L'actualité de la Nature

Le verdier d’Europe

Chloris chloris, le verdier d’Europe – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Le verdier est un oiseau jaune, olivâtre et gris, de la taille d’un moineau. Le trait jaune bien visible sur le bord de l’aile est un critère facile pour le reconnaître.

Verdier vu de dos – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Son croupion, c’est-à-dire le bas du dos, visible ci-dessus entre les ailes, est franchement jaune (cliquez sur l’image pour l’agrandir). Et sa queue est nettement échancrée.

Verdier gourmand après sa visite à la mangeoire © CACP – Gilles Carcassès

Ce verdier s’est gavé de graines de tournesol !

Cette espèce est sensible à plusieurs maladies qui peuvent se transmettre entre oiseaux par la salive. Aussi, il faut veiller à nettoyer régulièrement les mangeoires et les abreuvoirs, lieux de contaminations potentielles, surtout s’ils sont très fréquentés.

Il ne faut pas confondre le verdier avec le serin cini dont le dos est jaune aussi, mais le serin n’a pas la barre jaune sur l’aile et on notera que son bec est plus court :

Serin cini – Andrésy © CACP – Gilles Carcassès

Retrouvez d’autres articles sur les oiseaux des jardins :

Les princes de la friche

Qu’est-il arrivé à nos merles ?

Hold-up à la mangeoire

Reconnaître les oiseaux du jardin

Sources :

Le verdier d’Europe, par Oiseaux des jardins

Mortalité au pied de ma mangeoire, comment réagir ? par la LPO

Verdier d’Europe, par Oiseaux.net

Agenda

Retour sur la transhumance de Cergy-Pontoise 2019

La transhumance 2019 © CACP – Gilles Carcassès

Une fois de plus la Ferme d’Ecancourt a bien fait les choses : une organisation sans faille, des brebis vaillantes et disciplinées, des ânes câlins, des bénévoles actifs, des participants ravis et le soleil au rendez-vous !

La haie d’honneur dans la cour de la ferme

Samedi 13 avril 2019 à 13h30, les participants rassemblés pour la transhumance accueillent les moutons.

Les brebis font les vedettes

Abbeêy road à Jouy-le-Moutier © CACP – Emilie Périé

Samedi après-midi, les brebis rejoignent Maurecourt en traversant plusieurs quartiers de Jouy-le-Moutier.

Des bénévoles mobilisés

Les bénévoles en plein effort © CACP – Gilles Carcassès

Grâce aux joëlettes prêtées pour l’occasion, des personnes à mobilité réduite participent pleinement à l’événement.

Des bergers très professionnels

Dimanche matin à Maurecourt : l’appel pour le départ ! © CACP – Gilles Carcassès

« Eglantine ? Ernestine ? Savonnette ? » « Présentes ! »

Sous haute protection policière

Serrez les rangs : zone de danger ! © CACP – Gilles Carcassès

La police municipale de Maurecourt accompagne l’avancée du cortège en bloquant la circulation.

Des chiens vifs

Aux Rougeux, à Jouy-le-Moutier

Harley, Ollie, Lapsus et Lucky, les border collies dirigés par les bergers montrent toute leur efficacité dans la conduite du troupeau.

Une pause bien méritée

Pause déjeuner au parc du belvédère à Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

La transhumance est aussi l’occasion de se retrouver autour d’un pique-nique convivial et de profiter des animations organisées par la Maison de la nature de Vauréal.

En forêt, loup y es-tu ?

Point d’arrêt dans la forêt © CACP – Gilles Carcassès

Il faut de temps à autre stopper la tête du cortège pour permettre aux retardataires de rejoindre le groupe.

Au jardin des Ombrages

Potentilla anserina, la potentille des oies © CACP – Gilles Carcassès

La potentille des oies connait aussi le secret des poils laineux pour résister au froid.

Pour l’entretien du sous-bois : à vos marques, prêtes, partez ! © CACP – Gilles Carcassès

Cinq brebis restent au jardin des Ombrages pour entretenir la prairie et le sous-bois.

Quand on arrive en ville

Avenue du Hazay  © CACP – Gilles Carcassès

Passage triomphal des solognotes à Cergy-le-Haut

Le goûter final

Les fameuses tartines au miel de Courdimanche ! © CACP – Gilles Carcassès

La Ville de Courdimanche offre une bien sympathique collation à tous les participants.

Retrouvez notre reportage photos dans 13 comme une.

Rendez-vous l’année prochaine pour la transhumance 2020 !

Retrouvez les éditions précédentes de la transhumance de Cergy-Pontoise en images :

Edition 2018

Edition 2017

Edition 2016

L'actualité de la Nature

L’aigrette garzette

Aigrettte garzette – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Sous la passerelle rouge de l’Axe majeur à Cergy, se trouve un bassin qui communique avec l’Oise. C’est sur le quai de ce bassin que j’ai observé cet oiseau très inhabituel pour Cergy-Pontoise : une aigrette garzette !

L’aigrette chasse dans les eaux peu profondes, elle se nourrit de petits poissons et d’insectes aquatiques, de crustacés, de mollusques, de grenouilles. Cet oiseau est grégaire, il établit ses colonies dans des arbres près des marais.

Cet individu, toutes plumes ébouriffées, arborait son plumage nuptial. Les longues aigrettes que l’on distingue à l’arrière de sa tête ont valu bien des misères à cette espèce lorsque la mode chez les élégantes était de porter des chapeaux à plumes.

Aigrettte garzette © CACP – Gilles Carcassès

L’oiseau s’est envolé en direction du parc du Clos Levallois, au bord de l’Oise, sur la commune de Vauréal. C’est un très bon choix car ce parc est vaste, riche en biodiversité et c’est un endroit calme.

J’aimerais bien que cette aigrette s’installe chez nous, c’est un si bel oiseau ! Un jour peut-être ? Actuellement, quelques rares couples de cette espèce seulement se reproduisent en Ile-de-France, au fin fond de la Seine-et-Marne.

Source :

L’aigrette garzette, par Doris

Retrouvez l’autre aigrette dans cet article :

La grande aigrette

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Honorine et Gaston

Canards colverts au square du Verger – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Depuis quelques jours, ce couple de colverts fréquente assidument la pelouse du Verger. Ils sont très familiers et les collègues de la Communauté d’agglomération les ont baptisés Honorine et Gaston. Mais d’où viennent-ils ces canards ? Le bassin du parc François-Mitterrand, de l’autre côté de la préfecture, est leur habitat principal et le lieu où ils se reproduisent chaque année.

Square du Verger – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Des primeurs pour canards !

J’ai remarqué qu’ils apprécient particulièrement ces graminées en graines, très présentes autour de ce regard. Le réseau de chaleur passe juste en-dessous et le léger réchauffement du sol qu’il induit suffit à hâter très localement la floraison des plantes et la formation des graines !

Les jardiniers sont bien avisés de n’être pas encore venus tondre ce petit coin de nature, joliment fleuri de pâquerettes et de véroniques.

Retrouvez nos histoires de canards :

Le canard jardinier

Chronique aviaire de la crue

Grand choix de canards sauvages

Agenda

Sans mentir, ce fut une bien belle inauguration !

Samedi 6 avril 2019 en fin d’après-midi, je suis allé à l’inauguration de Mensonges, sixième exposition de dessins de presse et d’humour, proposée par l’association Dallas avec le soutien de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise. Le talentueux groupe vocal Les démons du bémol, à la joie communicative, a mis le public de bonne humeur en attendant le moment des discours.

L’inauguration de l’exposition Mensonges, place des Arts, à Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Comme l’an dernier, les sympathiques canards du parc François-Mitterrand ont inspiré un joli dessin :

Et la créativité des collectivités territoriales n’a pas été oubliée :

Cette année, quelques panneaux ont pris place dans le hall d’entrée du centre commercial Les Trois Fontaines. J’ai été très fier d’y retrouver ma contribution, illustrée par José Keravis !

L’exposition, c’est jusqu’au 28 avril, et ça vaut vraiment le coup d’œil !

Le mensonge du jour :

Il paraît que les pigeons ont attendu la fin des discours pour se jeter sur leur buffet, des fleurs d’euphorbes fraichement écloses ! Je ne sais pas si c’est vrai, j’écoutais les discours…

L'actualité des jardins

Un éléphant !

Et même deux éléphants !

Deux structures métalliques habillées de lierre agrémentent les espaces verts du boulevard de la Viosne à Cergy. Au premier plan sur cette photo on voit la queue d’un éléphant. Au second plan de l’autre côté du boulevard se détache la silhouette grandeur nature d’un second éléphant.

Vu à Cergy 16 01 2019 © CACP – Gilles Carcassès
Topiaire boulevard de la Viosne à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Ces œuvres d’art ont été réalisées en régie par le service Espaces verts de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise en 1989.

Bravo à ceux qui ne s’y sont pas trompés et ont découvert le fin mot de la photo mystère ! Cette fois-ci, Karine, Mathilde et Patricia ont été les plus rapides !

L'actualité des jardins

L’oxalis articulé

Fleurs d’Oxalis articulata – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Originaire d’Amérique du Sud, l’oxalis articulé est une plante vivace bien rustique et peu exigeante quant à la nature du sol. Elle est appréciée par sa longue floraison de mars à septembre et ses qualités de couvre-sol. Elle est aussi redoutée car elle se multiplie très facilement par division de rhizomes et peut devenir envahissante dans les massifs.

Oxalis articulata – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

A l’ombre, ses feuilles sont curieusement repliées et elles s’étalent dès que paraît le soleil. Cette espèce est naturalisée dans le sud de la France ainsi qu’en Bretagne. Nous l’avons trouvée dans une ancienne plate-bande de la zone d’activités Francis Combe à Cergy, bien installée et opulente : déjà en voie de naturalisation ?

Le dictionnaire étymologique de Pl@ntUse nous indique que le nom du genre Oxalis est issu d’une racine grecque signifiant piquant, en référence à la saveur acidulée de ces plantes.

Retrouvez un autre Oxalis, omniprésent sur nos trottoirs :

L’oxalis corniculé

L'actualité de la Nature

Le lamier amplexicaule

Lamium amplexicaule – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Cette élégante lamiacée fleurit dans les espaces verts du Verger à Cergy près de mon bureau. Juste sous les fleurs, les bractées arrondies et incisées en éventail permettent de reconnaître facilement le lamier amplexicaule.

Bille de clown

Lamier amplexicaule en boutons – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Lorsque la plante est en boutons, je crois voir un petit bonhomme avec un drôle de chapeau ! C’est encore une paréidolie, illusion assez fréquente chez les insectes.

Fleurs du lamier amplexicaule – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Les boutons deviennent des fleurs en casque à long tube. Leur lèvre supérieure est fortement poilue.

Le lamier amplexicaule comme le lamier pourpre fleurit généreusement une bonne partie de l’année. C’est aussi une plante myrmécochore, dont les graines sont activement disséminées par les fourmis.

Retrouvez nos articles :

Le lamier jaune

Le lamier pourpre

Une autre plante myrmécochore : la chélidoine

Sources :

Plantes myrmécochores en Europe tempérée

L'actualité de la Nature

La tortue de Floride se reproduit-elle à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise ?

Trachemys scripta elegans, la tortue de Foride © CACP – Gilles Carcassès

Tout le monde a déjà observé ces grosses tortues qui se prélassent au soleil dans les étangs. Elles ont toutes la même histoire : quelqu’un se laisse tenter par un bébé tortue dans une animalerie, et puis l’animal vorace grossit, finit par remplir l’aquarium, ne sent pas très bon et fait preuve d’agressivité. Et, souvent faute d’autres solutions, la tortue encombrante se retrouve dans le milieu naturel. Ce n’est pas forcément un cadeau pour la nature car ces tortues américaines sont susceptibles d’avoir un impact négatif sur les populations des tortues indigènes, là où elles existent.

Tortue de Floride en ponte – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © Sylvain Daguenet

Elle a pondu !

Cette femelle, photographiée par un animateur nature de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise au mois d’août 2016, était en ponte. Mais plusieurs facteurs limitent très fortement les chances de succès de reproduction de cette tortue en Ile-de-France.

Pour l’instant, on ne rapporte des cas de reproduction réussie que dans la moitié sud de la France. Il faut en effet une température suffisamment élevée (de l’ordre de 25 à 30°) pendant les 70 à 90 jours que nécessite l’incubation. Mais avec le réchauffement climatique, allez savoir !

Très peu de mâles !

Les conditions de températures optimisées pour la rentabilité des élevages ont abouti à la production de 90% de femelles, la température au cours de l’incubation ayant un effet direct sur le sexe des nouveaux-nés. Ce sex ratio déséquilibré, qui se retrouve naturellement dans les populations des adultes relâchés dans nos étangs, est bien sûr un facteur qui peut limiter le taux de fécondation des œufs.

L’histoire d’un commerce juteux

Au départ destinées au marché intérieur américain des nouveaux animaux de compagnie, ces tortues ont été interdites de vente aux Etats-Unis en 1975 en raison de suspicion de cas de salmonellose transmise à des enfants. Aussi, c’est tout naturellement que les producteurs américains se sont tournés vers l’exportation. On estime qu’entre 1985 et 1994, plus de 4 millions de tortues ont ainsi été importées en France.

Maintenant, c’est fini

En1997, la Commission européenne a interdit ces importations. Aujourd’hui, cette espèce fait partie des 49 espèces exotiques envahissantes réglementées en France.

Retrouvez dans nos articles d’autres animaux exotiques des bassins de l’ile de loisirs  de Cergy-Pontoise :

Les écrevisses de la base de loisirs de Cergy-Pontoise

Le glouton des profondeurs

La crevette tueuse du Danube

Sources :

Tortue de Floride, par le Conservatoire d’espaces naturels corse

Tortues de Floride, par Maison pêche et nature (ville de Levallois)

Trachemys scripta elegans, par le Centre de ressources Espèces exotiques envahissantes

Thèse de Virginie Delmas – La tortue à tempes rouges, une espèce exotique et introduite en France : premiers résultats sur les potentialités de colonisation de l’espèce (2006)

L'actualité de la Nature

Le grand lagarosiphon

Lagarosiphon major – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Le grand lagarosiphon, originaire d’Afrique du Sud, a été massivement cultivé pour le décor végétal des aquariums. Rejeté dans le milieu naturel dès 1940, il est maintenant malheureusement présent un peu partout en France dans les milieux aquatiques.

A Cergy-Pontoise aussi

Cette plante est capable de profiter de très faibles lumières, aussi elle colonise facilement les eaux profondes. Son fort développement nuit aux autres espèces aquatiques et gêne parfois la navigation dans les étangs. Par le simple effet d’une modification du courant, ses tiges peuvent se casser et se bouturer plus loin. C’est pourquoi les opérations d’arrachages sont techniquement délicates à opérer, car sans précautions elles aboutissent plus à la multiplication de la plante qu’à son élimination. Le grand lagarosiphon colonise les étangs de l’île de loisirs de Cergy-Pontoise au point de faire régresser d’autres invasives comme les élodées !

Il n’existe pas de solution de lutte biologique efficace. Même les carpes chinoises n’en veulent pas ! Lagarosiphon major est l’une des 49 espèces exotiques envahissantes réglementées en France.

Le grand lagarosiphon – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Comment reconnaître le grand lagarosiphon ?

Ses tiges sont densément feuillues, et ses feuilles sont disposées en spirales, ce qui le différencie des élodées dont les feuilles sont verticillées par trois.

Elodée – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Retrouvez dans cet article une autre plante aquatique invasive :

La jussie rampante

Source :

Lagaroshipon major, par le Centre de ressources espèces exotiques envahissantes