L'actualité de la Nature

La cucullie de la scrophulaire

Scrophularia auriculata – Poissy © CACP – Gilles Carcassès

Les scrofulaires croissent au bord des étangs et sur les rives des ruisseaux. Il en existe deux espèces en Ile-de-France, celle-ci aux tiges quadrangulaires nettement ailées est la scrofulaire à oreillettes.

Des oreilles de souris ?

Deux souris aux aguets © CACP – Gilles Carcassès

Leurs curieuses fleurs évoquent des oreilles de souris.

Cucullia scrophulariae, la cucullie de la scrophulaire © CACP – Gilles Carcassès

Une chenille d’une grande beauté

Parfois, on fait de belles rencontres sur cette plante, comme cette chenille de Cucullia scrophulariae.

Sur les scrofulaires, on rencontre aussi parfois le brèche (Cucullia verbasci) qui lui ressemble beaucoup. Pour différencier ces deux chenilles, il faut observer la forme des taches. Et la brèche a de petites stries noires verticales sur chaque segment. Elle est plus fréquente sur les molènes (Verbascum sp.)

Cuccullia verbasci sur une molène © CACP – Gilles Carcassès

« D’aussi belles chenilles donnent sans doute de magnifiques papillons ? », me demanderez-vous. Pas du tout, les cucullies sont de petits papillons de nuit gris assez insignifiants.

Retrouvez notre article :

La brèche et le bouillon blanc

 

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Noctuelles en noir et blanc

Tiens, une noctuelle. Il n’y a plus qu’à trouver son espèce parmi les 831 noctuelles répertoriées en France ! Celle-ci est très contrastée, on devrait pouvoir la repérer sans trop de mal dans l’iconographie.

Tyta luctuosa, la noctuelle en deuil, sur une feuille de photinia - Vauréal © Gilles Carcassès
Aedia funesta, la « pie », sur une feuille de photinia – Vauréal © Gilles Carcassès

Il s’agit d’Aedia funesta, une des espèces que l’on peut voir voleter le jour dans les jardins. Sa chenille mange des liserons. Mais attention, il y a un piège : il ne faut pas la confondre avec Tyta luctuosa, la « noctuelle en deuil »dont les dessins blancs sont légèrement différents. Sa chenille consomme aussi des liserons.

Tyta luctuosa © Gilles Carcassès
Tyta luctuosa © Gilles Carcassès
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Vert-doré

En frôlant un massif de grandes orties à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise, nous faisons décoller un papillon au vol lourd. Il finit sa  course quelques mètres plus loin sur une feuille de géranium mou.

Diachrysia sp © Gilles Carcassès
Diachrysia chrysitis, le vert-doré – Cergy © Gilles Carcassès

Le vert-doré est un papillon de nuit de la famille des Noctuidae. Les grandes taches vertes de ses ailes antérieures prennent sous certains angles un éclat métallique. Sa chenille consomme des orties.

Le vert doré brille au soleil © Gilles Carcassès
Le vert doré brille au soleil © Gilles Carcassès

Admirez cet éclat, et cette crête incroyable ! Ce papillon a une classe sublime.

Deux autres papillons de cette famille

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Notre premier PROPAGE

Le protocole PROPAGE est un programme de sciences participatives qui s’attache à mesurer la diversité des espèces de papillons de jour dans les prairies et l’importance de leurs populations. Il est destiné aux jardiniers. propage logoLes résultats de PROPAGE constituent de très bons indicateurs de la qualité de gestion des prairies, les papillons étant très sensibles à la dégradation ou à l’amélioration de leur environnement.

Nous l’avons testé pour vous.

Sur le terrain : choisir une prairie homogène et pas trop petite, définir un parcours d’observation, noter tous les papillons vus sur le parcours en respectant la durée d’observation. C’est tout à fait abordable, même si pour être à l’aise dans l’exercice, il est préférable de s’entrainer auparavant dans la reconnaissance de certaines espèces, à l’aide de la planche illustrée téléchargeable. La vraie difficulté aura été de faire coïncider la date prévue avec une météo favorable aux papillons…

Au bureau : aller sur le site http://propage.mnhn.fr/, créer son compte, géolocaliser son parcours, remplir le tableau des espèces observées. Archi-simple et très ergonomique.

Trois relevés sont prévus : en juin, juillet et août. Le premier n’a pas été très fructueux car les floraisons des plantes de prairies sont assez en retard.

Voici les espèces que nous avons observées dans le cadre de ce protocole dans une prairie du parc François-Mitterrand à Cergy.

La Belle dame - Cergy © Gilles Carcassès
Vanessa cardui, la belle-dame – chenille sur les chardons et les orties © Gilles Carcassès

La belle-dame est une espèce migratrice qui nous arrive d’Afrique du Nord. On en voit en ce moment, de-ci de-là, dans les jardins de Cergy-Pontoise. Nous avons aussi noté la présence de trois Polyommatus icarus, une des espèces les plus communes dans le groupe des lycènes bleus. Et nous notons aussi, pour mémoire, trois autres espèces de papillons de nuit de la famille des Noctuidae qui peuvent voler le jour : Noctua pronuba (le hibou), Euclidia glyphica, Autographa gamma.

© Gilles Carcassès
Euclidia glyphica, la doublure jaune – chenille sur les trèfles, les luzernes et d’autres Fabacées, ici posée sur Vicia cracca © Gilles Carcassès
© Gilles Carcassès
Autographa gamma, la noctuelle gamma – chenille très polyphage, sur plantes basses © Gilles Carcassès

 

 

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La capture du hibou

Au chalet Nature de l'Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © Gilles Carcassès
Au chalet Nature de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © Gilles Carcassès

Jeudi 15 octobre 2015, était organisée une soirée à la découverte des papillons nocturnes au chalet Nature de la base de loisirs de Cergy-Pontoise. L’animateur de l’OPIE avait déployé son matériel lumineux. En attendant l’arrivée des hypothétiques papillons crépusculaires, nous avons testé nos connaissances sur les papillons grâce à un quizz pédagogique. J’ai appris que selon les espèces, les papillons ont une durée de vie d’une semaine à un an, et qu’il existe plus de 5000 espèces de papillons en France, pour la plupart de mœurs nocturnes.

Alerte ! Un papillon ! Habile coup de filet du spécialiste, et main basse sur le visiteur pour le déterminer avant de le relâcher. Celui-ci est commun dans les jardins, y compris en ville, il est surnommé le hibou. Il faut dire qu’il a une drôle de tête !

Noctua pronuba, le "hibou" © Gilles Carcassès
Noctua pronuba, le « hibou » © Gilles Carcassès

Le chenille du hibou mange des feuilles de pissenlit, de l’ortie, du gaillet, de la ronce, du saule. Au jardin, elle peut occasionner des dégâts aux salades, carottes, choux, fraisiers, pommes de terre… Elle se cache la nuit dans le sol ou sous une touffe d’herbe.

Ses ailes postérieures sont orange, il les dévoile en écartant brusquement les ailes antérieures pour effrayer un prédateur. Je ne devais pas être perçu comme une menace, car il n’a pas voulu me les montrer, malgré mes sollicitations insistantes.

Les ailes soyeuses du hibou © Gilles Carcassès
Les ailes soyeuses du hibou © Gilles Carcasses

Noctua pronuba, le « hibou »