La buglosse toujours verte

Fleurs de la buglosse toujours verte (Pentaglottis sempervirens) - Courdimanche © CACP - Gilles Carcassès

Floraison de la buglosse toujours verte (Pentaglottis sempervirens) – Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès

De grandes feuilles allongées aux poils raides et des fleurs bleues semblables à celles d’un myosotis, c’est la buglosse toujours verte. J’ai rencontré ce pied dans une haie sur l’ancien site de Mirapolis à Courdimanche. Cette plante originaire du sud de l’Europe est naturalisée en quelques endroits en Ile-de-France notamment dans le Vexin et la région de Versailles. Elle a longtemps été cultivée pour l’ornement des jardins et sans doute aussi pour ses propriétés médicinales.

géraniumms, buglosses et digitales dans un cimetière anglais © CACP - Gilles Carcassès

Géraniums, buglosses et digitales dans un cimetière anglais © CACP – Gilles Carcassès

Les anglais, grands amateurs de plantes vivaces, savent employer cette plante généreuse et facile dans de jolies compositions au caractère champêtre.

On peut voir cette plante fleurir en avril à l’entrée du jardin naturel du CAUE 95, au moulin de la couleuvre à Pontoise.

Pentaglossis sempervirens est l’une des plantes préférées des bourdons, si l’on en croit une étude anglaise évoquée dans cet article du blog VigieNature : « Fleurs au potager : le mélange gagnant pour les bourdons »

Transhumance 2017 : des brebis témoignent

Brebis solognotes et leurs agneaux © CACP – Gilles Carcassès

Samedi 25 mars 2017, c’est le grand jour, on va enfin aller voir ailleurs si l’herbe est meilleure qu’à la ferme d’Ecancourt. On nous avait pomponnés pour l’occasion, avec l’aimable collaboration des centres de loisirs de Courdimanche.

Dans la cour de la ferme d’Ecancourt © CACP – Gilles Carcassès

Au début, faux départ, on s’est trompé de côté ! Un photographe qui était en plein dans le passage a été malencontreusement piétiné. Ses jours ne seraient pas en danger.

En longeant le champ de colza © CACP – Gilles Carcassès

Trop tentant de sortir de rang pour aller renifler les colzas…

C’est quoi cette feuille de colza ? © CACP – Gilles Carcassès

On n’y a même pas touché…

Point de rassemblement © CACP – Gilles Carcassès

Il fallait tout le temps attendre les humains : dès que ça monte un tout petit peu, ils ralentissent !

Démonstration de conduite de troupeau © CACP – Gilles Carcassès

A Jouy-le-Moutier, on a bien fait courir les chiens : les bergers appellent ça « démonstration de conduite de troupeau ». Les humains nous ont beaucoup applaudis.

Au belvédère de Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Au belvédère de Vauréal, on a improvisé une démonstration de tonte rotative.

Un peu de repos à mi-parcours © CACP – Gilles Carcassès

Et puis on nous a permis une petite sieste, pendant que les humains se pressaient autour d’un « food-truck ».

Sur la coulée verte de Cergy-le-Haut © CACP – Gilles Carcassès

« Les moutons, les moutons ! » Notre arrivée sous les applaudissements de la foule au village éco-citoyen, promenade des deux bois à Cergy, fut un grand moment d’émotion.

Final gourmand à Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès

Du miel, du jus de pomme, des tartines et du fromage de brebis, offerts par la ville de Courdimanche, et les humains ne s’intéressent plus du tout à nous.

Nous nous concentrons déjà sur notre noble mission : entretenir les belles prairies de Cergy-Pontoise pendant toute la belle saison.

Revivez la transhumance en images dans 13 comme une.

 

La punaise de l’aubépine

La photo mystère de mars 2017 n’était pas une tortue ninja, ni une langue au chat. Rien à voir non plus avec Hulk. Merci à tous ceux qui ont joué et bravo à Siegried qui, le premier, a su identifier la bête !

Acanthosoma haemorrhoidale – Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès

Ici photographiée sur le revers d’une feuille de cotonéaster, cette grande punaise verte et rouge a une préférence pour les fruits des aubépines, mais on peut la trouver sur d’autres arbres ou arbustes. C’est l’une des punaises les plus communes dans les haies. Les adultes passent l’hiver dans les feuilles mortes. Comme beaucoup d’autres punaises, elle sécrète un liquide malodorant si on l’importune.

Dialogues à la ferme

Paysage agricole du Vexin : coquelicots à Osny © Gilles Carcassès

Une initiative très intéressante de nos voisins du Parc naturel régional du Vexin français : une projection-débat « Balade à travers champs », le samedi 1er avril 2017 à 14h30 à la Mairie de Grisy-les-Plâtres (95)

Ils invitent à venir partager un moment d’échanges sur les questions agricoles : cultures et production, agronomie et innovation, débouchés et économie, environnement et santé, territoire et paysage.

Guillaume Vanthuyne (Grisy-les-Plâtres) et Denis Fumery (Sagy), agriculteurs céréaliers dans le Vexin, parleront de leurs exploitations et discuteront avec les participants, en lien avec la projection des films « Les plantes » et « Les champs », de la série « Villages en herbe » réalisée par le Parc.

L’après-midi se poursuivra par une balade commentée à travers des parcelles agricoles. Un goûter-apéritif sera offert à 17 h.

Accès : la mairie de Grisy-les-Plâtres est au 10 rue Robert Machy.

Inscriptions et informations : 01 34 48 66 00

Plus d’informations sur le site de la commune de Grisy-les-Plâtres

Les antophores de la préfecture

Le bassin de la préfecture du Val d'Oise © Gilles Carcassès

Le parc François-Mitterrand vu de la préfecture du Val d’Oise © Gilles Carcassès

Du bord du parvis de la préfecture à Cergy, on peut admirer le parc et ses bassins.

Terriers d'andrènes © Gilles Carcassès

Terriers d’abeilles sauvages © Gilles Carcassès

Dans la jardinière formant parapet, que la pyramide inversée de la préfecture abrite de la pluie, survivent à grand peine quelques Euphorbia myrsinites. Ces plantes bien méritantes bénéficient tout au plus d’un peu de brouillard ou de quelques flocons de neige portés par le vent.

Du coup la terre est très sèche. Et c’est une aubaine pour les abeilles sauvages qui y creusent de solides galeries pour y loger  les réserves de pollen pour leur descendance !

Ces abeilles sauvages, excellentes pollinisatrices du printemps et tout à fait inoffensives, vont et viennent les pattes chargées d’un pollen rouge brillant que je n’ai pas pu identifier. J’ai bien essayé de les suivre, mais elles volent plus vite que moi.

En observant de près l’entrée de ces terriers, j’ai trouvé à terre une abeille morte.

Andrena sp © Gilles Carcassès

Antophora femelle – Cergy © Gilles Carcassès

Ne dirait-on pas un nounours tout poilu ? Il s’agit d’un anthophore femelle, très probablement de l’espèce Anthophora plumipes, de loin la plus commune des 15 espèces que l’on peut observer dans la moitié nord de la France. C’est sur les longs poils denses de ses pattes postérieures que cet insecte amasse le pollen pour le rapporter dans son terrier.

Anthophora plumipes mâle - Courdimanche © Gilles Carcassès

Anthophora plumipes mâle au ravitaillement sur une fleur de pensée – Courdimanche © Gilles Carcassès

Les mâles d’Anthophora plumipes sont très faciles à reconnaitre : une « plume » orne le premier article du tarse de leurs pattes médianes. Ils émergent quelques jours avant les femelles et patrouillent sur leur territoire, où abondent les plantes fleuries. Ils apprécient particulièrement les Lamiacées et les Fabacées. Les langues longues des anthophores sont en effet très bien adaptées pour aller chercher le nectar au fond de corolles profondes, comme celles du lamier blanc (une Lamiacée) par exemple. Lorsqu’une femelle arrive sur son territoire pour se nourrir, le mâle attend qu’elle s’immobile pour sauter vivement sur son dos, la saisissant par ses pattes antérieures et postérieures. Il agite alors ses pattes médianes : un truc infaillible pour séduire les femelles…

J’ai observé que les mâles de cette espèce fréquentent aussi les massifs fleuris, butinant les pensées, avec une préférence inexpliquée pour celles à fleurs jaunes.

Retour sur la transhumance 2016

Encore une très belle réussite que cette transhumance à Cergy-Pontoise. En voici quelques images :

Samedi 14 h: le grand rassemblement à la ferme d'Ecancourt © Marion Poiret

Samedi 14 h : le grand rassemblement à la ferme d’Ecancourt, à Jouy-le-Moutier © Marion Poiret

En route pour Maurecourt par les chemins de la plaine agricole © Marion Poiret

Anes en tête, en route pour Maurecourt par les chemins de la plaine agricole © Marion Poiret

La traversée de Maurecourt © Marion Poiret

La traversée de Maurecourt a toujours beaucoup de succès © Marion Poiret

Dimanche, le soleil est revenu © Gilles Carcassès

Dimanche matin : chic, le soleil est revenu ! © Gilles Carcassès

A Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès

Dans les cardamines en fleurs à Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès

Les agneaux fatigués sont répartis dans les bras de valeureux bénévoles pour leur épargner une étape © Gilles Carcassès

Après la pause déjeuner à Vauréal, les agneaux fatigués sont répartis dans les bras de valeureux bénévoles pour leur épargner une étape © Gilles Carcassès

La traversée de Cergy le haut sous bonne escorte © Gilles Carcassès

La traversée de Cergy le haut, sous bonne escorte © Gilles Carcassès

L'arrivée sur Courdimanche, dernière étape de la transhumance © Gilles Carcassès

L’arrivée sur Courdimanche, dernière étape de cette transhumance © Gilles Carcassès

Ca y est, la collation est mangée, la foule est repartie, les brebis de Courdimanche sont installées dans leur pâture © Marion Poiret

Ca y est, la collation est mangée, la foule est repartie et les brebis de Courdimanche sont installées dans leur pâture © Gilles Carcassès

Plein de belles images encore, dans ces excellentes vidéos :

Le reportage complet dans 13 comme une