Agenda

Le Rendez-vous du développement durable du 25 mai

Myathropa florea, l’éristale des fleurs © CACP – Emilie Périé

Gérald RUTAULT, Vice-président chargé de la Nature, du Paysage et de la Biodiversité
et Marc DENIS, Vice-président chargé du Développement Durable
ont le plaisir de vous inviter le

Lundi 25 mai 2020 – de 18h à 20h en visioconférence 

 au Rendez-vous du développement durable de la CACP sur le sujet :
Les sciences participatives et l’engagement citoyen en faveur de la nature 

Participer à une opération de recensement des oiseaux ou des papillons organisée par une association naturaliste, utiliser son smartphone pour se renseigner sur un oiseau, une plante, un insecte ou un champignon aperçu au détour d’une balade… Peut-être faites-vous des sciences participatives à votre insu !

Avec l’essor d’Internet, des réseaux sociaux et des smartphones,  la participation de tout acteur non-scientifique-professionnel à ces formes de production de connaissances scientifiques est facilitée. De nombreux domaines sont concernés : la biodiversité (observation d’oiseaux, insectes, plantes…) mais aussi la pollution de l’air et de l’eau, la pollution sonore, la pollution lumineuse, ainsi que l’astronomie ou la médecine.

Avec le changement climatique il est très important de suivre au plus près la mobilité et la disparition d’espèces, sur une période longue. C’est pourquoi ce Rendez-vous du développement durable, proposé en partenariat avec le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement du Val-d’Oise (CAUE 95) et l’association « Quelle Terre Demain ? », vous propose de faire le point sur ces dispositifs d’implication citoyenne en faveur de la nature.

Le replay est disponible ici !

Des étudiants réalisant le protocole Sauvages de ma rue © CACP – Gilles Carcassès

Programme :

– « Présentation des sciences participatives » par Grégoire Loïs / Muséum national d’Histoire naturelle

– « Retour d’expérience du CAUE 95 » qui a mis en œuvre le protocole sur les vers de terre dans le jardin écologique du moulin de la Couleuvre,  par Christiane Walter / CAUE 95

– « Les différents protocoles déployés à Cergy-Pontoise et les ressources pour s’impliquer » par Emilie Périé / Cellule Développement Durable et Biodiversité CACP

« La sensibilisation à l’environnement en milieu scolaire » par Julie Chauvin / Service Gestion des Déchets et Propreté CACP 

Pour finir, présentation de « l’Atlas de Biodiversité » auquel le grand public sera invité à contribuer sous forme de Carnet en ligne de Cergy-Pontoise. Il s’agit d’un projet participatif de suivi de la faune et de la flore du territoire. 

Et ça, c’est une surprise dont on vous parlera la semaine prochaine !

Agenda, L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

« 8 mai ornitho »

Moineau domestique, Passer domesticus © CACP – Emilie Périé

Nous dérogeons encore à la règle et publions un jour férié pour vous transmettre un message de la Ligue de Protection des Oiseaux.

« Ce printemps n’est pas un printemps comme les autres pour l’ornithologie. Et pour cause, impossible, confinés, d’explorer nos sites préférés pour y observer migrateurs et nicheurs.  

Nous pouvons pourtant mettre ce temps à profit pour récolter des données et nous amuser un peu ! 

Faune-Île-de-France lance cette année le « 8 mai ornitho » et vous propose de transformer votre lieu de résidence en observatoire ornithologique ! L’objectif : compter le maximum d’espèces (différentes et en nombres) en 24h depuis son domicile.  »

Tous les détails du protocole ICI

Alors installez vous à votre meilleur poste d’observation et ouvrez grand les yeux et les oreilles !

Tourterelle turque, Streptopelia decaocto © CACP – Emilie Périé

Et il reste encore 3 jours pour percer le secret de la photo mystère de ce mois-ci !

Agenda, L'actualité de la Nature

Joyeux anniversaire !

Aujourd’hui le blog Nature en ville à Cergy-Pontoise a 7 ans. Depuis 7 ans nous avons publié plus de 1500 articles (1577 pour être exacte!) dans lesquels nous vous avons présenté des espèces du territoire, des expériences de découverte de la nature, des bonnes pratiques de gestion des espaces vivants … Nous avons eu l’occasion de tirer le portrait à un certain nombre de petites (ou de grosses) bêtes, de plantes, de champignons, en essayant de représenter tous les groupes du vivant macroscopique*.

Or, le monde scientifique dispose de la description d’environ 1,8 million d’espèces. Et on estime à 8 ou 10 millions le nombre d’espèces encore inconnues. Bien sûr, toutes ne sont pas présentes sur le territoire de Cergy-Pontoise, mais cela laisse présager de quelques belles rencontres. Une information alléchante : on estime à 1600 le nombre de plantes à fleurs indigènes en Île-de-France, 112 celui des papillons de jour et 178 pour les oiseaux nicheurs. Ouvrons l’œil et restons curieux, la nature n’a pas fini de nous émerveiller !

*Nous ne sommes pas équipé pour vous présenter les bactéries en images.

Sources :

Chiffres clés de la biodiversité, par l’Agence Régionale de la Biodiversité en Île-de-France

Informations confinement :

Malgré la période de confinement et l’arrêt de nos activités sur le terrain et des animations, nous continuons de publier les nouvelles de la nature en ville trois fois par semaine. N’oubliez pas que nous sommes aussi sur Instagram et sur Facebook !

Pour continuer à en découvrir davantage sur la nature en ville et ses enjeux retrouvez deux cycles de conférences en ligne, gratuites et ouvertes à tous !

Agenda

Juste sous nos yeux

L’exposition « La biodiversité juste sous nos yeux » © CACP – Gilles Carcassès

Elle est là, juste sous nos yeux. La biodiversité s’installe partout où elle le peut, parfois sans qu’on y fasse attention. Mais cette fois, elle est exposée en grand format, impossible de la louper !

Vous pouvez retrouver notre exposition « La biodiversité juste sous nos yeux » (images de Lionel Pagès et textes de Gilles Carcassès) en ce moment à la Maison des Insectes de l’OPIE dans le Parc du peule de l’herbe.

Et le 15 mars, Gilles Carcassès animera deux visites commentées. Un rendez-vous à ne pas manquer !

L’exposition à la maison des insectes – Carrière-sous-Poissy © CACP – Gilles Carcassès

Retrouvez quelques informations complémentaires. Pour plus de renseignements, rendez-vous sur le site internet du Conseil Départemental et les pages Facebook du Parc du peule de l’herbe ou de l’OPIE.

Agenda

Restitutions 2019 de Florilèges

Mercredi 12 février ont eu lieu les restitutions 2019 du protocole Florilèges-prairies urbaines au Muséum national d’Histoire naturelle. Les différents intervenants nous ont fait part du bilan des données recueillies grâce au protocole.

Florilèges-prairies urbaines : qu’est-ce-que c’est ?

Florilèges-prairies urbaines est un protocole de sciences participatives élaboré en 2014 et réalisé sur les prairies. Retrouvez les détails du protocole sur le site de VigieNature.

Ce que l’on considère être une « prairie » peut être défini comme un espace herbacé dominé par les graminées et où il n’y a pas de ligneux (arbres). C’est un milieu artificiel et maîtrisé par l’Homme, puisque régulièrement fauché, qui vise à recréer ce que les grands herbivores sauvages pouvaient faire en broutant lors de leurs passages dans les clairières, par exemple. Ces milieux n’existant plus à l’état naturel (du moins sur le territoire métropolitain), conserver des prairies urbaines permet de maintenir un cortège floristique et sa faune associée qui serait voué à disparaître.

Une prairie à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Les données obtenues grâce au protocole permettent d’évaluer les effets qu’ont les techniques de gestion sur la qualité écologique du site. C’est également un bon moyen de suivre la dynamique de l’évolution des espèces en présence, à condition que le protocole soit effectué plusieurs années de suite.

Les résultats de l’année 2019

Cette année, 160 prairies ont été suivies : cela représente une baisse de participation par rapport aux deux dernières années. Cependant, il a été noté que le nombre total d’espèces identifiées est en augmentation.

Le plantain lancéolé (Plantago lanceolata), l’ivraie vivace (Lolium perenne), le trèfle rampant (Trifolium repens), le dactyle aggloméré (Dactylis glomerata) et le fromental élevé (Arrhenatherum elatius) figurent parmi les espèces les plus observées.

Trifolium repens, le trèfle rampant © CACP – Léo Micouin

L’évolution des modes de gestion montre que les gestionnaires participants ont davantage eu recours à la fauche coupée qu’aux autres techniques de gestion (fauche broyée, pâturage, tonte).

La prairie la plus riche d’Île-de-France

La prairie affichant la plus grande diversité d’espèces au niveau régional se trouve au Verger à Cergy, aux pieds de nos bureaux. Lors de l’édition 2019, 24 espèces de plantes y ont été identifiées !

Formation Florilèges 2019 – Le Verger © CACP – Emilie Périé

Cette année, comme l’an passé, l’atelier de formation aura lieu au printemps sur la prairie du Verger pour observer l’évolution des espèces.

Sources :

Interventions de la journée

Site de Florilèges

Il ne faut pas négliger l’apport des prairies urbaines, par VigieNature

Retrouvez dans nos articles :

Le bilan 2016

Agenda

Retour sur les rencontres naturalistes 2019

L’édition 2019 des Rencontres naturalistes a eu lieu le samedi 7 décembre au château de Nanterre. Ces rencontres, organisées par l’Agence Régionale de la Biodiversité (ARB) depuis 2008, permettent à tous les professionnels et amateurs naturalistes d’Île-de-France de se retrouver pour écouter des personnes passionnantes sur divers sujets.

Lors de cette 11ème édition, 150 personnes ont assisté aux exposés. Les présentations étaient variées et riches en contenu : des vers luisants aux araignées, en passant par les poissons migrateurs, les galles de cécidomyies et la bioacoustique, nous nous sommes régalés ! Voici quelques-unes des informations importantes à retenir.

Suivez les vers luisants

Fabien Verfaillie nous a présenté l’Observatoire des Vers Luisants et des Lucioles : un outil de science participative qui permet aux chercheurs de mieux connaitre l’écologie et les comportements des 11 espèces de vers luisants et de lucioles. Des premiers résultats sur l’impact de la pollution lumineuse ou sur les pratiques aux jardins sur les populations de vers luisants ont pu être avancés.

Lampyris noctiluca, larve de ver luisant – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Observez, notez, participez : dans votre jardin ou lors de missions spéciales de l’Observatoire, cet été, partez à la recherche des vers luisants !

La présentation filmée et le document support

Retrouvez quelques histoires de vers luisants :

Observez les mouches

Raphaël Vandeweghe et Alexia Monsavoir de l’Office pour les insectes et leur environnement nous on présenté la méthode SyrphTheNet et la nouvelle liste des syrphes déterminants ZNIEFF.

Myathropa florea, l’eristale des fleurs © CACP – Emilie Périé

Les syrphes sont ces jolies mouches qui ont souvent l’aspect d’abeilles, de guêpes ou de bourdons. On dit qu’une espèce est déterminante ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique) quand sa présence dans un espace permet de justifier la bonne qualité écologique du milieu. On peut alors classer cet espace parmi les ZNIEFF, qui font l’objet d’études particulières (notamment en termes d’inventaires). Sur les 216 espèces de syrphes présentes dans la région, 84 ont été retenues comme étant déterminantes ZNIEFF. Et malgré les nombreuses rencontres que nous avons eu avec ses belles rayées, nous n’avons encore croisé aucune des 84 retenues ! Si vous les voyez avant nous faites le nous savoir, et surtout, n’hésitez pas à participer au programme SPIPOLL !

La présentation filmée et le document support

Retrouvez quelques histoires de syrphes :

Le pâturage : outil indispensable de la gestion du paysage

Vincent Vignon a présenté un historique passionnant sur les héritages patrimoniaux du pâturage par les grands herbivores. Les modulations du paysage de la toute petite échelle au grand territoire, sont expliquées par les relations trophiques entres animaux et végétaux et illustrées par de magnifiques images d’espaces naturels et de faune sauvage.

Brebis pâturant à Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

A Cergy-Pontoise, faute de troupeaux sauvages, on développe tout de même la gestion d’espaces par le pâturage. Moutons, vaches, ânes, chevaux et même bernaches, parcourent les prairies de l’agglomération. Il manque bien entendu certains maillons de la chaîne naturelle mais la biodiversité se réinstalle peu à peu.

La présentation filmée et le document support.

Retrouvez quelques histoires de pâturage :

Les araignées, un monde merveilleux et méconnu

Claire Jacquet, l’une des rares mais non moins éminentes aranéologues d’Île-de-France, nous a présenté le monde fascinant des araignées franciliennes. Après avoir rapidement éliminé les clichés des araignées qui sont moches, dangereuses et font peur, elle nous a montré l’incroyable diversité des formes, couleurs et modes de vie de ces petits animaux.

Synema globosum, l’araignée Napoléon © CACP – Gilles Carcassès

Il nous reste encore beaucoup d’espèces à rencontrer sur le territoire et à vous présenter. Ce petit monde est finalement très vaste.

La présentation filmée et le document support.

Retrouvez quelques histoires d’araignées :

Si ces sujets vous intéressent et que vous n’avez pas pu assister aux rencontres, pas d’inquiétude, les exposés ont tous été filmés et sont mis en ligne sur le site de l’ARB ainsi que l’intégralité des supports de présentation.

Quant à nous, on a hâte de voir l’édition 2020, vous pouvez déjà réserver la date, ce sera le 28 novembre !

Agenda, L'actualité de la Nature

Les zones humides ont leur journée mondiale

Le 02 février c’est la journée mondiale des zones humides. Cette journée célèbre la signature de la convention sur les zones humides le 2 février 1971 à Ramsar (dite, Convention Ramsar) par 171 pays. Ce traité sert de cadre à l’action nationale et internationale pour la préservation des zones humides et de le ressources.

Mais qu’est-ce que c’est une zone humide ?

De manière assez logique on définit les zones humides comme étant les éléments paysagers dont l’eau est un facteur structurant (hors milieux marins). Du point de vue réglementaire, on peut qualifier un espace de zone humide si les caractéristiques de son sol et de sa végétation répondent à certains critères. On rencontre aussi bien des cours d’eau (rivières, rus) que des mares, bassins, noues ou des marais, des prairies humides… Sur le territoire de Cergy-Pontoise nous sommes assez riches en zones humides.

Cartographie des zones humides de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise © CACP – Service GEMAPI

Pourquoi est-il important de les protéger ?

Comme beaucoup de milieux naturels, les zones humides, dans leur fonctionnement naturel, nous rendent de grands services (dits, services écosystémiques). Loin d’être des « nids à moustiques » les zones humides permettent de réguler la température extérieure, d’absorber les eaux pluviales, d’épurer les eaux courantes, de stocker du carbone, de développer des activités économiques et de faire naître une biodiversité assez incroyable.

Or, comme beaucoup de ces milieux naturels, elles ont subi de fortes dégradations et régressions au cours des dernières années. Chez nous, c’est maintenant le service GEMAPI (Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations) qui se charge de la protection et de la bonne gestion des zones humides du territoire.

Le bassin du Petit Albi, une zone humide à protéger – Osny © CACP – Emilie Périé

Que peut-on y voir ?

Si vous souhaitez partir à la découverte des zones humides, des animations auront lieu partout en France durant tout le mois de février. Vous pourriez y croiser :

Des oiseaux

Comme le cygne tuberculé, le grèbe castagneux, la bergeronnette des ruisseaux, ou

Le martin-pêcheur – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Des insectes

Comme la notonecte, l’agrion élégant, le Stratiomys potamida, ou

Calopteryx splendens – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Des amphibiens

Comme la grenouille rousse, le crapaud commun, le triton ponctué ou

Hyla arborea, la rainette verte – Clairefontaine-en-Yvelines © CACP – Gilles Carcassès

Des plantes

Comme la pulicaire dysentérique, l’hydrocotyle commun, la renoncule à pinceaux ou

Lythrum salicaria, la salicaire commune – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Sources :

Réglementation Zones Humides

L’importance des zones humides, en vidéo, par Ramsar France

Agenda

Une nouvelle année commence !

Bonne année à tous !

Qui dit nouvelle année, dit nouvelles résolutions. Comme nous vous l’avions dit cet automne, le changement l’équipe entraîne un changement d’organisation. A partir de maintenant, les articles paraîtront les lundi, mercredi et vendredi. Nous conservons bien entendu la photo mystère tous les premiers vendredi du mois, alors à demain pour la première de l’année.

Comme ce pipit farlouse, il est temps de se remettre dans le bain !