A quand les bébés cygnes ?

Clôture de protection du couple de cygnes © CACP – Gilles Carcassès

Les jardiniers de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise ont installé quelques mètres de ganivelle au parc François-Mitterrand à Cergy. Chacun chez soi, et la situation sera plus sereine : le cygne sur son nid et les gamins sur la pelouse, à distance raisonnable.

Cygne au nid © CACP – Gilles Carcassès

De temps en temps, le cygne inspecte et rassemble ses gros œufs bleutés. On dirait qu’il y en a trois.

Héron – parc François-Mitterrand à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Comme s’il était jaloux d’une telle notoriété, le héron cendré est venu faire sa vedette au parc.

Chenilles en processions

Procession de chenilles © CACP – Gilles Carcassès

Mon collègue du conseil départemental du Val d’Oise m’a signalé la présence de ces chenilles. Vérification faite, ce sont bien des chenilles processionnaires du pin, au dernier stade. En file indienne, elles descendent le long des troncs des pins et explorent le sol à la recherche d’un endroit propice pour s’enterrer et se nymphoser. Ce sont des retardataires, car les processions ont lieu plutôt en février et mars. Les papillons émergeront en été pour donner naissance à une nouvelle génération.

Chenilles de la processionnaire du pin © CACP – Gilles Carcassès

Ces chenilles sont urticantes et il ne faut pas s’en approcher et encore moins les manipuler. Ce ne sont pas leurs longues soies brunes ou blanches qui sont urticantes, mais de minuscules aiguillons barbelés mesurant moins de 1 mm de long qui tapissent des replis de peau sur le dos de la chenille, que l’on nomme miroirs. Ceux-ci, de couleurs sombres et assez luisants sont visibles sur ma photo entre les touffes de poils bruns. Il y aurait au moins 120 000 de ces aiguilllons urticants par miroir, soit plus d’un million par chenille. Les chenilles les expulsent quand elle se sentent agressées, par l’ouverture des miroirs. Ces aiguillons sont tellement légers qu’ils peuvent rester en suspension dans l’air. Le venin dont ils sont enduits provoque des irritations et des démangeaisons, et même dans certains cas de graves réactions allergiques.

Avec l’arrivée des belles journées, si vous êtes tentés par une sieste en plein air ou un déjeuner sur l’herbe, évitez donc le voisinage immédiat des pins. Tant que vous y êtes, évitez donc aussi celui des chênes, car la chenille processionnaire du chêne, tout aussi urticante, est également présente à Cergy-Pontoise.

Tout savoir sur la mécanique des miroirs urticants (un article du blog de Jean-Yves Cordier)

Retrouvez notre article sur l’avancée de la chenille processionnaire du pin et celui sur les moyens de lutte biologique contre ce ravageur.

Les deux mini fleurettes du printemps

Avez-vous remarqué ce printemps ces tapis de toutes petites fleurs blanches au bord des voies ?

Draba verna à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

La drave printanière ne mesure que quelques centimètres de haut. Cette brassicacée (de la famille des choux) discrète croît sur les sols très secs et les talus sableux. En ville, on peut la rencontrer sur les trottoirs en grave, dans les zones qui ne sont pas trop soumises au piétinement.

Cochlearia danica à Neuville devant l’Université de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Il ne faut pas la confondre avec le cranson du Danemark, à peine plus grand, qui se plaît sur les sols très salés des bords de routes.

Fleurs de Cochlearia danica – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

En observant de près, on remarque que les pétales des fleurs du cranson ne sont pas profondément découpés comme ceux de la drave, et que des feuilles sont présentes sur les tiges fleuries, ce qui n’est pas le cas chez la drave printanière dont toutes les feuilles sont en rosette au niveau du sol.

Retrouvez l’histoire du fabuleux voyage du cranson du Danemark

Transhumance 2017 : des brebis témoignent

Brebis solognotes et leurs agneaux © CACP – Gilles Carcassès

Samedi 25 mars 2017, c’est le grand jour, on va enfin aller voir ailleurs si l’herbe est meilleure qu’à la ferme d’Ecancourt. On nous avait pomponnés pour l’occasion, avec l’aimable collaboration des centres de loisirs de Courdimanche.

Dans la cour de la ferme d’Ecancourt © CACP – Gilles Carcassès

Au début, faux départ, on s’est trompé de côté ! Un photographe qui était en plein dans le passage a été malencontreusement piétiné. Ses jours ne seraient pas en danger.

En longeant le champ de colza © CACP – Gilles Carcassès

Trop tentant de sortir de rang pour aller renifler les colzas…

C’est quoi cette feuille de colza ? © CACP – Gilles Carcassès

On n’y a même pas touché…

Point de rassemblement © CACP – Gilles Carcassès

Il fallait tout le temps attendre les humains : dès que ça monte un tout petit peu, ils ralentissent !

Démonstration de conduite de troupeau © CACP – Gilles Carcassès

A Jouy-le-Moutier, on a bien fait courir les chiens : les bergers appellent ça « démonstration de conduite de troupeau ». Les humains nous ont beaucoup applaudis.

Au belvédère de Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Au belvédère de Vauréal, on a improvisé une démonstration de tonte rotative.

Un peu de repos à mi-parcours © CACP – Gilles Carcassès

Et puis on nous a permis une petite sieste, pendant que les humains se pressaient autour d’un « food-truck ».

Sur la coulée verte de Cergy-le-Haut © CACP – Gilles Carcassès

« Les moutons, les moutons ! » Notre arrivée sous les applaudissements de la foule au village éco-citoyen, promenade des deux bois à Cergy, fut un grand moment d’émotion.

Final gourmand à Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès

Du miel, du jus de pomme, des tartines et du fromage de brebis, offerts par la ville de Courdimanche, et les humains ne s’intéressent plus du tout à nous.

Nous nous concentrons déjà sur notre noble mission : entretenir les belles prairies de Cergy-Pontoise pendant toute la belle saison.

Revivez la transhumance en images dans 13 comme une.

 

Ca y est, c’est le printemps

Au pied de l’immeuble où je travaille refleurissent chaque printemps les gros buissons épineux de cognassier du Japon. A ses fleurs écarlates succéderont à l’automne des fruits jaunes semblables à de petites pommes un peu allongées et au parfum puissant. En mélange avec des pommes, j’en fait une très bonne gelée.

Chaenomeles speciosa, le cognassier du Japon – au Verger à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Vinca minor, la petite pervenche © CACP – Gilles Carcassès

La petite pervenche s’étale en un tapis dense et fleurit abondamment. C’est une forestière mais elle n’est pas difficile et prospère dans les jardins dans toutes sortes de conditions de sol et d’exposition. Dans les bois en zone urbaine, il est bien difficile de savoir si  elle est spontanée ou échappée des jardins où elle souvent cultivée.

Viola odorata, la violette – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Au pied des robiniers bordant le boulevard de l’Oise, fleurit la violette au parfum délicat.

Quand ces trois-là sont en fleurs, alors je sais que le printemps est là.

La Boîte A Trognons

La boîte à trognons du collège des Touleuses à Cergy © CACP - Gilles Carcassès

La Boîte A Trognons du collège des Touleuses à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

J’ai le plaisir de vous présenter le dernier projet du professeur Boudou, professeur au collège des Touleuses à Cergy : la Boîte A Trognons.

Ce mobilier de cantine innovant a été réalisé entièrement avec des matériaux de récupération par les 3 ème J Vente et Habitat, et décoré par les élèves de 6ème.

La boite à trognons © collège des Touleuses

La boite à trognons © collège des Touleuses

Après leur repas à la cantine, les élèves du collège déposent dans la Boîte A Trognons les épluchures de fruits : en cette saison, trognons de pommes et peaux de bananes. J’ai entendu dire que certains choisissent un fruit au dessert spécialement pour pouvoir aller à la Boîte A Trognons.

Des adultes, en séminaire au collège, y ont jeté des pots de yaourts, sous les yeux scandalisés des élèves. « Monsieur, on ne fait pas ça ! »

Ces déchets tombent dans un seau amovible que les élèves sortent à tour de rôle et portent au composteur collectif du quartier. Le compost produit (au rythme d’un mètre cube par an !) ira alimenter le futur Ouortou du centre de loisirs du bois de Cergy.

Qu’est-ce donc qu’un Ouortou ?

L'Ouortou - Cergy © Gilles Carcassès

L’Ouortou – Cergy © Gilles Carcassès

C’est une grande jardinière à réserve d’eau et composteur intégrés, spécialement conçue pour la pratique d’un jardinage collectif et convivial, une sorte de kiosque à légumes intergénérationnel à géométrie variable. Bien sûr, pour ce jeune public, il s’agira d’un Ouortou à table de culture surbaissée. Les futurs utilisateurs sont venus dans l’atelier du collège pour donner la bonne mesure de hauteur et apprécier l’avancement de la construction confiée au réseau des 4 ème Pro.

Les plans de l’Ouortou

Le composteru collectif des Châteaux à Cergy © Joël Boudou

Le composteur collectif des Châteaux à Cergy, également sorti de l’atelier du collège des Touleuses © Joël Boudou

Il n’est pas exclu que le modèle 2.0 de la Boîte A Trognons voie bientôt le jour. Equipée de roulettes, la BAT mobile irait en ambassadeur des bonnes pratiques de recyclage dans les cantines qui voudraient bien l’accueillir… Une aventure à suivre assurément dans ces pages et sur le site du collège.

Comment ça, pas encore de Boîte A Trognons dans votre cantine ? La honte…

Formez-vous gratuitement à la botanique des prairies

Formation Florilèges-prairies urbaines à Cergy © CACP - Gilles Carcassès

Florilèges-prairies urbaines à Cergy (parc François-Mitterrand) : prochaine formation prévue le 8 juin 2017 © CACP – Gilles Carcassès

Le protocole Florilèges-prairies urbaines se poursuit pour une quatrième année. A ce jour 101 prairies ont été suivies en Ile-de-France dans le cadre de ce programme de sciences participatives dédié aux gestionnaires d’espaces verts. Les objectifs de Florilèges-prairies urbaines sont de fournir un outil d’évaluation de l’état écologique des prairies des parcs et des jardins. Ce programme permet de caractériser la flore des prairies, de faire le lien avec les pratiques de gestion et de s’inscrire dans une démarche scientifique à l’échelle nationale.

Plusieurs formations sont prévues en Ile-de-France pour vous accompagner dans la mise en place de ce protocole sur vos prairies et vous fournir tous les outils pour réaliser vos relevés (flore, fiches terrain etc.). La formation d’une demi-journée  comprend un temps en salle de présentation du protocole et un temps sur le terrain de mise en pratique ainsi qu’une restitution des résultats locaux faite à partir des données récoltées les années précédentes. Les prairies sur lesquelles porteront ces restitutions sont précisées dans les dates des formations.

Dates des formations en Ile-de-France :

  • Le 23 mai 2017 de 9h à 12h00 au Domaine de Sceaux, 92330  Sceaux Restitution : prairies des villes et parcs du département des Hauts-de-Seine et de la ville de Versailles
  • Le 24 mai 2017 de 8h30 à 11h30 au Bois de Boulogne, 75016 Paris Restitution : prairies de la ville de Paris et du Museum
  • Le 29 mai 2017 de 9h à 12h au centre technique de Lisses en Essonne, 91090 Lisses Restitution : prairies de la CA Lacs d’Essonne et du Syndicat de l’Orge Aval
  • Le 30 mai 2017 de 8h30 à 11h30 au Bois de Vincennes, 75012 Paris Restitution : prairies de la ville de Paris et du Museum
  • Le 31 mai 2017 de 9h à 12h au parc départemental du Sausset, 93600 Aulnay-sous-Bois Restitution : prairies des villes et parcs du département de la Seine-Saint-Denis
  • Le 2 juin 2017 de 10h à 13h au Muséum national d’Histoire naturelle, 75005 Paris Restitution : prairies de la ville de Paris et du Museum
  • Le 6 juin 2017 de 9h à 12h Communauté d’Agglomération Paris – Vallée de la Marne, 77200 Torcy Restitution : prairies du territoire de la Communauté d’agglomération Paris – Vallée de la Marne
  • Le 7 juin 2017 de 9h à 12h au parc des Chanteraines, 92390 Villeneuve-la-Garenne Restitution : prairies des villes et parcs du département des Hauts-de-Seine et de la ville de Versailles
  • Le 8 juin 2017 de 9h à 12h  à la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, 95027 Cergy-Pontoise Restitution : prairies des villes de la CA de Cergy Pontoise

L’inscription est gratuite mais obligatoire dans la limite des places disponibles à cette adresse : audrey.muratet@natureparif.fr  N’oubliez pas de préciser la session à laquelle vous souhaitez vous inscrire !  Une fois votre inscription validée, il vous sera donné plus de détails sur l’organisation de la demi-journée ainsi qu’un plan détaillé pour retrouver le lieu de  formation.

Toutes les formations de Natureparif