Rossignol du Japon

Bravo à Thierry, Patrick et Florent qui ont les premiers identifié l’oiseau mystère.

Leiothrix lutea, le rossignol du Japon – Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

Le rossignol du Japon, échappé de captivité, est capable en quelques endroits de se reproduire dans la nature. Il affectionne les boisements humides et niche dans les ronciers ou les touffes d’herbes des sous-bois. Il inspecte avec vivacité le feuillage et les branchages, à la recherche d’insectes, comme le font le rouge-gorge et la fauvette à tête noire. Mais il est capable aussi de sauter pour attraper ses proies en vol, ce qui lui confère, semble-t-il, un avantage lui permettant de coloniser les sites qui lui sont favorables. Il s’est ainsi installé dans le Sud-Ouest de la France, en Picardie, en Alsace, sur la Côte d’Azur, dans le Val d’Oise (essentiellement dans le Vexin et en forêt de Montmorency). Il y en aurait une quarantaine de couples en Ile-de-France, et peut-être 5000 individus en France. La première observation francilienne remonte à 1993.

Leiothrix lutea © François Lelièvre

Cette espèce est envahissante à La Réunion.

Un article d’Ornithomedia sur le Leiothrix jaune

Où trouver les morilles ?

Morilles © CACP – Gilles Carcassès

Les morilles aiment bien la proximité des frênes, comme les morillons. Parfois on peut les rencontrer sous les pommiers ou dans les jardins. J’en ai déjà trouvé dans une haie de troènes bordant une cour de récréation !

En forêt, elles semblent apprécier les anciennes charbonnières, là où le sol a été transformé par le brûlage de bois. Reste à trouver les charbonnières : pas toujours facile de voir le sol chargé de charbon de bois sous la litière de feuilles mortes, sauf si une bestiole, écureuil, chevreuil ou sanglier a gratté un peu. Sinon, c’est là où poussent les morilles.

Oh, des jumelles ! © CACP – Gilles Carcasses

Sur le même sujet, retrouvez nos articles :

Premières morilles

La belle blonde

Morilles, ou pas morilles ?

La buglosse toujours verte

Fleurs de la buglosse toujours verte (Pentaglottis sempervirens) - Courdimanche © CACP - Gilles Carcassès

Floraison de la buglosse toujours verte (Pentaglottis sempervirens) – Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès

De grandes feuilles allongées aux poils raides et des fleurs bleues semblables à celles d’un myosotis, c’est la buglosse toujours verte. J’ai rencontré ce pied dans une haie sur l’ancien site de Mirapolis à Courdimanche. Cette plante originaire du sud de l’Europe est naturalisée en quelques endroits en Ile-de-France notamment dans le Vexin et la région de Versailles. Elle a longtemps été cultivée pour l’ornement des jardins et sans doute aussi pour ses propriétés médicinales.

géraniumms, buglosses et digitales dans un cimetière anglais © CACP - Gilles Carcassès

Géraniums, buglosses et digitales dans un cimetière anglais © CACP – Gilles Carcassès

Les anglais, grands amateurs de plantes vivaces, savent employer cette plante généreuse et facile dans de jolies compositions au caractère champêtre.

On peut voir cette plante fleurir en avril à l’entrée du jardin naturel du CAUE 95, au moulin de la couleuvre à Pontoise.

Pentaglossis sempervirens est l’une des plantes préférées des bourdons, si l’on en croit une étude anglaise évoquée dans cet article du blog VigieNature : « Fleurs au potager : le mélange gagnant pour les bourdons »

Morillon, l’ami des ficaires

Mitrophora semilibera, le morillon © CACP – Gilles Carcassès

Ce joli champignon printanier pousse au début du mois d’avril au bord des chemins, dans les terres plutôt argileuses et riches, à l’ombre des vieux frênes, sur la terre nue ou parmi les ficaires. A maturité, il a une odeur qui rappelle un peu l’eau de Javel. Il est très léger car complètement creux.

On le dit aussi bon comestible que les morilles, personnellement je trouve que son goût n’est pas aussi fin. Mais en mélange, ça ne gâche pas le plat…

Attention ! Ce champignon, comme les morilles, est toxique à l’état cru.

Faut-il piéger le frelon asiatique ?

Vespa velutina, le frelon asiatique © Gilles Carcassès

On voit circuler sur internet des recettes de pièges prétendus sélectifs pour capturer des reines de frelons asiatiques au printemps, voire des appels à généraliser ce type de pratique. Or, des études scientifiques ont clairement démontré l’inefficacité de ces piégeages sur la dynamique des populations de frelons asiatiques, et les spécialistes des insectes insistent sur les impacts négatifs de ces pièges sur les insectes pollinisateurs. C’est pourquoi l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie) appelle à l’arrêt de ces piégeages de printemps :

L’article de l’Opie « Frelon asiatique : le piégeage tue trop de pollinisateurs »

Rappelons les recommandations des scientifiques :

  • S’abstenir de piéger les femelles fondatrices
  • Détruire les colonies le plus tôt possible jusqu’à mi-novembre,
  • Protéger les ruches par des muselières (cages grillagées devant la planche d’envol),
  • Piéger uniquement aux abords des ruches, à partir de juin, et seulement en cas de prédation par les frelons asiatiques.

Retrouvez notre article sur les deux espèces de frelons.

La position du Museum nationale d’Histoire naturelle (article du 22 mars  2017) sur le piégeage du frelon asiatique

La ficaire

Fleur de ficaire visitée par une abeille © CACP – Gilles Carcassès

La ficaire (Ficaria verna) pousse en tapis denses dans les bois humides, à l’ombre des frênes, des aulnes, des ormes… Sa fleur jaune qui s’épanouit au printemps est très brillante.

Tapis de ficaires © CACP – Gilles Carcassès

Cette renonculacée possède un mode de dissémination particulier : sur certains pieds, des bulbilles situées à la base des feuilles sont capables de se détacher et de germer au sol pour donner en mai de nouvelles plantules. En juin, les parties aériennes de la plante disparaissent. Ne subsistent alors que ses tubercules souterrains qui lui permettront de renaître en février.

La ficaire produit aussi des akènes qui succèdent aux fleurs © CACP – Gilles Carcassès

Faiblement toxique, la ficaire peut provoquer des irritations de la peau. Cette plante vivace a un comportement invasif dans les forêts alluviales aux Etats-Unis.