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Ce week-end on compte les oiseaux !

Comme tous les ans à cette période, l’observatoire Oiseaux des Jardins vous propose un weekend spécial « comptage des oiseaux des jardins ». Il suffit de mettre à disposition une heure d’observation, et quelques minutes de saisies des données sur le site de l’observatoire. Toutes les informations concernant le protocole sur ce lien.

Etes-vous prêts ?

Il n’est pas toujours facile de distinguer les oiseaux quand ils se posent un peu loin. Surtout en cette période, ils ne chantent pas ou peu et la luminosité n’aide pas à les voir nets. En revanche, certains détails ne trompent pas. Saurez-vous reconnaître les oiseaux sur ces photos de faible qualité ?

Un indice, ils sont tous présents sur la fiche de OiseauxdesJardins.

Oiseau n°1

Oiseau n°1 © CACP – Emilie Périé

Oiseau n°2

Oiseau n°2 © CACP – Emilie Périé

Oiseau n°3

Oiseau n°3 © CACP – Emilie Périé

Les avez-vous tous reconnus ? Voici leur noms !

Oiseau n°1 – La grive draine

La grive draine © CACP – Emilie Périé

La taille et la morphologie de l’oiseau permettent d’orienter vers la bonne famille : de loin, elle a l’aspect des grives et des merles. Les mouchetures très rondes sur le ventre précisent l’espèce : la grive draine.

Oiseau n°2 – Le chardonneret élégant

Le chardonneret élégant © CACP – Emilie Périé

La taille et le comportement de l’oiseau sont de bons indices : souvent en groupe en train de picorer les graines dans les arbres. Mais le masque rouge, que l’on peut distinguer même de loin, est sans équivoque pour reconnaître le chardonneret élégant !

Oiseau n°3 – Le pic vert

Le pic vert © CACP – Emilie Périé

Bien qu’il soit le plus souvent observé dans l’herbe où il mange des fourmis, il lui arrive de se poser dans un arbre, il est alors un peu caché parmi les branches. Les couleurs de son ventre et son dos, les moustaches bien visibles et les mouchetures sur le bords de l’aile permettent de déterminer le pic vert ; ici une femelle (les moustaches sont noires et non rouges).

A vos observations !

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WetLands 2021

Le WetLands est le premier protocole de l’année. C’est un comptage à l’échelle internationale qui consiste à compter les oiseaux hivernants des milieux humides. A la mi-janvier, la plupart des migrateurs venus du nord pour passer l’hiver sur les plans d’eau franciliens et échapper au froid et à la neige sont arrivés. Le 15 janvier dernier, avec les coordinateurs de la LPO, nous avons donc participé au comptage de l’un des sites majeurs de la Région : l’île de loisirs de Cergy-Pontoise.

L’île de loisir de Cergy-Pontoise © CACP – Emilie Périé

C’est un maigre bilan que celui de notre premier comptage de l’année. Les populations d’oiseaux d’eau sont en nette baisse.

Ce sont quelques 90 cormorans qui sont venus se poser pour passer la nuit sur leur dortoir habituel au milieu de l’île de loisirs.

Cormoran immature – Cergy, 2020 © CACP – Emilie Périé

Un seul fuligule morillon passait sur un bassin en compagnie de canards colverts. A titre indicatif, il arrivait plusieurs centaines de fuligules à cette même période 20 ans plus tôt.

Fuligules morillons – Cergy, 2014 © CACP – Gilles Carcassès

Les colverts, qui ont totalisé une petite soixantaine d’individus, étaient également accompagnés de deux canards mandarins.

Canards mandarins – Cergy, 2019 © CACP – Gilles Carcassès

Les foulques macroules ont difficilement atteint les 20 individus et moins de 10 poules d’eau ont été contactées.

Gallinule poule d’eau – Cergy, 2018 © CACP – Gilles Carcassès

Nous avons également croisé 5 hérons cendrés et presque autant de cygnes tuberculés.

Héron cendré – Cergy, 2020 © CACP – Emilie Périé

Malgré la déception due à ces très faibles effectifs, nous avons tout de même eu la chance d’observer le ballet de quelques milliers de mouettes rieuses s’envolant de l’eau pour rejoindre un dortoir, probablement plus au sud sur la Seine, de quoi égayer la journée. Non non, il ne neigeait pas encore !

Mouettes rieuses – Cergy © CACP – Emilie Périé

Et toujours, pour nous tenir compagnie, l’ami rougegorge.

Le rougegorge, toujours curieux © CACP – Emilie Périé

Pour aller plus loin :

Le WetLands, par la LPO

Quelques retours des années passées :

Edition 2015

Edition 2016

Edition 2020

L'actualité de la Nature

La linotte mélodieuse

Linotte mélodieuse mâle © CACP – Emilie Périé

Cet oiseau, de la famille des Fringillidae, est un habitué des milieux ouverts : friches, prairies, espaces agricoles. On peut le croiser facilement sur la plaine des Linandes ou dans les champs de Maurecourt et Jouy-le-Moutier où elle consomme des graines de toutes sortes.

Linotte mélodieuse mâle © CACP – Gilles Carcassès

On reconnait le mâle à son agréable gazouillis (on ne l’appelle pas mélodieuse pour rien) ; et à son plastron et son front délicatement rouges.

La femelle, comme souvent chez les oiseaux, est bien moins colorée et reste dans des teintes de marron.

Linotte mélodieuse femelle © CACP – Gilles Carcassès

Heureusement, la linotte est un oiseau assez « familial ». A la période de reproduction et de nidification on voit rarement le mâle sans la femelle. Cela facilite l’identification.

La linotte mélodieuse, Linaria cannabina, fait un nid assez bas dans les buissons (moins de 1,5 m) et souvent assez peu dissimulé. Il est donc facilement repérable par les prédateurs, ce qui force souvent les linottes à pondre une deuxième couvée au mois de juin. Ce qui expliquerait qu’on qualifie les distraits, les inattentifs et les oublieux de « tête de linotte ». Dommage que ce soit rarement un compliment … avec son masque rouge, je la trouve plutôt élégante.

Linottes mélodieuses © Gaëtan Dheilly

L’hiver venu, les familles de linottes se regroupent en troupe grégaire. Si les linottes méridionales sont plutôt sédentaires, les oiseaux des pays nordiques migrent vers chez nous pour passer l’hiver « au chaud ». Il n’est pas rare de voir des groupes de linottes accompagner les pinsons, verdiers, chardonnerets et ici un bruant des roseaux, dans les espaces encore fournis en graines.

Linottes en hiver – Parc des Arènes, Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Ce weekend on compte les oiseaux !

La linotte est peu coutumière des mangeoires et des jardins, mais peut-être y verrez vous d’autres fringilles ?

En parlant de sciences participatives, retrouvez sur ces liens :

Le replay de notre rendez-vous du développement durable sur les sciences participatives

et le support de présentation

Sources :

La linotte mélodieuse, par Oiseaux.net

Retrouvez d’autres fringilles dans nos articles :

Le pinson des arbres

Le verdier d’Europe

Le chardonneret élégant

Agenda, L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

« 8 mai ornitho »

Moineau domestique, Passer domesticus © CACP – Emilie Périé

Nous dérogeons encore à la règle et publions un jour férié pour vous transmettre un message de la Ligue de Protection des Oiseaux.

« Ce printemps n’est pas un printemps comme les autres pour l’ornithologie. Et pour cause, impossible, confinés, d’explorer nos sites préférés pour y observer migrateurs et nicheurs.  

Nous pouvons pourtant mettre ce temps à profit pour récolter des données et nous amuser un peu ! 

Faune-Île-de-France lance cette année le « 8 mai ornitho » et vous propose de transformer votre lieu de résidence en observatoire ornithologique ! L’objectif : compter le maximum d’espèces (différentes et en nombres) en 24h depuis son domicile.  »

Tous les détails du protocole ICI

Alors installez vous à votre meilleur poste d’observation et ouvrez grand les yeux et les oreilles !

Tourterelle turque, Streptopelia decaocto © CACP – Emilie Périé

Et il reste encore 3 jours pour percer le secret de la photo mystère de ce mois-ci !

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Ce week-end on compte les oiseaux !

Ces 25 et 26 janvier 2020, c’est le grand comptage hivernal de Oiseaux des jardins. L’an dernier les participations ont battu tous les records, cette année on compte sur vous pour faire encore mieux ! Vous pouvez retrouver tous les résultats ici.

La mésange charbonnière est l’espèce la plus rencontrée sur le comptage 2019 © CACP – Gilles Carcassès

Pour participer, nul besoin d’être un ornithologue confirmé, ce guide reprend pas à pas les étapes du protocole et propose des posters et fiches d’aide à l’identification. Il vous suffit de passer une heure au jardin (ou en parc public) et de vous laisser émerveiller par le florilège de plumes.

La grive mauvis est une migratrice qu’on ne voit que l’hiver ! © CACP – Emilie Périé

Ouvrez grand les yeux, et les oreilles, on attend vos observations !

Rappels :

Il est encore temps de jouer à BirdLab

Pourquoi compter les oiseaux ?

L'actualité de la Nature

Compter les oiseaux : pourquoi, comment ?

Vous l’aurez remarqué, les mois d’avril et de mai ont été riches en portrait d’oiseaux. Le reflet de notre passion ornithologique ? Peut-être… mais pas seulement. La principale raison, c’est la saison. Au printemps, les oiseaux se préparent à la reproduction : les migrateurs reviennent, les mâles chantent pour séduire les femelles et les couples ainsi formés s’attellent à la construction du nid puis à l’élevage des petits. De mars à juin les oiseaux sont donc particulièrement visibles et audibles : la meilleure saison pour les compter ! Et ce weekend, on compte tous ensemble ! 

Pourquoi ?

Parce que la récolte des données issues des sciences participatives permet aux instituts scientifiques d’établir des panoramas, des listes d’espèces menacées et ainsi des préconisations de gestion des différents milieux.

Protéger la biodiversité, cela commence par connaître la biodiversité.

Le chardonneret élégant, un bel oiseau des jardins © CACP – Emilie Périé

Comment ?

C’est très simple : suivez le protocole de l’observatoire Oiseaux des jardins ! Il suffit de consacrer une heure ce weekend (25 et 26 mai) à observer les va-et-vient emplumés dans votre jardin. 

La mésange charbonnière, fréquente au jardin © CACP – Emilie Périé

S’entraîner ?

La reconnaissance à vue des oiseaux peut paraître compliquée, et à l’oreille encore plus. Voici quelques pistes pour vous aider ce weekend (ou pour réviser en avance, pour les plus motivés) : 

Alors, combien d’espèces reconnaîtrez-vous ce weekend ?

Quelques raisons de compter les oiseaux : 

Le dernier comptage de Oiseaux des Jardins

Tous les oiseaux d’une grande ville, par Zoom Nature

Notre dernier bilan du STOC

Etats de santé de la biodiversité en Île-de-France

L'actualité de la Nature

Wetlands 2016 à Cergy-Pontoise

De vaillants ornithologues s’étaient donné rendez-vous vendredi 15 janvier 2016, à l’île de loisirs de Cergy-Pontoise, pour compter les oiseaux d’eau dans le cadre de l’opération Wetlands international.

A l'île de loisirs de Cergy-Pontoise © Gilles Carcassès
Bravant le froid matinal, nous voilà en route pour le comptage des oiseaux – île de loisirs de Cergy-Pontoise © Gilles Carcassès

Quelques cygnes tuberculés, bernaches du Canada, canards colverts, gallinules poules d’eau… Pas de surprise, des oiseaux très communs.

Ah, tout de même, nous repérons une demi-douzaine de canards chipeaux planqués dans l’anse de la réserve ornithologique. Ils ne sont pas rares, mais nous sommes contents de les avoir vus.

 Canard chipeau mâle © Gilles Carcassès
Canard chipeau mâle © Gilles Carcassès

Les canards chipeaux, visiteurs d’hiver, nichent majoritairement dans les pays de l’Est. Depuis une vingtaine d’années, ils sont de plus en plus nombreux à hiverner en Ile-de-France, conséquence conjuguée de l’augmentation de leur population et de la plus forte fréquence des hivers doux. Lors des vagues de froid intense, en effet, ils ne stationnent plus en Ile-de-France mais descendent plus au Sud.

Evolution des populations hivernantes de canards chipeaux en Ile-de-France (MNHN)
Evolution des populations hivernantes de canards chipeaux en Ile-de-France (MNHN – 2013)

Notre reportage sur les comptages 2014

D’autres beaux canards sauvages

Analyse des résultats des comptages Wetlands par le MNHN – 2013