L'actualité de la Nature

Le tabac d’Espagne

Argynnis paphia, le Tabac d’Espagne – forêt de Marly © CACP – Gilles Carcassès

Mâle et femelle sont au parfum

Un papillon orange de grande taille traverse l’allée forestière et se pose sur une feuille de châtaignier au soleil. Le zoom de l’appareil photo me montre les stries noires longitudinales et épaisses sur l’aile antérieure, typiques d’un mâle de Tabac d’Espagne. Elles sont le siège de cellules spécialisées dans l’émission de phéromones destinées à stimuler les femelles. Celles-ci, par l’extrémité de leur abdomen, émettent également des substances aphrodisiaques à destination des mâles.

Ce papillon, le plus grand du groupe des nacrés, butine volontiers les fleurs de ronces et de berces dans les clairières des forêts. La chenille, quant à elle, est spécialisée dans les violettes.

Au fait, pourquoi donc Tabac d’Espagne ?

Encore un effet du réchauffement climatique ? Pas du tout, ce nom lui fut donné au 18ème siècle par analogie avec la couleur ocre du tabac en poudre, spécialité de Séville, qui contenait un additif argileux destiné à améliorer sa texture.

Retrouvez dans ces articles les portraits d’autres papillons de jour :

L’Argus vert

Le Petit mars changeant

La Petite tortue

Le Collier de corail

Le Vulcain

Le Flambé

La Carte géographique

Le Brun du pélargonium

La Belle-dame

Le Paon de jour

L’Aurore

Source :

Clé de détermination des nacrés, mélitées et damiers de Champagne-Ardennes

Autres sources :

http://www.lavieb-aile.com/article-les-androconies-des-hesperies-influence-sur-les-noms-propres-des-thymelicini-124987094.html

http://www.lavieb-aile.com/article-zoonymie-du-papillon-le-tabac-d-espagne-argynnis-paphia-124693433.html

 

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Le Petit mars changeant

Brève rencontre au parc de Grouchy

Apatura ilia, le Petit mars changeant © CACP – Gilles Carcassès

Il est descendu de la cime des arbres, a longé d’un vol rapide une allée ombragée du parc de Grouchy et s’est brièvement posé à terre pour chercher à boire. Clic-clac : deux photos réflexes, et le voilà reparti tout en haut d’un frêne.

Un bleu incroyable

Son reflet bleu métallisé est aussi spectaculaire que fugace. Il faut juste la bonne incidence pour l’apercevoir. Dés qu’il se tourne un peu ou relève les ailes, la magie disparaît. Ce reflet bleu violet est le fait d’irisations dues au microrelief des écailles qui recouvrent ses ailes. Les femelles ne présentent pas ces irisations.

Le Petit mars changeant – Osny © CACP – Gilles Carcassès

On voit que ce papillon a sorti sa trompe jaune et s’intéresse à une tache d’humidité pas plus grosse qu’une tête d’épingle, peut-être une gouttelette d’urine d’un insecte, qu’il aura repéré à l’odeur. Il n’est pas rare qu’il se pose sur la peau humaine pour en pomper la sueur.

Sur les peupliers « sauvages »

La chenille du Petit mars changeant consomme des feuilles de peupliers mais on la trouve aussi sur les saules. L’adulte se nourrit du miellat des pucerons dans les arbres. L’espèce est un bonne indicatrice de la richesse de biodiversité des boisements humides ; elle s’adapte mal aux peupleraies modernes à l’ambience trop sèche.

Un autre papillon indigène aux ailes fortement irisées

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Suivons les vulcains

Vulcain au parc de Grouchy à Osny © CACP – Gilles Carcassès

Natureparif porte à notre connaissance un programme de suivi international de la migration des vulcains. Pour participer, il suffit de s’inscrire sur l’un des portails régionaux du réseau VisioNature (pour l’Ile-de-France : http://www.faune-iledefrance.org/) et d’y consigner vos observations.

Toutes les informations sur ce programme de sciences participatives sont ici : insectmigration. On peut aussi utiliser des applications mobiles à télécharger dans ce site.

Retrouvez notre article sur le vulcain, cet incroyable migrateur.