L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

La lychnide fleur de coucou

Lychnis flos-cuculi – parc des Arènes à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Lychnis flos-cuculi est assez lent à se développer et ne forme pas de très grosses touffes mais sa floraison est généreuse. Cette plante vivace d’origine européenne se plait dans les sols riches, humides et ensoleillés. Elle peut mesurer jusqu’à 90 cm de haut ce qui fait d’elle une belle plante pour agrémenter le bord d’un bassin.

Comme chez les silènes, autres représentants de la famille des Caryophyllaceae, Lychnis flos-cuculi a des feuilles opposées. Ses pétales sont roses et profondément découpés.

La lychnide fleur de coucou a beaucoup d’atouts : une floraison étincelante, un port érigé élégant, une résistance à toute épreuve. L’entretien se limite à la coupe des fleurs fanées afin de prolonger la floraison. Il existe plusieurs variétés horticoles de cette plante : à fleurs simples ou doubles, roses ou blanches.

On rencontre cette espèce indigène dans les prairies humides, elle est en régression en Ile-de-France en raison du drainage et de la disparition de ses milieux de prédilection.

C’est une très bonne idée d’avoir installé cette belle plante peu commune dans les noues du parc des Arènes !

Source :

Le Lychnis flos-cuculis, par Tela Botanica

Le Lychnis flos-cuculis, par Sauvage du Poitou

Retrouvez nos articles :

Les habitants de la rue de l’écureuil

Etoile de Noël

L'actualité des jardins

L’acajou de Chine

Capsules à Cinq valves © CACP – Gilles Carcassès

Ce mois-ci, le mystère était, je l’avoue, bien difficile à percer. Evidemment, il y avait un piège : ce n’est pas le fruit de l’ailante, il fallait chercher dans une autre famille, celle des Meliaceae.

Car ce fruit est celui de l’acajou de Chine (Toona sinensis). Ce bel arbre rustique peut atteindre chez nous 10 mètres de haut et mérite une place de choix au jardin car il se pare de teintes dorées à l’automne. Il paraît que ses jeunes feuilles au goût d’oignon sont utilisées dans la cuisine asiatique !

Le premier exemplaire introduit en Europe a été planté aux Jardin des plantes de Paris en 1862.

La variété Flamingo présente un port colonnaire et un feuillage d’une couleur éblouissante au printemps. J’en connais un très beau à l’entrée du parc floral de Paris.

Toona sinensis ‘Flamingo’ © CACP – Gilles Carcassès

Toona sinensis, l’acajou de Chine © CACP – Gilles Carcassès

Le bois teinté de rose de l’acajou de Chine est très apprécié en ébénisterie.

L'actualité des jardins

Le label EcoJardin

Après avoir été invités aux rencontres 2019 du Label EcoJardin en février dernier, nous avons souhaité visiter l’un des trois sites labellisés du Val d’Oise. Le Campus saint-Christophe à Cergy et l’usine de Méry-sur-Oise (Véolia) n’étant pas accessibles au public, nous avons profité d’un beau soleil pour aller à la découverte du jardin du Musée de l’Outil à Wy-dit-Joli-Village.

Jardin du Musée de l’Outil à Wy-dit-Joli-Village © CACP – Gilles Carcassès

Mais qu’est-ce donc que le label EcoJardin ?

Le label Ecojardin permet de valoriser un jardin dont la gestion est écologique. Ce label est porté par Plante et Cité, son référentiel est en ligne. Les critères pris en compte pour évaluer la gestion du jardin sont : la planification, le sol, l’eau, la faune et la flore, le mobilier, les formations et la sensibilisation du public.

En tant que visiteurs nous avons pu en apprécier trois :

La faune et la flore sauvage du jardin

Au fil de nos déambulations dans le jardin, nous avons croisé de très nombreuses espèces. Les fleurs sauvages trouvent naturellement leur place parmi les plantes ornementales, les insectes butinent, les lézards s’installent dans les vieux mûrs en pierre, les oiseaux, des buissons au faîte du toit, font entendre leur présence. Et ils étaient nombreux les oiseaux chanteurs !

Linotte mélodieuse – Musée de l’Outil, Wy-dit-Joli-Village © CACP – Emilie Périé

La mélodie de cette linotte se mêlait aux vocalises des rouges-queues noirs, des hirondelles rustiques, des chardonnerets élégants, des verdiers d’Europe, des moineaux, des mésanges… Tout ce petit monde avait l’air de bien se plaire au jardin.

Parmi les insectes croisés, nous avons eu la chance d’observer cet intriguant papillon :

Robert-le-Diable – Jardin du Musée de l’Outil © CACP – Gilles Carcassès

Le voyez-vous le profil menaçant de Robert-le-Diable dans l’ombre du papillon ?

Le mobilier du jardin

Banc-louve – Jardin du musée de l’outil © CACP – Gilles Carcassès

Au jardin du Musée de l’Outil, le mobilier, en matériaux recyclés est intégré au paysage, tout en restant dans le thème ! Cette louve ronge-t-elle un os, ou une clé de 12 ?

La sensibilisation des visiteurs

La gesse de printemps et son étiquette – Musée de l’Outil, Wy-dit-Joli-Village © CACP – Emilie Périé

Dans le jardin, tout le monde a ses papiers ! Le visiteur est renseigné sur l’identité de tous les végétaux plantés dans les parterres.

Un label bien mérité !

Entrée du Musée de l’Outil © CACP – Gilles Carcassès

Nous recommandons vivement la visite de ce jardin exemplaire et très agréable.

Jardin du Musée de l’Outil, Wy-dit-Joli-Village © CACP – Emilie Périé

De nouveaux sites labellisés sur le territoire de l’agglomération ?

En dehors du Campus de Saint-Christophe, aucun site n’est labellisé à Cergy-Pontoise. En tant que chargés de mission biodiversité, nous sommes aussi là pour accompagner des gestionnaires d’espaces, qu’ils soient publics ou privés, dans la démarche de labellisation.

Des motivés ? N’hésitez pas à nous contacter : biodiversite@cergypontoise.fr

Source :

La fiche détaillée du jardin du Musée de l’outil, sur le site Label Ecojardin

L'actualité des jardins

Brebis débroussailleuses

Pâturage dans une station de renouée du Japon – Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès

On savait les brebis solognotes capables de contenir l’expansion de la renouée du Japon. Ces animaux sont aussi très efficaces pour débroussailler.

Les brebis de la Ferme d’Ecancourt broutent les cornouillers sanguins © Ville de Vauréal – Christophe Etchmendy

Les brebis solognotes sont friandes de toutes sortes de ligneux : cornouillers, ronces, lierre. C’est pourquoi elles peuvent être employées pour entretenir un sous-bois.

Séance d’animation lors de la transhumance 2018, au Jardin des Ombrages – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Voici le site qui a été choisi comme espace de pâturage à Vauréal pour cette année. Il comprend une prairie et un bois attenant. Les équipes de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise et de la Ville de Vauréal ont réuni leurs forces pour aménager l’endroit et préparer l’arrivée des ovins qui seront déposés lors de la transhumance 2019 organisée par la Ferme d’Ecancourt.

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Honorine et Gaston

Canards colverts au square du Verger – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Depuis quelques jours, ce couple de colverts fréquente assidument la pelouse du Verger. Ils sont très familiers et les collègues de la Communauté d’agglomération les ont baptisés Honorine et Gaston. Mais d’où viennent-ils ces canards ? Le bassin du parc François-Mitterrand, de l’autre côté de la préfecture, est leur habitat principal et le lieu où ils se reproduisent chaque année.

Square du Verger – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Des primeurs pour canards !

J’ai remarqué qu’ils apprécient particulièrement ces graminées en graines, très présentes autour de ce regard. Le réseau de chaleur passe juste en-dessous et le léger réchauffement du sol qu’il induit suffit à hâter très localement la floraison des plantes et la formation des graines !

Les jardiniers sont bien avisés de n’être pas encore venus tondre ce petit coin de nature, joliment fleuri de pâquerettes et de véroniques.

Retrouvez nos histoires de canards :

Le canard jardinier

Chronique aviaire de la crue

Grand choix de canards sauvages

Agenda, L'actualité des jardins

Retour sur la sortie nature du 23 mars 2019 au clos Levallois à Vauréal

Sortie naturaliste « Atlas de Vauréal » – ITEP Le clos Levallois, Vauréal © CACP – Emilie Périé

Sortie nature au Clos Levallois

Samedi 23 mars 2019, à l’initiative de la Maison de la Nature de Vauréal, nous accompagnions un groupe d’habitants de Cergy-Pontoise à la découverte de la biodiversité du parc du Clos Levallois à Vauréal.

Florian, animateur à l’Institut thérapeutique éducatif et pédagogique du Clos Levallois, nous a ouvert les portes de cet établissement destiné à des enfants qui présentent des difficultés psychologiques.

Cette visite avait pour but de contribuer à l’Atlas de biodiversité communale de Vauréal. La commune entreprend de recenser toutes les espèces vivant sur son territoire. Or, le parc du Clos et ses points d’eau sont des milieux particulièrement riches, ils méritaient une visite. L’ensemble des espèces rencontrées avec les participants ont ainsi fait l’objet de fiches dans l’Atlas.

La mare du clos Levallois à Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Les trouvailles de la sortie

Armés d’épuisettes et animés d’une grande curiosité, les participants à la visite ont pu découvrir de nombreuses espèces.

Notonecta maculata, l’abeille d’eau. Cette punaise aquatique a une démarche assez particulière : elle marche sur ses pattes, mais nage sur le dos ! Capable de pointes de vitesse remarquables, elle pourchasse ses proies sous la surface de l’eau. Son surnom d’abeille d’eau lui a été donné en raison de la piqûre assez douloureuse qu’elle peut infliger lorsqu’on la menace trop.

Notonecta maculata (abeille d’eau) – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Une larve de trichoptère. Sous les rochers ou sur le fond des plans d’eau, il n’est pas rare de trouver de petits assemblages de cailloux ou de fragments végétaux de forme plus ou moins allongée. D’un coup d’épuisette, Florian nous en remonte quelques spécimens. Et, surprise ! Une larve nous montre sa tête. Elle s’est construit un fourreau à partir de fils de soie et de morceaux de characée, une algue d’eau douce bien présente dans la mare. A l’état adulte, ces trichoptères sont très proches des lépidoptères.

Larve de trichoptère dans son fourreau, Vauréal © CACP – Emilie Périé

Coloeus monedula, le choucas des tours. Une importante colonie de choucas a élu résidence dans le parc du Clos. Nous nous demandions s’ils logeaient dans l’église de Vauréal, à quelques mètres du parc, puisque l’oiseau est adepte des cavités pour nicher. Mais cette sortie aura permis de lever le voile sur leur lieu de résidence : ils se sont installés dans des cavités des platanes remarquables bordant le chemin.

Choucas – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Bufo bufo, le crapaud commun. Grâce au coup d’épuisette expert de Florian, nous avons eu la chance d’observer quelques crapauds communs, venus dans l’étang pour se reproduire. Attention à ne pas confondre les crapauds avec les grenouilles rousses. Nous n’avons pas pu voir les grenouilles mais leurs pontes, des amas gélatineux, flottaient çà et là sur la mare.

Crapaud commun – Clos Levallois à Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Retrouvez d’autres articles sur les espèces vauréaliennes

L’atlas de Vauréal

Le défi de l’Atlas

Le nostoc du parking

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Reconnaissance instantanée : on a testé !

« Comment s’appelle cette plante ? »

Perdre un nom, se retrouver face à une plante inconnue, ne pas avoir sa clé de détermination sur soi … Des situations que les curieux de nature ont pu vivre plus d’une fois. Reconnaître les plantes qui nous entourent n’est pas toujours aisé. Heureusement il existe aujourd’hui des outils numériques pour assister les naturalistes amateurs, ou confirmés, dans la reconnaissance botanique. Deux applications mobiles d’identification par l’image étaient sur notre banc d’essais : PlantNet et iNaturalist.

Test des applications de reconnaissance à Cergy © CACP – Emilie Périé

PlantNet est notre candidat français et iNaturalist son challenger américain. Toutes les identifications assistées sont autant de données récoltées pour la recherche, selon le principe des sciences participatives.

Reconnaissance visuelle

Le principe est simple, dans un cas comme dans l’autre, il suffit de prendre une photo du sujet à identifier. L’application identifie la fleur grâce à ses caractéristiques visuelles : forme, proportions, couleur, texture, etc. Elle propose ensuite une liste d’espèces plausibles triées par ordre de pertinence et accompagnées d’images pour confirmer l’identification. Charge ensuite à l’utilisateur de valider ou non l’identification proposée.

Identification de la cardamine hirsute © CACP – Emilie Périé

Dans cet exemple, les deux applications ont reconnu la cardamine hirsute et l’ont proposé en tête de liste. Et ce, même si la photo n’est pas de très bonne qualité !

Capacités de reconnaissance et limites

Les applications, telles que nous les avons testées, sont assez performantes dans l’identification des fleurs. Elles sont même capables de différencier deux espèces dans un même genre, comme pour ces deux lamiers rencontrés sur la pelouse devant le Verger à Cergy.

Différenciation de Lamium purpureum et Lamium amplexicaule © CACP – Emilie Périé

Pour les observations hors saison, lorsque les fleurs ne sont pas visibles (ou tout simplement inexistantes), ces applications sont aussi capables d’identifier les feuilles et les fruits. La preuve avec cet onagre.

Reconnaissance des feuilles de l’onagre bisannuel © CACP – Emilie Périé

Cette fois-ci, avantage à PlantNet, iNaturalist ne proposant l’onagre qu’en deuxième position.

Il est important de noter que la performance des applications dépend de leur utilisation. En effet, plus la banque d’images renseignées par les utilisateurs est importante, plus l’algorithme de reconnaissance est efficace. Une plante rare, ou rarement renseignée sera donc moins bien identifiée par les applications. La participation des utilisateurs est donc fortement attendue !

Ces applications sont des outils bien pratiques, mais elles ne dispensent cependant pas de l’utilisation des flores et clés de détermination usuelles en botanique, qui seules permettent une identification certaine.

Et le reste du vivant ?

iNaturalist présente l’avantage de balayer un spectre plus large que PlantNet. L’application couvre aussi les animaux et les champignons. On peut donc par exemple identifier une plante et ses visiteurs. Comme avec cette petite osmie, une abeille sortie aux premières douceurs de cette fin d’hiver venue butiner le mahonia.

Identification de Osmia cornuta par iNaturalist © CACP – Emilie Périé

Nous avons testé ces deux applications mais il en existe probablement d’autres. Faites nous partager vos expériences ! Et surtout n’oubliez pas, les applications seront d’autant plus efficaces que vous y contribuez. Avec l’arrivée du printemps, c’est l’occasion d’aller à la découverte du nom des fleurs qui vous entourent !

En savoir plus

Des clés de détermination et des flores

Retrouvez nos articles sur les espèces identifiées

L'actualité des jardins

Un éléphant !

Et même deux éléphants !

Deux structures métalliques habillées de lierre agrémentent les espaces verts du boulevard de la Viosne à Cergy. Au premier plan sur cette photo on voit la queue d’un éléphant. Au second plan de l’autre côté du boulevard se détache la silhouette grandeur nature d’un second éléphant.

Vu à Cergy 16 01 2019 © CACP – Gilles Carcassès

Topiaire boulevard de la Viosne à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Ces œuvres d’art ont été réalisées en régie par le service Espaces verts de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise en 1989.

Bravo à ceux qui ne s’y sont pas trompés et ont découvert le fin mot de la photo mystère ! Cette fois-ci, Karine, Mathilde et Patricia ont été les plus rapides !