L'actualité de la Nature

Les espèces, comptez-vous

Muscari comosum - Neuville-sur-Oise © Gilles Carcassès
Muscari comosum – Neuville-sur-Oise © Gilles Carcassès

A votre avis, combien existe-t-il d’espèces de plantes en France (métropole et Outre-mer) ? Le nouveau référentiel taxonomique national (TAXREF version 10.0) qui vient d’être mis en ligne sur le site de l’INPN nous renseigne : il dénombre 27 738 espèces de plantes vasculaires.

En 2016, la biodiversité française compte officiellement 182 498 espèces de champignons et de représentants de la faune et de la flore, terrestres et marins.

L’Outre-mer contribue pour presque la moitié à ce résultat, alors qu’on estime que 20 à 30% seulement des espèces y ont été identifiées. Pour ce qui concerne la métropole, les scientifiques estiment que 80 à 90 % de sa biodiversité est recensée, soit aujourd’hui 101 167 espèces.

La biodiversité mondiale serait de l’ordre de  2 000 000 d’espèces.

Le communiqué de presse du Muséum national d’Histoire naturelle

 

L'actualité de la Nature

La bibliothèque universitaire de Cergy-Pontoise célèbre la nature

Exposition sur la biodiversité à la bibliothèque universitaire Saint-Martin © Gilles Carcassès
Neuf panneaux sur la biodiversité à la bibliothèque universitaire de Cergy-Pontoise – site de Saint-Martin © Gilles Carcassès

La bibliothèque universitaire de Cergy-Pontoise (site de Saint-Martin) nous a emprunté une partie de l’exposition « Juste sous nos yeux » consacrée à la biodiversité ordinaire de Cergy-Pontoise. Ces panneaux, fruit d’une collaboration avec l’Office du tourisme de Cergy-Pontoise, mettent en valeur le travail sensible du photographe Lionel Pagès. Notre participation avait consisté à repérer et préparer les sujets sur le terrain, accompagner le photographe pour les prises de vue et rédiger les textes et légendes.

biblio2Cette belle exposition que vous pourrez admirer jusqu’au 10 février 2017 est l’occasion de présenter une vingtaine de livres de la bibliothèque, à emprunter, qui traitent des différents aspects de la biodiversité.

La bibliothèque universitaire de Saint-Martin est spécialisée en sciences –biologie, mathématiques, physique, informatique- et techniques de commercialisation.

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Toute la lumière

Traces de lapins roses dans la nuit © Gilles Carcassès
Traces de lapins roses dans la nuit © Gilles Carcassès

Toute la lumière sera faite sur l’éclairage nocturne et ses conséquences sur la biodiversité grâce à ce dossier très complet édité par la Mission Economie de la Biodiversité de la Caisse des Dépôts. Il rappelle qu’environ 30% des vertébrés et plus de 60% des invertébrés sont de mœurs nocturnes et qu’entre 1992 et 2012, le nombre de points lumineux en éclairage public a augmenté en France de 89%. Or, la faune peut être très impactée par cet éclairage.

Le dossier présente en détail les impacts des différents types de lumière pour les différentes classes de la faune sauvage. Voici deux tableaux de synthèse :

source

 

lumière2

Le dossier comprend un chapitre de recommandations :

  • ne pas éclairer quand ce n’est pas utile.
  • préserver l’obscurité naturelle des espaces protégés.
  • éviter d’équiper d’un éclairage d’ambiance les sites sensibles pour la biodiversité, notamment les arches de ponts et les berges de cours d’eau ou de plan d’eau.
  • limiter au maximum, par le choix de l’équipement, les déperditions hors de la surface utile à éclairer. Bien sûr, ne jamais éclairer le ciel, ni la surface de l’eau.
  • optimiser l’espacement entre luminaires, et le temps d’éclairage en fonction de l’usage et de la biodiversité .
  • choisir les lampes en fonction des sensibilités au spectre lumineux de la faune présente dans les sites à équiper (les poissons ou les amphibiens n’ont pas les mêmes sensibilités aux caractéristiques de la lumière que les oiseaux ou les mammifères).
Tarentola mauritanica en chasse sous la lumière d'un lampadaire © Gilles Carcassès
Tarentola mauritanica en chasse nocturne sur un mur éclairé © Gilles Carcassès

Certains animaux savent profiter de l’aubaine de l’éclairage public, c’est le cas de cette tarente observée en Provence occupée à gober les papillons de nuit piégés par la lumière de ce lampadaire n° B17.

Les chercheurs du Muséum se penchent sur les effets de la pollution lumineuse sur l’activité des chauve-souris.

 

L'actualité de la Nature

COP 21 : la biodiversité crée le changement

La conférence de Paris sur les changements climatiques se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015, au parc des expositions du Bourget. A proximité du périmètre officiel des négociations, un espace dédié accueillera la société civile.

Au sein de l’espace Génération climat du Bourget, le grand public pourra rencontrer les chercheurs, les collectivités territoriales, le secteur privé, les ONG autour de tables rondes, de conférences, de débats, d’expositions, de projections et de nombreux stands. Voici l’occasion de rencontrer Natureparif sur le stand de la Région Ile-de-France, d’aller voir l’exposition de la Ligue pour la Protection des Oiseaux « le lien entre changement climatique et avifaune » ou celle de l’association Humanité et Biodiversité « climat et biodiversité, des enjeux liés ».

Sortie de crise ? © Gilles Carcassès
Sortie de crise ? © Gilles Carcassès

C’est aussi l’occasion de comprendre que la question du réchauffement climatique n’est pas seulement une affaire énergétique.

Si les changements climatiques impactent fortement la biodiversité, celle-ci bouleverse en retour les équilibres et peut amplifier les dérèglements du climat. Mais la nature est aussi une alliée précieuse dans la lutte contre le changement climatique. La relation climat – biodiversité est en fait si intime qu’elle nous engage à repenser nos actions de lutte contre le changement climatique en nous fondant sur le monde vivant.

Quelques débats et conférences ciblés :

Natureparif sera présente sur le stand de la Région Ile-de-France avec les autres organismes associés, et vous invite le 1er décembre pour un débat sur l’agriculture ainsi que le 2 pour une journée spéciale Biodiversité…Découvrez leur programme ici

  • le 02-12 /15h – 18h30 : la nature source de solutions pour le changement climatique, une vision partagée des peuples premiers (Conseil régional Ile de France, Paroles de nature)
  • le 08-12 / 15h – 16h30 : climat et biodiversité, fondement et exemples des stratégies d’action (Humanité et Biodiversité)l
  • le 10-12 / 15h – 16h30 : des solutions fondées sur la nature pour lutter contre le changement climatique (UICN)
  • le 11-12 / 14h30 – 16h : climat et biodiversité, enjeux et solutions (OREE)
  • le 12-12 / 15h15-16h45 biodiversité et changement climatique (CSPNB et FRB)

programme des conférences débat

L’avifaune française et le changement climatique : espèces indicatrices – LPO

biodiversité et climat : le janus du changement global par Robert Barbault et Jacques Weber

clip de Natureparif : la nature une solution au changement climatique en Ile-de-France

climat et biodiversité : enjeux et pistes de solutions – OREE

 

L'actualité des jardins

Modificateur d’ambiance

Rue de la préfecture à Cergy © Gilles Carcassès
Mur végétalisé rue de la préfecture à Cergy (mai 2014) © Gilles Carcassès

Le mur végétal de la rue de la préfecture de Cergy est ici illuminé par les reflets du soleil couchant sur la façade de l’hôtel d’agglomération de Cergy-Pontoise. Les bien nommées campanules des murailles et les pompons blancs des luzules lui donnent un aspect fleuri.

Cette falaise verdoyante cache en réalité une structure en cages d’acier et toile synthétique, consommatrice d’eau, d’engrais et d’électricité (pour l’arrosage intégré). Mais il faut reconnaître que l’effet est très réussi et rend la déambulation des piétons dans cette rue en tranchée beaucoup plus plaisante.

Qu’en est-il des bénéfices environnementaux de cet aménagement ?

Dans les centres urbains très denses, murs et toitures végétalisés participent au maillage de la trame verte et aux corridors écologiques ; ils peuvent aussi avoir un effet positif sur le micro climat local, et fixent les poussières.

Par ailleurs, le Centre d’Etudes Techniques de l’Equipement Méditerranée s’est intéressé à quantifier l’atténuation sonore dans cette rue. Son étude montre des effets positifs : les bruits de la circulation automobile sont légèrement atténués par un effet de diffusion dû au feuillage pour les hautes fréquences, et les moyennes fréquences sont en partie absorbées par le substrat de plantation.

La présentation de l’étude du CETE Méditerranée sur le mur végétal de Cergy

Les murs végétaux, adaptation au changement climatique

L'actualité de la Nature

Dans l’antre du tigre

Corythucha ciliata © Gilles Carcassès
Cahé sous une écorce de platane, Corythucha ciliata – Cergy, quartier Grand centre © Gilles Carcassès

Le tigre, c’est lui ! Cette punaise en dentelle, appelée tigre du platane, est une espèce nord-américaine, elle est arrivée en France en 1975. C’est un ravageur important du platane, et ses piqures provoquent la décoloration des feuilles. Elle passe l’hiver au chaud dans les anfractuosités de l’écorce.

Elle est ici en compagnie de collemboles qui consomment des matières organiques en décomposition.

Nous avons décollé quelques plaques d’écorce morte sur un tronc de platane, à la recherche d’autres bestioles.

© Gilles Carcassès
Un collembole © Gilles Carcassès

Ce collembole nous montre un profil hirsute. Les collemboles appartiennent à une classe voisine de celle des insectes. Ce sont de tout petits arthropodes très primitifs.

© Gilles Carcassès
Dromius quadrimaculatus © Gilles Carcassès

Ce petit coléoptère de la famille des Carabidae est un grand chasseur de collemboles.

© Gilles Carcassès
Halyzia sedecimguttata © Gilles Carcassès

La grande coccinelle orange à 16 points blancs a les yeux cachés sous une curieuse visière translucide. Cette espèce se nourrit de spores et du feutrage de champignons qui colonisent les feuilles des arbres, comme les oïdiums.

Pour en savoir plus, quelques publications de l’INRA :

Les tigres

Les collemboles

Les coccinelles mycophages

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Birdlab à la ferme

Mésange bleue - ferme d'Ecancourt © Gilles Carcassès
Mésange bleue – ferme d’Ecancourt (Jouy-le-Moutier) © Gilles Carcassès

La Ferme d’Ecancourt a installé deux mangeoires plateaux garnies de graines de tournesol pour l’observation publique des oiseaux. Elles se trouvent près de la mare, derrière les bâtiments de la ferme.

Avec ce dispositif, la Ferme d’Ecancourt participe à l’expérience BirdLab, mis au point par le Muséum national d’Histoire naturelle et AgroParisTech. BirdLab est un jeu scientifique d’observation, son objectif est de rassembler des informations sur le comportement de nourrissage hivernal des oiseaux.

Pour jouer à BirdLab, il suffit de télécharger l’application gratuite sur son smartphone, et de fabriquer ses deux mangeoires selon le protocole. Vous pouvez aussi profiter de celles de la Ferme d’Ecancourt, qui vous invite le 31 Janvier 2015 à 14h à une animation démonstration BirdLab.

Au programme : 

  • Présentation du dispositif « Birdlab »
  • Identification des oiseaux présents dans les mangeoires du dispositif « Birdlab »
  • Entrainement sur l’application

La Ferme d’Ecancourt vous attend nombreux avec votre smartphone (adultes et enfants de plus de 10 ans) ! Pensez à vous inscrire par mail contact@ferme.ecancourt.fr  ou téléphone 01 34 21 17 91 avant le 30 Janvier 2015.

http://www.ferme.ecancourt.fr/blog/?p=2264

http://www.ferme.ecancourt.fr/blog/?p=2220

La vidéo de présentation de l’expérience

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Museau pointu turlututu…

© Marion Poiret
Une souris ? Pas du tout… Ce micromammifère photographié à la base de loisirs de Cergy-Pontoise, n’est pas un rongeur  mais un insectivore, comme le hérisson ou la taupe.  © Marion Poiret

La musaraigne, qui compte une dizaine d’espèces en France, fouine jour et nuit à la recherche d’insectes, d’escargots, d’araignées, de cloportes et de vers de terre,  consommant journellement son propre poids de nourriture. Cet appétit insatiable s’explique par la nécessité de maintenir son métabolisme à un niveau élevé. Ceci fait de la musaraigne un allié précieux au jardin pour réguler les populations de ravageurs.

Des signes externes distinctifs permettent de reconnaitre les musaraignes : un museau allongé pourvu de nombreux poils tactiles, des pattes antérieures munies de cinq doigts griffus (les souris n’en n’ont que quatre), des yeux minuscules (ce qui n’est pas le cas des souris, ni des hérissons).

© Marion Poiret
La patte antérieure de la musaraigne © Marion Poiret

L’étude directe des populations de micromammifères est difficile car ceux-ci sont très discrets et ont pour la plupart une vie principalement nocturne et souterraine. L’observation et la détermination des restes osseux contenus dans les pelotes de réjection des rapaces nocturnes (chouette effraie, chevêche…) est une méthode simple et éprouvée.

© Marion Poiret
L’usage de clefs de détermination basées sur les caractères du crâne et de la dentition permet d’identifier les proies ingurgitées. © Marion Poiret
© Marion Poiret
Les insectivores se reconnaissent aisément par une denture pointue, complète (présence de canines) et ininterrompue (absence d’espace vide sans dents entre les molaires et les incisives. Cet espace sans dents est appelé diastème chez les rongeurs. (cliquer sur l’image pour bien la voir) © Marion Poiret
© Marion Poiret
Chez les musaraignes (les soricidés), la couleur des pointes de dents est essentielle. Les musaraignes se divisent en deux sous-familles : les musaraignes à dents rouges (deux genres : Sorex et Neomys), les musaraignes à dents blanches (un seul genre : Crocidura). © Marion Poiret

Parmi les plus communes de nos musaraignes, nous pouvons citer la musaraigne musette (Crocidura russula) et la musaraigne couronnée (Sorex coronatus, très proche de Sorex araneus).

Analyser les pelotes de réjection LPO

 les pelotes de réjection, animation FCPN

un précieux auxiliaire du jardin, comment l’accueillir – Noë

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24 et 25 janvier 2015 : on compte les oiseaux des jardins

Pinson mâle sur la table du jardin © Gilles Carcassès
Pinson mâle sur la table du jardin © Gilles Carcassès

Grâce à un réseau de 2874 observateurs bénévoles, l’opération 2014 de comptage national des oiseaux des jardins a permis de recenser 93 478 oiseaux répartis en 116 espèces. Cette opération répétée chaque année permet aux scientifiques du Muséum national d’Histoire naturelle d’établir des bilans et des tendances sur la fréquentation des jardins par les oiseaux.

La campagne 2014 fut moins bonne que 2013, en raison d’un hiver exceptionnellement doux qui ne nous a pas apporté les migrateurs des pays du Nord et de l’Est. Que seront les résultats de la campagne 2015 ?

Même les débutants peuvent participer :  inscrivez-vous vite sur Oiseaux des jardins

Le bilan du comptage de janvier 2014

Rouge-gorge à la mangeoire © Gilles Carcassès
Rouge-gorge à la mangeoire © Gilles Carcassès

http://blogs.paris.fr/casepasseaujardin/2015/01/15/participez-au-comptage-des-oiseaux-des-jardins/

http://www.jardinsdefrance.org/la-collection/627-oiseaux-et-jardins-je-t-aime-moi-non-plus/les-oiseaux-du-jardin-bien-gerer-leur-presence

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Ahoj pěkný racek

« Bonjour jolie mouette » (en tchèque)

Mouettes rieuse au parc François-Mitterrand à Cergy © Gilles Carcassès
Mouettes rieuses au parc François-Mitterrand à Cergy © Gilles Carcassès

En observant attentivement les mouettes rieuses qui fréquentent le bassin du parc François-Mitterrand à Cergy nous avons vu que l’une d’entre elles porte une bague à la patte gauche.

Les ornithologues qui baguent les mouettes, les goélands ou les cigognes ajoutent souvent à la bague en aluminium gravée une autre bague en plastique plus grande dont le code est lisible de loin. Ce n’est pas le cas de cette mouette qui ne possède qu’une bague métallique, mais les inscriptions ont pu être déchiffrées grâce au zoom de l’appareil photo :

 © Gilles Carcassès
N.MUSEUM PRAHA ES15.728 © Gilles Carcassès

Nous avons donc renseigné la fiche de reprise que nous avons adressée comme il se doit au Centre de Recherche sur la Biologie des Populations d’Oiseaux (CRBPO), agence en charge pour la France de la gestion des données de baguage.

Nous recevrons sans doute des informations en retour sur l’histoire de cet oiseau, son âge, son lieu de naissance, les routes de ses migrations.

Les données de contrôles de bagues montrent que les mouettes rieuses qui hivernent en Ile-de-France proviennent à 40% de Belgique, des Pays-Bas et d’Allemagne et à 60% d’Europe centrale et des pays riverains de la Baltique. Chaque année 50 000 mouettes rieuses hivernent en Ile-de-France et environ 4500 couples y nichent.

En hiver, on peut voir de grands rassemblements de mouettes rieuses dans les champs, sur les quais, sur les berges des bassins ou des étangs. Les individus bagués sont relativement rares, mais sur un grand nombre d’oiseaux, et avec un peu de chance, on peut en observer quelques-uns.

Aussi, nous lançons un appel à contribution : si vous repérez une mouette baguée, n’hésitez pas à nous la signaler. Si possible, prenez des photos de la ou des bagues sous différents angles. Cela permettra peut-être d’en lire les inscriptions et de contribuer à l’amélioration de la connaissance de l’écologie de cette espèce.

http://crbpo.mnhn.fr/spip.php?rubrique4