L'actualité de la Nature

Les deux perches

Je n’y connaissais rien en poissons. Jacques, animateur nature à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise et fin pêcheur, a fait mon initiation. Maintenant, je sais reconnaître les deux espèces de perches qui peuplent les bassins de l’Ile de loisirs.

La perche commune

Perca fluviatilis, la perche commune – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Toute zébrée, voici la perche commune. C’est un poisson carnassier qui peut mesurer jusqu’à 50 cm pour un poids de 3 kg. La perche commune apprécie les eaux calmes des étangs et aime se cacher sous les pontons ou parmi les rochers. Sa chair est réputée. Les pêcheurs savent qu’il faut faire attention en la manipulant car sa nageoire dorsale épineuse est très piquante. C’est un animal grégaire qui se regroupe en bancs et chasse à plusieurs les petits poissons. Cette espèce consomme aussi des crustacés, des vers, des larves d’insectes…

La perche soleil

Lepomis gibbosus, la perche soleil © CACP – Gilles Carcassès

Introduite en France en 1877, la perche soleil est une espèce invasive originaire d’Amérique du Nord. On la reconnaît aisément à ses vives couleurs. Chez cette espèce au comportement territorial, la ponte s’effectue dans un nid préparé par le mâle à très faible profondeur. Les œufs des autres poissons semblent sa nourriture préférée, aussi la perche soleil est-elle réputée nuisible. Elle peut atteindre une vingtaine de centimètres de long et n’a aucun intérêt culinaire (ce qui aggrave sérieusement son cas !).

Jeune perche soleil – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Comme chez la perche commune, la nageoire dorsale déployée de la perche soleil est impressionnante, et piquante !

Leurre pour la pêche au brochet © CACP – Gilles Carcassès

Toutes carnivores qu’elles soient, les perches sont elles-mêmes des proies de choix pour le brochet, comme l’atteste ce leurre articulé arborant les rayures de la perche commune.

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Qu’ils sont beaux !

Cygnes noirs – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © François Lelièvre

On avait déjà vu un cygne noir à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise. Cette fois-ci, ils sont deux !

Cygnes noirs (Cygnus atratus) © François Lelièvre

On peut raisonnablement supposer qu’ils forment un couple, le mâle étant le plus grand. Peuvent-ils se reproduire aussi loin de l’Australie, terre de leurs origines ? Cela s’est déjà vu en Ile-de-France, à Verneuil-sur-Seine en 1996. En France, en dehors des parcs zoologiques, au moins 120 cygnes noirs vivent librement dans la nature, et l’on dénombre environ 30 couples.

Ces photographies ont été faites fin septembre 2017 à la plage du centre multisports. Je les ai cherchés récemment à l’Ile de loisirs, mais je ne les ai pas trouvés. Peut-être ces oiseaux sont-ils cachés dans un coin discret, ou partis vers un autre étang de la région…

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La crevette tueuse du Danube

Dikerogammarus villosus (la tête est à gauche)- Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Tiens un gammare zébré au fond de mon épuisette ! Ma partie de pêche à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise me réserve une drôle de surprise. Ce n’est pas le gammare commun, qui pullule dans les ruisseaux et les mares. Celui-là vient du Danube !

Dikerogammarus villosus se reconnaît à son aspect bicolore et aux deux petites pointes qui ornent le bas de son dos, tout près de sa queue (discrètes mais bien visibles sur la photo ci-dessus).

Un crustacé invasif

Cette espèce, originaire de la région de la mer Caspienne et de la mer Noire, a colonisé le Danube dans les années 1990, puis le Rhin en 1994 en empruntant un canal. En 1999 elle était détectée dans la Moselle. On pense que depuis 2003, elle est largement présente dans les réseaux hydrographiques de la Seine, de la Loire et du Rhône. On la retrouve parfois dans des étangs qui ont été contaminés par le débordement de rivières en crues.  Elle est même arrivée en Grande-Bretagne en 2010 peut-être dans le chargement d’un bateau, ou accrochée dans les plumes d’un oiseau.

Une tueuse !

Cette grande espèce peut atteindre 3 centimètres et sa voracité lui vaut son surnom de « crevette tueuse du Danube », bien que ce ne soit pas à proprement parler une crevette. Carnivore, elle s’attaque aux larves de libellules, aux alevins, aux autres crustacés… Beaucoup d’espèces de crustacés indigènes ne survivent pas là où elle s’installe.

La fiche de Dikerogammarus villosus par le groupe de travail Invasions Biologiques en Milieu Aquatique (GT IBMA)

Retrouvez d’autres articles sur la faune aquatique de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise :

Les éponges de l’Ile de loisirs

Méduse d’eau douce !

L’escargot mystère

L’hydre

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Belle découverte sur une scutellaire

Scutellaria galericulata – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Sur les berges de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise

La scutellaire à casque (Scutellaria galericulata) est une Lamiacée vivace aux jolies fleurs bleues. On la trouve au bord de l’eau, ses akènes sont d’ailleurs disséminés par flottaison. Celle-ci était au bord d’un bassin de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise.

C’est en voulant photographier cette petite plante que j’ai découvert cette larve contrastée, en train de manger une de ses fleurs. Avec six paires de fausses pattes, ce n’est pas une chenille, mais la larve d’une tenthrède, autrement dit une fausse chenille.

Athalia scutellariae – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Vue de près, cette fausse chenille est tout en bourrelets. Cette espèce inféodée aux scutellaires n’est pas commune et elle est rarement observée. Les adultes passent souvent inaperçus car ils sont difficiles à distinguer d’espèces proches. En revanche, la larve est tout à fait caractéristique avec ses ponctuations blanches en relief.

Retrouvez d’autres articles sur les tenthrèdes :

La tenthrède du chêne

La tenthrède du sureau yèble

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Des méduses bien inoffensives

Dans le bassin dédié au ski nautique – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

A l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise, des skieurs nautiques ont fait une bien curieuse rencontre : dans le grand virage, près des poteaux, ils ont aperçu des méduses ! Cela mérite bien une exploration ; me voilà parti en bateau, armé d’un gros bocal, à la recherche des méduses. A l’endroit indiqué, effectivement, j’en ai vu deux, flottant près de la surface. Grosses comme des pièces d’un euro, elles ont bien voulu rentrer dans mon bocal d’observation.

Craspedacusta sowerbii © CACP – Gilles Carcassès

Sur cette vue agrandie, certains tentacules apparaissent légèrement granuleux, c’est là un critère de détermination de l’espèce Craspedacusta sowerbii. Cette méduse d’eau douce qui ne dépasse pas les 2 centimètres d’envergure consomme des rotifères et des daphnies. Les plus grosses pèsent 4 grammes et contiennent 99% d’eau.

Une espèce sans danger pour l’homme

Cette méduse est-elle urticante ? Sylvain en a courageusement saisi une à la main : test négatif ! En fait, si elles sont bien dotées de cellules capables d’immobiliser leurs proies microscopiques, elles ne piquent pas la peau humaine. Rien à voir donc avec les grosses espèces marines responsables de brûlures et de démangaisons !

Méduse d’eau douce en vue rapprochée © CACP – Gilles Carcassès

Elle apprécie les eaux de bonne qualité

C’est une espèce des eaux claires, au ph neutre et sans traces de pollutions. Sa présence est donc plutôt rassurante quant à la qualité des eaux de l’Ile de loisirs.

Méduses d’eau douce – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Avec un fond bleu (une chaise de bar !), cela fait plus cinématographique.

Ces méduses ne sont visibles qu’en été. Quand la température de l’eau est plus froide, ce sont de minuscules polypes fixés au fond de l’eau.

Source : La méduse d’eau douce par le site DORIS

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Une épipactis sans chlorophylle

Une touffe d’épipactis helléborine dépourvue de chlorophylle, vue à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Béatrice Fromentin

C’est une plante mutante comme on en croise parfois, totalement dépourvue de chlorophylle. Seul un pigment violet, présent normalement sur la plante lui donne un peu de couleur. Sans chlorophylle, elle ne devrait pas survivre, ainsi privée de sa capacité à tirer profit de l’énergie solaire. Cette orchidée sauvage, une Epipactis helleborine, partage peut-être le même secret que la néottie nid d’oiseau ?  Cette orchidée non chlorophyllienne de nos sous-bois tire profit d’une relation symbiotique complexe faisant intervenir un champignon mycorhizien et un arbre.

Epipactis helleborine © CACP – Gilles Carcassès

Bravo à Annie, Laurent et Gaëtan qui ont su identifier la plante mystère. Trop forts, mes lecteurs !

Le mystère des orchidées « albinos », par Le saule causeur

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Le cygne noir est revenu

Cygne noir- Cergy © Gilles Carcassès
Cygne noir au soleil du soir – Cergy © Gilles Carcassès

A voir en ce moment à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise, près de la plage du parc à bateaux : le cygne noir. Il barbote en compagnie d’une petite troupe de cygnes tuberculés, remontant des herbes aquatiques du fond pour les consommer. Aux derniers comptages Wetlands, les ornithologues ont en recensé 5 seulement pour toute l’Ile-de-France.

Retrouvez ici l’histoire des origines du cygne noir

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Une égyptienne à Cergy

Ouette d'Egypte - Cergy © Michèle Camprasse
Ouette d’Egypte (Alopochen aegytiaca) – Cergy © Michèle Camprasse

Encore une belle trouvaille de notre amie photographe Michèle Camprasse : une oie d’Egypte à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise !

Comme la bernache à crinière et le cygne noir tous deux originaires d’Australie et déjà vus au bord du bassin de la base de loisirs, cet oiseau africain est un échappé d’élevage. Ca ne l’empêche pas d’être un bel animal.

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Une Grosse bête dans notre chalet…

Posée sur la fenêtre du chalet nature de l’Ile de Loisirs de Cergy, elle se fait bronzer au soleil du printemps. Cet étrange insecte nous interpelle par ses couleurs et sa forme. Il a une tête de punaise…Sortons nos livres !

PUNAISE 1
Au chalet de l’Ile de Loisirs de Cergy-Pontoise © Sylvain Daguenet

Pas de punaise dans nos pages avec des pattes aussi épineuses. Heureusement nous avons le plan G : envoyer les photos à Gilles pour détermination.

PUNAISE 2
Résultat : Leptoglossus occidentalis © Sylain Daguenet

Ah oui, l’image de l’article du blog de Gilles correspond tout à fait à notre visiteuse.

Pas étonnant pour une punaise des pins, notre chalet est en bois de pin ! Plus sérieusement le chalet est entouré de pins.

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Combien de pattes ont les mille-pattes ?

En soulevant l’écorce d’un tronc de robinier mort, à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise, j’ai trouvé ce petit « mille-pattes ».

Mille pattes ? Pas vraiment, je n’en ai compté que trente pour celui-ci.

Lithobie - Cergy © Gilles Carcassès
Lithobie – Cergy © Gilles Carcassès

Pour s’y retrouver chez les mille-pattes (Chilopodes), il suffit de compter les pattes :

  • 15 paires de pattes, les lithobies et les scutigères
  • 21 à 23 paires, les scolopendres
  • plus de 25 paires, les géophiles

Les scutigères ont les pattes fines et très longues, on les trouve souvent dans les maisons des régions méditerranéennes. Ici, c’est donc une lithobie.

Les lithobies ont une paire de crochets venimeux situés sous leur tête, en fait c’est une paire de pattes modifiées. D’habitude, ces arthropodes sont très rapides (plus de 2 cm/seconde) et ne me permettent pas de leur tirer le portrait. Ce jour-là, la fraîcheur matinale modérait un peu les ardeurs de cet individu.

Rapides à la course et venimeux : vous l’aurez deviné, ce sont de grands chasseurs. Il paraît que leurs proies préférées sont les araignées et les grillons des bois.

Nemobius sylvestris, le grillon des bois - Menucourt © Gilles Carcassès
Nemobius sylvestris, le grillon des bois (une femelle, reconnaissable à son ovipositeur au bout de l’abdomen) – Menucourt © Gilles Carcassès

La lithobie à pinces – INRA