L'actualité de la Nature

Les galles de cécidomyies

Galle de Dasineura ericae scopariae sur la bruyère à balais © CACP – Gilles Carcassès

Qu’est-ce qu’une galle ?

Une galle est une excroissance d’un végétal produite par une bactérie, un nématode, un acarien, un champignon, ou, plus généralement, par l’effet de la piqure d’un insecte parasite. Parmi ces insectes, les Cecidomyiidae, très petits diptères, sont responsables de nombreuses galles sur une grande diversité de végétaux.

Les cécidomyies, ravageurs des cultures

Les cécidomyies causent souvent des dommages aux cultures. C’est le cas par exemple de la cécidomyie de l’hémérocalle qui fait avorter les boutons floraux et celle du robinier qui déforme ses folioles. On peut citer aussi la cécidomyie des siliques du colza et du chou et celle des pousses de la luzerne. D’autres espèces nuisent aux céréales, aux poiriers, aux oliviers, aux lavandes… Toutes ne sont pas nuisibles : les larves de certaines espèces de cécidomyies, prédatrices de pucerons, sont utilisées en lutte biologique.

Quelques exemples de galles de cécidomyies

Dasineura fraxini forme des galles caractéristiques sur les feuilles de frêne – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès
Dasineura rosae déforme les feuilles des églantiers – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès
La larve de Dasineura rosae dans sa feuille d’églantier © CACP – Gilles Carcassès
Kiefferia pericarpiicola déforme les graines de carotte © CACP – Gilles Carcassès

Retrouvez l’étrange beauté des galles dans nos articles :

L'actualité de la Nature

Le cordulégastre annelé

Une grande libellule noire et jaune

Cordulegaster boltonii – Jouy-le-Moutier © Marie-Dominique Delcayre

Une jardinière des jardins des Hauts de Jouy m’a fait parvenir cette photo prise avec son téléphone portable.

Je n’ai encore jamais observé cet odonate à Cergy-Pontoise. Cordulegaster boltonii affectionne les ruisselets d’eau claire en forêt. C’est une espèce protégée en Ile-de-France.

Ici, c’est une femelle car les ailes postérieures sont arrondies.

Cordulegaster boltonii © CACP – Gilles Carcassès

Celui-ci est un mâle car le bord postérieur des ailes postérieures forme un angle droit près de l’abdomen.

Les beaux yeux verts de Cordulegaster boltonii © CACP – Gilles Carcassès

Chez ces grandes libellules, les yeux sont composés de plusieurs dizaines de milliers d’ommatidies.

Retrouvez nos articles :

Un jardin innovant à Jouy-le-Moutier (le lieu de cette observation)

Comment observer les libellules

Sources :

Cordulegaster boltonii par Cettia Ile-de-France (Atlas des libellules)

L'actualité des jardins

Un jardin innovant à Jouy-le-Moutier

Le site des jardins familiaux des Hauts de Jouy, à Jouy-le-Moutier, et son bassin réservoir © CACP – Gilles Carcassès

Pour les rendez-vous aux jardins 2017, nous avions prêté à l’association des jardins familiaux des Hauts de Jouy la très belle exposition « Juste sous nos yeux » sur la biodiversité ordinaire de Cergy-Pontoise.

Juste sous yeux, l’exposition (les photos sont de Lionel Pagès) © CACP – Gilles Carcassès

Les 25 panneaux avaient pris place dans le hangar collectif de l’association.

Un jardin d’essais

Une jardinière m’a gentiment invité à goûter ses framboises et visiter son jardin. Comment résister ? Marie-Dominique Delcayre s’est lancée avec passion dans des expériences de permaculture : paillages, cultures sur buttes de branches et de compost, jardins en carrés (ou en ronds), associations de plantes…

Des plants de choux rouges poussent dans une barrique trouvée dans une brocante © CACP – Gilles Carcassès

A la place d’honneur, au milieu de son potager, trône une magnifique spirale d’aromatiques.

Spirale d’aromatiques © CACP – Gilles Carcassès

De grandes orgues de haricots grimpants étaient en préparation : technique de jardinage ou installation artistique ? Sûrement les deux, et une façon de se faire doublement plaisir !

Un mur d’escalade pour haricots © CACP – Gilles Carcassès

Bientôt primé ?

Il paraît que la ville de Jouy-le-Moutier a sélectionné son jardin pour être présenté au concours départemental des villes, villages et maisons fleuris, catégorie « jardin potager ». Souhaitons-lui bonne chance !

Retrouvez d’autres articles sur des jardins familiaux à Cergy-Pontoise :

De la sciure pour le jardin

Jardins de week-end

L’arrivée des ruches aux jardins familiaux

L'actualité de la Nature

La tenthrède du chêne

Fausse chenille – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

Chenille ou fausse chenille ?

En sortant de la gare de Neuville, j’ai croisé cette drôle de chenille en train de consommer une feuille de chêne. Près de sa tête noire, on voit ses pattes thoraciques puis sous son abdomen sept paires de fausses pattes. Ah ah, plus de cinq paires de fausses pattes, cela ne peut donc pas être une chenille ! C’est la larve d’un représentant du sous-ordre des symphytes, ces hyménoptères qui n’ont pas la taille de guêpe (environ 860 espèces en France), sans doute du genre Periclista qui compte huit espèces en France. Ces ravageurs des chênes ne sont pas aussi problématiques que les chenilles processionnaires du chêne : au moins, elles ne sont pas urticantes !

Larve de Periclista sp. – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

Elle m’a rappelé cette autre fausse chenille hérissée de picots que j’avais vue dans une pâture de la ferme d’Ecancourt à Jouy-le-Moutier.

Retrouvez dans nos articles d’autres espèces de symphytes :

Les tenthrèdes (ou symphytes), par insectes.net

 

L'actualité des jardins

Jour de tonte

Mercredi 3 mai 2017, c’était jour de tonte à la ferme d’Ecancourt.

Dans la cour de la ferme d’Ecancourt à Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

Toute une organisation

Les moutons sont rapatriés de leur pâture et approvisionnés par lots. Ils passent un par un sous les mains expertes du tondeur professionnel.

La tonte d’une brebis. © CACP – Gilles Carcassès

Quels usages pour la laine ?

Les plus belles toisons sont récupérées pour les ateliers pédagogiques de filage et de tissage de la laine.

La serre à tomates de la ferme d’Ecancourt © CACP – Gilles Carcassès

D’autres toisons sont employées en paillage dans les jardinières de la serre. La collection de tomates, d’aubergines et de poivrons de la ferme d’Ecancourt prospère chaque année sous ce manteau protecteur.

Le cheptel de l’ITEP Le clos Levallois à Vauréal est aussi passé à la tonte © CACP – Gilles Carcassès

On a tondu le mouton à Jouy-le-Moutier, le reportage de VONews95

L'actualité des jardins

Transhumance 2017 : des brebis témoignent

Brebis solognotes et leurs agneaux © CACP – Gilles Carcassès

Samedi 25 mars 2017, c’est le grand jour, on va enfin aller voir ailleurs si l’herbe est meilleure qu’à la ferme d’Ecancourt. On nous avait pomponnés pour l’occasion, avec l’aimable collaboration des centres de loisirs de Courdimanche.

Dans la cour de la ferme d’Ecancourt © CACP – Gilles Carcassès

Au début, faux départ, on s’est trompé de côté ! Un photographe qui était en plein dans le passage a été malencontreusement piétiné. Ses jours ne seraient pas en danger.

En longeant le champ de colza © CACP – Gilles Carcassès

Trop tentant de sortir de rang pour aller renifler les colzas…

C’est quoi cette feuille de colza ? © CACP – Gilles Carcassès

On n’y a même pas touché…

Point de rassemblement © CACP – Gilles Carcassès

Il fallait tout le temps attendre les humains : dès que ça monte un tout petit peu, ils ralentissent !

Démonstration de conduite de troupeau © CACP – Gilles Carcassès

A Jouy-le-Moutier, on a bien fait courir les chiens : les bergers appellent ça « démonstration de conduite de troupeau ». Les humains nous ont beaucoup applaudis.

Au belvédère de Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Au belvédère de Vauréal, on a improvisé une démonstration de tonte rotative.

Un peu de repos à mi-parcours © CACP – Gilles Carcassès

Et puis on nous a permis une petite sieste, pendant que les humains se pressaient autour d’un « food-truck ».

Sur la coulée verte de Cergy-le-Haut © CACP – Gilles Carcassès

« Les moutons, les moutons ! » Notre arrivée sous les applaudissements de la foule au village éco-citoyen, promenade des deux bois à Cergy, fut un grand moment d’émotion.

Final gourmand à Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès

Du miel, du jus de pomme, des tartines et du fromage de brebis, offerts par la ville de Courdimanche, et les humains ne s’intéressent plus du tout à nous.

Nous nous concentrons déjà sur notre noble mission : entretenir les belles prairies de Cergy-Pontoise pendant toute la belle saison.

Revivez la transhumance en images dans 13 comme une.

 

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La viorne de Bodnant

Viburnum X bodnantense - Eragny-sur-OIse © CACP - Gilles Carcassès
Viburnum X bodnantense – Eragny-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

Quelle est cette somptueuse floraison dans la haie du cimetière ancien d’Eragny ? C’est celle de la viorne de Bodnant. Ce bel arbuste est le résultat d’un croisement entre deux viornes, Viburnum farreri et Viburnum grandiflorum, obtenu à Bodnant, dans l’un des jardins les plus réputés du Pays de Galle. La floraison hivernale de cet arbuste est délicieusement parfumée.

Fleurs de la viorne de Bodnant © CACP - Gilles Carcassès
Boutons floraux de la viorne de Bodnant © CACP – Gilles Carcassès

En Ile-de-France, deux espèces de viornes sont indigènes: la viorne lantane (Viburnum lantana) et la viorne obier (Viburnum opulus). On rencontre la première en compagnie du troène, du cornouiller sanguin et du cornouiller mâle en lisière des boisements sur sol calcaire et plutôt sec. La viorne obier est souvent associée à l’aulne, au sureau noir et au houblon dans les boisements humides.

Viburnum opulus - Jouy-le-Moutier © CACP - Gilles Carcassès
Viburnum opulus, la viorne obier – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès
Agenda

Biberons collectifs à la ferme d’Ecancourt

Les premiers agneaux et chevreaux ont vu le jour fin janvier – début février à la ferme d’Ecancourt. Le 15 février 2017, lors d’un atelier de soins aux animaux du programme Bulles d’air, une dizaine d’enfants ont pu les approcher.

Chacun à leur tour, les enfants préparent le lait artificiel : la poudre est mélangée avec de l’eau chaude pour être à la même température que le lait maternel © Marion Poiret

Si les jeunes agneaux  sont maintenant habitués aux tétines artificielles, les chevreaux âgés d’une semaine sont plutôt réticents. Rien à voir avec l’odeur, la texture et la température des mamelles de maman.

Le personnel de la ferme maîtrise la technique pour faire comprendre au chevreau l’utilité de la tétine © Marion Poiret

Pendant ce temps, les enfants s’occupent aussi des mères.

Distribution du foin aux brebis © Marion Poiret
Après vérification des niveaux d’eau et de granulés dans les clapiers, les enfants peuvent cajoler les lapins © Marion Poiret
Cliquez sur l’image pour agrandir le programme

Un atelier complémentaire pour la traite des chèvres est prévu le 14 avril. Renseignements et inscription auprès de la Ferme d’Ecancourt : fermeecancourt.contact@gmail.com

L'actualité de la Nature

Le bal des grenouilles

A l'eau !
A l’eau !

C’est bientôt la saison des amours pour les batraciens ! Les grenouilles rousses s’accouplent souvent dès la fin février dans les mares forestières, suivies de près par les salamandres et les crapauds. En mai et juin viendra le tour des tritons et des grenouilles vertes.

accouplement de grenouilles rousses dans le bois du Prieuré à Boisemont © Gilles Carcassès
Couples de grenouilles rousses et leur ponte, dans le bois du Prieuré à Boisemont © CACP – Gilles Carcassès

La Ferme d’Ecancourt, à Jouy-le-Moutier, propose une animation pour les familles à la découverte des batraciens le mercredi 8 mars 2017. Je vous invite à prendre connaissance du programme d’animations que la Ferme a concocté pour les mois de mars et d’avril 2017. Vous trouverez aussi dans ce document les modalités d’inscription (cliquez sur l’image pour agrandir) :
bulles-dair-mars

Retrouvez nos articles sur la reproduction des grenouilles :

La ponte des grenouilles rousses

Le développement des têtards

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

La processionnaire du chêne

Nid de chenilles processionnaires du chêne - Jouy-le-Moutier © CACP - Gilles Carcassès
Nid de chenilles processionnaires du chêne (Thaumatopoea processionea) – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

Sous cette branche charpentière d’un chêne rouge d’Amérique, les chenilles processionnaires ont construit en été un solide nid de soie en forme de poche appliquée sur l’écorce. Elles se sont nymphosées à l’intérieur, les papillons ont émergé en août et les femelles ont pondu sur les rameaux. Leurs œufs n’écloront qu’au printemps au moment du débourrement de l’arbre, et les chenilles se nourriront des feuilles.

Ces nids qui contiennent encore les chrysalides vides peuvent rester fixés plusieurs années. Comme ils contiennent beaucoup de poils urticants des chenilles, il ne faut surtout pas les manipuler sans équipement de protection. Cette persistance du pouvoir urticant fait que ces chenilles restent dangereuses après leur mort parfois durant plusieurs années, c’est pourquoi les élagueurs peuvent être exposés en toute saison.

Dans les secteurs fréquentés par du public, en cas de fortes infestations, il peut être utile de traiter au printemps les très jeunes chenilles avant leur stade urticant. Il faut pour cela surveiller la végétation des chênes, car il convient d’intervenir dès que les jeunes feuilles sont suffisamment déployées pour recueillir le produit de traitement que les chenilles vont consommer. Le produit à utiliser est une toxine du bacille de Thuringe, c’est un produit de biocontrôle autorisé en espaces verts.

Les pièges d’interception sur le tronc, utilisés pour les chenilles processionnaires du pin, sont inopérants pour la processionnaire du chêne car cette espèce ne descend pas au sol.

En ce qui concerne la lutte par confusion sexuelle ou par capture des papillons mâles, l’INRA, associé à l’ONF, a commencé en 2016 des tests de molécules de phéromones (1). Il faudra attendre encore quelques années avant de disposer de ces produits.

Comme pour les chenilles processionnaires du pin, l’installation de nichoirs à mésanges peut aider à réguler les populations de ce ravageur.

La chenille processionnaire du chêne se nourrit des feuilles des chênes de différentes espèces. Parfois, elle s’en prend aussi aux charmes et aux bouleaux.

(1) Des phéromones testées en forêt contre la processionnaire du chêne, par Forestopic (2016)