L'actualité de la Nature

La galéruque de l’orme

Au bord de l’Oise à Cergy, les ormes sont très présents. Ils sont tous jeunes car dès qu’ils atteignent une dizaine d’années, ils sont décimés par la graphiose. Cette maladie est due à un champignon parasite qui obstrue les vaisseaux conducteurs de sève des ormes et les fait mourir.

Orme aux feuilles grignotées – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Cet ormeau a l’air un peu malade, mais ce symptôme n’est pas celui de la graphiose. Ses feuilles sont attaquées par les larves d’un coléoptère de la famille des Chrysomelidae, la galéruque de l’orme. On dit que les fortes attaques de cette galéruque affaiblissent les arbres, ce qui attire les scolytes qui à leur tour transmettent la maladie en mordant les rameaux.

Larve de la galéruque de l’orme © CACP – Gilles Carcassès

Les larves de Xanthogaleruca luteola consomment le dessous des feuilles.

Larve de Xanthogaleruca luteola – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Le résultat est presque aussi beau qu’un vitrail !

Xanthogaleruca luteola – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Voici l’adulte qui se chauffe au soleil d’octobre.

Retrouvez un autre article, sur les dégâts des scolytes :

Entomoglyphe

Sources :

La graphiose de l’orme, par Ephytia (INRA)

Des insectes et des hommes, par Vincent Albouy, Natornatex

L'actualité de la Nature

La découpeuse de feuilles

Belle de nuit aux feuilles découpées © CACP – Gilles Carcassès

Serait-ce une bestiole vorace avec un grande bouche qui fait ces profondes découpes dans ma belle de nuit ? Non, ce ne sont pas des traces de repas. C’est l’ouvrage d’une mégachile. Avec ses mandibules, cet hyménoptère découpe comme avec des ciseaux des pastilles de feuilles et les emporte une à une pour construire son nid.

Reste à trouver le nid. Voilà le site :

Botte de paille et belle de nuit © CACP – Gilles Carcassès

Si j’étais une abeille solitaire, où établirais-je mon nid ?  Voyons : un endroit bien isolé, à l’abri des intempéries… Dans la paille bien sûr !

C’est la réserve pour le poulailler, et pour éviter que le vent ne me l’éparpille, j’ai lesté la botte avec un chaperon de muret en béton. Je le soulève précautionneusement.

Sous le chaperon © CACP – Gilles Carcassès

Ce long « cigare » est bien le nid de la mégachile. Les découpes de feuilles sont courbées et assemblées à la manière de tuiles pour former un fourreau cylindrique dans lequel l’abeille stocke des boulettes de pollen, réserves de nourriture pour ses larves. Puis elle en bouche l’entrée avec le même matériau. La nouvelle génération émergera l’été prochain.

Le nid d’une mégachile © CACP – Gilles Carcassès

Il y a deux autres nids à côté, l’un d’eux, plus court, est manifestement de construction récente car les morceaux de feuilles sont encore bien verts. Il est occupé : je vois le derrière d’une abeille qui s’active ! Alors je décide de ne pas déranger plus longtemps et je remets le chaperon à sa place.

Mégachile sur une fleur de cirse commun – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Les mégachiles récoltent le pollen sur leurs brosses ventrales, sous l’abdomen. L’espèce ci-dessus a des brosses rousses. Lorsqu’elles butinent, les mégachiles prennent souvent cette pose comique, abdomen redressé.

Retrouvez d’autres abeilles solitaires dans ces articles :

L’amie du groseillier

Le petit peuple des barbacanes

Les anthophores de la préfecture

Du nectar de bryone sinon rien

La collète du lierre a été observée à Courdimanche

L'actualité de la Nature

Les petites bêtes de la mare

Au collège Gérard Philipe de Cergy, une mare a été réalisée au printemps 2018 avec le soutien du conseil départemental du Val d’Oise. Elle est déjà grouillante de vie ! Nicolas Louineau, professeur de SVT, m’a aidé à capturer quelques petites bêtes aux fins d’identification.

La mare du collège Gérard Philipe à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Les notonectes, ou abeilles d’eau, nagent le ventre en l’air. Elles se nourrissent de proies aquatiques ou d’insectes tombés dans l’eau, qu’elles piquent avec leur rostre puissant.

Notonecta viridis – collège Gérard Philipe à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Lorsqu’elle vient en surface faire le plein d’air pour respirer sous l’eau, seule l’extrémité de l’abdomen est en contact avec l’atmosphère. L’air emmagasiné tapisse la surface de son corps, lui donnant des reflets argentés. Ses grands yeux lui permettent de surveiller ce qu’il se passe au-dessus et en-dessous d’elle.

Notonecta viridis, face dorsale © CACP – Gilles Carcassès

Pour déterminer les notonectes, il faut observer la face dorsale. Il est recommandé de les manipuler avec précaution pour ne pas se faire piquer par le rostre, car c’est assez douloureux ! L’angle aigu du pronotum au coin de l’œil permet ici d’identifier Notonecta viridis.

Acilius sulcatus – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Cet Acilius, de la famille des Dytiscidae, rame vigoureusement sous l’eau à l’aide de ses longues pattes ciliées. A l’inverse des notonectes, il nage sur le ventre. C’est un prédateur de nombreux animaux aquatiques.

Acilius sulcatus, face ventrale © CACP – Gilles Carcassès

Pour déterminer les Acilius, il faut observer la face ventrale. Les fémurs postérieurs à moitié noirs et la coloration ventrale globalement très sombre indiquent l’espèce Acilius sulcatus. L’insertion des pattes postérieures dans cette famille de coléoptères aquatiques est étonnamment très décalée vers l’arrière. L’insecte est très bien adapté pour la nage, il vole aussi sur de bonnes distances, mais s’est un marcheur très maladroit ! Ici il s’agit d’une femelle, car le mâle est équipé de ventouses sur ses pattes antérieures qui lui permettent de saisir commodément sa partenaire pendant l’accouplement.

Nymphe d’Acilius ? © CACP – Gilles Carcassès

Sur la berge à fleur d’eau nous avons trouvé des cocons de terre cachés sous des feuilles en décomposition. A l’intérieur d’un cocon, une nymphe attend la mue qui la transformera en adulte. Il s’agit probablement d’une nymphe d’Acilius.

Corixidae – collège Gérard Philipe à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Cette petite punaise aquatique finement barrée nage aussi sur le ventre. Elle navigue entre deux eaux et se pose sur le fond. Il s’agit d’une espèce de la famille des Corixidae. Ce sont des prédateurs de la petite faune aquatique comme les larves de moustiques.

Ponte de gastéropode aquatique – collège Gérard Philipe à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Les feuilles d’arbres tombées dans l’eau servent de support aux pontes des gastéropodes aquatiques.

Sympetrum striolatum mâle – collège Gérard Philipe à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Les Sympetrum striolatum étaient en ponte en tandem au-dessus de la mare. Les femelles ont déposé dans l’eau des centaines d’œufs. Cela nous promet de belles observations de leurs larves l’an prochain. Une aeschne bleue mâle est passée aussi mais ne s’est pas posée.

Helophilus pendulus – collège Gérard Philipe à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

L’hélophile suspendu est un bien joli syrphe, commun dans les zones humides. On voit ici la bande médiane noire qui orne sa face. Les larves de cette espèce vivent dans la vase et les eaux boueuses des berges.

Sources :

SOHIER Sandra, COROLLA Jean-Pierre in : DORIS, 08/08/2016 : Acilius sp.

Clé des hétéroptères aquatiques, par Raymond Poisson in : Faune de France (1957)

Retrouvez nos articles :

La mouche Nestor

Les Sympetrum striolatum du parc François-Mitterrand

A la mare de la Maison des Russes

L’abeille d’eau

Une aeschne bleue au parc du château de Grouchy

L'actualité de la Nature

Pissenlit

Devant la CAF de Cergy (quartier Grand centre) © CACP – Gilles Carcassès

Le pissenlit, symbole de la résilience de la nature ?

Cette plante vivace, l’une des plus communes de notre région, surgit là où l’on ne l’attend pas, se contente de peu, fleurit généreusement toute l’année et disperse ses semences au moindre souffle de vent.

Capitule de pissenlit © CACP – Gilles Carcassès

Chaque graine insérée sur le capitule est prolongée par une aigrette qui permet le transport par le vent, quelques fois sur plusieurs kilomètres. Remarquez les petites épines orientées vers le haut qui empêcheront la graine de ressortir du sol, une fois insérée dans une fissure.

Coccinelle sur un pissenlit en fleurs © CACP – Gilles Carcassès

Les fleurs de pissenlit sont généreuses pour de nombreux insectes qui viennent s’y nourrir. Les abeilles, les fourmis et les coléoptères, comme cette coccinelle à sept points, les fréquentent souvent. Ces fleurs sont comestibles : on en fait de bonnes gelées. Et les jeunes feuilles blanchies dans les taupinières font la meilleure des salades sauvages du printemps.

Un indicateur de gestion des pelouses

Floraison de pissenlits et de pâquerettes – Promenade des deux bois à Cergy (fin avril 2013) © CACP – Gilles Carcassès

Les pissenlits prolifèrent quand la pelouse est tondue trop courte et trop souvent. A 6,5 cm de hauteur de coupe, on peut avoir 1% de pissenlit, et à 3,5 cm seulement on peut s’attendre à 50 % de pissenlits !

Le pissenlit inspire aussi les artistes !

Plafond de pissenlits © Magali Laffond

Ce plafond exposé au Domaine de Chaumont-sur-Loire est l’œuvre poétique de Duy Anh Nhan Duc, un artiste né à Saigon en 1983, réalisée avec de véritables pissenlits cueillis un à un à la main !

Tableau de pissenlits © Magali Laffond

Là c’est un tableau mural, du même artiste.

Sources :

Pissenlit dent de lion, la star, par Sauvages du Poitou

L’entretien écologique des pelouses, par la Mission eau Alsace

L'actualité de la Nature

La linaire commune

Linaria vulgaris, la linaire commune – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

La linaire commune apprécie les situations chaudes et les sols maigres. On la trouve fréquemment dans les friches urbaines, sur les talus, les ballasts des voies ferrées, les bords de chemins. Celle-ci s’est installée dans une fissure de la passerelle d’accès à l’Université de Cergy-Pontoise (site des Chênes).

La pollinisation de cette plante est assurée par les bourdons qui ont la force d’écarter les deux lèvres de la fleur pour accéder au nectar stocké dans l’éperon.

La linaire commune est la plante hôte de Calophasia lunata, appelée la linariette. Ce papillon appartient à la famille des Noctuidae, comme les cucullies dont les chenilles ressemblent beaucoup à celle de la linariette.

Calophasia lunata, la linariette vue sur une linaire pourpre dans un jardin à Aulnay-sous-bois © CACP – Gilles Carcassès

La linaire commune est considérée comme invasive au Canada. La linariette y a été introduite avec succès comme moyen de biocontrôle.

Retrouvez nos articles :

Jardin magique

Les cucullies

Sources :

Flore des friches urbaines, par Audrey Muratet, Myr Muratet et Marie Pellaton

Linaire commune, par Yukon Invasice Species Council

Calophasia lunula par Lépidoptéristes de France

L'actualité de la Nature

Une mante au Grand centre ?

Rue de la gare à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Les services de l’agglomération ont installé ces plantes grimpantes rue de la gare, créant un petit oasis de verdure fréquenté par de nombreux insectes et des araignées.

Sous la grille de ventilation © CACP – Gilles Carcassès

Ma curiosité m’a fait lever le nez vers les grilles de ventilation de l’immeuble de la CAF qui est juste au-dessus sur la dalle. Qu’est-ce que c’est que cet amas étrange collé sur le métal ?

Oothèque de mante religieuse © CACP – Gilles Carcassès

Avec le zoom de mon appareil photo, je peux détailler la chose : c’est une oothèque de mante religieuse ! Une femelle a déposé 200 à 300 œufs dans une gangue qui en séchant devient cette structure protectrice alvéolée.

Mantis religiosa, la mante religieuse – Menucourt © Gilles Carcassès

J’ai cherché la mante dans les feuillages, mais je ne l’ai pas trouvée. Apparemment, l’espèce n’est pas rare dans le secteur, on m’en a à plusieurs reprises rapporté la découverte dans des résidences de Cergy et de Pontoise. Il lui faut tout de même de la végétation pour s’installer car c’est une prédatrice d’insectes, notamment de sauterelles et de papillons.

Si l’oothèque ne fait pas le régal des oiseaux, et si des parasitoïdes n’ont pas pondu dedans, peut-être assisterons-nous en juin prochain à la naissance de jeunes mantes ?

Retrouvez notre article :

Une mante religieuse à Menucourt

Sources :

La mante religieuse – Jardiner Autrement

La mante religieuse, par André Lequet

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Le chiendent pied-de-poule

Cynodon dactylon – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

Cette belle végétation de pied d’arbre vue près de l’université à Neuville-sur-Oise n’a pas été installée par un paysagiste. Il s’agit d’une adventice des champs arrivée là sans doute en même temps que la terre de la fosse de plantation. Le Cynodon dactylon, ou chiendent pied-de-poule, s’étend facilement grâce à ses rhizomes puissants. Il est capable en bonnes conditions de couvrir un mètre carré en moins d’un an. Les fragments de rhizomes régénèrent très facilement la plante, c’est pourquoi le travail du sol par fraisage multiplie ce chiendent au lieu de le détruire.

Floraison du chiendent pied-de-poule – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Cynodon dactylon se dissémine aussi par semis. Cette plante fleurit même en période de canicule. On voit ci-dessus les étamines mauves de ses fleurs.

Rhizomes de Cynodon dactylon – rue de la gare à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Gare aux rhizomes !

Les jardiniers n’aiment pas beaucoup le chiendent pied-de-poule : ils doivent souvent extirper ses rhizomes pour limiter son envahissement dans leurs massifs. On trouve pourtant dans le commerce des variétés de Cynodon utiles pour la décoration des jardins secs ou pour constituer des gazons assez grossiers mais très résistants à la sécheresse et au piétinement.

La floraison singulière de Cynodon x ‘Des Bermudes’, en présentation dans les parcelles d’essai de l’école Du Breuil à Paris © CACP – Gilles Carcassès

Retrouvez dans cet article une autre histoire de pied de poule :

Deux artistes en résidence

et d’autres portraits de graminée :

Sang de cailloux

Le dactyle aggloméré

La graminée qui se moque de la sècheresse

Miscanthus, beauté d’automne

Source :

Flore des friches urbaines d’Audrey Muratet, Myr Muratet et Marie Pellaton

L'actualité de la Nature

Petite ou grande tortue ?

Ces deux papillons se ressemblent beaucoup !

Pour ne plus les confondre, il suffit de retenir le détail qui les différencie facilement :

Les deux tortues (famille des Nymphalidae) © CACP – Gilles Carcassès

Notons aussi que la grande tortue, comme son nom le laisse deviner, est plus grande que la petite tortue. Cette dernière a aussi des couleurs plus vives.

Des deux espèces, la grande tortue est la moins observée en Ile-de-France.

Nymphalis polychloros, la grande tortue © CACP – Gilles Carcassès

Les chenilles de la grande tortue consomment des feuilles d’arbres : saules, bouleaux, ormes, peupliers, cerisiers…

Aglais urticae, la petite tortue – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Les chenilles de la petite tortue consomment des orties.

Retrouvez nos articles :

La petite tortue

Le déclin des papillons de jour

Reconnaître les chenilles sur l’ortie

Sources :

Aglais urticae, par l’Atlas des papillons de jour et des zygènes d’Ile-de-France

Nympahlis polychloros, par l’Atlas des papillons de jour et des zygènes d’Ile-de-France

L'actualité de la Nature

La graminée qui se moque de la sècheresse

Graminée sur le parking du Verger à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Tous les jours je gare ma voiture au parking du Verger à côté d’une touffette. Avec cette sècheresse, je me dis qu’elle va bien finir par jaunir et se dessécher. Mais non, elle a l’air toujours en pleine forme ! Quelle est donc cette graminée increvable ?

Eragrostis minor, la petite éragrostide – sur pelouse au Verger à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Vus de près ses fins épillets sont très délicats. Je vois qu’elle trouve même la ressource de fleurir : quelques pièces florales dépassent ça et là. Cette plante tire sans doute sa résistance à la sécheresse de la pilosité de ses feuilles courtes et peu nombreuses, caractères qui limitent ses pertes en eau.

Cette graminée annuelle méditerranéenne des sols sableux est arrivée en Ile-de-France au début du 20ème siècle. Se plaisant dans les situations chaudes et les substrats très maigres, la petite éragrostide colonise aisément les trottoirs, les sols gravillonnés, les quais, les ballasts des friches ferroviaires…

Dotée d’une forte dynamique de reproduction, Eragrostis minor a même tendance à supplanter le très commun pâturin annuel en de nombreux endroits. Cette espèce s’installe parfois dans les pelouses urbaines très dégradées, sur sols légers, comme le montre la photo ci-dessus.

Source :

Eragrostis minor, par Eflore, l’encyclopédie botanique collaborative.

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Le pourpier maraîcher

La première fois que je l’ai remarqué à Cergy, c’était il y a deux ans, en bordure d’un massif fleuri sur le terre-plein du boulevard de l’Hautil. Ces quelques pieds ont grainé et la plante a progressé sur quelques dizaines de mètres en direction du boulevard de l’Oise.

Pourpier rougi par la sècheresse – boulevard de l’Hautil à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Et cette année, il s’étale complaisamment à la porte de la cantine de l’hôtel d’agglomération sur la dalle du Grand centre, à cent mètres du boulevard. Comment ses grosses graines sont-elles montées sur la dalle ? Peut-être collées dans la terre sous les semelles des passants qui traversent le boulevard hors des passages piétons ?

Portulaca oleracea – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Les jardiniers connaissent bien le pourpier, aux feuilles succulentes, d’abord parce que c’est une bonne petite salade au goût acidulé, riche en vitamine C, en oméga 3 et en minéraux, ensuite parce que c’est une adventice annuelle mais tenace qui se ressème abondamment et pousse très vite dans les potagers.

Les feuilles de pourpier peuvent se consommer crues, en soupe, confites au vinaigre, frites dans l’huile, ou cuites comme des épinards.

La plante se plaît dans les sols tassés et secs en été, où on la trouve souvent en compagnie de la renouée des oiseaux et de la roquette vivace.

Retrouvez nos articles sur les compagnons du pourpier :

Le jour de la trainasse

La roquette vivace