Agenda

Ateliers d’hiver 2018 pour les vacances scolaires

Lors des ateliers d’hiver de la ferme d’Ecancourt, vous apprendrez en 2 h à fabriquer vote pain, à soigner les animaux ou encore à transformer la laine du mouton…

A réserver rapidement !

Atelier « traite des chèvres » © CACP – Marion Poiret

Retrouvez notre reportage sur les ateliers de soins aux animaux :

Biberons collectifs à la ferme d’Ecancourt

L'actualité de la Nature

Pique-souris

Ruscus aculeatus, le fragon petit houx – forêt de Rosny-sous-bois © CACP – Gilles Carcassès

Le fragon, plante dioïque toujours verte, pousse en touffes dans les sous-bois. Il ne possède pas de feuilles : les parties plates terminées par une épine coriace sont en fait des rameaux secondaires transformés, que l’on nomme des cladodes.

Des usages insoupçonnés

Ses rhizomes charnus étaient autrefois récoltés pour leurs propriétés médicinales, et ses jeunes pousses consommées comme celles du tamier.

On peut se servir de ses rameaux liés en fagots pour confectionner des balais rustiques, ou attachés tête-bêche en hérissons pour ramoner les cheminées. Et il paraît que la viande séchée était protégée des rongeurs quand elle était emmaillotée dans ses rameaux ; cet usage particulier aurait valu au fragon le surnom de pique-souris.

Dans certaines régions où le buis est absent des sous-bois, le fragon est utilisé pour les Rameaux. Mais sa croissance est très lente, et il est préférable de ne pas le cueillir. Il est d’ailleurs rare dans le Val d’Oise, alors qu’on le rencontre plus communément dans les forêts des Yvelines.

Pour votre jardin

Ruscus – coulée verte à Bois-Colombes © CACP – Gilles Carcassès

Il existe quelques variétés cultivées de cette plante. On peut notamment trouver en pépinière le cultivar ‘John Redmond’, trapu et couvert de fruits rouges presque toute l’année. A cultiver à l’ombre bien sûr, et à planter avec des gants !

Agenda

Le MOOC botanique revient en mars 2018

C’est le moment de s’inscrire !

Le MOOC Botanique « apprendre à connaitre les plantes – initiation » est gratuit. Il offre une initiation à la botanique grâce à de nombreuses ressources et des activités didactiques permettant de mettre en pratique les connaissances acquises. Ce MOOC est accessible à tous : grand public, amateurs de nature et de jardinage, professionnels travaillant dans l’environnement, l’agriculture, les espaces verts, l’apiculture, enseignants du primaire et secondaire, étudiants.

Clematis vitalba © CACP – Marion Poiret

Plus de 33 500 personnes de tous niveaux, se sont inscrits dans toute la francophonie, lors de sa première diffusion en 2016. Fort de ce succès et face à l’engouement du public, Tela Botanica (le réseau des botanistes francophones) a décidé de rediffuser le premier cours de botanique en ligne pour “Apprendre à connaître les plantes” à partir du 19 mars 2018. Les nouveautés 2018 : nouvelles vidéos sur l’utilisation d’une flore, fiches espèces et familles révisées, mobilisation d’une centaine de structures locales référentes pour accompagner les participants.

Planning

  • Inscription : dès le 15 janvier 2018
  • Début du cours : 19 mars 2018
  • Durée du cours : 9 semaines
  • Fin des inscriptions et du cours : 22 mai 2018
  • Effort estimé : 2h/semaine minimum

Retrouvez un article sur un autre MOOC du moment :

MOOC agroécologie

L'actualité des jardins

Avec du vieux, faire du n’œuf !

Cocott’arium : le projet prend son envol à Neuville

Ca y est, le premier Cocott’arium du Monde est installé à Neuville-sur-Oise, près de la mairie !

Aurélie Deroo © CACP – Gilles Carcassès

Aurélie Deroo est une jeune entrepreneuse engagée qui travaille depuis plusieurs mois sur ce projet original. Son prototype de poulailler collectif, qui ressemble à une grande volière, pourra héberger jusqu’à 10 poules.

Le projet a été pensé dans les moindres détails. Les habitants pourront déposer leurs déchets alimentaires dans un collecteur pour nourrir les occupantes. Du personnel en insertion ou bénévole assurera l’entretien du poulailler et la collecte des œufs. Les crottes des poules seront valorisées comme engrais et proposées aux agriculteurs locaux. Les enfants de l’école seront associés au projet et des animations pédagogiques leur seront proposées autour de l’univers de la poule.

Ainsi, ce poulailler géant incarne des valeurs fortes : écologiques, pédagogiques et solidaires. Le Cocott’arium, vecteur de lien social, est aussi un projet urbain qui répond aux besoins des consommateurs désireux d’acheter local et de manger sain.

Gilles Le Cam, maire de Neuville, a accepté d’accueillir le premier du genre dans sa ville, afin de permettre à cette créatrice installée à Neuvitec de tester son modèle économique en conditions réelles. Les habitants vont pouvoir s’approprier ce drôle de poulailler et (re)découvrir le plaisir de déguster des œufs frais dont ils connaissent la provenance, tout en recyclant leurs déchets alimentaires.

Voici le roman photos de l’aventure :

10 janvier 2018, top départ

Arrivée des premiers éléments © CACP – Gilles Carcassès

11 janvier 2018, ça prend forme

Montage de la charpente © CACP – Gilles Carcassès

19 janvier 2018, ouf, c’est prêt

Derniers tours de vis © CACP – Gilles Carcassès

26 janvier 2018, c’est le grand jour !

Inauguration du Cocott’arium – au premier plan, une jardinière des Incroyables comestibles © CACP – Gilles Carcassès

Un démarrage en fanfare et des discours émouvants sous un beau soleil…

Bravo à Aurélie qui vient de remporter avec son projet le trophée de « meilleur espoir féminin » aux Oscars de l’innovation de Val d’Oise Technopole !

Si vous êtes intéressé, contactez Monique la Cocotte !

L'actualité des jardins

Les moutons Ouessant débarquent à Menucourt

L’attente… © CACP – Gilles Carcassès

Le 23 janvier 2018, j’étais invité à un événement bien sympathique : l’arrivée d’un troupeau de moutons au pavillon Bethanie à Menucourt. Ce foyer d’accueil médicalisé de la fondation John BOST dispose de vastes espaces naturels. Cette année sa direction a fait appel pour leur entretien à une entreprise spécialisée dans l’éco-pâturage : Ecomouton.

Sylvain Girard, patron d’Ecomouton © CACP – Gilles Carcassès

Devant le personnel et les pensionnaires assemblés, Sylvain Girard a expliqué les vertus de la race Ouessant : des ovins légers, très rustiques et particulièrement bien adaptés pour la gestion écologique des prairies. Ecomouton est à la tête d’un cheptel de 3600 ovins et emploie 24 personnes. En quelques années, il est devenu le plus important éleveur français de moutons Ouessant.

La sortie du troupeau © CACP – Gilles Carcassès

A l’ouverture de la bétaillère, moment d’hésitation : qui osera sortir en premier ? Une brebis saute, les autres lui emboîtent le pas.

Les moutons découvrent leur nouvelle pâture © CACP – Gilles Carcassès

Chez les Ouessant, les béliers portent des cornes. Le petit troupeau est constitué de huit brebis et deux béliers. En bas de la pâture, près de la clôture du parc public du château de Menucourt, ils contribueront à maintenir la végétation d’une station de renouées du Japon, plante invasive difficile à réguler.

Retrouvez nos articles :

Accros à la renouée

Des moutons et des Hommes

L'actualité des jardins

Biocontrôle, la nouvelle approche du jardin

Le pyrèthre ? Les oiseaux insectivores ? Les punaises prédatrices ? Les hyménoptères parasitoïdes ? Les pièges à phéromones ? Les syrphes ? Les chrysopes ? Les coccinelles ? Les poules ? Tout ça, c’est du biocontrôle !

Dès le 1er janvier 2019, les jardiniers amateurs devront se passer  des produits phytosanitaires chimiques de synthèse. La Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF) et la Fédération Nationale des Métiers de la Jardinerie (FNMJ) se sont associées afin d’accompagner les jardiniers dans l’évolution de leurs pratiques et l’adoption des méthodes de biocontrôle, pour protéger les plantes de leurs jardins grâce à des mécanismes naturels. De leur collaboration sont nées une brochure pédagogique (1) et une vidéo (2). Des fiches thématiques suivront bientôt, je vous les présenterai dans un prochain article.

Découvrez :

(1) La brochure « Protéger les plantes de son jardin avec le biocontrôle » sur le site Jardiner Autrement

(2) La vidéo « Biocontrôle, nouvelle approche du jardin » sur la chaîne vidéo de Jardiner Autrement

La liste officielle des produits de biocontrôle, version du 22 janvier 2018

L'actualité des jardins

Un cimetière vraiment naturel

De passage à Niort, j’ai voulu visiter le célèbre cimetière naturel de Souché, créé en 2014, que la presse a tant vanté.

Cimetière de Souché © CACP – Gilles Carcassès

Bizarre, bizarre… Oups, ce n’est pas là ! Un employé très aimable me détrompe : le cimetière naturel, c’est un peu plus haut dans la rue.

Le cimetière naturel de Souché © CACP – Gilles Carcassès

Ah, effectivement, c’est différent. Ce qui frappe en arrivant, c’est l’abondance des oiseaux ! Ça chante et ça picore de partout ! Mais est-ce bien un cimetière ?

Stèle à l’entrée du cimetière © CACP – Gilles Carcassès

Une maxime de Gilles Clément nous accueille : le ton est donné ! Au fond, j’aperçois ce qui pourrait être des sépultures. Allons voir en empruntant les allées engazonnées.

Sépultures au cimetière naturel de Souché © CACP – Gilles Carcassès

Les familles entretiennent quelques végétaux dans une gamme choisie pour ne pas dépasser 60 centimètres. La stèle, discrète, est en pierre calcaire. Des fleurs fraiches peuvent être placées dans un vase métallique très sobre mis à la disposition des familles.

Le gardien © CACP – Gilles Carcassès

Conçus et fabriqués par les services municipaux de la ville de Niort, les aménagements, mobiliers et oeuvres d’art ont été réalisés à partir de matériaux de récupération. Les urnes, les cercueils et tous les accessoires sont biodégradables. Et ici bien sûr, pas de phytos !

Je suis touché par tant d’élégance, de cohérence et de simplicité. Et il me vient une drôle de pensée : pourquoi les cimetières ne sont-ils pas tous comme ça ?

Le cimetière naturel de Souché, un document de la ville de Niort

Le travail des équipes de la ville de Niort récompensé par une mention spéciale au Grand prix des collectivités territoriales 2015

L'actualité des jardins

Gros souci

Calendula officinalis dans le jardin partagé de LabBoîte – parvis de la préfecture à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Deux soucis, le gros et le petit

Le souci des jardins, Calendula officinalis, diffère peu du souci des champs, Calendula arvensis, si ce n’est par sa taille plus imposante. Ce sont toutes deux des plantes d’origine méditerranéenne. Le souci des champs est une adventice des vignes devenue rare en Ile-de-France.

Cette belle plante, qui fleurit généreusement presque toute l’année, est utilisée en cosmétique et a de nombreuses propriétés médicinales. Ses pétales sont utilisés pour colorer le beurre et certains fromages ainsi que des boissons alcoolisées. Séchés, ils sont parfois employés frauduleusement pour falsifier le safran.

Indispensables au jardin

Au jardin la plante est bien jolie, mais elle est aussi très utile. Elle permet de lutter, comme l’œillet d’Inde, contre certains nématodes. C’est de ce fait une bonne plante compagne pour la tomate, mais aussi pour l’ail et les fraisiers. Des études ont prouvé qu’elle est très bénéfique aux mirides du genre Macrolophus, des punaises auxiliaires très polyphages qui se nourrissent d’aleurodes, de pucerons, d’acariens, d’œufs de noctuelles et de ceux de la mineuse de la tomate Tuta absoluta. Il convient de maintenir les pieds de soucis l’hiver au jardin car ils sont utiles pour l’hivernage des auxiliaires. A la belle saison, ses fleurs fournissent aussi nectar et pollen aux syrphes et aux guêpes parasites. Pour cela, les variétés à fleurs simples sont bien sûr préférables.

Il existe de très nombreuses variétés de soucis dans les tons jaunes à orange, aux fleurs simples ou doubles. Certaines sont aptes au forçage pour la production de fleurs coupées.

Une variété de souci à fleurs doubles © CACP – Gilles Carcassès

Sources :

Biodiversité fonctionnelle en maraîchage biologique, par le GRAB

Les plantes nématicides, par l’INRA

Le souci, par Ecological Agriculture Project (Canada)

L'actualité des jardins

Savez-vous tailler les arbres ?

Paulownias ? © CACP – Gilles Carcassès

Voici un excellent document du CAUE 77 qui présente en quelques règles simples, illustrées de schémas clairs, les gestes techniques et les principes à respecter pour la taille des arbres.

Et rappelons toute l’importance de cette précaution de conception : le bon arbre planté au bon endroit ne nécessitera pas de tailles !

Un figuier sur le quai de la gare de Poissy © CACP – Gilles Carcassès

Planter le bon arbre au bon endroit : voilà bien le secret des aménagements réussis. Pour éviter les bévues, le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement de Seine-et-Marne (CAUE 77) vous propose la méthode VECUS.

Avec cette méthode, impossible de vous tromper. Vous aurez compris, entre autres choses, que pour un petit espace, c’est bien un arbre à petit développement qu’il vous faut.

Liquidambar sur une place publique à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Besoin d’un coup de pouce sur le sujet ? Découvrez donc les 133 fiches de petits arbres présentées par ce même CAUE 77