L'actualité des jardins

Un cerisier qui fleurit en hiver

Prunus subhirtella ‘Automnalis Rosea’ (27 novembre 2018) – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Sur le parvis du Théâtre 95, les Prunus subhirtella ‘Automnalis Rosea’ épanouissent sporadiquement quelques fleurs. Cet arbre est le seul cerisier du Japon à fleurir ainsi tout l’hiver. Il commence sa floraison en novembre et le mariage de ses feuilles virant à l’orange et de ses fleurs rosées constitue alors l’un des plus belles surprises de l’automne.

Prunus subhirtella ‘Automnalis Rosea’ – Cergy, floraison de Noël © CACP – Gilles Carcassès
Floraison des Prunus subhirtella ‘Automnalis Rosea’ (17 mars 2015) – Le Verger à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Son pic de floraison en mars annonce joliment le printemps. L’espèce est cependant sensible à la moniliose qui gâte les fleurs si le temps est trop humide. Ce charmant petit arbre est facile à trouver en pépinières.

Retrouvez dans ces articles d’autres arbres ou arbustes à floraison hivernale :

Insignifiantes ?

Le cornouiller mâle

La viorne de Bodnant

Source :

Prunus subhirtella ‘Automnalis’, par arbres-caue77

L'actualité des jardins

Une reconnaissance nationale pour le Jardin école de Vauréal

Le jardin école de Vauréal – été 2018 © CACP – Gilles Carcassès
Cliquez sur l’image pour ouvrir la fiche !

Le Jardin école de Vauréal, fruit d’une collaboration entre la ville de Vauréal et la cellule Biodiversité de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, a été remarqué par le jury du concours Capitale française de la biodiversité lors de sa visite le 17 juillet 2018.

Les principes et l’intérêt de ce jardin original dans sa conception et son mode de fonctionnement sont décrits dans l’édition 2018 du recueil d’actions exemplaires de collectivités françaises.

Retrouvez aussi nos articles :

Apprendre par l’échange et l’expérience : le jardin école de Vauréal

Vauréal est finaliste !

Villes fleuries du Val d’Oise : Vauréal deux fois citée

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Papillons de prairies : les tendances 2018

Couple de Lysandra coridon, l’argus bleu-nacré © CACP – Gilles Carcassès
Au Jardin des Plantes – Paris, 14 décembre 2018 © CACP – Gilles Carcassès

J’ai participé à la journée de restitution nationale des protocoles de sciences participatives « Propage » et « Florilèges prairies » au Muséum national d’Histoire naturelle. Il fallait pour accéder à l’amphithéâtre traverser un féroce requin blanc, mais j’ai réussi l’épreuve sans encombre.

Voici quelques éléments de l’état de santé des espèces de papillons de jour qui fréquentent les prairies, tirés notamment de l’analyse des données du Propage. Le contexte européen est alarmant, comme l’illustre le graphique ci-dessous : l’abondance des papillons de prairies a globalement chuté de 30 % sur la période 1990 – 2015.

Les piérides blanches, les lycènes bleus, les demi-deuils et les myrtils forment le gros des bataillons ailés de nos prairies. Ces groupes d’espèces communes n’accusent pas globalement de baisse des effectifs mais les lycènes, les demi-deuils et les myrtils sont nettement impactés par les fauches précoces. Gestionnaires, si vous souhaitez favoriser ces papillons, ne fauchez pas vos prairies en été ni plusieurs fois dans la saison ! Une seule fauche à l’automne leur est nettement plus favorable.
Une étude de la ville de Nantes a montré d’autre part que la diversité des espèces de papillons est également plus importante si les prairies ne sont pas fauchées en été.

Les tendances par espèce sont très contrastées. Au niveau européen, certaines espèces sont en progression comme l’aurore ou l’azuré commun, d’autres sont en nette régression comme la mégère ou la sylvaine.

Polyommatus icarus, l’azuré commun – Cergy © CACP – Marion Poiret
Ochlodes sylvanus, la sylvaine © CACP – Gilles Carcassès

Source :

The pan-European Indicator for Grassland species 1990-2015, par Butterfly Conservation Europe

Retrouvez nos articles :

Le déclin des papillons de jour

Papillons des jardins, des prairies et des champs

Les beaux papillons de Cergy-Pontoise

L'actualité des jardins

Tous au compost !

Composteur collectif – La Challe à Eragny-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

Vous êtes équipé d’un composteur ?

La Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, vous propose de réviser les fondamentaux du compostage avec ce diaporama réalisé par OrgaNeo, prestataire de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise pour les formations au compostage.

En complément voici notre guide du compostage (cliquez sur l’image pour ouvrir le document) :

Vous n’avez pas encore de composteur ?

Habitants de Cergy-Pontoise, pour demander un composteur, renseignez la fiche :

Réservation de composteur pour habitat pavillonnaire
ou, le cas échéant,
Réservation de composteur pour habitat collectif.

Le compostage, ça se partage !

© Rose Dufournier

Rejoignez le groupe facebook Je réduis mes déchets à Cergy-Pontoise.

Pour tous renseignements, le service déchets de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise est à votre disposition au
01 34 41 90 00 – contactdechets@cergypontoise.fr

Retrouvez nos articles sur le compostage :

Le compost, ça rend heureux !

La Boîte à trognons

Un lycée éco-responsable

Composter, c’est facile !

C’est quoi ça ? A quoi ça sert ? Pourquoi c’est là ?

L'actualité des jardins

Pittosporum tobira

Bravo à Florent qui a résolu l’énigme de la photo mystère ! Il est fort, ce n’était pas facile ! Bravo aussi à Frédéric et Yvette qui avaient le bon genre. Et merci à tous ceux qui ont tenté leur chance avec des coings, bigarades, nèfles, cormes, figues, fusains et autres drupes ou baies plus ou moins improbables…

Capsules de Pittosporum tobira – Cergy © CACP – Gilles Carcassès
Graines de Pittosporum tobira – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Ces drôles de fruits s’ouvrent en trois valves et les graines qu’ils contiennent sont enduites d’une substance collante. Des graines collantes ? C’est justement la traduction du nom de genre de cette plante, le Pittosporum !

Ici il s’agit de l’espèce Pittosporum tobira, un arbuste persistant originaire de Chine et du Japon qui est souvent planté dans les jardins publics.

Pittosporum tobira – Jardinière au Grand centre à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Cet arbuste supporte remarquablement bien la sècheresse, aussi il a toute sa place dans les jardins d’inspiration méditerranéenne ou de rocaille. Il réussit aussi très bien en bac. Cette plante mérite une situation assez abritée car elle peut geler en-dessous de -10°C. Sa floraison blanche est agréablement parfumée.

Pittosporum tobira ‘Variegatum’ et Heliotropium arborescens ‘Marine’ – école Du Breuil © CACP – Gilles Carcassès

Il existe une variété panachée, Pittosporum tobira ‘Variegatum’, ici associée aux fleurs bleues à odeur de vanille d’Heliotropium arborescens.

Pittosporum tobira ‘Nana’ en couvre-sol – Orléans © CACP – Gilles Carcassès

Sa variété ‘Nana’ peut être employée en couvre-sol.

Pittosporum tobira ‘Nana’ en pot – Ravenne © CACP – Gilles Carcassès

La plante fait aussi merveille en pots, comme ici à Ravenne, en Italie.

Source :

Le Pittospore odorant, par Jardin ! l’Encyclopédie

Retrouvez dans ces articles d’autres arbustes persistants :

Camellia

Houx fais-moi peur

Eleagnus ebbingei

L'actualité des jardins

A compter du 1er janvier 2019, jardinez sans pesticides !

La coccinelle à sept points, auxiliaire de jardin © CACP – Gilles Carcassès

Il est grand temps de vous séparer des produits de traitements désormais interdits. Où que vous soyez, trouvez la déchetterie la plus proche de votre domicile sur le site Ecodds. Pour les déchetteries de Cergy-Pontoise, retrouvez toutes les informations utiles sur cette page.

La Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise s’associe à la campagne nationale « Zéro pesticide, c’est 1000 fois mieux pour ma santé et la planète » lancée par le Ministère de la Transition écologique et solidaire et l’Agence française pour la biodiversité.

Et bien sûr, tous les bons conseils pour jardiner sans pesticides chimiques sont sur Jardiner Autrement !

Retrouvez nos articles :

Biocontrôle, la nouvelle approche du jardin

L’ortie : bienvenue au jardin !

Plantes compagnes

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Caneton de Noël

Cane colvert et son caneton – Parc François-Mitterrand à Cergy, le 12 décembre 2018 © CACP – Gilles Carcassès

Voilà qui n’est pas banal ! Un caneton en cette saison ? On ne doute de rien chez les canards colverts de Cergy-Pontoise !

Chez cette espèce, les premières pontes de l’année débutent fin février et les dernières pontes de remplacement sont possibles jusqu’à fin juillet. L’incubation étant de 28 jours, les derniers-nés de l’année peuvent arriver fin août, mais pas en décembre ! C’est peut-être ici le fait d’une jeune femelle inexpérimentée qui se serait laissée influencer par la douceur automnale. Encore un effet du changement climatique ?

Caneton – parc François-Mitterrand à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Dès leur naissance, les canetons quittent le nid et se nourrissent seuls, mais ils sont protégés et surveillés de près par leur mère.

Sources :

Le canard colvert, par l’ONCSF

Noël au balcon… pour les canetons, par la LPO Alsace

Retrouvez nos articles :

Oh ! Des bébés !

Le rouge-queue noir

Heureux évènement

Je suis fan du Poussin

L'actualité des jardins

Floraisons hivernales

Profitant des températures encore assez clémentes en ce début décembre, quelques plantes de jardin sont actuellement en fleurs. Je vous présente celles que j’ai croisées ces jours-ci :

Chimonanthus praecox – SNHF, Paris © CACP – Gilles Carcassès

La floraison des Chinomanthus praecox est agréablement parfumée.

Achillée – parc François-Mitterrand à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

On trouve en pépinières de nombreuses variétés ornementales de l’achillée millefeuilles indigène.

Salvia X guaranitica ‘Amistad’ – SNHF, Paris © CACP – Gilles Carcassès

Salvia guaranitica est une belle sauge assez rustique originaire d’Amérique du Sud. ici c’est probablement l’hybride bien florifère nommé Amistad.

Tradescantia virginiana – au pied de l’hôtel d’agglomération à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Les misères aux feuilles panachées cultivées en appartement sont aussi des Tradescantia.

Bourrache – jardin partagé de LabBoîte à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

La bourrache est une plante annuelle très appréciée des abeilles et des bourdons. Elle a toute sa place au potager.

Fuchsia magellanica – parvis de la préfecture à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Le fuchsia de Magellan est un arbuste assez rustique. S’i l’hiver est rigoureux, il faudra le rabattre au ras du sol au printemps.

Gaillarde vivace – parc François-Mitterrand à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Les gaillardes vivaces dégénèrent au bout de quelques années mais se ressèment facilement.

Salvia microphylla ‘Hot lips’ – devant la préfecture du Val d’Oise à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Salvia microphylla forme un buisson compact de petite taille, à tailler court à la sortie de l’hiver.

Retrouvez nos articles sur des floraisons hivernales :

Une clématite en hiver

On nous aurait volé l’hiver ?

Eucomis, une bulbeuse étonnante

Gros souci

L'actualité des jardins

Protection contre les guêpes

Ma vigne est un Perdin, un cépage sélectionné par l’INRA pour sa résistance à l’oïdium et au mildiou. Je la palisse sur un mur au soleil, je n’ai pas besoin de la traiter et elle fructifie très bien. Mais chaque année, c’est pareil, les guêpes grignotent les grains de raisin quand il sont mûrs et elles gâchent ma récolte !

Raisins percés par les guêpes © CACP – Gilles Carcassès

Alors j’ai trouvé la parade, je garde les sacs en papier du marché et je protège mes plus belles grappes en les ensachant soigneusement dès le début du mois d’août.

Grappes ensachées le 5 août 2018 © CACP – Gilles Carcassès

Elles ne voient pas le soleil, du coup elles murissent plus tard que celles qui ne sont pas ensachées, mais cela ne gâte en rien leurs qualités gustatives.

Lorsque les feuilles de la vigne sont tombées, j’ai encore de belles grappes à déguster. Sans cette protection de papier, les oiseaux les auraient trouvées, et mangées !

Perdin de décembre, le soleil de l’été en conserve ! © CACP – Gilles Carcassès
L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

L’herbe à la ouate, une invasive qui a de l’avenir ?

Asclepias syriaca – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

L’asclépiade de Syrie qui croît en colonie dense au bord de la route dans le secteur de la gare de Neuville-sur-Oise est une plante invasive américaine interdite à la vente en France depuis l’arrêté du 14 février 2018. Ses rhizomes puissants lui confèrent en effet une forte capacité d’envahissement.

J’ai lu que l’on peut tirer de cette plante une ouate de bonne qualité. Il faut pour cela cueillir avant maturité les volumineux fruits en forme de perruche et les laisser sécher. Puis l’on sépare la ouate (les aigrettes plumeuses) des graines.

Graines de l’asclépiade © CACP – Gilles Carcassès

J’ai fait comme indiqué et voici ce que j’ai découvert en ouvrant le fruit desséché : une soixantaine de graines plates bien rangées, chacune surmontée de leur parachute aux fibres blanches et très douces.

Au 18ème et 19ème siècle, on faisait de cette « soie d’Amérique », une fois cardée et filée, du velours, des flanelles, des molletons, des satins, des bonnets et même des bas. On l’emploie toujours dans des vêtements pour l’alpinisme. Cette matière est plus chaude que le duvet à poids égal et ne se mouille pas.

On a utilisé les fibres d’asclépiade pour le rembourrage de gilets de sauvetage, car elles sont très légères et hydrofuges. Elles sont aussi employées comme absorbant d’hydrocarbures. Et plusieurs équipes de recherche dans le monde, dont une à l’Université de Cergy-Pontoise, travaillent sur les extraordinaires qualités de ce matériau biosourcé dans des domaines variés : vêtements techniques de protection contre le feu, isolants thermiques et acoustiques, nouveaux matériaux composites… Plusieurs centaines d’hectares sont déjà en culture au Canada.

Sources :

Les fruits et les graines de l’herbe à la ouate, par Zoom-nature

Apocyn, par le site Cenelle.fr

Le site canadien de la ccopérative Monark au service des producteurs d’asclépiade

Retrouvez nos articles sur l’asclépiade :

L’asclépiade, une belle qui sait se défendre

Le puceron jaune de l’asclépiade