L'actualité des jardins

La grande mélianthe

Bravo à Annick et à Ophélie qui ont trouvé la solution de la photo mystère !

Melianthus major © CACP – Gilles Carcassès
Melianthus major – école de botanique au Jardin des plantes de Paris © CACP – Gilles Carcassès

Melianthus major est un arbrisseau sud-africain. Relativement bien rustique, on le cultive dans les jardins comme une grande plante vivace à rabattre chaque printemps au ras du sol. Ses feuilles composées et dentelées d’un vert bleuté aux découpes très graphiques font son succès. Mais l’odeur que dégage ses feuilles quand on les froisse est assez désagréable, elle rappelle vaguement la cacahouète.

Cette plante toxique est cependant mellifère. Il lui faut au jardin une place au soleil en terrain bien drainé et beaucoup d’espace car elle se développe sur au moins trois mètres en largeur.

Introduite en Nouvelle-Zélande, la grande mélianthe y présente un caractère invasif.

Source :

Melianthus major, par Jardin ! L’Encyclopédie

Retrouvez une autre plante originaire d’Afrique du Sud :

Eucomis, une bulbeuse étonnante

Agenda, L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Une sortie scolaire au parc François-Mitterrand

Le jeudi 13 juin au matin, nous avions rendez-vous à l’école des Chênes de Cergy pour une journée de découverte de la nature. La sortie fut un peu gâchée par la pluie qui nous a fait renoncer au pique-nique.

Les enfants nous ont envoyé un compte-rendu. Nous vous livrons ce texte dans son jus :

La biodiversité à Cergy

Nous sommes arrivés à l’heure normale à l’école. Nous sommes partis à 8h30 à pied au parc de la Croix-Petit et au parc François-Mitterrand. Nous ne sommes pas allés au bois de Cergy car il pleuvait.

Les pièges à chenilles

Nous étions au parc François-Mitterrand quand nous avons vu des sacs en plastique dans les pins. Il y avait de la terre avec des poils urticants toxiques de chenilles. Le moniteur nous a dit que les mésanges étaient les seuls oiseaux à pouvoir manger les chenilles urticantes et qu’il ne fallait surtout pas toucher sinon nous pouvons avoir plein de boutons.

Les toilettes sèches

Sur le chemin, nous avons vu des toilettes sèches. Le contenu était en bois. Il n’y avait pas de portes pour fermer les toilettes des garçons, elles étaient ouvertes. C »étaient des toilettes noires. Les toilettes marchent sans eau. Elles n’ont pas de chasse et on ne peut pas se laver les mains. On doit mettre une poudre.

Les étangs de la préfecture

Nous sommes allés aux étangs de la préfecture. Les animateurs nous ont dit que nous ne devons pas donner de pain aux canards et aux pigeons. L’eau est profonde. Nous avons trouvé des lotus. 

Les animaux vus

Nous avons vu des hérons, des cigognes, des canards et des poules d’eau.

On n’est pas resté longtemps car il pleuvait. Mais quand même on s’est bien amusé. Le pique-nique, on l’a mangé dans la cour.

Les CM1/CM2 de l’école des Chênes

Petit rectificatif pour les naturalistes : il n’y avait pas de cigogne, c’était bien un héron. Et les lotus étaient en fait des nymphéas.

Voici quelques photos du parc ( j’y suis retourné par beau temps ! ) pour illustrer ce compte-rendu :

Les pièges de descente des chenilles processionnaires du pin © CACP – Gilles Carcassès
L’un des nichoirs à mésanges © CACP – Gilles Carcassès
Les toilettes sèches (une belle réalisation très bien intégrée au site). A gauche la borne fontaine pour se laver les mains. © CACP – Gilles Carcassès
La poule d’eau et son poussin au bord du bassin © CACP – Gilles Carcassès

Et nous avons aussi donné des explications sur la gestion des eaux pluviales en ville et sur le rôle écologique de la prairie.

La gestion différenciée – Allée vers la Croix-Petit © CACP – Gilles Carcassès

Retrouvez nos articles sur ces sujets :

Chenilles processionnaires du pin : c’est maintenant qu’il faut agir

Héron petit patapon

Les poulettes du parc

Ça ne mange pas de pain !

Le choix de la prairie

Les prairies et les bassins du parc François-Mitterrand, des refuges de biodiversité

L'actualité des jardins

Le lys des Incas

Alstroemeria ligtu, le lys des Incas – Jardin des plantes à Paris © CACP – Gilles Carcassès

Originaire du Chili ou du Pérou, ses rhizomes charnus sont comestibles, mais sa sève allergisante peut provoquer des dermatites. Qui est-ce ?

C’est le lys des Incas ! En fait, il existe au moins 130 espèces d’alstroemères, toutes d’Amérique centrale et du Sud. Les espèces de climat tempéré sont pollinisées par des bourdons, des abeilles sauvages et des papillons, celles des zones tropicales par des oiseaux.

De nombreux hybrides interspécifiques ont été créés avec pour parents Alstroemeria psittacina, aurea, pelegrina, hookeri, modesta… Et on trouve dans le commerce des dizaines de variétés, sélectionnées pour la production de fleurs coupées, la vente en potées fleuries, ou le décor des jardins.

Voici quelques variétés de grande taille, vues au Jardin des plantes de Paris, qui peuvent trouver leur place dans les massifs de plantes vivaces :

Alstroemeria ‘Saturne’ © CACP – Gilles Carcassès
Alstroemeria ‘Cérès’ © CACP – Gilles Carcassès
Alstroemeria ‘Vénus’ © CACP – Gilles Carcassès

Mais il convient de respecter les besoins des alstroemères : elles aiment le grand soleil et craignent l’humidité hivernale. Il faut choisir avec soin leur emplacement car leurs rhizomes sont fragiles, c’est pourquoi il peut être délicat de les déplacer. Les alstroemères ont souvent un caractère un peu conquérant, aussi si la touffe s’étend trop il faudra la limiter.

Sources :

L’alstroemère, par le Domaine du Rayol

Alstroemères, une sélection toujours à la pointe, par Jardins de France

 

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La mauve sylvestre

Malva sylvestris, la mauve sylvestre – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Malva sylvestris, la mauve sylvestre, apprécie les décombres, les bords de chemins, les haies et se cultive en plein soleil ou à mi-ombre dans un sol léger, riche et bien frais. Cette espèce en expansion est très largement répandue en Ile-de-France avec une présence encore plus marquée dans l’agglomération parisienne.

La floraison de la mauve sylvestre a lieu de mai à septembre.  Cette belle plante vivace peut mesurer jusqu’à 90 cm. Elle est souvent proposée dans les mélanges de prairies fleuries à semer, dans sa sous-espèce mauritiana (appelée aussi mauve de Mauritanie) aux grandes fleurs pourpres à cœur sombre.

Malva sylvestris subs. mauritiana – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

La petite mauve (Malva neglecta) ressemble à Malva sylvestris mais ses fleurs sont plus pâles et plus petites et elle a un port moins érigé.

On rencontre aussi dans les prairies deux autres mauves dont les feuilles sont très découpées : Malva alcea (aux poils en étoiles) et Malva moschata (aux longs poils simples).

Malva moschata – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

Les mauves sont la plante hôte préférée des gendarmes, ils se régalent de la sève de leurs fruits. On les trouve aussi sur les althéas, les roses trémières et les tilleuls qui font partie de la même famille que les mauves, les Malvaceae.

Retrouvez nos articles :

Bords de route : comment les gérer ?

Les plantes attractives pour les abeilles et les insectes pollinisateurs

Sources :

Malva sylvestris, par Tela Botanica

La grande mauve, par Sauvages du Poitou

 

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La lychnide fleur de coucou

Lychnis flos-cuculi – parc des Arènes à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Lychnis flos-cuculi est assez lent à se développer et ne forme pas de très grosses touffes mais sa floraison est généreuse. Cette plante vivace d’origine européenne se plait dans les sols riches, humides et ensoleillés. Elle peut mesurer jusqu’à 90 cm de haut ce qui fait d’elle une belle plante pour agrémenter le bord d’un bassin.

Comme chez les silènes, autres représentants de la famille des Caryophyllaceae, Lychnis flos-cuculi a des feuilles opposées. Ses pétales sont roses et profondément découpés.

La lychnide fleur de coucou a beaucoup d’atouts : une floraison étincelante, un port érigé élégant, une résistance à toute épreuve. L’entretien se limite à la coupe des fleurs fanées afin de prolonger la floraison. Il existe plusieurs variétés horticoles de cette plante : à fleurs simples ou doubles, roses ou blanches.

On rencontre cette espèce indigène dans les prairies humides, elle est en régression en Ile-de-France en raison du drainage et de la disparition de ses milieux de prédilection.

C’est une très bonne idée d’avoir installé cette belle plante peu commune dans les noues du parc des Arènes !

Source :

Le Lychnis flos-cuculis, par Tela Botanica

Le Lychnis flos-cuculis, par Sauvage du Poitou

Retrouvez nos articles :

Les habitants de la rue de l’écureuil

Etoile de Noël

L'actualité des jardins

L’acajou de Chine

Capsules à Cinq valves © CACP – Gilles Carcassès

Ce mois-ci, le mystère était, je l’avoue, bien difficile à percer. Evidemment, il y avait un piège : ce n’est pas le fruit de l’ailante, il fallait chercher dans une autre famille, celle des Meliaceae.

Car ce fruit est celui de l’acajou de Chine (Toona sinensis). Ce bel arbre rustique peut atteindre chez nous 10 mètres de haut et mérite une place de choix au jardin car il se pare de teintes dorées à l’automne. Il paraît que ses jeunes feuilles au goût d’oignon sont utilisées dans la cuisine asiatique !

Le premier exemplaire introduit en Europe a été planté aux Jardin des plantes de Paris en 1862.

La variété Flamingo présente un port colonnaire et un feuillage d’une couleur éblouissante au printemps. J’en connais un très beau à l’entrée du parc floral de Paris.

Toona sinensis ‘Flamingo’ © CACP – Gilles Carcassès

Toona sinensis, l’acajou de Chine © CACP – Gilles Carcassès

Le bois teinté de rose de l’acajou de Chine est très apprécié en ébénisterie.

L'actualité des jardins

Le label EcoJardin

Après avoir été invités aux rencontres 2019 du Label EcoJardin en février dernier, nous avons souhaité visiter l’un des trois sites labellisés du Val d’Oise. Le Campus saint-Christophe à Cergy et l’usine de Méry-sur-Oise (Véolia) n’étant pas accessibles au public, nous avons profité d’un beau soleil pour aller à la découverte du jardin du Musée de l’Outil à Wy-dit-Joli-Village.

Jardin du Musée de l’Outil à Wy-dit-Joli-Village © CACP – Gilles Carcassès

Mais qu’est-ce donc que le label EcoJardin ?

Le label Ecojardin permet de valoriser un jardin dont la gestion est écologique. Ce label est porté par Plante et Cité, son référentiel est en ligne. Les critères pris en compte pour évaluer la gestion du jardin sont : la planification, le sol, l’eau, la faune et la flore, le mobilier, les formations et la sensibilisation du public.

En tant que visiteurs nous avons pu en apprécier trois :

La faune et la flore sauvage du jardin

Au fil de nos déambulations dans le jardin, nous avons croisé de très nombreuses espèces. Les fleurs sauvages trouvent naturellement leur place parmi les plantes ornementales, les insectes butinent, les lézards s’installent dans les vieux mûrs en pierre, les oiseaux, des buissons au faîte du toit, font entendre leur présence. Et ils étaient nombreux les oiseaux chanteurs !

Linotte mélodieuse – Musée de l’Outil, Wy-dit-Joli-Village © CACP – Emilie Périé

La mélodie de cette linotte se mêlait aux vocalises des rouges-queues noirs, des hirondelles rustiques, des chardonnerets élégants, des verdiers d’Europe, des moineaux, des mésanges… Tout ce petit monde avait l’air de bien se plaire au jardin.

Parmi les insectes croisés, nous avons eu la chance d’observer cet intriguant papillon :

Robert-le-Diable – Jardin du Musée de l’Outil © CACP – Gilles Carcassès

Le voyez-vous le profil menaçant de Robert-le-Diable dans l’ombre du papillon ?

Le mobilier du jardin

Banc-louve – Jardin du musée de l’outil © CACP – Gilles Carcassès

Au jardin du Musée de l’Outil, le mobilier, en matériaux recyclés est intégré au paysage, tout en restant dans le thème ! Cette louve ronge-t-elle un os, ou une clé de 12 ?

La sensibilisation des visiteurs

La gesse de printemps et son étiquette – Musée de l’Outil, Wy-dit-Joli-Village © CACP – Emilie Périé

Dans le jardin, tout le monde a ses papiers ! Le visiteur est renseigné sur l’identité de tous les végétaux plantés dans les parterres.

Un label bien mérité !

Entrée du Musée de l’Outil © CACP – Gilles Carcassès

Nous recommandons vivement la visite de ce jardin exemplaire et très agréable.

Jardin du Musée de l’Outil, Wy-dit-Joli-Village © CACP – Emilie Périé

De nouveaux sites labellisés sur le territoire de l’agglomération ?

En dehors du Campus de Saint-Christophe, aucun site n’est labellisé à Cergy-Pontoise. En tant que chargés de mission biodiversité, nous sommes aussi là pour accompagner des gestionnaires d’espaces, qu’ils soient publics ou privés, dans la démarche de labellisation.

Des motivés ? N’hésitez pas à nous contacter : biodiversite@cergypontoise.fr

Source :

La fiche détaillée du jardin du Musée de l’outil, sur le site Label Ecojardin

L'actualité des jardins

Brebis débroussailleuses

Pâturage dans une station de renouée du Japon – Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès

On savait les brebis solognotes capables de contenir l’expansion de la renouée du Japon. Ces animaux sont aussi très efficaces pour débroussailler.

Les brebis de la Ferme d’Ecancourt broutent les cornouillers sanguins © Ville de Vauréal – Christophe Etchmendy

Les brebis solognotes sont friandes de toutes sortes de ligneux : cornouillers, ronces, lierre. C’est pourquoi elles peuvent être employées pour entretenir un sous-bois.

Séance d’animation lors de la transhumance 2018, au Jardin des Ombrages – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Voici le site qui a été choisi comme espace de pâturage à Vauréal pour cette année. Il comprend une prairie et un bois attenant. Les équipes de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise et de la Ville de Vauréal ont réuni leurs forces pour aménager l’endroit et préparer l’arrivée des ovins qui seront déposés lors de la transhumance 2019 organisée par la Ferme d’Ecancourt.

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Honorine et Gaston

Canards colverts au square du Verger – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Depuis quelques jours, ce couple de colverts fréquente assidument la pelouse du Verger. Ils sont très familiers et les collègues de la Communauté d’agglomération les ont baptisés Honorine et Gaston. Mais d’où viennent-ils ces canards ? Le bassin du parc François-Mitterrand, de l’autre côté de la préfecture, est leur habitat principal et le lieu où ils se reproduisent chaque année.

Square du Verger – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Des primeurs pour canards !

J’ai remarqué qu’ils apprécient particulièrement ces graminées en graines, très présentes autour de ce regard. Le réseau de chaleur passe juste en-dessous et le léger réchauffement du sol qu’il induit suffit à hâter très localement la floraison des plantes et la formation des graines !

Les jardiniers sont bien avisés de n’être pas encore venus tondre ce petit coin de nature, joliment fleuri de pâquerettes et de véroniques.

Retrouvez nos histoires de canards :

Le canard jardinier

Chronique aviaire de la crue

Grand choix de canards sauvages