L'actualité des jardins

J’ai une bête dans mon jardin…

Ceci n'est pas une chenille, c'est une larve de syrphe, grande dévoreuse de pucerons © Gilles Carcassès
Ceci n’est pas une chenille, c’est une larve de syrphe, grande dévoreuse de pucerons © CACP – Gilles Carcassès

Comment identifier facilement les bestioles que l’on observe dans son jardin et ne plus confondre les auxiliaires avec les ravageurs ?

Deux sites de reconnaissance par l’image

Nous avons sélectionné pour vous deux sites de reconnaissance par l’image, très simples, efficaces et accessibles à tous les jardiniers :

  • VigiJardin, développé par l’INRA
  • Arena, porté par Arvalys institut du végétal

Et pour en savoir plus, consultez les fiches techniques de Jardiner Autrement, le site de référence pour jardiner sans pesticide.

L'actualité de la Nature

Mon inventaire éclair

A la recherche de la mythique Lucine (un papillon rare spécialisé dans les primevères) – Port-Villez (78) © CACP – Gilles Carcassès

Dimanche 14 mai 2017, j’ai participé aux inventaires éclairs de biodiversité organisés par Natureparif.

Les inventaires éclairs 2017 à Jeufosse et Port-Villez

Cette année, cela se passait à Jeufosse et Port-Villez, dans les Yvelines. Jeufosse ? Facile : c’est sur la route de Blaru, en venant de Predreauville.

Le principe des inventaires éclairs est simple, on réunit une centaine de naturalistes passionnés et d’experts patentés, on leur distribue quelques victuailles pour assurer leur survie et on les lâche 48 heures dans la nature, par équipes, avec pour mission d’inventorier le territoire. Les oiseaux, les plantes, les insectes, les chauve-souris, les escargots… tout doit y passer !

Les étudiants en BTS « Gestion et Protection de la Nature » ont fait connaissance avec leurs ainés déjà dans la carrière ; les amateurs se sont frottés avec gourmandise aux éminents spécialistes.

Quelques belles trouvailles

J’ai le plaisir de partager avec vous quelques moments d’intenses émotions :

Colias sp. en identification © CACP – Gilles Carcassès

Ce papillon Soufré complaisant est resté difficile à déterminer (« les Colias, ouh, c’est galère… »).

Belle station de scolopendres dans un éboulis instable © CACP – Gilles Carcassès

On m’a fait passer dans des endroits où la main de l’Homme n’avait jamais mis les pieds. Les inventaires éclairs, c’est pas de la tarte…

Otites jucunda de la famille des Ulidiidae © CACP – Gilles Carcassès

Celle-là, c’est moi qui l’ai trouvée : trop fier ! Quelle bille de clown, cette mouche !

Calliterea pudibunda, alias « Patte étendue » (mâle) © CACP – Gilles Carcassès

Ce papillon de nuit dormait sur son brin d’herbe.

Photographe étendue (femelle) © CACP – Gilles Carcassès

L’émergence de la petite cigale fredonnante a eu beaucoup de succès auprès des photographes. Je vous en ferai le reportage dans un autre article.

Ixodes sp. (tique) © CACP – Gilles Carcassès

Toutes griffes dehors, les tiques guettent le passage des naturalistes. Je l’ai vue, elle ne m’a pas eu.

Vivement les inventaires éclair 2018 !

L'actualité de la Nature

Dix petits syrphes

Le caractère distinctif des membres de la famille des Syrphidae réside dans la présence de la vena spuria (voir l’image ci-dessous), ce pli qui longe la nervure médiane.

En vol, les syrphes ont la capacité de se maintenir sur place grâce à un battement des ailes très rapide. Ils présentent souvent une livrée rayée qui rappelle celle des guêpes, ou des frelons pour les plus grosses espèces. On observe facilement les adultes sur les fleurs.

Vena spuria © Gilles Carcassès
Vena spuria © Gilles Carcassès

La famille des Syrphidae est très vaste : on dénombre pas moins de 500 espèces en France. J’ai choisi de vous en montrer dix, communes à Cergy-Pontoise et assez faciles à reconnaître. Elles ont des mœurs très différentes.

Voici tout d’abord quatre espèces dont les larves consomment des pucerons.

Eupeodes corllae © Gilles Carcassès
Eupeodes corollae, le syrphe des corolles- Cergy © Gilles Carcassès
Scaeva pyrastri - Cergy © Gilles Carcassès
Scaeva pyrastri, le syrphe pyrastre – Cergy © Gilles Carcassès
Epistrophe eligans - Cergy © Gilles Carcassès
Epistrophe eligans, une des plus précoces au printemps – Cergy © Gilles Carcassès
Le syrphe du groseillier, Syrphus ribesii, est un auxiliaire précieux : ses larves consomment des pucerons © Gilles Carcassès
Syrphus ribesii, le syrphe du groseillier © Gilles Carcassès

Les larves saprophages des trois espèces suivantes ont une vie aquatique. Elles vivent dans les eaux très chargées en matière organique.

Myathropa florea - Cergy © Gilles Carcassès
Myathropa florea – Cergy © Gilles Carcassès
vue au bois de Cergy © Gilles Carcasses
Eristalis sp, une éristale vue au bois de Cergy © Gilles Carcassès
Helophilus pendulus © Gilles Carcassès
Helophilus pendulus © Gilles Carcassès

Pour d’autres espèces, les larves sont commensales dans des nids de bourdons, ou de guêpes. Elles y consomment des déchets et des cadavres. C’est le cas des volucelles.

Volucella zonaria
Volucella zonaria, la volucelle zonée © Gilles Carcassès
Volucella bombylians, la volucelle bourdon © Gilles Carcassès
Volucella bombylians, la volucelle bourdon – Pontoise © Gilles Carcassès
Volucella pellucens, la volucelle transparente sur des fleurs de troëne à La Roche-Guyon © Gilles Carcassès
Volucella pellucens, la volucelle transparente, sur des fleurs de troène © Gilles Carcassès

Retrouvez quelques-uns de nos articles présentant des syrphes :

Epistrophe eligans

Myathropa florea

Eristalis

Helophilus pendulus

Volucella bombylians

Episyrphus balteatus et Sphaerophoria scripta

Voir aussi :

Les syrphes, par Jardins de Noé

L'actualité de la Nature

Grande chasse aux insectes à Menucourt

Organisée par la bibliothèque de Menucourt et le Comité de Défense de l’Environnement de Menucourt, la sortie de samedi 5 novembre 2016 au parc du château a permis aux enfants du village d’observer toutes sortes de petites bêtes. Armés chacun d’une boîte loupe, ils ont retourné des feuilles, soulevé des écorces, fouillé dans la litière, inspecté les troncs des arbres et les tiges des hautes herbes…

Au tableau de chasse : 3 espèces de coccinelles, des punaises, des crustacés, des psoques, des araignées, des limaces, des coléoptères, des mouches, des chenilles, des escargots rigolos, des collemboles et même une petite grenouille…

Ectophasia crassipennis © Gilles Carcassès
Ectophasia crassipennis © Gilles Carcassès

La belle Ectophasia crassipennis, une mouche dont les larves parasitent les punaises, était toute engourdie par le froid sur une inflorescence sèche de berce commune.

Ponte sur une feuille morte © Gilles Carcassès
Quel beau trésor : une ponte dorée sous une feuille morte © Gilles Carcassès

Ces œufs sont aussi bien rangés que les cellules dans les rayons de la ruche. Il s’agit sans doute d’une ponte de punaise.

Larve de cadrinal © Gilles Carcassès
Larve de cardinal © Gilles Carcassès

Toute plate pour se faufiler sous les écorces, cette larve de cardinal est prédatrice des petits arthropodes qui vivent dans le bois pourri.

Asellus © Gilles Carcassès
Asellus © Gilles Carcassès

Après la découverte des cloportes, crustacés terrestres, voici l’aselle, crustacé d’eau douce qui vit dans le bassin du parc. Elle ne nage pas sur le côté comme les gammares.

Le livre de la chenille © Gilles Carcassès
L’histoire de la chenille © Gilles Carcassès

Pour conclure la séance, la bibliothécaire a raconté des histoires à l’aide de livres animés. Vous l’aurez deviné, la chenille finira par se transformer en un magnifique papillon multicolore aux reflets irisés (Oh !…)

Livre animé de lma bibliothèque de Menucourt © Gilles Carcassès
Livre animé de la bibliothèque de Menucourt © Gilles Carcassès

Maintenant, le soleil s’est couché, il est temps de rentrer chez soi et de laisser le parc du château aux papillons de nuit.

Agenda, L'actualité de la Nature

Exposition de champignons 2016 à Conflans

expo-champignons

Comme chaque automne, le Club Mycologique Conflanais organise son exposition annuelle de champignons, à la MJC Les terrasses à Conflans. Une occasion unique pour découvrir les champignons de notre région et bénéficier des conseils des bénévoles passionnés et très compétents de cette association.

Deux conférences sont prévues dans le cadre de cette manifestation :

  • samedi à 15 h Champignons cavernicoles par Marie-Louise Arnaudy
  • dimanche à 15 h Des ( vilains ) insectes … et des hommes par Alain Martinet

    Clathrus ruber © Gilles Carcassès
    Clathrus ruber © Gilles Carcassès

Ces Clathrus ruber ont été vus ces jours-ci dans les jardins de l’école Du Breuil à Paris. Leur odeur cadavérique attire de nombreuses espèces de mouches, dont celle belle Cynomya mortuorum, aux joues mordorées.

Cynomya mortuorum © Gilles Carcassès
Cynomya mortuorum  sur un « œuf » de Clathrus ruber © Gilles Carcassès
L'actualité de la Nature

La mouche Nestor

Helophilus pendulus © Gilles Carcassès
Helophilus pendulus sur un zinnia, vu à l’école Du Breuil à Paris © Gilles Carcassès

N’est-il pas joli ce syrphe avec son costume de valet de chambre ?

Les larves de cet hélophile suspendu, à l’instar de celles de la mouche Batman, ne sont pas des prédatrices de pucerons. Elles vivent dans la vase ou les eaux très chargées en matière organique. Les adultes se nourrissent de pollen et de nectar ; ils sont très fréquents sur les fleurs jusqu’en octobre. Le soleil d’automne leur va si bien…

L'actualité de la Nature

Sur les herbes sèches

Les prairies du parc François-Mitterrand à Cergy ont perdu leurs superbes floraisons de juin, mais les compositions ont encore du charme. Aux fleurs ont succédé les graines, prêtes à accomplir le cycle de la vie.

Prairie au parc François-Mitterrand à Cergy - septembre 2016 © Gilles Carcassès
Prairie au parc François-Mitterrand à Cergy – septembre 2016 © Gilles Carcassès

On reconnaît à gauche les gousses des vesces, les calices enflés de Silene vulgaris. Les taches marrons sont les fruits des trèfles des prés.

Prairie au parc François-Mitterrand à Cergy - juin 2016 © Gilles Carcassès
Prairie au parc François-Mitterrand à Cergy – juin 2016 (Vicia cracca, Silene vulgaris, Achillea millefolium) © Gilles Carcassès

Ne vous y trompez pas, ces herbes sèches accueillent encore toute une petite faune. Voici la sylvine, un papillon de nuit de la famille des Hepialidae, dont la chenille mange les racines des plantes herbacées.

Triodia sylvina © Gilles Carcassès
Triodia sylvina, la sylvine – Cergy © Gilles Carcassès

Cette jolie petite mouche est Scaeva pyrastri, le syrphe du poirier. Sa larve, de couleur verte, est prédatrice de pucerons.

Scaeva pyrastri © Gilles Carcasses
Scaeva pyrastri sur une picride – Cergy © Gilles Carcassès
Scaeva pyrastri - Cergy © Gilles Carcassès
Scaeva pyrastri sur un plantain – Cergy © Gilles Carcassès

Pour déterminer les diptères, l’observation détaillée des nervures des ailes, des antennes et des pattes est importante. Ici, ces grosses lunules blanches sur l’abdomen noir et les taches sous l’abdomen ne laissent guère de doute sur l’espèce.

Tibellus sp © Gilles Carcassès
Tibellus sp. – Cergy © Gilles Carcassès

Ne dit-on pas que les rayures longitudinales affinent la silhouette ? Cette araignée crabe en embuscade le long d’une tige vient de capturer un chrysope. Elle appartient à la famille des Philodromidae et est fréquente dans les prairies.

Vu à Cergy, dans le quartier Grand centre © Gilles Carcassès
Oedipoda caerulescens – Cergy © Gilles Carcassès

Nous avons retrouvé aussi dans ces prairies le criquet à ailes bleues, Oedipoda caerulescens, une espèce protégée au niveau régional !

L'actualité de la Nature

La faune du bassin de la sente des prés à Eragny (2)

Un inventaire de biodiversité se fait en plusieurs passages pour compléter les observations avec l’arrivée de nouveaux habitants. Quoi de neuf par rapport à notre visite du 22 juin 2016 ?

Avec les chaleurs de l’été, de nouvelles espèces de papillons sont apparues : le paon de jour, le vulcain, l’azuré des nerpruns.

Aglais io, le paon de jour - Eragny © Gilles Carcassès
Aglais io, le paon du jour – Eragny © Gilles Carcassès

Ce paon du jour a une aile abîmée, il a du se faire attaquer par un oiseau. Les chenilles de cette espèce consomment les orties, omniprésentes sur le site.

Les ombelles des carottes sauvages sont bien épanouies et nous trouvons quantité d’insectes floricoles : Cteniopus sulphureus, Rhagonycha fulva, Trichius fasciatus, Arge cyanocroceaMyathropa florea, Graphomya maculata

Arge cyanocrocea - Eragny © Gilles Carcassès
Arge cyanocrocea – Eragny © Gilles Carcassès

Les larves de Arge cyanocrocea ont pour plante hôte la ronce, qui ne manque pas dans le secteur.

Trichius fasciatus - Eragny © Gilles Carcassès
Trichius fasciatus – Eragny © Gilles Carcassès

Les larves de la trichie fasciée se nourrissent de bois pourri. Au second plan, on aperçoit Cteniopus sulphureus, fréquent sur les fleurs de carottes. Ses larves consomment des matières végétales en décomposition.

Myathropa florea, la "mouche Batman" - Eragny © Gilles Carcassès
Myathropa florea – Eragny © Gilles Carcassès

Les larves de Myathropa florea affectionnent les eaux stagnantes. Le dessin sur son thorax lui vaut son surnom de « mouche tête de mort » ou encore « mouche Batman ».

La floraison des berces communes attire aussi de nombreux diptères.

Graphomya maculata - Eragny © Gilles Carcassès
Graphomya maculata – Eragny © Gilles Carcassès

La larve de Graphomya maculata se nourrit d’autres insectes dans l’humus des sols humides. C’est un insecte typique des bords de mares.

Gillmeria ochrodactyla © Gilles Carcassès
Gillmeria ochrodactyla © Gilles Carcassès

En repartant, nous croisons ce drôle de papillon dans une friche où pousse la tanaisie, plante hôte de la chenille de cette espèce : Gillmeria ochrodactyla.

L'actualité des jardins

Les fleurs de mes hémérocalles avortent

Bouton d'hémérocalle déformé © Gilles Carcassès
Bouton d’hémérocalle déformé © Gilles Carcassès

Chaque année en juin, les premiers boutons de fleurs de mes hémérocalles sont boursouflés et ne s’épanouissent pas. Ce sont surtout les variétés jaunes et les brunes qui sont touchées. Un moucheron est le responsable de ces déformations : en ouvrant un bouton on peut voir les nombreux asticots, bien à l’abri des prédateurs derrière les pétales épaissis.

Larves de Contarinia quinquenotata © Gilles Carcassès
Larves de Contarinia quinquenotata, la cécidomyie de l’hémérocalle © Gilles Carcassès

Le petit insecte que l’on voir en silhouette devant mon index sur cette photo est un hyménoptère parasitoïde, une micro-guêpe qui pond dans les œufs ou les larves d’autres insectes. Il n’est sans doute pas là par hasard. Ces parasitoïdes limitent de façon naturelle la propagation des ravageurs. La main du jardinier peut aussi agir efficacement en retirant et en détruisant les boutons contaminés à mesure de leur apparition.

Passé le début du mois de juillet, les boutons floraux ne sont plus attaqués, les larves de la cécidomyie sont déjà tombées au sol, elles s’y nymphoseront et donneront la nouvelle génération d’adultes au printemps suivant.

Dans mon jardin, la cécidomyie fait de gros dégâts certaines années sur cette variété jaune précoce. © Gilles Carcassès
Dans mon jardin, la cécidomyie fait de gros dégâts certaines années sur cette variété jaune précoce. © Gilles Carcassès
Les variétés tardives d'hémérocalles sont très peu attaquées par la cécidomyie. à la main les boutons contaminés et les détruire
Les variétés tardives d’hémérocalles sont très peu attaquées par la cécidomyie. © Gilles Carcassès
Les hémérocalles, plantes spectaculaires de culture très facile, sont précieuses au jardin © Gilles Carcassès
Les hémérocalles, plantes spectaculaires de culture très facile, sont précieuses au jardin © Gilles Carcassès
L'actualité de la Nature

Sur le cirse maraîcher

Floraison de Cirsium oleraceum - Saint-Ouen l'Aumône © Gilles Carcassès
Floraison de Cirsium oleraceum – Saint-Ouen l’Aumône © Gilles Carcassès

Le cirse maraîcher (Cirsium oleraceum) est présent sur notre territoire dans les vallées de la Viosne et du ru de Liesse, ainsi qu’au bord de l’Oise, dans les endroits marécageux. C’est un chardon assez élevé, aux grandes fleurs pâles et aux feuilles larges.

Voici trois bestioles surprenantes et peu courantes que l’on peut observer sur cette plante. Ces photographies ont été prises au parc de Grouchy à Osny.

Tephritis conura - Osny © Gilles Carcassès
couple de Tephritis conura – Osny © Gilles Carcassès

Ce très joli diptère est Tephritis conura, il est inféodé à cette plante. La femelle pond dans ses boutons floraux.

Cixius cunicularius - Osny © Gilles Carcassès
Cixius cunicularius – Osny © Gilles Carcassès

Cixius cunicularius est un homoptère de la famille des Cixiidae. Il affectionne les bords de rivière, tout comme le cirse maraîcher. On le trouve sur la végétation basse.

Cassida rubiginosa - Osny © Gilles Carcassès
Cassida rubiginosa – Osny © Gilles Carcassès

Cet insecte déguisé en tortue verte n’est pas une punaise, mais bien un coléoptère de la famille des Chrysomelidae (vaste famille !). L’avant, c’est du côté des antennes. Ses larves consomment les feuilles de divers chardons, dont le cirse maraîcher.