La viorne de Bodnant

Viburnum X bodnantense - Eragny-sur-OIse © CACP - Gilles Carcassès

Viburnum X bodnantense – Eragny-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

Quelle est cette somptueuse floraison dans la haie du cimetière ancien d’Eragny ? C’est celle de la viorne de Bodnant. Ce bel arbuste est le résultat d’un croisement entre deux viornes, Viburnum farreri et Viburnum grandiflorum, obtenu à Bodnant, dans l’un des jardins les plus réputés du Pays de Galle. La floraison hivernale de cet arbuste est délicieusement parfumée.

Fleurs de la viorne de Bodnant © CACP - Gilles Carcassès

Boutons floraux de la viorne de Bodnant © CACP – Gilles Carcassès

En Ile-de-France, deux espèces de viornes sont indigènes: la viorne lantane (Viburnum lantana) et la viorne obier (Viburnum opulus). On rencontre la première en compagnie du troène, du cornouiller sanguin et du cornouiller mâle en lisière des boisements sur sol calcaire et plutôt sec. La viorne obier est souvent associée à l’aulne, au sureau noir et au houblon dans les boisements humides.

Viburnum opulus - Jouy-le-Moutier © CACP - Gilles Carcassès

Viburnum opulus, la viorne obier – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

Ca y est, c’est le printemps

Au pied de l’immeuble où je travaille refleurissent chaque printemps les gros buissons épineux de cognassier du Japon. A ses fleurs écarlates succéderont à l’automne des fruits jaunes semblables à de petites pommes un peu allongées et au parfum puissant. En mélange avec des pommes, j’en fait une très bonne gelée.

Chaenomeles speciosa, le cognassier du Japon – au Verger à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Vinca minor, la petite pervenche © CACP – Gilles Carcassès

La petite pervenche s’étale en un tapis dense et fleurit abondamment. C’est une forestière mais elle n’est pas difficile et prospère dans les jardins dans toutes sortes de conditions de sol et d’exposition. Dans les bois en zone urbaine, il est bien difficile de savoir si  elle est spontanée ou échappée des jardins où elle souvent cultivée.

Viola odorata, la violette – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Au pied des robiniers bordant le boulevard de l’Oise, fleurit la violette au parfum délicat.

Quand ces trois-là sont en fleurs, alors je sais que le printemps est là.

Le jasmin d’hiver

Jasmin d'hiver au jardin de la maison Bernardin de Saint-Pierre à Eragny © CACP - Gilles Carcassès

Jasmin d’hiver au jardin de la maison Bernardin de Saint-Pierre à Eragny © CACP – Gilles Carcassès

Jolie floraison hivernale que celle de ce Jasminum nudiflorum ! Quand on sait que c’est un jasmin, on s’attend à de voluptueuses fragrances. Hélas, les fleurs de cette espèce sont inodores. On la conseille parfois comme plante grimpante, parce qu’elle émet de longues tiges souples que l’on peut palisser, mais elle ne s’accroche pas à son support, ni ne s’enroule. En vérité le jasmin d’hiver adopte volontiers un port retombant, bien utile pour habiller un mur quand il n’y a pas de sol à son pied.

Jasminum nudiflorum, une végétation facilement retombante © CACP - Gilles Carcassès

Jasminum nudiflorum, une végétation facilement retombante © CACP – Gilles Carcassès

Le jasmin d’hiver est originaire des ravins des montagnes de Chine et du Tibet. C’est un arbuste bien rustique et très facile à multiplier par bouturage.

La Boîte A Trognons

La boîte à trognons du collège des Touleuses à Cergy © CACP - Gilles Carcassès

La Boîte A Trognons du collège des Touleuses à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

J’ai le plaisir de vous présenter le dernier projet du professeur Boudou, professeur au collège des Touleuses à Cergy : la Boîte A Trognons.

Ce mobilier de cantine innovant a été réalisé entièrement avec des matériaux de récupération par les 3 ème J Vente et Habitat, et décoré par les élèves de 6ème.

La boite à trognons © collège des Touleuses

La boite à trognons © collège des Touleuses

Après leur repas à la cantine, les élèves du collège déposent dans la Boîte A Trognons les épluchures de fruits : en cette saison, trognons de pommes et peaux de bananes. J’ai entendu dire que certains choisissent un fruit au dessert spécialement pour pouvoir aller à la Boîte A Trognons.

Des adultes, en séminaire au collège, y ont jeté des pots de yaourts, sous les yeux scandalisés des élèves. « Monsieur, on ne fait pas ça ! »

Ces déchets tombent dans un seau amovible que les élèves sortent à tour de rôle et portent au composteur collectif du quartier. Le compost produit (au rythme d’un mètre cube par an !) ira alimenter le futur Ouortou du centre de loisirs du bois de Cergy.

Qu’est-ce donc qu’un Ouortou ?

L'Ouortou - Cergy © Gilles Carcassès

L’Ouortou – Cergy © Gilles Carcassès

C’est une grande jardinière à réserve d’eau et composteur intégrés, spécialement conçue pour la pratique d’un jardinage collectif et convivial, une sorte de kiosque à légumes intergénérationnel à géométrie variable. Bien sûr, pour ce jeune public, il s’agira d’un Ouortou à table de culture surbaissée. Les futurs utilisateurs sont venus dans l’atelier du collège pour donner la bonne mesure de hauteur et apprécier l’avancement de la construction confiée au réseau des 4 ème Pro.

Les plans de l’Ouortou

Le composteru collectif des Châteaux à Cergy © Joël Boudou

Le composteur collectif des Châteaux à Cergy, également sorti de l’atelier du collège des Touleuses © Joël Boudou

Il n’est pas exclu que le modèle 2.0 de la Boîte A Trognons voie bientôt le jour. Equipée de roulettes, la BAT mobile irait en ambassadeur des bonnes pratiques de recyclage dans les cantines qui voudraient bien l’accueillir… Une aventure à suivre assurément dans ces pages et sur le site du collège.

Comment ça, pas encore de Boîte A Trognons dans votre cantine ? La honte…

« Villages en herbe »

Une petite touffe d’ivraie vivace (Lolium perenne) et de Galinsoga au pied d’un lampadaire. Le galinsoga est une plante annuelle originaire d’Amérique du Sud qui s’est naturalisée en Europe. Elle est considérée comme invasive un peu partout dans le monde © Marion Poiret

Qu’est-ce qu’une plante ?  Comment pousse-t-elle ? Qu’attend-on d’un jardin ? Quelle est la place de la nature en ville, dans notre jardin ou dans notre culture ?  Quelles sont les nouvelles pratiques d’entretien avec le passage au « zéro phyto » dans l’espace public ? Comment ces pratiques sont-elles mises en œuvre et acceptées ? Peut-on arrêter les traitements chimiques dans tous les espaces ?

Les 5 courts métrages réalisés dans le cadre des plans d’actions « zéro phyto » à l’initiative du Parc Naturel régional du Vexin français et en collaboration avec l’Agence de l’Eau Seine Normandie donnent la parole aux habitants, aux élus, aux agents techniques, aux écologues, aux agriculteurs, au législateur…

Des réflexions édifiantes sur notre rapport au monde.

Ici, sur une feuille d’ortie, une cicadelle verte (Cicadella viridis), fréquente dans les prairies humides et les friches © Marion Poiret

Un massif d’ortie dioïque, est à lui seul un petit royaume. Il offre gîte ou couvert à de nombreuses espèces. Les mésanges y trouvent par exemple au printemps de quoi nourrir leurs oisillons.

Une piéride s’alimente sur une fleur de bardane © Marion Poiret

Retrouvez notre article « Ni bonnes, ni mauvaises »

Quelques liens utiles :

mon massif d’ortie mieux que des pesticides/ OPIE

l’entomofaune des orties / OPIE

Les hellébores

Helleborus orientalis © CACP - Gilles Carcassès

Helleborus orientalis © CACP – Gilles Carcassès

J’ai dans mon jardin de belles touffes d’hellébores d’Orient. C’est un régal au début du printemps de guetter leur floraison. Cette plante vivace généreuse va rester en fleurs plusieurs semaines puis disséminer ses graines, assurant la prospérité du massif.

Hellébore hybride © CACP - Gilles Carcassès

Hellébore hybride © CACP – Gilles Carcassès

Voici un hybride horticole aux très grandes fleurs bien dressées qui apprécie l’ombre épaisse de mes actinidias.

Helleborus argutifolius © CACP - Gilles Carcassès

Helleborus argutifolius © CACP – Gilles Carcassès

Le géant de la famille est l’hellébore de Corse (Helleborus argutifolius) qui forme des touffes arrondies d’un mètre de haut. C’est une vivace qui ne vit pas longtemps mais elle se ressème bien toute seule dans mon jardin.

Helleborus foetidus © CACP - Gilles Carcassès

Helleborus foetidus © CACP – Gilles Carcassès

J’ai aussi le sauvageon hellébore fétide qui est venu former une petite colonie au pied d’un noisetier.

Feuille de l'hellébore fétide © CACP - Gilles Carcassès

Feuille de l’hellébore fétide © CACP – Gilles Carcassès

Ses fleurs vertes bordées de rouge ne sont pas spectaculaires, mais ses feuilles digitées sont originales. On rencontre l’hellébore fétide dans les lisières des boisements sur sol calcaire, souvent en compagnie de l’iris fétide et du tamier. Cette plante est peu commune mais cependant bien représentée dans le nord et l’ouest du Val d’Oise.

Carte de répartition d'Helleborus foetidus dans le Bassin Parisien (CBNPB)

Carte de répartition d’Helleborus foetidus dans le Bassin Parisien (Flora – CBNPB)

« Une agglo zéro phyto » : nos vidéos

Depuis le 1er janvier 2017, les collectivités locales ne peuvent plus utiliser de produits phytosanitaires sur les espaces verts et la voirie. La Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise engagée depuis plusieurs années dans un processus zéro phyto lance une campagne de sensibilisation en diffusant sur ses réseaux sociaux une série de courtes vidéos. De sympathiques acteurs locaux ont accepté de témoigner et vous font partager leurs convictions et leur pratiques. Voici les deux premiers clips :

Cliquez sur l'image pour lire la vidéo

Interview de Marie Potage, enseignante en biologie à l’Université de Cergy-Pontoise : les risques des produits phytosanitaires sur la santé publique (Cliquez sur l’image pour lire la vidéo)

bijan-et-zohreh

Interview de Zohreh et Bijan Souzani, jardiniers amateurs à Vauréal : la nature au service du jardin et l’accueil des auxiliaires (Cliquez sur l’image pour lire la vidéo)

En savoir plus avec l’article paru sur le webzine 13 comme une « Cergy-Pontoise, le zéro phyto avant l’heure »