L'actualité de la Nature

La cicadelle qui n’existait pas

Cicadella viridis, la cicadelle verte, sur une feuille d’ortie – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

Les cicadelles vertes mâles sont bleues !

Dans la prairie humide de la ferme d’Ecancourt, les cicadelles vertes sautent et s’envolent à notre approche. Certaines sont d’un beau bleu comme celle ci-dessus, ce sont les mâles. Les femelles sont d’un vert amande. Cette espèce est assez commune dans toutes les régions de France, elle se nourrit de la sève des plantes, et pond ses œufs dans les jeunes rameaux des arbustes.

Cicadelle inconnue ?

En vacances cet été dans le Lot, j’ai cherché les cicadelles au bord d’un ruisseau. En voilà une joliment colorée ! Zone humide + coloration bleu-vert = Cicadella viridis, me dis-je… Mais celle-ci est bizarre, il lui manque les taches noires caractéristiques sur les yeux et le dessus de la tête. Elle est plus trapue, et plein de petits détails anatomiques ne collent pas. A l’évidence c’est une autre espèce, mais laquelle ? Il m’a fallu l’aide de spécialistes pour comprendre : cette cicadelle n’existe pas !

Jikradia olitoria, vue dans le Lot © CACP – Gilles Carcassès

Ce serait Jikradia olitoria, une espèce commune au Canada et aux Etats-Unis, connue pour être vecteur d’une maladie virale du fraisier. Elle a déjà été vue en Italie, en 2014 et une autre fois en Dordogne, en 2016. L’espèce n’est pas encore répertoriée dans la base de données nationale de l’INPN. Ses origines sans doute ne lui font pas craindre le froid ; aussi est-elle peut-être déjà en Ile-de-France, cachée dans les troupeaux de cicadelles vertes ? Chasseurs de cicadelles, à vos filets fauchoirs !

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A la mare de la Maison des russes

Dans le parc de la Maison des russes à Eragny-sur-Oise, une mare a été créée il y a deux ans, avec l’aide de la ville.

La mare de la Maison des russes à Eragny © CACP – Gilles Carcassès

J’ai été invité récemment à venir apprécier la biodiversité de cet endroit. Et j’y ai trouvé des habitants intéressants ! En voici quatre :

Planorbarius corneus – Eragny © CACP – Gilles Carcassès

Des planorbes de toutes tailles ont colonisé l’endroit. Ces mollusques sont peut-être arrivés en même que les plantes aquatiques qui y ont été installées.

Larve de salamandre – Eragny © CACP – Gilles Carcassès

Les salamandres sont venues mettre bas dans cette mare : ça, c’est un beau succès ! Cela vaudrait le coup de surveiller l’arrivée des femelles adultes, à la sortie de l’hiver, lorsqu’elles viennent dans l’eau pour donner naissance à leurs petites larves. On reconnaît la larve de la salamandre à la tache claire qui marque ses hanches postérieures.

Lemna trisulca – Eragny © CACP – Gilles Carcassès

Voici une lentille d’eau atypique. Elle dessine des couronnes ! Lemna trisulca forme des tapis ramifiés qui flottent sous la surface. Aussi est-elle peu visible : on la découvre lorsque l’épuisette la sort de l’eau. Elle serait plus sensible à la pollution que les autres lentilles d’eau. Encore un bon point pour cette mare !

Corixidae (corise) – Eragny © CACP – Gilles Carcassès

Contrairement aux notonectes qui nagent sur le dos, les corises nagent sur le ventre. Chez les corises, les pattes postérieures frangées sont utilisées comme des rames ; les longues pattes médianes sont munies de griffres dont la fonction est d’arrimer l’insecte sur le fond. Quant aux antérieures, plus courtes, elles servent à l’alimentation. Ces punaises aquatiques n’ont pas de rostre piqueur, elles consomment des algues filamenteuses, des débris de végétaux aquatiques, des vers, des larves de moustiques…

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Des petites bêtes sur mes noisettes – la suite

Voici d’autres petites bêtes observées sur les fruits de mon noisetier pourpre.

Larve de gendarme © CACP – Gilles Carcassès

Celle-ci est une larve de gendarme. Les gendarmes, Pyrrhocoris apterus, affectionnent surtout les fruits des tilleuls et des mauves.

Bruche © CACP – Gilles Carcassès

Ce coléoptère rondouillard est une bruche, probablement de l’espèce Bruchus affinis. Ses larves consomment les graines des gesses à larges feuilles qui poussent au pied de mon noisetier.

Larve de chrysope © CACP – Gilles Carcassès

Un terrible prédateur inspecte tous les recoins à la recherche de pucerons : c’est la larve d’un chrysope. Avec ses mandibules en crochets, il est bien armé pour la chasse !

Retrouvez nos articles :

Qui a peur des gendarmes ?

Une histoire de bruche

La vie de la chrysope

Des petites bêtes sur mes noisettes (épisode 1)

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L’abeille d’eau

En attendant le passage du jury régional des villes fleuries en visite à Pontoise, j’ai pêché quelques insectes dans la mare du parc des Larris. Le plus gros d’entre eux était une notonecte adulte.

Notonecte – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Elle nage sur le dos

Dans sa bulle d’air, la notonecte file ventre en l’air sous la surface de l’eau, en ramant vigoureusement à l’aide de sa troisième paire de pattes spécialisée. Ses soies sensorielles, visibles sur les côtés de son abdomen, l’avertissent des vibrations que font les insectes tombés dans l’eau.

Notonecta viridis, face dorsale © CACP – Gilles Carcassès

J’ai vidé l’eau de mon bac d’observation et retourné l’animal. Pour le genre Notonecta, la détermination de l’espèce s’appuie en effet sur des détails visibles sur la face dorsale. Il s’agit ici de la notonecte verte, Notonecta viridis. Chouette, je n’avais encore jamais rencontré cette espèce !

Aïe, ça pique !

Au fait, pourquoi nomme-t-on la notonecte abeille d’eau ? C’est parce qu’elle est capable de piquer avec son rostre acéré ! Normalement, elle l’utilise pour tuer ses proies (des insectes tombés dans l’eau, des têtards, des alevins, des vers…) et aspirer leur contenu. Mais il arrive qu’elle s’en serve aussi pour se défendre. Je me suis déjà fait piquer par une notonecte, je peux vous affirmer que c’est très douloureux !

Le jury est passé, a regardé mes prises et écouté mes explications. Personne n’a été piqué. Ouf ! Et la notonecte a fini par s’envoler.

La notonecte par insectes-net

Retrouvez d’autres articles sur la mare du parc des Larris :

A la mare du parc des Larris

La flèche bleue

L’aloès d’eau

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

L’inauguration du parc du peuple de l’herbe

Jour de fête au parc du peuple de l’herbe – Carrières-sous-Poissy © CACP – Gilles Carcassès

Une fête très réussie…

A l’inauguration du parc du peuple de l’herbe, il y avait du vent, des cerfs-volants, des clowns, des jeux pour les enfants, du public, visiblement ravi, des troupes fournies de personnels, et des bénévoles aussi, une Maison des insectes remplie d’une foule compacte.  Bon, je passerai un autre jour faire mon selfie avec Pupuce, la mascotte de la Maison…

Au bord du chemin © CACP – Gilles Carcassès

Dans le parc, de curieux personnages immobiles, les « Pheuillus » de Le Phun, attendaient les visiteurs.

et de bien belles observations !

Demi-deuil © CACP – Gilles Carcassès

Une superbe friche à onopordons, au détour d’un chemin, m’a offert le ballet-spectacle de la grande sauterelle verte, du criquet à ailes bleues (une espèce protégée en Ile-de-France) et de ce demi-deuil (Melanargia galathea) femelle, reconnaissable à sa teinte plus jaune que le mâle.

Coriomeris denticulatus © CACP – Gilles Carcassès

Coriomeris denticulatus est la punaise dentée du mélilot. (Pour bien voir les dents de la bête, cliquez sur l’image pour l’agrandir.) Celle-ci, je l’ai observée sur une repousse de peuplier noir, mais c’est vrai que le parc ne manque pas de mélilots.

Zicrona caerulea qui se nettoie les pattes © CACP – Gilles Carcassès

Sur la berge de la Seine, j’ai rencontré la mythique punaise bleue, en chasse sur un pied d’épilobe grignoté par des larves de coléoptères. Cette punaise est un excellent auxiliaire de culture : elle consomme beaucoup de chrysomèles, larves et adultes, comme les altises et même les doryphores, paraît-il… Dommage qu’elle ne soit pas plus courante dans les jardins. Elle aime les friches, les landes et les milieux humides.

Ponte de Zicrona caerulea © CACP – Gilles Carcassès

Je crois avoir trouvé sa ponte, rarement observée.

Dans le bois de saules © CACP – Gilles Carcassès

Ce gamin « Pheuillu », tout en feuilles sèches, semble me dire au revoir du haut de sa balançoire. C’est sûr, je reviendrai explorer ce superbe coin de nature.

Retrouvez nos articles sur le parc du peuple de l’herbe :

Gratte la puce

La jussie rampante

Le peuple de l’herbe

Galega, le sainfoin d’Espagne

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Naissance d’une cigale

Les inventaires éclairs organisés par Natureparif sont le grand rendez-vous de terrain des naturalistes franciliens. Pour le pique-nique du dimanche 14 mai 2017, les participants avaient investi une vaste prairie sèche à Jeufosse avec un joli point de vue sur la vallée de la Seine.

Une larve inconnue

A mi-sandwich, je remarque un attroupement. Quelqu’un a trouvé dans l’herbe une drôle de larve.

C’est quoi, cette larve ? © CACP – Gilles Carcassès

Les experts se consultent  : ce serait une larve de cigale, du genre Cicadetta et du groupe d’espèces montana. Après une séance photos digne du festival de Cannes, il est décidé de la remettre dans l’herbe.

Larve de Cicadetta © CACP – Gilles Carcassès

Rapidement, la larve entreprend l’escalade d’une tige sèche. Normal pour une larve de cigale : après deux ans passés sous terre à ronger des racines, le moment est venu de se nymphoser.

Nymphe de Cicadetta © CACP – Gilles Carcassès

L’ascension semble terminée. A une vingtaine de centimètres du sol, la larve s’immobilise et se transforme en nymphe. Comme il ne se passe plus rien, je retourne à mon sandwich.

L’émergence © CACP – Gilles Carcassès

L’émergence de la cigale !

Je reviens après ma banane, et quelques bavardages. La cuticule du dos de la nymphe s’est déchirée, l’adulte s’en est extrait et prend une posture acrobatique. Les ébauches d’ailes de notre cigale ne sont pas encore déployées. Entre ses pattes avant, on aperçoit le rostre avec lequel elle aspirera la sève des arbres pour se nourrir.

Cicadetta sur son exuvie © CACP – Gilles Carcassès

Je repasse dans l’après-midi pour voir l’évolution de cette émouvante métamorphose. Cela commence à ressembler à une cigale ! Elle a encore besoin de quelques heures sans doute pour sécher, ainsi accrochée à son exuvie, durcir ses ailes puis prendre son envol. Je l’abandonne à regret, pour rejoindre un groupe motivé qui part fouiller dans des bouses de vache à la recherche de fabuleux coléoptères coprophages…

Quelle Cicadetta ?

Il existe six espèces de Cicadetta en France. En l’occurrence, nous avons peut-être affaire à Cicadetta cantilatrix, la cigale fredonnante. Cette espèce a été découverte en 2007 lors de prospections entomologiques dans la Réserve Naturelle Nationale des coteaux de la Seine, pas très loin de Jeufosse. On ne peut la distinguer des autres espèces de Cicadetta que par l’analyse du chant du mâle, faible et très aigu (un truc pour attirer les femelles). Autrement dit, il faudra revenir sur les lieux de la découverte, avec de bonnes oreilles, pour espérer l’identifier.

La cigale fredonnante, article du Muséum national d’Histoire naturelle

Retrouvez mon reportage sur les inventaires éclairs.

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La punaise de l’aubépine

La photo mystère de mars 2017 n’était pas une tortue ninja, ni une langue au chat. Rien à voir non plus avec Hulk. Merci à tous ceux qui ont joué et bravo à Siegried qui, le premier, a su identifier la bête !

Acanthosoma haemorrhoidale – Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès

Ici photographiée sur le revers d’une feuille de cotonéaster, cette grande punaise verte et rouge a une préférence pour les fruits des aubépines, mais on peut la trouver sur d’autres arbres ou arbustes. C’est l’une des punaises les plus communes dans les haies. Les adultes passent l’hiver dans les feuilles mortes. Comme beaucoup d’autres punaises, elle sécrète un liquide malodorant si on l’importune.

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Parc François-Mitterrand à Cergy : la nature en hiver

© Gilles Carcassès
Platane, au parc François-Mitterrand à Cergy © Gilles Carcassès

Le parc François-Mitterrand, depuis les travaux de rénovation écologique, est devenu un haut lieu de la biodiversité ordinaire. Cela n’a pas échappé à quelques étudiants au sens artistique développé.

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Mouettes sur le bassin gelé © Gilles Carcassès

Très bruyantes et bien visibles, une cinquantaine de mouettes rieuses ont établi leur quartier d’hiver dans le parc, comme l’an dernier. Elles sont venues d’Europe du Nord et de l’Est, attirées par la douceur du climat. Je guette depuis début décembre le retour de nos habituées de Pologne, de Belgique et de Tchéquie.

L'une de nos mouettes tchèques est revenue - Cergy décembre 2016 © Gilles Carcassès
L’une de nos mouettes tchèques est arrivée – Cergy décembre 2016 © Gilles Carcassès

Cliquez sur l’image pour lire le numéro de la bague posée par le Muséum de Prague : ES 15.728 est bien là ! Cette native de Vojkovice  était déjà venue en janvier 2015.

D’autres habitants du parc sont plus discrets en cette saison.

© Gilles Carcassès
Gendarmes en planque © Gilles Carcassès

Sur le tronc de ce cèdre, chaque fissure est mise à profit. Les gendarmes se pressent les uns contre les autres dans ces abris en attendant le retour des beaux jours. Mais regardez bien, ne dirait-on pas qu’une autre espèce, avec un point blanc tout rond sur la membrane noire, occupe aussi les lieux ?

© Gilles Carcassès
Melanocoryphus albomaculatus, sous l’antenne d’un gendarme – Cergy © Gilles Carcassès

Effectivement, quelques Melanocoryphus albomaculatus ont rejoint les troupes de gendarmes. Ces punaises consomment les fruits des Astéracées, notamment ceux des séneçons. Les gendarmes, quant à eux, se nourrissent des fruits des tilleuls et aussi des mauves. Ici, point de tilleuls à proximité, mais une très belle prairie riche en mauves et en séneçons.

Harmonia axyridis © Gilles Carcassès
Harmonia axyridis – Cergy © Gilles Carcassès

Une coccinelle asiatique, retardataire, inspecte les fissures du tronc et cherche un logement encore vacant pour se mettre à l’abri du froid. Tu t’y prends bien tard, petite coccinelle…

 

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Le mystère du puceron géant

L'allée des saules au parc François- Mitterrand à Cergy © Gilles Carcassès
L’allée des saules au parc François-Mitterrand à Cergy © Gilles Carcassès

Que s’est-il donc passé au pied de cet arbre pour que le sol soit aussi noirci ?

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Colonie de Tuberolachnus salignus sur un saule – Cergy © Gilles Carcassès

Les responsables, ce sont ces pucerons et leur miellat abondant qui est tombé au sol et sur les feuilles des plantes basses. Des moisissures se sont développées sur ce miellat et ont formé ce dépôt noir que l’on nomme fumagine.

© Gilles Carcassès
Tuberolachnus salignus en promenade sur des lichens – Cergy © Gilles Carcassès

Voici l’un de ces pucerons de grande taille (5 mm). L’ornementation caractéristique de leur abdomen confirme l’espèce Tuberolachnus salignus, le puceron géant du saule.

© Gilles Carcassès
L’étonnant tubercule dorsal du puceron géant du saule qui rappelle un aileron de requin © Gilles Carcassès

Chaque année à la sortie de l’hiver, le puceron géant du saule disparaît. On le voit à nouveau sur les saules à partir de juillet. Où est-il passé entre temps ? Personne ne le sait. Au printemps prochain, c’est décidé, je vais en suivre un pour le découvrir.

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Palomena et Nezara

Les punaises vertes ont aussi leurs couleurs d’automne : elles virent au brun. C’est sans doute qu’ainsi elles sont mieux camouflées quand la végétation qui les abritent n’est plus verdoyante.

Nezara viridula © Gilles Carcassès
Nezara viridula s’est posée près de ma fenêtre et demande asile pour l’hiver © Gilles Carcassès

Nezara viridula est la plus fréquente des grandes punaises vertes. Cosmopolite d’origine africaine, elle est en progression en France depuis 1990. Voyez-vous, à la base de son scutellum, ces 3 points clairs alignés et les deux points noirs qui les encadrent ? C’est sa signature. Ajoutons à cela que la membrane à l’arrière de son corps est transparente.

Palomena prasina © Gilles Carcassès
Palomena prasina dans sa teinte hivernale © Gilles Carcassès

Une membrane enfumée : c’est Palomena prasina, une autre punaise verte très commune également, surtout dans les bois. On ne retrouve pas chez cette espèce l’alignement des points clairs et sombres typique de Nezara viridula.

Les larves de ces deux espèces sont plus faciles à différencier : celles de Palomena prasina sont toujours vertes, avec parfois un peu de bleu.

Palomena prasina larve - Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès
Larve de Palomena prasina qui nous montre son rostre – Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès
Larve de Palomena prasina de stade V © Gilles Carcassès
Larve de stade V de Palomena prasina : on voit les ébauches des ailes © Gilles Carcassès

Les larves de Nezara viridula sont au contraire très constratées.

Larve de Nezara viridula - Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès
Larve de stade III de Nezara viridula – Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès
Mue imaginale de Nezara viridula - Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès
Mue imaginale de Nezara viridula sur une feuille de blette dans le potager de la ferme d’Ecancourt – Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès

Cette punaise Nezara est surprise en pleine mue : elle est en train de s’extraire de l’enveloppe du dernier stade larvaire (le stade V). Les membranes commencent à se déployer, bientôt elle pourra voler.

La clé de détermination illustrée des 11 punaises Pentatomidae vertes de France, par Vincent Derreumaux – insecte.org