L'actualité des jardins

Jour de tonte

Mercredi 3 mai 2017, c’était jour de tonte à la ferme d’Ecancourt.

Dans la cour de la ferme d’Ecancourt à Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

Toute une organisation

Les moutons sont rapatriés de leur pâture et approvisionnés par lots. Ils passent un par un sous les mains expertes du tondeur professionnel.

La tonte d’une brebis. © CACP – Gilles Carcassès

Quels usages pour la laine ?

Les plus belles toisons sont récupérées pour les ateliers pédagogiques de filage et de tissage de la laine.

La serre à tomates de la ferme d’Ecancourt © CACP – Gilles Carcassès

D’autres toisons sont employées en paillage dans les jardinières de la serre. La collection de tomates, d’aubergines et de poivrons de la ferme d’Ecancourt prospère chaque année sous ce manteau protecteur.

Le cheptel de l’ITEP Le clos Levallois à Vauréal est aussi passé à la tonte © CACP – Gilles Carcassès

On a tondu le mouton à Jouy-le-Moutier, le reportage de VONews95

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Flash spécial : les bébés cygnes sont sortis du nid !

Ils sont la nouvelle coqueluche du parc François-Miterrand à Cergy, les cinq bébés cygnes qui sont sortis de leur nid !

Bébés cygnes dans les pâquerettes – Cergy © CACP – Gilles Carcassès
Détente en familles au parc François-Mitterrand à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Retrouvez nos articles sur les bébés cygnes

Au fait, comment doit-on les nommer : cygneaux, cygnons, cygnets ? … ou signetons ? Ne restez pas dans une angoissante incertitude : le Guichet du savoir, un service gratuit de la Bibliothèque municipale de Lyon, nous éclaire doctement sur le sujet.

L'actualité de la Nature

Cassida, un ovni chez les coléoptères

Couple de cassides sur une feuille de tanaisie – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

Au bord des bassins d’infiltration des eaux pluviales derrière l’Université à Neuville-sur-Oise, on trouve de beaux massifs de tanaisie. Cette plante vivace vigoureuse, à la forte odeur camphrée, a la solide réputation de repousser les insectes. Nos aïeux en plaçaient dans la litière, au chenil et au poulailler, pour combattre les parasites. On trouve sur internet quelques recettes pour soigner les plantes à base de tanaisie, mais cette espèce contient des composés toxiques pour l’Homme et pour cette raison elle n’a pas été homologuée comme substance de base par la Commission européenne. Elle n’est pas non plus dans le dernier tableau des produis de biocontrôle (version du 28 mars 2017). Aussi, je ne recommande pas son usage.

Un drôle d’insecte est capable de résister à son arsenal chimique. Sa forme en bouclier fait penser à une punaise, mais c’est un coléoptère, de la famille des chrysomèles. Il arbore le même vert franc que sa plante de prédilection : très discret, il n’est pas facile à observer.

Prudemment, la casside a sorti une patte, un oeil et ses antennes © CACP – Gilles Carcassès

C’est une casside, probablement l’espèce Cassida stigmatica, qui présente comme celle-ci trois taches brunes bien marquées à la base des élytres.

Casside sur le dos © CACP – Gilles Carcassès

J’ai retourné la bête pour vous montrer comment elle peut se cacher entièrement sous sa carapace.

Les cassides sont souvent joliment colorées. En Ile-de-France, on peut chercher Cassida murraea (rouge ou verte, tachée de noir) sur les pulicaires, Cassida azurea (bleue) sur les saponaires, Cassida viridis (verte) sur les menthes, Cassida vibex (verte et brune) sur les chardons… En tout, 38  espèces de cassides du genre Cassida sont répertoriées en France.

Retrouvez une autre casside dans notre article sur le cirse des maraîchers

Agenda, L'actualité de la Nature

Zéro phyto : un nouveau visage pour l’espace public

Dans le cadre des Rendez-vous du développement durable, la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, le CAUE du Val d’Oise et l’association « Quelle Terre demain ? » organisent une réunion publique sur les nouveaux modes de conception et de gestion de l’espace public sans pesticides par la CACP. Voici le programme de cette soirée qui se tiendra le 15 mai 2017 de 18h à 20h, Salle Hubert Renaud à l’Hôtel d’agglomération – Place des Arts – Cergy-Pontoise :

Introduction de Gérald Rutault, Vice-président de la Communauté d’agglomération chargé de la nature, du paysage et de la biodiversité – 5 min

  • Présentation, par Marine Linglart (Urban-Eco), de l’étude zéro phyto qui lui a été confiée par la CACP – 1 h15
    – Les enjeux
    – L’état des lieux des actions mises en œuvre par la Communauté d’agglomération
    – Les objectifs et solutions pour une gestion écologique des espaces verts, vers des projets conçus différemment
    – Les nouvelles conceptions et nouvelles perceptions des espaces publics « en image » : schémas avant/après
    – Quelles perspectives pour les jardins « privés » (jardins familiaux, pavillonnaires, de résidences, d’entreprises…) ?
  • Parole au CAUE (Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement) – 10 min
    – Les actions de sensibilisation, les visites et les conseils à destination du grand public
  • Echange avec la salle – 30 min

    Chardonneret – Axe majeur à Cergy. Il consomme ici les graines des laiterons dans une prairie gérée en fauche tardive © CACP – Gilles Carcassès

Une agglo sans pesticide : l’article de 13 comme une, publié le 27 avril 2017

Lors de cette rencontre, seront présentées les vidéos de notre campagne de sensibilisation, rassemblant des témoignages d’acteurs du territoire impliqués dans la démarche Zéro phyto.

Retrouvez nos articles sur ce sujet :

Les bons outils du désherbage

Témoignages de Marie Potage, enseignante à l’Université de Cergy-Pontoise et de Zohreh et Bijan Souzani, jardiniers amateurs à Vauréal

Le zéro phyto avant l’heure

L'actualité des jardins

Participez au concours Jardiner Autrement 2017

Le concours “Jardiner autrement, réduisons l’usage des pesticides au jardin” est gratuit et ouvert à toutes les personnes résidant en France métropolitaine qui souhaitent partager leur passion du jardinage, que ce soit en pleine terre ou en pot et indépendamment de la surface cultivée.

Le concours récompense depuis 2011 les démarches les plus abouties en termes de préservation des équilibres biologiques au jardin à travers la réduction ou l’abandon de l’usage de produits phytosanitaires.

Vous avez jusqu’au 24 mai 2017 pour vous inscrire !

Pour s’inscrire au concours Jardiner Autrement

Petit coin de paradis… © CACP – Gilles Carcassès
L'actualité de la Nature

La véronique de Perse

Veronica persica à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Au pied de la préfecture du Val d’Oise elle forme un gros tapis dans un massif d’arbustes. Ses grandes fleurs bleues attirent l’attention. C’est la plus commune des véroniques, et pourtant elle n’est pas indigène. La véronique de Perse est originaire du sud-ouest de l’Asie ; elle est arrivée en Europe au XIXème siècle. Elle aime les terres riches des jardins et des potagers. C’est pourquoi les jardiniers la côtoient souvent. Elle pousse vite et tôt, dès les premiers beaux jours, et se ressème abondamment. C’est une adventice des jardins omniprésente mais pas trop problématique. On s’en débarrasse d’un coup de binette… jusqu’aux nouvelles levées de ses graines.

Fleurs de la véronique de Perse © CACP – Gilles Carcassès

Je l’avoue, je suis sensible au charme de la véronique. Et souvent je lui épargne la binette, quand elle me fait ses yeux doux.

Retrouvez notre article sur ces herbes qu’on dit mauvaises

Non classé

Relooké !

Belle reconnaissance : le blog Nature en ville à Cergy-Pontoise a officiellement rejoint la famille des publications de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise ! A l’occasion de son entrée dans la cour des grands, une page de mentions légales a été ajoutée, les rubriques ont été simplifiées et la navigation optimisée.

Bergeronnette grise perchée sur un tilleul au bord de l’eau © CACP – Gilles Carcassès

Pour les publications, pas de changement : continuez à retrouvez sur Nature en ville à Cergy-Pontoise votre article quotidien sur les oiseaux, les arbres, les jardins, les animations nature locales, les insectes, les plantes sauvages et cultivées, les grenouilles, les moutons, les champignons, les jardiniers et leurs talents

L'actualité des jardins

Notre vidéo : les bons outils du désherbage

Christophe Etchemendy, responsable du pôle Espaces publics de la ville de Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Dans le cadre de sa campagne Zéro phyto, la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise a réalisé plusieurs courtes vidéos. Celle-ci a été tournée à Vauréal. Christophe  nous présente les outils utilisés par ses équipes pour désherber.

vidéo n° 4 – Christophe

 

 

 

 

 

La brosse métallique très pratique pour nettoyer les joints © CACP – Gilles Carcassès
La binette en U, idéale pour passer sous les clôtures. Elle coupe facilement les racines grâce à son tranchant des deux côtés © CACP – Gilles Carcassès
La débroussaileuse équipée d’une brosse métallique, pour les sols durs © CACP – Gilles Carcassès
La gouge à long manche pour les herbes vivaces rebelles © CACP – Gilles Carcassès
Quelques outils manuels rassemblés : gouge, binette, houe de désherbage, binette en U, griffe étroite pour désherber les arbustes © CACP – Gilles Carcassès

Visionnez les démonstrations et découvrez d’autres outils dans la vidéo n° 4 – Christophe

 

L'actualité de la Nature

Une épipactis sans chlorophylle

Une touffe d’épipactis helléborine dépourvue de chlorophylle, vue à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Béatrice Fromentin

C’est une plante mutante comme on en croise parfois, totalement dépourvue de chlorophylle. Seul un pigment violet, présent normalement sur la plante lui donne un peu de couleur. Sans chlorophylle, elle ne devrait pas survivre, ainsi privée de sa capacité à tirer profit de l’énergie solaire. Cette orchidée sauvage, une Epipactis helleborine, partage peut-être le même secret que la néottie nid d’oiseau ?  Cette orchidée non chlorophyllienne de nos sous-bois tire profit d’une relation symbiotique complexe faisant intervenir un champignon mycorhizien et un arbre.

Epipactis helleborine © CACP – Gilles Carcassès

Bravo à Annie, Laurent et Gaëtan qui ont su identifier la plante mystère. Trop forts, mes lecteurs !

Le mystère des orchidées « albinos », par Le saule causeur

L'actualité de la Nature

Méloé

Meloe sp. © CACP – Gilles Carcassès

Quel est donc ce lourd coléoptère, incapable de voler, qui traverse mollement l’allée forestière ? Il est mal fagoté, avec ses élytres qui couvrent à peine la moitié de son abdomen. C’est un méloé, et à son embonpoint je suppose que c’est une femelle prête à pondre. Après l’accouplement, elle dépose ses œufs par milliers dans le sol, puis les petites larves grimpent dans les fleurs de plantes basses comme les pissenlits. On rencontre aussi souvent des larves de cette famille dans les fleurs de ficaire ou d’anémone.

Larves de Meloidae © François Calame

Là se joue le mystère de la vie : avec leurs pattes terminées par des griffes en trident, ces larves, que l’on nomme triongulins, s’agitent à l’arrivée d’un butineur et s’agrippent aux poils des abeilles sauvages de passage. Elles voyagent sur le dos de leur hôte, parfois en groupe serré, jusqu’au fond du terrier de l’hyménoptère. Là, le triongulin mange l’oeuf de son hôte et entame une série de mues, se transformant en une larve dodue qui va dévorer les réserves de miel. Etonnant, non ?

Mais il y a plus fort encore : il paraît que les triongulins d’un méloé américain savent attirer par une phéromone spécifique les mâles d’une espèce d’anthophore. Les triongulins grimpent sur ces visiteurs et ainsi véhiculés profitent des accouplements pour changer de monture et finalement contaminent le terrier des femelles.

Inquiété, le méloé fait sourdre par ses articulations un liquide malodorant, vésicatoire et toxique, à base de cantharidine. Sa toxicité lui vaudrait son surnom d’enfle-boeuf et une réputation sulfureuse d’aphrodisiaque. Sa consommation serait très dangereuse pour les reins, aussi je déconseille vivement de croquer l’animal !

L’attaque du Ceratopogonidae © CACP – Gilles Carcassès

Ironie du sort, ce méloé est attaqué par un diptère parasite (sans doute un Ceratopogonidae) qui s’est posé sur son dos et vient pomper ses humeurs.

Une bonne page des Souvenirs entomologiques de Jean-Henri Fabre sur les méloés