L'actualité de la Nature

Signalez vos tiques !

Vous avez ramené une tique de votre promenade en forêt ? Il vous faut l’ôter sans tarder, mais ne la jetez pas, car vous pouvez aider la recherche ! Il existe en effet un programme de science participative dédié à l’étude de la répartition des différentes espèces de tiques (une trentaine en France !) ainsi que des maladies qu’elles peuvent transmettre.

Procédons dans l’ordre : d’abord retirez la tique

Décrochez la tique de la peau sans la presser, à l’aide d’un crochet à tique (vendu en pharmacie) et désinfectez la peau avec un antiseptique. Et surveillez votre santé pour consulter en cas d’apparition de symptômes d’une maladie éventuellement transmise par la tique.

Deuxième étape : signalez la piqûre

Téléchargez et lancez l’application Signalement-Tique sur votre smartphone. Après inscription, il vous sera demandé de géolocaliser le lieu de l’événement, de répondre à quelques questions simples, relatives aux circonstances, et de joindre une photo de la bête.

Troisième étape : envoyez la tique aux chercheurs

Fixez la tique sur un morceau de papier absorbant avec du papier adhésif et postez le tout à l’équipe du projet Citique, en indiquant votre adresse de messagerie et la date du signalement.

Signalement-Tique vous donne aussi des informations sur les espèces de tiques et leur biologie, ainsi que des conseils de prévention.

Vous pourrez aussi y trouvez des précisions sur les objectifs du projet de recherche.

Ixodes sp. adulte – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

Les humains sont le plus souvent piqués par les formes juvéniles de tiques, larves (1 mm à peine) ou nymphes (2 à 3 mm).

Retrouvez notre article :

Le nain rouge et les deux pestes

L'actualité de la Nature

Mon inventaire éclair

A la recherche de la mythique Lucine (un papillon rare spécialisé dans les primevères) – Port-Villez (78) © CACP – Gilles Carcassès

Dimanche 14 mai 2017, j’ai participé aux inventaires éclairs de biodiversité organisés par Natureparif.

Les inventaires éclairs 2017 à Jeufosse et Port-Villez

Cette année, cela se passait à Jeufosse et Port-Villez, dans les Yvelines. Jeufosse ? Facile : c’est sur la route de Blaru, en venant de Predreauville.

Le principe des inventaires éclairs est simple, on réunit une centaine de naturalistes passionnés et d’experts patentés, on leur distribue quelques victuailles pour assurer leur survie et on les lâche 48 heures dans la nature, par équipes, avec pour mission d’inventorier le territoire. Les oiseaux, les plantes, les insectes, les chauve-souris, les escargots… tout doit y passer !

Les étudiants en BTS « Gestion et Protection de la Nature » ont fait connaissance avec leurs ainés déjà dans la carrière ; les amateurs se sont frottés avec gourmandise aux éminents spécialistes.

Quelques belles trouvailles

J’ai le plaisir de partager avec vous quelques moments d’intenses émotions :

Colias sp. en identification © CACP – Gilles Carcassès

Ce papillon Soufré complaisant est resté difficile à déterminer (« les Colias, ouh, c’est galère… »).

Belle station de scolopendres dans un éboulis instable © CACP – Gilles Carcassès

On m’a fait passer dans des endroits où la main de l’Homme n’avait jamais mis les pieds. Les inventaires éclairs, c’est pas de la tarte…

Otites jucunda de la famille des Ulidiidae © CACP – Gilles Carcassès

Celle-là, c’est moi qui l’ai trouvée : trop fier ! Quelle bille de clown, cette mouche !

Calliterea pudibunda, alias « Patte étendue » (mâle) © CACP – Gilles Carcassès

Ce papillon de nuit dormait sur son brin d’herbe.

Photographe étendue (femelle) © CACP – Gilles Carcassès

L’émergence de la petite cigale fredonnante a eu beaucoup de succès auprès des photographes. Je vous en ferai le reportage dans un autre article.

Ixodes sp. (tique) © CACP – Gilles Carcassès

Toutes griffes dehors, les tiques guettent le passage des naturalistes. Je l’ai vue, elle ne m’a pas eu.

Vivement les inventaires éclair 2018 !