiversite@cacp.fr

La viorne de Bodnant

Viburnum X bodnantense - Eragny-sur-OIse © CACP - Gilles Carcassès

Viburnum X bodnantense – Eragny-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

Quelle est cette somptueuse floraison dans la haie du cimetière ancien d’Eragny ? C’est celle de la viorne de Bodnant. Ce bel arbuste est le résultat d’un croisement entre deux viornes, Viburnum farreri et Viburnum grandiflorum, obtenu à Bodnant, dans l’un des jardins les plus réputés du Pays de Galle. La floraison hivernale de cet arbuste est délicieusement parfumée.

Fleurs de la viorne de Bodnant © CACP - Gilles Carcassès

Boutons floraux de la viorne de Bodnant © CACP – Gilles Carcassès

En Ile-de-France, deux espèces de viornes sont indigènes: la viorne lantane (Viburnum lantana) et la viorne obier (Viburnum opulus). On rencontre la première en compagnie du troène, du cornouiller sanguin et du cornouiller mâle en lisière des boisements sur sol calcaire et plutôt sec. La viorne obier est souvent associée à l’aulne, au sureau noir et au houblon dans les boisements humides.

Viburnum opulus - Jouy-le-Moutier © CACP - Gilles Carcassès

Viburnum opulus, la viorne obier – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

Ca y est, c’est le printemps

Au pied de l’immeuble où je travaille refleurissent chaque printemps les gros buissons épineux de cognassier du Japon. A ses fleurs écarlates succéderont à l’automne des fruits jaunes semblables à de petites pommes un peu allongées et au parfum puissant. En mélange avec des pommes, j’en fait une très bonne gelée.

Chaenomeles speciosa, le cognassier du Japon – au Verger à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Vinca minor, la petite pervenche © CACP – Gilles Carcassès

La petite pervenche s’étale en un tapis dense et fleurit abondamment. C’est une forestière mais elle n’est pas difficile et prospère dans les jardins dans toutes sortes de conditions de sol et d’exposition. Dans les bois en zone urbaine, il est bien difficile de savoir si  elle est spontanée ou échappée des jardins où elle souvent cultivée.

Viola odorata, la violette – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Au pied des robiniers bordant le boulevard de l’Oise, fleurit la violette au parfum délicat.

Quand ces trois-là sont en fleurs, alors je sais que le printemps est là.

Atelier pelotes

Ce n’est pas à un cours de tricot que nous convie la Maison de la Nature de Vauréal le 5 avril 2017, mais à la dissection de pelotes de réjection.

Pelote de rapace trouvée dans une friche – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

Ces boules rejetées par les rapaces et certains autres oiseaux contiennent les restes non digérées des proies ingurgitées : plumes, poils, os, griffes, sabots, dents, arêtes, coquilles… Leur examen est d’un très grand intérêt pour connaître le régime alimentaire de ces oiseaux et donne aussi des indications précieuses sur la présence dans le territoire des espèces consommées. La forme et la couleur des dents des crânes trouvés dans les pelotes sont notamment le moyen le plus pratique de répertorier les différentes espèces de musaraignes, qui sont des animaux très discrets dans la nature.

Crâne de musaraigne © CACP – Gilles Carcassès

Decouvrez ici le programme d’animations de la Maison de la Nature de Vauréal pour avril 2017 et les modalités d’inscription.

Retrouvez notre article sur les pelotes de réjection du martin-pêcheur et l’enquête de notre stagiaire sur leur contenu

Le jasmin d’hiver

Jasmin d'hiver au jardin de la maison Bernardin de Saint-Pierre à Eragny © CACP - Gilles Carcassès

Jasmin d’hiver au jardin de la maison Bernardin de Saint-Pierre à Eragny © CACP – Gilles Carcassès

Jolie floraison hivernale que celle de ce Jasminum nudiflorum ! Quand on sait que c’est un jasmin, on s’attend à de voluptueuses fragrances. Hélas, les fleurs de cette espèce sont inodores. On la conseille parfois comme plante grimpante, parce qu’elle émet de longues tiges souples que l’on peut palisser, mais elle ne s’accroche pas à son support, ni ne s’enroule. En vérité le jasmin d’hiver adopte volontiers un port retombant, bien utile pour habiller un mur quand il n’y a pas de sol à son pied.

Jasminum nudiflorum, une végétation facilement retombante © CACP - Gilles Carcassès

Jasminum nudiflorum, une végétation facilement retombante © CACP – Gilles Carcassès

Le jasmin d’hiver est originaire des ravins des montagnes de Chine et du Tibet. C’est un arbuste bien rustique et très facile à multiplier par bouturage.

Devenir jardiner-formateur

Jardiniers amateurs, vous désirez vous perfectionner dans les pratiques de jardinage respectueuses de l’environnement et être armés pour transmettre votre savoir à d’autres jardiniers ? Cette formation de jardinier-formateur est faite pour vous.affiche-formation-jardiniersD’autres centres de formation participent à ce programme et sont organisées dans le cadre du plan Ecophyto, avec le soutien de l’Agence Française pour la Biodiversité, à Metz, Nantes et Rivesaltes. En savoir plus sur Jardiner Autrement

Les 14 principes régissant la formation :

  1. Bien connaitre son sol : composantes minérales et biologiques
  2. Connaitre les caractéristiques climatiques du lieu
  3. Repérer les conditions microclimatiques de sa parcelle
  4. S’informer sur la biodiversité animale et végétale existante
  5. Se tenir informé des réglementations locales
  6. Déterminer ses besoins et ses envies, et choisir les plantes adaptées
  7. Contribuer à la préservation des paysages et à la diversité biologique
  8. Préserver et améliorer le sol par des bonnes pratiques
  9. Maitriser la consommation de l‘eau
  10. Bien gérer les déchets, trier et favoriser le recyclage et le compostage
  11. Bien produire son compost
  12. Mettre en oeuvre des pratiques permettant de réduire au maximum l’utilisation de produits phytosanitaires
  13. Tenir à jour un cahier de jardin
  14. Contribuer à l’embellissement individuel et collectif