Biberons collectifs à la ferme d’Ecancourt

Les premiers agneaux et chevreaux ont vu le jour fin janvier – début février à la ferme d’Ecancourt. Le 15 février 2017, lors d’un atelier de soins aux animaux du programme Bulles d’air, une dizaine d’enfants ont pu les approcher.

Chacun à leur tour, les enfants préparent le lait artificiel : la poudre est mélangée avec de l’eau chaude pour être à la même température que le lait maternel © Marion Poiret

Si les jeunes agneaux  sont maintenant habitués aux tétines artificielles, les chevreaux âgés d’une semaine sont plutôt réticents. Rien à voir avec l’odeur, la texture et la température des mamelles de maman.

Le personnel de la ferme maîtrise la technique pour faire comprendre au chevreau l’utilité de la tétine © Marion Poiret

Pendant ce temps, les enfants s’occupent aussi des mères.

Distribution du foin aux brebis © Marion Poiret

Après vérification des niveaux d’eau et de granulés dans les clapiers, les enfants peuvent cajoler les lapins © Marion Poiret

Cliquez sur l’image pour agrandir le programme

Un atelier complémentaire pour la traite des chèvres est prévu le 14 avril. Renseignements et inscription auprès de la Ferme d’Ecancourt : fermeecancourt.contact@gmail.com

Joli cocon

Un cocon bicolore sous une feuille d'ortie - Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès

Un cocon bicolore sous une feuille d’ortie – Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès

Dans le jardin de la ferme d’Ecancourt, j’ai trouvé, bien caché sous une feuille d’ortie, un joli cocon noir et blanc. Juste à côté, se trouvait la dépouille d’une chenille. C’est encore un drame qui s’est joué là : un hyménoptère parasitoïde a pondu dans une chenille, sa larve s’est développée dedans puis elle est sortie de son hôte, laissant une momie vide, et a confectionné un cocon juste à côté pour s’y nymphoser.

Pourquoi donc noir et blanc ? Il paraît que ça imite une crotte d’oiseau, avec pour effet de tromper les mésanges. Sauf que je ne vois pas quel oiseau acrobate irait déposer sa crotte sous une feuille… Cela me rappelle la stratégie de dissimulation, beaucoup plus crédible, de Thyatira batis, une chenille qui consomme les orties.

Voyons un peu qui va sortir du cocon. Placé dans une petite boîte aérée, il me suffit de le surveiller de temps en temps.

Campopleginae © Gilles Carcassès

Le parasitoïde  est sorti de son cocon © Gilles Carcassès

L’hyménoptère adulte a fini par faire son trou de sortie. Avec de telles antennes, je cherche dans la grande famille des Ichneumonidae. La tête plate comme un galet, et le pétiole très allongé (partie étroite de la « taille de guêpe ») : ce pourrait être un membre de la sous-famille des Campopleginae qui est justement spécialiste de ce type de cocons bicolores.

Campopleginae © Gilles Carcassès

Campopleginae © Gilles Carcassès

Il a de longues pattes orange. Je n’irai pas jusqu’à l’espèce malgré la mobilisation des meilleurs spécialistes du forum de http://www.insecte.org/. Les ichneumons, c’est coton !…

Goose coaching à Ecancourt

La conduite des oies © Gilles Carcassès

Le troupeau d’oies © Gilles Carcassès

Aux Journées d’automne de la ferme d’ Ecancourt, un sympathique troupeau d’oies est passé juste devant le stand de la Communauté d’agglomération. Je l’ai suivi : je ne sais pourquoi, ces démonstrations de conduite de troupeau me mettent toujours en joie. Serge, bénévole de la ferme, et son chien de berger sont allés faire le spectacle dans la cour de la ferme.

Journées d'automne 2016 à la ferme d'Ecancourt © Gilles Carcassès

Journées d’automne 2016 à la ferme d’Ecancourt © Gilles Carcassès

Une chorégraphie digne de la Patrouille de France : rassemblement, accélérations, virage à droite, virage à gauche, arrêt devant le pressoir à pommes…

Je suis retourné bien vite sur mon stand pour reprendre mon animation « A la découverte du monde des insectes ».

Saviez-vous que la conduite de troupeau est étudiée par les futurs managers ? Même que cela s’appelle du Sheep coaching ! C’est l’art d’apprendre à maîtriser les réactions d’un groupe en situation de stress, à opérer en douceur réductions d’effectifs de troupeaux, fusions de troupeaux, délocalisations de troupeaux etc. L’Homme est un Border collie pour l’Homme.

 

C’est la saison du bison !

Dans le jardin de la ferme d’Ecancourt, j’ai croisé un tout petit bison.

La silhouette étrange du membracide bison © Gilles Carcassès

La silhouette étrange du membracide bison © Gilles Carcassès

Stictocephala bisonia, le membracide bison, est originaire d’Amérique du Nord. Il est arrivé en France au 19 ème siècle et prospère dans les zones humides. C’est en août et septembre qu’on peut le rencontrer en marchant dans les hautes herbes. Dérangé, il s’envole et fonce tout droit sur quelques mètres. Il suffit pour l’approcher de repérer sur quelle feuille il s’est posé.

Comme beaucoup d’homoptères suceurs de sève, il produit du miellat. Ses plantes de prédilections sont le saule, l’orme, le frêne, l’aubépine… Au verger, il peut aussi s’attaquer aux pommiers.

© Gilles Carcassès

Stictocephala bisonia © Gilles Carcassès

La femelle insère ses œufs dans l’écorce des branches. Les larves n’éclosent qu’au printemps suivant et se nourrissent de plantes herbacées.

© Gilles Carcassès

Centrotus cornutus © Gilles Carcassès

Le demi-diable (Centrotus cornutus) est l’une des trois espèces de Membracidae indigènes en France. Je l’ai déjà rencontré à Cergy.

Journées d’automne 2016 à la ferme d’Ecancourt

Depuis 20 ans, c’est le rendez-vous traditionnel de début octobre : la Ferme d’Ecancourt fait la fête et invite tous ses partenaires à faire la démonstration de leurs talents. Chaque année un public nombreux se régale des animations proposées.ja-2016ja-2016-2

Sur le stand de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, nous vous proposerons de jouer à un quizz sur les insectes, et nous donnerons à 14h samedi et dimanche une mini-conférence pour faire découvrir les arthropodes du jardin de la ferme d’Ecancourt.

Notez bien les dates  : samedi 1er octobre à partir de 14h et dimanche toute la journée à partir de 10h. La ferme d’Ecancourt est à Jouy-le-Moutier.

Retour sur les Journées d’automne 2015

© Gilles Carcassès

Démonstration de chiens de berger à la ferme d’Ecancourt © Gilles Carcassès

Retour sur la Fête de la nature 2016 à Cergy-Pontoise

Lors de nos participations à la Fête de la nature sur le territoire cergypontain, nous avons vécu cette année de très beaux moments, notamment l’accueil de plusieurs groupes de personnes handicapées à l’Ile de loisirs, et une visite riche en observations autour de l’étang du parc du château de Menucourt (le grèbe castagneux et son petit, le triton palmé du bassin, la parade nuptiale des canards…).

Le point d’orgue de cette semaine d’animations fut sans aucun doute la soirée à la découverte des chauves-souris organisée par la Ferme d’Ecancourt. Un public familial nombreux avait bravé la pluie fine pour venir découvrir la nature la nuit dans le parc du château de Menucourt. Dans l’orangerie, Florian avait préparé des jeux, des boissons chaudes, un éclairage aux chandelles et des petits gâteaux pour les enfants.

Florian explique la vie des chauves-souris © Gilles Carcassès

Florian explique la vie des chauves-souris © Gilles Carcassès

Un jeu sur l'anatomie des chauves-souris, pas si simple que ça © Gilles Carcassès

Un jeu sur l’anatomie des chauves-souris, pas si simple que ça © Gilles Carcassès

Au crépuscule, en chemin pour l'étang © Gilles Carcassès

Au crépuscule, nous nous dirigeons silencieusement vers l’étang © Gilles Carcassès

La batbox crépite et les enfants crient leur bonheur : "j'en ai vu une !" © Gilles Carcassès

La « Bat box » de Florian crépite et les enfants crient leur bonheur : « j’en ai vu une ! » © Gilles Carcassès

Sur le chemin du retour, nous croisons un crapaud commun, et une limace suicidaire © Gilles Carcassès

Sur le chemin du retour, nous croisons un crapaud commun, et une limace suicidaire © Marion Poiret

Et même une petite grenouile agile. Tout le monde voudrait la caresser, mais non il ne faut pas : on la remet bien à l'eau. © Gilles Carcassès

Et même une petite grenouille. Tout le monde voudrait la caresser, mais non il ne faut pas : on la remet bien vite à l’eau. © Gilles Carcassès