L'actualité de la Nature

Le grand cormoran

Cormoran immature se séchant les ailes – Cergy © CACP – Emilie Périé

Phalacrocorax carbo, un bel oiseau d’eau

Grands cormorans à l’Île de Loisirs © CACP – Emilie Périé

Le grand cormoran est un oiseau que l’on rencontre assez fréquemment sur nos étendues d’eau. Bien qu’il existe plus de 40 espèces de cormoran de par le monde, Phalacrocorax carbo est la seule que l’on rencontre dans la région.

Cet oiseau aquatique est un pêcheur émérite, capable de tenir plus d’une minute en apnée pour attraper des poissons ou des invertébrés dans les fonds des eaux. Comme la plupart de ses congénères pêcheurs il est équipé d’un long et puissant bec, et de pattes palmées. En revanche, c’est un des rares oiseaux d’eau à ne pas avoir de protection contre l’eau sur ses plumes. Les oiseaux comme les cygnes, les mouettes ou les canards ont une couche de molécules graisseuses sur les plumes qui repousse l’eau lorsqu’ils plongent et les maintient au sec. Les cormorans sont eux obligés de se faire sécher au soleil après chaque pêche. On les voit souvent étendre leurs ailes, comme sur l’image ci-dessus, pour sécher plus rapidement.

Grand cormoran adulte © CACP – Marion Poiret

Les adultes ont le corps entièrement noir et la tête pouvant arborer quelques plumes blanches. Les jeunes de l’année se reconnaissent à leur ventre tout blanc. En plus de leur silhouette assez élégante, ces oiseaux ont un regard vert émeraude très charmeur.

Migrations en groupe

Vol de comorans – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Le grand cormoran est un animal grégaire et migrateur. Il niche en colonie le long des littoraux ou des plans d’eau douce et migre durant l’hiver. Vers le mois de janvier, on peut donc voir d’importants groupes de cormorans venir faire escale, ou même passer l’hiver, à Cergy-Pontoise. Souvent, ces oiseaux viennent du Danemark, des Pays-Bas ou de la Norvège.

Le dortoir des cormorans à l’Île de Loisirs © CACP – Emilie Périé

Cette année, lors du comptage des oiseaux d’eau « WetLand » nous avons compté 88 cormorans sur le dortoir de l’Île de Loisir. C’est moins que les années précédentes, mais ils étaient tout de même au rendez-vous.

Sources :

Le grand cormoran, par l’INPN

Le grand cormoran, par Oiseaux.Net

Le bilan du WetLand 2019, par la LPO

Retrouvez dans nos articles :

Le comptage WetLand de 2015

Grand choix de canards sauvages

L'actualité de la Nature

Sur les saules

Les saules hébergent au moins cinquante espèces d’insectes, dont certaines sont inféodées à une espèce particulière de saule. Voici quelques insectes communs observés à Cergy-Pontoise sur des saules ou à proximité immédiate de saules.

Tuberolachnus salignus - Cergy, Ile de loisirs © Gilles Carcassès
Tuberolachnus salignus – Cergy, Ile de loisirs © Gilles Carcassès

Le grand puceron du saule résiste au gel jusqu’à – 5°C, on peut donc le voir en hiver. Il est inféodé aux saules et fréquente surtout le saule des vanniers (Salix viminalis).

Clytra - Eragny-sur-Oise © Gilles Carcassès
Clytra laeviuscula– Eragny-sur-Oise © Gilles Carcassès

Les Clytra adultes semblent se nourrir principalement de feuilles de saules. Ces coléoptères pondent des œufs entourés d’une coque rigide que les fourmis emmènent dans leurs fourmilières. Les larves de Clytra s’y développent probablement au détriment de leurs hôtes.

© Marion Poiret
Xanthia icteritia – Cergy, Ile de loisirs, sur les berges d’un des étangs © Marion Poiret

Les chenilles de la xanthie cirée consomment les feuilles des saules et aussi des peupliers.

Chalcolestes viridis - Saint-Ouen l'Aumône © Gilles Carcassès
Chalcolestes viridis en ponte sur un saule – Saint-Ouen l’Aumône © Gilles Carcassès

Les lestes verts femelles insèrent leurs œufs dans l’écorce de branchettes d’arbres au bois tendre, au-dessus de l’eau : saules, frênes, peupliers, aulnes…

Viminia rumicis - Saint-Ouen l'Aumône © Gilles Carcassès
Acronicta rumicis – Saint-Ouen l’Aumône © Gilles Carcassès

Cette belle chenille à points blancs se nourrit de feuilles de rumex, de plantains, de houblon, de chardons, mais aussi de saules. Son papillon est la noctuelle de la patience.

La faune entomologique des saules – INRA