L'actualité de la Nature

La mésange charbonnière

Mésanges charbonnières © CACP – Gilles Carcassès

La mésange charbonnière (Parus major) est un oiseau de la famille des Paridés. Elle est la plus grande espèce parmi les autres mésanges présentes en Île-de-France (mésange à longue queue, mésange noire, mésange bleue…). La bavette noire présente sur son ventre jaune nous permet de différencier le mâle de la femelle : le trait est large et continu chez les mâles tandis que les femelles en possèdent un plus fin et moins régulier. On parle de dimorphisme sexuel.

Dimorphisme sexuel chez la mésange ©CACP – Léo Micouin

Nous la retrouvons dans toute la France et partout en Europe où elle est très commune. Elle fréquente tous types de boisements, des forêts de conifères à l’arbre feuillu isolé en ville. C’est également un oiseau cavernicole qui affectionne les cavités comme le creux des arbres.

La mésange charbonnière niche dans les cavités © CACP – Gilles Carcassès

Une alliée au jardin

Si vous avez chez vous des nids de chenilles processionnaires, sachez que la mésange est leur prédateur naturel : en période de nidification, elle peut consommer jusqu’à 500 chenilles par jour pour nourrir les oisillons. En dehors de cette période, la mésange est granivore et nous pouvons facilement l’observer sur les mangeoires. Son bec puissant lui permet de casser les graines de maïs et de tournesol dont elle raffole.

Mésange charbonnière à la mangeoire © CACP – Gilles Carcassès

Ti-Du-Ti-Du-Ti-Du

Si vous ne l’apercevez pas, son chant caractéristique peut vous permettre de l’identifier facilement. Il rentre rapidement dans la tête !

Joli, n’est-ce-pas ?

Parus major de dos © CACP – Gilles Carcassès

Sources :

Les oiseaux d’Île-de-France, par Pierre Le Maréchal, David Laloi & Guilhem Lesaffre

Tous les oiseaux d’Europe, par Frédéric Jiguet et Aurélien Audevard

Le guide ornitho, par L.Svensson, K.Mullarney & D.Zetterström

Liens utiles :

Oiseaux.net

Studio les trois becs

La mésange charbonnière, par l’ARB

Retrouvez d’autres histoires de mésanges dans nos articles :

La mésange à longue queue

Petite mésange est devenue grande

Informations confinement :

Malgré la période de confinement et l’arrêt de nos activités sur le terrain et des animations, nous continuons de publier les nouvelles de la nature en ville trois fois par semaine. N’oubliez pas que nous sommes aussi sur Instagram et sur Facebook !

Retrouvez les chroniques de l’ornithologue Maxime Zucca « Les oiseaux depuis ma fenêtre » !

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BirdLab, encore 10 jours !

Félicitations !

Le pinson des arbres – Vauréal © CACP – Léo Micouin

Cette année la participation à BirdLab a battu des records ! Bravo à tous. Mais on ne lâche rien ! Il reste encore 10 jours pour participer au protocole avant de vider vos mangeoires.

Vos résultats

Tourterelle turque – Vauréal © CACP – Léo Micouin

Vous vous demandez à quoi servent vos parties de BirdLab ? Vous le saurez bientôt, un article scientifique est en cours de rédaction. Vos commentaires ont, eux, déjà été analysés par les chercheurs du Muséum. Le bilan est très positif : les joueurs s’amusent, apprennent et font d’agréables découvertes. Vous aussi ?

Quelques règles à respecter

Le verdier d’Europe, picorant des graines de tournesols – Vauréal © CACP – Emilie Périé

Outre le protocole (très simple) d’observation, quelques règles sanitaires sont à respecter pour garantir la bonne santé des mangeurs de graines :

  • Conserver le stock d’aliment au sec et à l’abris des rongeurs.
  • Renouveler le stock de graines tous les deux jours environ et ne pas surcharger les mangeoires.
  • Nettoyer régulièrement les mangeoires.

Une dernière partie ?

Une partie de BirdLab – Vauréal © CACP – Emilie Périé

Vous n’avez de mangeoires chez vous pour profiter des 10 derniers jours de protocoles ? Faites comme nous ! Rendez-vous près de l’une des nombreuses mangeoires publiques présentes en France (la carte ici). A Vauréal nous avons vu des verdiers d’Europe, des mésanges charbonnières, des moineaux domestiques, des pinsons des arbres, des étourneaux sansonnets et des tourterelles turques.

Sources :

Records de participation, par VigieNature

Ce que disent les commentaires des joueurs de BirdLab, par VigieNature

Règles d’or pour un nourrissage sain, par VigieNature

La carte des mangeoires publiques, par VigieNature

Témoignage d’un joueur, par VigieNature

Retrouvez d’autres histoires de mangeoire dans nos articles :

Acrobaties aux mangeoires

Les mangeoires de l’Île-de-loisirs

Le dessert des mésanges

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Festin de samares

Mésange charbonnière dans un frêne © CACP – Gilles Carcassès

A Cergy, près de l’Axe majeur, j’ai observé un groupe de mésanges charbonnières très actives dans un grand frêne commun. Je pensais qu’elles chassaient des araignées ou de petits insectes, mais ma photo montre que cet oiseau a cueilli une samare. Aux mangeoires, ces gourmandes se gavent de graines de tournesol, elles ont bien le droit de consommer aussi des graines d’arbres qu’elles trouvent dans la nature ! Il paraît que les samares des frênes sont comestibles : récoltées avant maturité, ébouillantées puis macérées au vinaigre, elles feraient de bons condiments. Qui a déjà goûté ?

Ce frêne si abondamment chargé de fruits est un pied femelle. Chez les frênes en effet les arbres sont soit mâles, soit femelles, et comme la nature parfois est pleine de surprises, on trouve aussi des frênes aux fleurs hermaphrodites et d’autres qui présentent les deux sexes sur des branches séparées. Les frênes femelles se reconnaissent en automne aux grappes de samares, bien visibles, et dès le printemps au feuillage : les feuilles sont plus amples et généreuses que celles des frênes mâles.

Source :

Fraxinus, site consacré au frêne, par Arnaud Dowkiw (INRA)

Retrouvez nos articles :

Papier mâché ?

Nos frênes sont-ils tous condamnés ?

Les gâteaux d’Alfred

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Reconnaitre les oiseaux du jardin

Quel est cet oiseau dans ma mangeoire ? Ces photos vous montrent les cinq visiteurs ailés du jardin les plus fréquemment observés aux mangeoires. Nous indiquons pour chacun si son régime alimentaire est plutôt à base d’insectes (insectivore) ou de graines (granivore). Les insectivores ont le bec plus fin que les granivores.

Mésange charbonnière (insectivore) - Parus major © Gilles Carcassès
Mésange charbonnière (insectivore) – Parus major © Gilles Carcassès
Mésange bleue (insectivore) - Cyanistes caeruleus © Gilles Carcassès
Mésange bleue (insectivore) – Cyanistes caeruleus © Gilles Carcassès

Ces deux espèces de mésanges représentent à elles seules presque la moitié des observations. Arrivent ensuite le chardonneret élégant, le verdier d’Europe, le rouge-gorge familier, le moineau domestique, le pinson des arbres, la sittelle torchepot

Chardonneret élégant(granivore) © Gilles Carcassès
Chardonneret élégant (granivore) – Carduelis carduelis © Gilles Carcassès
Verdier (granivore) © Gilles Carcassès
Verdier d’Europe (granivore) – Chloris chloris © Gilles Carcasses
Rouge-gorge (insectivore) © Gilles Carcassès
Rouge-gorge familier (insectivore) – Erythacus rubecula © Gilles Carcassès

Téléchargez ici les quatre posters d’identification des oiseaux de jardins édités par Bird Lab (24 espèces en tout)

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Mésange malade ?

Mésange charbonnière -étang du Corra à Saint-Germain-en-Laye © Gilles Carcassès
Mésange charbonnière (Parus major) – étang du Corra à Saint-Germain-en-Laye © Gilles Carcassès

Cette mésange charbonnière retournait tranquillement les feuilles mortes en famille aux abords de l’étang du Corra à Saint-Germain-en-Laye, sans doute à la recherche de quelques graines.  Son profil droit m’a intrigué. Aurait-elle laissé des plumes de la joue dans une bagarre ?

Renseignements pris, il se pourrait bien que cette mésange soit malade. Un virus provoque chez cette espèce des déformations semblables sur la tête ou sur les pattes. La poxvirose est une maladie des oiseaux largement répandue dans le Monde et touchant de nombreuses espèces. Elle est apparue chez des mésanges charbonnières sous cette forme particulière pour la première fois en Norvège au début des années 1970 puis en Europe de l’Est et en Angleterre en 2005 / 2006. La France est touchée aussi et des cas sporadiques ont été signalés ces dernières années un peu partout. Cette maladie ne semble pas mettre en danger l’espèce mais peut être handicapante pour l’oiseau. Elle se transmet d’oiseau à oiseau par contact ou par l’intermédiaire d’insectes piqueurs (des moustiques sans doute). Elle ne présente aucun danger pour l’Homme.

Que faire si vous voyez une mésange suspecte à la mangeoire, pour limiter les éventuels risques de contagion aux autres oiseaux ?

  • Pour une même quantité de graines, multiplier le nombre de postes de nourrissage pour éviter les fortes affluences en un même endroit
  • Nettoyer régulièrement et soigneusement la ou les mangeoires
  • Préférez les modèles à perchoir en matériaux non biologiques plutôt que les modèles à plateau en bois car ces derniers se salissent plus facilement des déjections des oiseaux.

Les consignes de la LPO

La poxvirose de la mésange charbonnière par le Centre Vétérinaire de la Faune Sauvage et des Ecosystèmes des Pays de Loire