L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

A la Maison des insectes

A la maison des insectes du Parc du peuple de l’herbe, venez admirer les papillons exotiques fraichement éclos dans leur serre !

Le papillon comète de Madagascar dort sur un schefflera © CACP – Gilles Carcassès

Argema mittrei, le papillon comète des forêts de Madagascar est le plus grand lépidoptère nocturne producteur de soie. L’adulte est incapable de se nourrir et ne vit que quelques jours, le temps de se reproduire.

Heliconius melpomene sur une fleur de canna © CACP – Gilles Carcassès

Les chenilles d’Heliconius melpomene consomment des passiflores dans les forêts tropicales d’Amérique du Sud et centrale.

Dryas iulia s’est posé sur Julie ! © CACP – Gilles Carcassès

Le Flambeau est aussi un amateur de passiflores. On l’observe du Texas au Brésil et dans les Antilles.

Dytiscus marginalis © CACP – Gilles Carcassès

Le dytique bordé m’observait du fond de son aquarium. Cette espèce indigène de nos mares est présente dans le Val d’Oise. C’est un prédateur qui consomme des têtards, des alevins, des larves de tritons… L’extrémité des pattes antérieures des mâles est élargie et dotée de ventouses pour pouvoir s’agripper aux femelles.

Bien d’autres merveilles vous attendent à la maison des insectes : blattes souffleuses de Madagascar, phasmes géants, cétoines d’Afrique, scorpions, mygales… Et bien sûr les animateurs de la Maison des insectes sont là pour répondre à toutes vos questions !

Maison des insectes © CACP – Gilles Carcassès

La Maison des insectes est aussi un très bel espace, parfaitement adapté pour la présentation pédagogique de tous ces arthropodes.

Le jour de l’inauguration, il y avait trop de monde, je n’avais pas pu faire la photo avec Pupuce.

Pupuce, la mascotte © CACP – Gilles Carcassès

C’est chose faite, en compagnie de Jeanne-Flore, la créatrice de ce blog, maintenant animatrice nature au Parc du peuple de l’herbe.

Présentation de la Maison des insectes, jours d’ouverture et tarifs, c’est ici

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Actualité littéraire

Voici les 17 meilleurs livres du moment dans le domaine du jardin, du jardinage et du végétal. Chaque année, l’Association des Journalistes du Jardin et de l’Horticulture sélectionne une dizaine de livres grand public, parmi environ 150 nouvelles parutions. Le jury de cette association a attribué le 7 novembre 2017 le prix Saint-Fiacre 2017 au livre Des Hommes et des graines.

Trois ouvrages ont reçu cette année un prix coup de cœur :

 

L'actualité des jardins

Retour sur les journées d’automne des 7 et 8 octobre 2017 à la ferme d’Ecancourt

L’arrivée des chèvres pour la traite, un moment toujours très attendu ! © CACP – Gilles Carcassès

Comme chaque année, nous étions aux Journées d’automne de la Ferme d’Ecancourt. Sur le stand de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise nous proposions une animation sur la pollinisation. Les rencontres avec le public furent l’occasion de recruter de nouveaux abonnés pour notre blog et de nouer contact avec de futurs partenaires.

Nous avons commenté nos panneaux pédagogiques sur les pollinisateurs.
Chien de berger © CACP – Gilles Carcassès

Le temps d’une petite averse, nous avons hébergé sur notre stand Serge le berger et son chien.

La conduite du troupeau d’oies © CACP – Gilles Carcassès

Conduit par le chien aux ordres de son maître, le troupeau d’oies a fait le tour de tous les stands répartis dans les différents espaces de la ferme.

Potiron Bleu de Hongrie © CACP – Gilles Carcassès

En cuisine, j’ai pu admirer cet étonnant potiron de la variété Bleu de Hongrie. Si si, c’est sa couleur naturelle ! Et je peux vous certifier qu’à l’intérieur, il est aussi orange que les chemises des bénévoles de la Ferme d’Ecancourt !

Retrouvez notre article sur les journées d’automne 2016 :

Goose coaching à Ecancourt

L'actualité des jardins

Jardinot d’argent : des jardiniers d’Eragny récompensés

La remise du Jardinot d’argent au centre de jardins d’Eragny-sur-Oise le 14 octobre 2017 © CACP – Gilles Carcassès

Les jardiniers du centre de jardins Jardinot d’Eragny à nouveau à l’honneur !

Après l’obtention du Jardinot de bronze l’an dernier, les voici récompensés collectivement du Jardinot d’argent par les instances nationales de l’association Jardinot.

Le trophée « Jardinot d’argent » © CACP – Gilles Carcassès

Avec ses 38 000 adhérents, Jardinot est l’une des plus grandes associations de jardiniers en France. Elle gère 72 centres de jardins, dont deux se trouvent à Cergy-Pontoise, celui-ci à Eragny et un autre à Saint-Ouen l’Aumône.

Avec le soutien de l’Agence Française de Biodiversité, Jardinot a mis en place une certification écologique de ses centres de jardins qui s’appuie sur une charte du jardinage raisonné. Pour accéder au niveau Jardinot d’argent, les jardiniers ont du apporter la preuve de leurs connaissances en matière de jardinage écologique, et un contrôle a été effectué au centre de jardins. Il a notamment été vérifié que les jardiniers n’avaient pas conservé de pesticides dans leur cabane !

Jardinot d’or l’an prochain ?

Au centre de jardins Jardinot d’Eragny-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès
Potager surélevé pour les jardiniers handicapés © CACP – Gilles Carcassès

Jardiniers amateurs, adhérents de Jardinot ou non, vous pouvez tenter à titre individuel la certification « Jardin’or » ! Téléchargez dans cette page le questionnaire. Chiche ?

 

L'actualité des jardins

Retour sur la rencontre technique à Vauréal le 28 septembre 2017

Au parc du belvédère à Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

L’an dernier, la visite des jardins de l’école Du Breuil à Paris avait rencontré un beau succès. Cette année, la traditionnelle rencontre annuelle des PNR du Vexin français et Oise Pays-de-France et de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise s’est déroulée à Vauréal, à l’invitation de cette commune. Le ciel n’était pas complètement de la partie, mais ce fut tout de même une très belle journée, variée et riche d’enseignements, qui a rassemblé une cinquantaine de participants. Voici l’évocation de notre circuit de visite :

Le jardin de Gilles : magique !

Au jardin de Gilles © CACP – Gilles Carcassès

Gilles est chauffeur à la ville de Vauréal. Amoureux des plantes, il a créé de toutes pièces avec des matériaux de récupération un incroyable jardin dans la courette d’un bâtiment communal. Il y accueille les enfants de l’école voisine pour des activités pédagogiques d’initiation au jardinage : on y plante et on y sème avec enthousiasme des fleurs de toutes les couleurs et on y installe des décors rigolos…

Un jardin partagé en zone pavillonnaire

Au jardin partagé de la Javeleuse © CACP – Gilles Carcassès

Rue de la Javeleuse, la passion du jardinage de plusieurs familles de riverains a débordé sur l’espace public. Les pelouses ont cédé la place à des potagers fleuris, avec les encouragements de la commune.

Le pâturage, oui, ça marche !

Pâturage au parc des sports © CACP – Gilles Carcassès

Le pâturage urbain est un sujet qui suscite toujours beaucoup de questions. Florian, de la Ferme d’Ecancourt, a répondu avec beaucoup de compétence aux interrogations des visiteurs. Depuis six ans, la Communauté d’agglomération confie avec succès le pâturage de certaines de ses prairies à ce partenaire associatif (voir notre reportage sur la transhumance).

Quand la volonté d’un bailleur social rejoint les envies de ses locataires

Au jardin partagé de La Marnière © CACP – Gilles Carcassès

Un bon coup de main en nature apporté par les services techniques de la ville, l’intervention d’un service de prévention spécialisé, l’engagement du conseil de quartier, l’accompagnement par une association locale spécialisée dans la conduite de projets de jardinage en milieu social…. voilà les ingrédients de la réussite ! Les acteurs de ce projet inspirant se sont déclarés prêts à rencontrer à nouveau les visiteurs intéressés qui voudraient revenir pour approfondir le sujet. Merci pour leur chaleureux accueil !

Parlons un peu matériel

Au parc du Belvédère © CACP – Gilles Carcassès

La ville de Vauréal avait apporté un peu de matériel. Ici une motofaucheuse à barre de coupe qui leur sert à faucher les prairies à l’automne. Ce type de coupe est bien plus favorable à la biodiversité que les tondo-broyeuses qui ne laissent aucune chance à la faune.

La brosse à désherber les pavés © CACP – Gilles Carcassès

Christophe, responsable des espaces verts de Vauréal, nous a montré quelques outils de désherbage qu’il a choisis avec ses agents. Voir ici en complément sur ce sujet la vidéo réalisée pour la campagne d’information sur le zéro phyto de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise.

Les animaux de l’entreprise La Noé © CACP – Gilles Carcassès

L’entreprise La Noé était présente. Elle intervient dans le Val d’Oise et les Yvelines et propose une large gamme de prestations de gestion écologique des espaces verts, notamment le pâturage par des moutons et des chèvres.

Une symphonie de rose et d’argent

Parking rue des clos © CACP – Gilles Carcassès

Les jardiniers de Vauréal ont été fiers de montrer leur réalisation : un aménagement tout en arbustes et en plantes vivaces et couvre-sols. Ils ont composé leur palette végétale en fonction de leur choix esthétique d’une dominante rose et argent, tout en gardant à l’esprit la commodité d’entretien.

Parking rue des clos, détail des plantations – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Le tradescantia aux feuilles violettes en a épaté plus d’un.

© CACP – Gilles Carcassès

Justine Vrignaud de la Fredon Ile-de France a expliqué le rôle de cette structure associative dédiée à la santé du végétal, et les services qu’elle peut apporter aux collectivités : audits, expertises, formations… Elle est notamment en charge du recueil des données, de la rédaction et de la diffusion du bulletin de santé du végétal. Ces bulletins sont tous relayés sur le site Jardiner Autrement.

Un jardin naturel, rendez-vous des artistes

Au jardin de Ghanate © CACP – Gilles Carcassès

Pour terminer la journée, nous avons visité le jardin d’un couple de jardiniers amateurs : Bijan et Zohreh Souzani. Ce jardin alimenté par une source, à l’allure très naturelle, héberge une biodiversité étonnante. Il est le fruit de plusieurs années d’introductions et d’agencements de plantes vivaces, d’arbustes, de fruitiers, de rosiers, dont beaucoup ont été offerts par des amis et des artistes qui exposent régulièrement dans ce jardin. Chaque année, plusieurs centaines de personnes visitent cet endroit au charme unique à l’occasion des Rendez-vous au jardin.

Découvrez dans le document ci-dessous les bonus de la journée :

bonnes adresses, encore plus de photos…

Le livret bonus

Pour l’an prochain, Solange a déjà commencé à préparer un circuit sur le thème de l’eau et du jardin, sur son territoire du PNR Oise – Pays de France. Le programme, les modalités d’inscription, tout cela sera expliqué le moment venu dans un article de ce blog. A suivre, donc !

L'actualité des jardins

Sur le toit de l’école, un îlot de biodiversité

Toiture végétalisée de l’école Gustave Loiseau à Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

La toiture végétalisée de l’école Gustave Loiseau à Pontoise a été conçue pour héberger une biodiversité intéressante malgré l’absence d’arrosage. Par endroits, des surépaisseurs de substrat ont permis d’enrichir avec des plantes variées l’habituel cortège de sédums des classiques végétalisations extensives. Presque cinq ans après son inauguration, qu’est devenu cet aménagement ?

La ville de Pontoise m’a permis d’y faire une petite visite, histoire de vérifier la pertinence de mes conseils donnés à l’époque sur le choix de la palette végétale.

Parmi les arbustes qui avaient été essayés, seule une santoline grise a bien résisté. Les bergenias, les euphorbes petit-cyprès, les iris des jardins, les origans ont prospéré. On trouve aussi de belles touffes d’œillets des Chartreux, de sauges, d’armérias, de népétas, de ciboulette… Et le mélange de sédums apporte une bonne couverture générale du sol.

La nature s’est invitée sur le toit

Des végétaux indigènes ont été apportés par le vent ou les oiseaux. Au premier plan sur la photo ci-dessus, on reconnaît la carotte sauvage et plus loin les petites fleurs blanches de la vergerette annuelle.

Ci-dessous, les inflorescences velues du trèfle pied-de-lièvre se mêlent au feuillage des iris. Cette petite bisannuelle des sols sableux très secs est sans doute arrivée là portée par le vent.

Trifolium arvense – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

L’entretien d’une telle toiture est réduit mais néanmoins indispensable. Les jardiniers de la ville sont intervenus au début de l’été pour arracher les plantes indésirables et couper des tiges sèches.

Caché sous un tas de brindilles oublié par les jardiniers, j’ai découvert un joli petit carabe aux reflets verts, sans doute un Harpalus.

Harpalus sp. – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Les Harpalus sont majoritairement granivores, mais ils ne dédaignent pas les petites proies, comme des larves d’insectes qu’ils trouvent au sol. Les pattes rousses aux tibias épineux de cet insecte m’orientent vers l’espèce Harpalus affinis, une des plus communes dans les champs et les prairies. Ces carabes sont considérés comme des auxiliaires de culture car ils consomment les graines des adventices.

La fiche de Harpalus affinis dans le guide des carabes de Haute-Marne

Chorthippus sp. sur une feuille de bergénia – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Des dizaines de criquets se régalent de toute cette végétation sèche.

Les sédums, vaillants et beaux !

Les marges de la toiture © CACP – Gilles Carcassès
En juin, la floraison de Sedum album est spectaculaire © CACP – Service Opérations de construction

Remarquons au passage la forte capacité de colonisation de Sedum album, aux feuilles rougeâtres, qui manifestement se plaît aussi très bien dans les cailloux des allées d’entretien de la toiture.

Cet orpin blanc est l’une des trois espèces communes de sédums d’Ile-de-France. Les deux autres, Sedum acris et Sedum rupestre, indigènes également, arborent des fleurs jaunes. Sedum album, comme son nom l’indique, fleurit en blanc.

Convaincus ?

Les spécialistes du bâtiment qui m’accompagnaient ont paru séduits par le résultat, reconnaissant les atouts multiples d’une telle végétalisation : biodiversité, rétention des eaux pluviales, isolation thermique. Peut-être verrons-nous fleurir d’autres toitures sur les prochaines constructions de l’agglomération ?

L'actualité des jardins

Les moineaux des Galoubets

Au jardin partagé des Galoubets – Cergy © CACP – Gilles Carcassès
Oiseau bleu © CACP – Gilles Carcassès

Ce sont les enfants de la résidence Les Galoubets qui ont décoré à leur idée les coffres à outils de leur jardin partagé. Ils sont encadrés par l’association b.a-BA qui intervient là régulièrement pour le compte du bailleur social Efidis. Le jour de l’animation, quand Sandrine entre dans le jardin, les gamins arrivent comme une volée de moineaux ! On ramasse les éventuels déchets apportés par le vent, on va remplir les arrosoirs aux récupérateurs branchés sur la gouttière, on goûte les fraises, on plante, on sème, on désherbe, on écoute une histoire, on fait des jeux. L’après-midi est vite passée.

Les visiteurs sont les bienvenus, et informés des règles du lieu © CACP – Gilles Carcassès

Cet automne, on fait un thiéboudiène !

Ce morceau de pelouse, transformé peu à peu en un petit paradis est devenu un lieu de rencontre, de détente, et c’est aussi une source de nourriture festive. Cette année, la production sera consacrée à la confection d’un grand thiéboudiène collectif ! Pour les ignares comme moi qui ne connaissent pas le thiéboudiène, sachez que c’est le plat national sénégalais. Pour faire un bon thiéboudiène, il faut du riz et du poisson, et puis des légumes comme des tomates, du chou, des carottes… Et justement au jardin partagé des Galoubets, on a fait plein de choux, de tomates, d’oignons, d’aubergines, de courgettes, de basilics… Cela sera sûrement très réussi.

Les bacs de cultures et les coffres à outils, avec des légumes et puis des fleurs pour aider la nature © CACP – Gilles Carcassès
La biodiversité locale, source d’inspiration © CACP – Gilles Carcassès
Ces tomates sont les meilleures du Monde, et c’est vrai © CACP – Gilles Carcassès
L'actualité des jardins

MOOC Santé des plantes : jardiniers amateurs, inscrivez-vous !

Les inscriptions sont ouvertes !
Et c’est gratuit, on en profite ! Vous avez jusqu’au 15 septembre 2017 pour vous inscrire.

Pour s’inscrire c’est ici

Une formation de qualité, dans un langage accessible à tous !

Le MOOC Santé des plantes vous est proposé par la Société Nationale d’Horticulture de France en partenariat avec AgroParisTech, Fredon Centre-Val de Loire, GEVES, INRA, Polleniz, SupAgro Montpellier, Université littoral Côte d’Opale, et le soutien du Ministère de la transition écologique et solidaire, du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, de l’Agence française pour la biodiversité. Cette action est labellisée Ecophyto.

Aucun prérequis scolaire n’est nécessaire.

Retrouvez notre article sur les objectifs de ce MOOC

L'actualité des jardins

Un célèbre coureur argentin

Un cariama huppé se cache à Cergy. On peut l’observer sous le pont routier qui descend du carrefour de Ham et franchit l’Oise. Cet oiseau coureur des steppes d’Argentine, du Paraguay et de l’Uruguay mesure 90 cm de haut et se nourrit de lézards, de serpents, de gros insectes et de petits oiseaux. Comme les faucons auxquels il est vaguement apparenté, il possède une arcade sourcilière osseuse et un bec crochu. Le matin, il braille très fort dans sa savane.

« Cariama huppé » sous le pont de la D 203 – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

L’artiste a pris quelques libertés avec l’anatomie du cariama, mais on reconnaît l’arcade sourcilière et la touffe de plumes qu’il porte sur le front juste au-dessus du bec.

Le cariama huppé s’apprivoise facilement, il est souvent présenté dans les parcs zoologiques.

Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Point de cariama sur l’autre face de la pile, mais l’expression d’un talent tout aussi ébouriffant !

Le cariama huppé, un article du site Zoom Nature

L'actualité des jardins

Trois balsamines asiatiques

Impatiens balfouri © CACP – Gilles Carcassès

La balsamine de Balfour est souvent cultivée dans les jardins. Elle amuse les enfants qui font éclater ses fruits ventrus en les pressant entre leurs doigts. On rencontre parfois cette plante annuelle aux abords des maisons, échappée des jardins. D’origine asiatique, elle a été introduite en France au jardin botanique de Montpellier en 1901 et s’est rapidement naturalisée.

 

La balsamine à petites fleurs, Impatiens parviflora,  est aussi une espèce asiatique naturalisée. Elle forme de grands tapis dans les parties fraîches des forêts où elle peut entrer en concurrence avec une autre espèce de balsamine à fleurs jaunes, Impatiens noli-tangere, indigène celle-ci, mais présente en Ile-de-France uniquement dans la vallée de l’Epte.

Impatiens parviflora – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Une très grande espèce, qui peut atteindre deux mètres de haut, possède un caractère invasif affirmé, c’est la balsamine de l’Himalaya, Impatiens glandulifera.

Impatiens glandulifera © CACP – Gilles Carcassès

Ce sont les Anglais qui ont introduit cette espèce en Europe, en 1839 au jardin botanique de Kew. Elle a depuis colonisé de nombreux milieux naturels humides, surtout en montagne. Elle est présente ça et là en Ile-de-France, au bord des rivières. Très attractive pour les insectes pollinisateurs, elle les détourne  des plantes indigènes. Elle peut ainsi affecter, lorsqu’elle est abondante, le succès de la reproduction de certaines espèces végétales. Elle aggrave les phénomènes d’érosion des berges des cours d’eau qui se trouvent dégarnies l’hiver quand sa végétation luxuriante a disparu.

Retrouvez les fiches sur les Impatiens dans l’excellente base d’informations du GTIBMA (Groupe de Travail national Invasions Biologiques en Milieu Aquatique, coordonné par l’Agence Française pour la Biodiversité et l’UICN France).