L'actualité de la Nature

Au paradis des coccinelles

Coccinelle à sept points – Vauréal © CACP – Emilie Périé

En repérage du côté du jardin des Belles Jardinières, nous avons fait quelques rencontres plutôt sympathiques. Nous étions sur les traces d’un papillon aperçu au loin, nous demandant quel pouvait bien être cet hivernant déjà réveillé quand nous avons remarqué ces fait surprenants. Même en tout début de ce mois de février la nature est bien active.

Les belles jardinières – Vauréal © CACP – Emilie Périé

Les véroniques et les stellaires sont en fleurs. Cinq ou six coccinelles se promenaient dans leur pa(s)radis, accompagnées par une chenille, un gendarme, des petits coléoptères et une très jolie mouche.

Sepsis fulgens – Vauréal © CACP – Emilie Périé

Sepsis fulgens fait partie de la famille des Sepsidae. Elle est reconnaissable à sa silhouette de fourmi et ses deux taches sur les ailes. Elle a une allure très élégante je trouve.

Elles étaient une petite dizaine à s’activer dans la jardinière centrale. A tournoyer et parader ainsi elles ont attiré l’attention d’un joli coléoptère tout vert.

Il y avait vraiment beaucoup d’insectes réveillés dans ce pa(s)radis. Sans doute que la douceur de cet hiver les aura engagé à commencer tôt leur saison d’activité. Espérons que d’éventuelles chutes de température ne leur soient pas préjudiciables.

Hôtel à insectes occupé – Vauréal © CACP – Emilie Périé

En tout cas, nous avons de bons augures pour les pollinisateurs du printemps, l’hôtel à insectes juste à côté est occupé !

Retrouvez dans nos articles, d’autres insectes d’hiver :

Syrphes de février

Ypsolopha mucronella

L’hiver au chaud

L'actualité des jardins

Un hôtel pour les osmies

C’est quoi une osmie?

Les osmies sont des abeilles sauvages solitaires qui font leur nid dans des cavités. Vous savez, le genre à vous obstruer obstinément tous les trous d’évacuation de l’eau de condensation au bas de vos fenêtres…

Une osmie à l'entrée de son nid © Gilles Carcassès
Une osmie à l’entrée de son nid © Gilles Carcassès

Si vous voulez observer les passionnantes allées et venues des osmies au printemps, vous pouvez maintenant leur construire un hôtel. Mais vous n’êtes pas obligés de faire appel à un architecte ni même à un designer.

© Gilles Carcassès
Des hôtels à osmies œuvres de designers, vus à Paris aux jardins Abbé-Pierre – Grands-Moulins © Gilles Carcassès

Une buche percée ou un fagot de bambous les intéresseront sans doute davantage …

Un fagot de tiges creuses  © Gilles Carcassès
Un fagot de tiges de bambous à Cergy © Gilles Carcassès
De belles grosses buches percées au Parc Floral de Paris
De belles grosses buches percées au Parc Floral de Paris © Gilles Carcassès
© Gilles Carcassès
Un hôtel à osmies plus sophistiqué vu à la boutique gourmande de la ferme expérimentale de Grignon © Gilles Carcassès

Retenez ces quelques conseils :

  • Choisissez une exposition chaude, orientée au sud
  • Allons à l’essentiel : ce qui marche bien, ce sont les buches percées et les bottes de tiges creuses
  • Les trous des buches ne doivent pas être traversants
  • Utilisez des forets de 5 à 9 mm de diamètre pour faire les trous des buches, et vous aurez du monde
  • Les tiges creuses seront fermées à leur extrémité arrière
  • La face arrière de l’hôtel sera fermée : ce sera plus chaud, plus solide et plus tranquille
  • La face avant pourra être utilement protégée par un grillage

Pour en savoir plus, nous vous conseillons cette vidéo de l’Office Pour les Insectes et leur Environnement :

La vie des osmies

http://blogs.paris.fr/casepasseaujardin/2013/03/05/hotels-et-nichoirs-a-insectes/

https://natureenvilleacergypontoise.wordpress.com/2014/04/20/cette-mouche-est-une-voleuse/

 

L'actualité de la Nature

La tartinade de Dame Heriades

Vous vous souvenez des osmies qui obturent l’entrée de leur nid avec de la terre argileuse, et des Isondotia mexicana qui utilisent un bouchon de brins d’herbes. Voici d’autres pensionnaires des hôtels à insectes, actifs en cette saison : les Heriades. Ces abeilles solitaires transportent le pollen, comme les osmies, dans les poils de leur brosse ventrale.

Pour séparer leurs loges et obturer la tige creuse ou la galerie qui leur aura servi de nid, elles utilisent de la résine qu’elles récoltent sur les arbres.

Attention : transport de résine ! © Gilles Carcassès
Attention : transport de résine ! © Gilles Carcassès

Voici une de ces petites abeilles justement qui regagne son nid lourdement chargée d’une belle boule de résine.

Une dernière halte juste avant l’hôtel à insectes pour souffler un peu : elle se pose sur mon bracelet de montre ! Hélas, un poil se prend dans la résine, puis un deuxième. Elle ne peut dégager son précieux chargement qui bascule et s’écrase lamentablement sur un maillon.

Ses efforts pour rassembler la marchandise n’aboutissent qu’à un affreux étalement poisseux. Elle finit par abandonner et repart en forêt.

© Gilles Carcassès
Belle paire de mandibules, n’est-ce pas ? © Gilles Carcassès