Ca y est, c’est le printemps

Au pied de l’immeuble où je travaille refleurissent chaque printemps les gros buissons épineux de cognassier du Japon. A ses fleurs écarlates succéderont à l’automne des fruits jaunes semblables à de petites pommes un peu allongées et au parfum puissant. En mélange avec des pommes, j’en fait une très bonne gelée.

Chaenomeles speciosa, le cognassier du Japon – au Verger à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Vinca minor, la petite pervenche © CACP – Gilles Carcassès

La petite pervenche s’étale en un tapis dense et fleurit abondamment. C’est une forestière mais elle n’est pas difficile et prospère dans les jardins dans toutes sortes de conditions de sol et d’exposition. Dans les bois en zone urbaine, il est bien difficile de savoir si  elle est spontanée ou échappée des jardins où elle souvent cultivée.

Viola odorata, la violette – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Au pied des robiniers bordant le boulevard de l’Oise, fleurit la violette au parfum délicat.

Quand ces trois-là sont en fleurs, alors je sais que le printemps est là.

Atelier pelotes

Ce n’est pas à un cours de tricot que nous convie la Maison de la Nature de Vauréal le 5 avril 2017, mais à la dissection de pelotes de réjection.

Pelote de rapace trouvée dans une friche – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

Ces boules rejetées par les rapaces et certains autres oiseaux contiennent les restes non digérées des proies ingurgitées : plumes, poils, os, griffes, sabots, dents, arêtes, coquilles… Leur examen est d’un très grand intérêt pour connaître le régime alimentaire de ces oiseaux et donne aussi des indications précieuses sur la présence dans le territoire des espèces consommées. La forme et la couleur des dents des crânes trouvés dans les pelotes sont notamment le moyen le plus pratique de répertorier les différentes espèces de musaraignes, qui sont des animaux très discrets dans la nature.

Crâne de musaraigne © CACP – Gilles Carcassès

Decouvrez ici le programme d’animations de la Maison de la Nature de Vauréal pour avril 2017 et les modalités d’inscription.

Retrouvez notre article sur les pelotes de réjection du martin-pêcheur et l’enquête de notre stagiaire sur leur contenu

Le jasmin d’hiver

Jasmin d'hiver au jardin de la maison Bernardin de Saint-Pierre à Eragny © CACP - Gilles Carcassès

Jasmin d’hiver au jardin de la maison Bernardin de Saint-Pierre à Eragny © CACP – Gilles Carcassès

Jolie floraison hivernale que celle de ce Jasminum nudiflorum ! Quand on sait que c’est un jasmin, on s’attend à de voluptueuses fragrances. Hélas, les fleurs de cette espèce sont inodores. On la conseille parfois comme plante grimpante, parce qu’elle émet de longues tiges souples que l’on peut palisser, mais elle ne s’accroche pas à son support, ni ne s’enroule. En vérité le jasmin d’hiver adopte volontiers un port retombant, bien utile pour habiller un mur quand il n’y a pas de sol à son pied.

Jasminum nudiflorum, une végétation facilement retombante © CACP - Gilles Carcassès

Jasminum nudiflorum, une végétation facilement retombante © CACP – Gilles Carcassès

Le jasmin d’hiver est originaire des ravins des montagnes de Chine et du Tibet. C’est un arbuste bien rustique et très facile à multiplier par bouturage.

Devenir jardiner-formateur

Jardiniers amateurs, vous désirez vous perfectionner dans les pratiques de jardinage respectueuses de l’environnement et être armés pour transmettre votre savoir à d’autres jardiniers ? Cette formation de jardinier-formateur est faite pour vous.affiche-formation-jardiniersD’autres centres de formation participent à ce programme et sont organisées dans le cadre du plan Ecophyto, avec le soutien de l’Agence Française pour la Biodiversité, à Metz, Nantes et Rivesaltes. En savoir plus sur Jardiner Autrement

Les 14 principes régissant la formation :

  1. Bien connaitre son sol : composantes minérales et biologiques
  2. Connaitre les caractéristiques climatiques du lieu
  3. Repérer les conditions microclimatiques de sa parcelle
  4. S’informer sur la biodiversité animale et végétale existante
  5. Se tenir informé des réglementations locales
  6. Déterminer ses besoins et ses envies, et choisir les plantes adaptées
  7. Contribuer à la préservation des paysages et à la diversité biologique
  8. Préserver et améliorer le sol par des bonnes pratiques
  9. Maitriser la consommation de l‘eau
  10. Bien gérer les déchets, trier et favoriser le recyclage et le compostage
  11. Bien produire son compost
  12. Mettre en oeuvre des pratiques permettant de réduire au maximum l’utilisation de produits phytosanitaires
  13. Tenir à jour un cahier de jardin
  14. Contribuer à l’embellissement individuel et collectif

Bientôt, la transhumance 2017 à Cergy-Pontoise

visuelseniorRéservez la date : la traditionnelle transhumance de Cergy-Pontoise sera cette année le 25 mars 2017.

Le troupeau de brebis solognotes de la Ferme d’Ecancourt déambulera toute la journée dans l’agglomération car ce jour-là les animaux seront répartis dans les pâtures.

Pour faire un bout de chemin avec les moutons, les bergers et leurs chiens si bien dressés, rendez-vous à la ferme d’Ecancourt à Jouy-le-Moutier à 9h. Vous pourrez apporter votre pique-nique et profiter de la halte de midi au belvédère de Vauréal.

cliquez sur le plan pour l’agrandir

La sièste des brebis à la pause de midi - transhumance 2016 au belvédère de Vauréal © CACP - Gilles Carcassès

La sieste des brebis à la pause de midi – transhumance 2016, au belvédère de Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

L’article de 13 comme une sur la transhumance 2017

Le reportage photo sur la transhumance 2016 dans le webzine 13 comme une

Retrouvez nos articles sur la transhumance 2015 et la transhumance 2016

La Boîte A Trognons

La boîte à trognons du collège des Touleuses à Cergy © CACP - Gilles Carcassès

La Boîte A Trognons du collège des Touleuses à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

J’ai le plaisir de vous présenter le dernier projet du professeur Boudou, professeur au collège des Touleuses à Cergy : la Boîte A Trognons.

Ce mobilier de cantine innovant a été réalisé entièrement avec des matériaux de récupération par les 3 ème J Vente et Habitat, et décoré par les élèves de 6ème.

La boite à trognons © collège des Touleuses

La boite à trognons © collège des Touleuses

Après leur repas à la cantine, les élèves du collège déposent dans la Boîte A Trognons les épluchures de fruits : en cette saison, trognons de pommes et peaux de bananes. J’ai entendu dire que certains choisissent un fruit au dessert spécialement pour pouvoir aller à la Boîte A Trognons.

Des adultes, en séminaire au collège, y ont jeté des pots de yaourts, sous les yeux scandalisés des élèves. « Monsieur, on ne fait pas ça ! »

Ces déchets tombent dans un seau amovible que les élèves sortent à tour de rôle et portent au composteur collectif du quartier. Le compost produit (au rythme d’un mètre cube par an !) ira alimenter le futur Ouortou du centre de loisirs du bois de Cergy.

Qu’est-ce donc qu’un Ouortou ?

L'Ouortou - Cergy © Gilles Carcassès

L’Ouortou – Cergy © Gilles Carcassès

C’est une grande jardinière à réserve d’eau et composteur intégrés, spécialement conçue pour la pratique d’un jardinage collectif et convivial, une sorte de kiosque à légumes intergénérationnel à géométrie variable. Bien sûr, pour ce jeune public, il s’agira d’un Ouortou à table de culture surbaissée. Les futurs utilisateurs sont venus dans l’atelier du collège pour donner la bonne mesure de hauteur et apprécier l’avancement de la construction confiée au réseau des 4 ème Pro.

Les plans de l’Ouortou

Le composteru collectif des Châteaux à Cergy © Joël Boudou

Le composteur collectif des Châteaux à Cergy, également sorti de l’atelier du collège des Touleuses © Joël Boudou

Il n’est pas exclu que le modèle 2.0 de la Boîte A Trognons voie bientôt le jour. Equipée de roulettes, la BAT mobile irait en ambassadeur des bonnes pratiques de recyclage dans les cantines qui voudraient bien l’accueillir… Une aventure à suivre assurément dans ces pages et sur le site du collège.

Comment ça, pas encore de Boîte A Trognons dans votre cantine ? La honte…

Biberons collectifs à la ferme d’Ecancourt

Les premiers agneaux et chevreaux ont vu le jour fin janvier – début février à la ferme d’Ecancourt. Le 15 février 2017, lors d’un atelier de soins aux animaux du programme Bulles d’air, une dizaine d’enfants ont pu les approcher.

Chacun à leur tour, les enfants préparent le lait artificiel : la poudre est mélangée avec de l’eau chaude pour être à la même température que le lait maternel © Marion Poiret

Si les jeunes agneaux  sont maintenant habitués aux tétines artificielles, les chevreaux âgés d’une semaine sont plutôt réticents. Rien à voir avec l’odeur, la texture et la température des mamelles de maman.

Le personnel de la ferme maîtrise la technique pour faire comprendre au chevreau l’utilité de la tétine © Marion Poiret

Pendant ce temps, les enfants s’occupent aussi des mères.

Distribution du foin aux brebis © Marion Poiret

Après vérification des niveaux d’eau et de granulés dans les clapiers, les enfants peuvent cajoler les lapins © Marion Poiret

Cliquez sur l’image pour agrandir le programme

Un atelier complémentaire pour la traite des chèvres est prévu le 14 avril. Renseignements et inscription auprès de la Ferme d’Ecancourt : fermeecancourt.contact@gmail.com