L'actualité de la Nature

Un escargot poilu !

Trochulus sp. – Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

Des poils sur la coquille

Ainsi sont les veloutées, de la famille des Hygromiidae. Il existe 11 espèces de Trochulus en France, apparemment de détermination délicate.

Les Trochulus ne sont pas rares dans les zones humides. J’ai trouvé celui-ci sous une branche pourrie au pied d’un arbre mort dans le parc du château de Menucourt.

Veloutée – Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

Comme beaucoup d’espèces d’escargots, les veloutées possèdent un « dard d’amour » qu’ils plantent dans le corps de leur partenaire, entre les préludes (embrassades baveuses) et l’accouplement. Cette fléchette acérée est tirée violemment à bout portant par l’effet d’une contraction musculaire. Cette estocade aurait une action favorable sur le succès de la reproduction, le dard étant enduit d’un mucus riche en hormones améliorant la survie des spermatozoïdes.

Source :

Le cycle de vie des escargots, par Vigie Nature Ecole

L'actualité de la Nature

Attention à la panthère !

Pseudopanthera macularia, la panthère © CACP – Gilles Carcassès

En mai et juin, la panthère rôde dans les clairières !

A ses antennes, on reconnaît un hétérocère, autrement dit un papillon de nuit. Mais cette espèce est active en plein jour et on la voit butiner toutes sortes de fleurs des plantes basses dans les bois clairs. Elle est classée dans la famille des Geometridae, comme la phalène anguleuse ou le géomètre à barreaux.

Pseudopanthera macularia © CACP – Gilles Carcassès

Vu de près, le « pelage » de la panthère a l’air très doux !

La panthère est univoltine (il n’y a qu’une génération par an), les papillons volent en mai et juin. Puis en été, on pourra observer ses chenilles arpenteuses vert clair sur les feuilles des Lamiaceae : germandrées, lamiers, bugles, menthes, sauges, bugranes… La chrysalide passera l’hiver cachée au sol dans l’attente des chaudes journées du printemps pour donner naissance à la nouvelle génération.

Source :

Pseudopanthera macularia, par Papillons de Poitou-Charente

Retrouvez notre article :

Attention au tigre !

L'actualité de la Nature

Le Gazé

Aporia crataegi, le gazé © CACP – Gilles Carcassès

Ce beau papillon aux ailes diaphanes est le Gazé. Ses nervures bien marquées de noir le distinguent aisément des autres piérides plus communes.

Sur la liste des espèces protégées en Ile-de-France, il était présent dans le Val d’Oise jusqu’en 2007, mais il semble bien que ses populations se soient éteintes et qu’il ait disparu au niveau régional. Reviendra-t-il dans notre département ? Ce papillon vole en juin, en attendant on peut chercher ses chenilles sur l’aubépine, sa plante-hôte.

Chenilles d’Aporia crataegi – Doubs © CACP – Gilles Carcassès

Arrivées au terme de leur cinquième et dernier stade de croissance en mai, ces chenilles ont complètement dévoré le feuillage d’une aubépine. Elles s’attaquent maintenant aux tiges des rameaux de l’année.

Le solide appétit de la chenille du Gazé © CACP – Gilles Carcassès

La ponte effectuée par le papillon courant juin donnera de petites chenilles tout juste capables d’entamer l’épiderme des feuilles. Elles passeront l’hiver au deuxième stade larvaire dans un modeste cocon collectif.

Le cocon collectif d’hivernage des chenilles du Gazé © CACP – Gilles Carcassès

Une chenille au dernier stade passe sur le cocon d’hivernage. On aperçoit sur le rameau quelques mues des jeunes chenilles.

Source :

Le Gazé, dans Les pages entomologiques d’André Lequet

Retrouvez une autre piéride dans cet article :

L’aurore de la cardamine

L'actualité de la Nature

Faune et flore des champs

Coquelicots à Osny © CACP – Gilles Carcassès

Au bord des champs, on peut faire de belles observations. Mais comment reconnaître les plantes et les oiseaux que l’on y rencontre ? Je vous ai sélectionné trois petits guides numériques gratuits, très pratiques et bien illustrés pour accompagner vos balades :

La clé des champs – Flore des bordures herbacées des milieux agricoles (2012)

Oiseaux des champs – Guide d’identification des espèces communes (2012)

Guide d’identification des messicoles, par Tela Botanica

Le miroir de Vénus (Legousia speculum-veneris) dans les blés à La Roche-Guyon © CACP – Gilles Carcassès
Faisan de Colchide © CACP – Gilles Carcassès
L'actualité de la Nature

La saperde perforée

Saperda perforata – parc du château de Grouchy à Osny © CACP – Gilles Carcassès

Saperda perforata, une espèce en extension vers l’ouest

Cette saperde d’Europe centrale est longtemps restée une rareté alsacienne, connue seulement de la région de Haguenau, dans le Bas-Rhin ; sa première mention dans cette localité date de 1866. Elle a gagné le Haut-Rhin en 1974, puis est signalée dans les Hautes-Alpes en 1995, elle est ensuite observée dans l’Allier et dans la région Centre en 1997. Aujourd’hui, elle semble bien établie dans les Alpes et le centre de la France et est attestée en Seine-et-Marne et dans l’Oise. Elle aurait été vue aussi dans les Yvelines et en Essonne.

Carte de répartition de Saperda perforata, par l’INPN

Je suis content de pouvoir ajouter le Val d’Oise au domaine de ce superbe coléoptère. Mon observation viendra verdir la carte de répartition de l’espèce sur le site de l’INPN lorsque la donnée sera intégrée, l’an prochain sans doute.

La saperde perforée est inféodée aux peupliers. Sa larve se développe sous l’écorce des arbres morts. Il paraît que lorsque la larve consomme le bois d’un peuplier tremble, l’adulte est de couleur grise.

Source :

Extension en Île-de-France de Saperda perforata, par Philippe REISDORF, Pierre ZAGATTI et Nicolas MOULlN (2012)

L'actualité de la Nature

L’orchis brûlé

Facile à reconnaître, avec ses boutons floraux cramoisis !

L’orchis brûlé © CACP – Gilles Carcassès

Neotinea ustulata, l’orchis brûlé, apprécie l’herbe rase et les situations très chaudes. L’embroussaillement des pelouses calcaires lui fait partout perdre du terrain. Cette espèce rare en Ile-de-France subsiste dans le Val d’Oise sur quelques sites : Vienne-en-Arthies, Parmain, Nesles-la-Vallée. Comme elle est de petite taille et de floraison précoce, cette orchidée est discrète et sa répartition est peut-être sous-estimée. Sa floraison la rendant visible, c’est le moment de prospecter les coteaux calcaires et de découvrir de nouvelles stations !

Neotinea ustulata © CACP – Gilles Carcassès

Ne dirait-on pas de petits bonshommes en pyjama à pois ?

Téléchargez notre livret d’identification :

Les orchidées sauvages de Cergy-Pontoise et du Vexin français

L'actualité de la Nature

Blanche et plissée

En explorant méthodiquement les branches basses d’un chêne, j’ai trouvé une drôle de chenille blanche toute plissée !

Au revers d’une feuille de chêne – Eaubonne © CACP – Gilles Carcassès
Larve d’Apethymus filiformis © CACP – Gilles Carcassès

Vue de tout près, elle semble verte et recouverte d’une couche de poudre blanche. En plus de ses trois paires de pattes thoraciques, elle est dotée de deux rangées de fausses pattes abdominales. Elle m’en montre au moins six, ce qui confirme mon impression : ce n’est pas une chenille, mais une larve de symphyte, autrement dit une fausse chenille. Adulte, elle sera un hyménoptère, et pas un papillon.

Apethymus fifliformis est l’une des espèces de symphytes que l’on peut rencontrer sur les chênes. Mais elle est très peu observée, peut-être est-elle rare, ou simplement discrète ? Ou alors, peut-être que ce sont les naturalistes qui retournent les feuilles des chênes au mois de mai qui sont rares ?

Retrouvez nos articles sur les larves de symphytes :

La fausse chenille du faux sureau

Belle découverte sur une scutellaire

Periclista, tenthrède du chêne

Charmeuse de serpents

Agenda, L'actualité de la Nature

Sortie nature au parc du peuple de l’herbe

Observations au bord d’une mare © CACP – Gilles Carcassès

Le 25 avril, l’équipe du parc du peuple de l’herbe proposait une sortie nature, animée par la Ferme d’Ecancourt : « Sur la trace des animaux à sang-froid ». Le public est reparti incollable sur la vie des reptiles et des batraciens !

Ce fut l’occasion de découvrir aussi une plante rare emblématique du parc, la renoncule à petites fleurs.

Ranunculus parviflorus, la renoncule à petites fleurs © CACP – Gilles Carcassès

Huit autres sorties sont proposées de juin à novembre au parc du peuple de l’herbe : découvrez le programme des sorties nature de la saison 2018.

La serre à papillons de la Maison des insectes © CACP – Gilles Carcassès

Bien sûr, on profite de sa venue au parc pour visiter la Maison des insectes ! Des animateurs très compétents vous y attendent et répondront à toutes vos questions.

L'actualité de la Nature

La viorne lantane

Viburnum lantana – côte des Closbilles à Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

La viorne lantane, ou mancienne, (Viburnum lantana) pousse en compagnie du cornouiller sanguin, du troène, du cornouiller mâle et de l’aubépine, en lisière des bois sur sol calcaire. A ses fleurs épanouies en mai succèdent des fruits rouges puis noirs à maturité.

Un bel arbuste pour la haie

Voilà encore un bon arbuste pour une haie champêtre, très rustique et vraiment pas difficile. On peut trouver en pépinières une forme compacte ‘Mohican’ qui ne dépasse pas 2,50 m et une variété dorée ‘Aureum’ au feuillage lumineux.

Des ravageurs ?

Parmi les insectes qui fréquentent cette plante, citons la galéruque de la viorne, dont les défoliations sont cependant bien moins spectaculaires que sur la viorne obier.

Larve de galéruque de la viorne, Pyrrhalta viburni © CACP – Gilles Carcassès

Une cécidomyie peut provoquer des galles sur ses feuilles, mais elle est rarement observée.

Galles dues à Sackenomyia reaumurii sur le revers d’une feuille de Viburnum lantana © CACP – Gilles Carcassès

Retrouvez nos articles :

La viorne de Bodnant

La galéruque de la viorne

 

L'actualité de la Nature

L’amateur de fibres longues

Bravo à Laurent, Catherine et Florent qui ont résolu l’énigme de la photo mystère de mai 2018 !

L’écureuil roux © CACP – Gilles Carcassès

Le vandale du sequoia est notre gentil écureuil roux. Il aime beaucoup confectionner son nid avec des lanières d’écorces prélevées sur les troncs de certains conifères et sur des branches mortes de tilleuls, ou parfois de saules, d’ormes ou de chênes.

Tronc de séquoia pelé par l’écureuil © CACP – Gilles Carcassès

Il y est allé de bon cœur !

Séquoia au jardin botanique de Strasbourg © CACP – Gilles Carcassès

Voici des traces encore plus spectaculaires. Le personnel du jardin botanique de Strasbourg m’a rapporté le va-et-vient incessant chaque année d’un couple d’écureuils emportant de longues fifres détachées du tronc !

Source :

Etranges dégâts aux troncs d’arbre, par Klaus Dengler, (2013) Waldwissen.net

Retrouvez notre article :

Où voir des écureuils ?