L'actualité de la Nature

Le siffleur du Chili

Encore un joli canard exotique au parc de Grouchy

Cette fois-ci c’est un siffleur du Chili. Difficile de ne pas le repérer car c’est un bon siffleur et il siffle généreusement au printemps. On n’entend que lui…

Le canard siffleur du Chili, Anas sibilatrix au parc de Grouchy à Osny © CACP – Corentin Pinheiro

Anas sibilatrix est un canard de surface originaire du Chili et d’Argentine. Cette espèce présente un bec gris-bleu à pointe noire qui rappelle beaucoup celui de notre canard siffleur européen.

Des oies d’ornement, ça existe aussi

Oie à tête barrée (à gauche) et bernache nonette © CACP – Corentin Pinheiro

La bernache nonette repérée l’hiver dernier a une nouvelle copine, une oie à tête barrée. Cette espèce essentiellement chinoise migre en hiver vers l’Asie du Sud.

Toutes ces bêtes peu farouches sont des échappées d’élevage et semblent très à leur aise sur l’étang du parc de Grouchy. Il faut dire que c’est un très bel endroit.

L'actualité de la Nature

Suivons les vulcains

Vulcain au parc de Grouchy à Osny © CACP – Gilles Carcassès

Natureparif porte à notre connaissance un programme de suivi international de la migration des vulcains. Pour participer, il suffit de s’inscrire sur l’un des portails régionaux du réseau VisioNature (pour l’Ile-de-France : http://www.faune-iledefrance.org/) et d’y consigner vos observations.

Toutes les informations sur ce programme de sciences participatives sont ici : insectmigration. On peut aussi utiliser des applications mobiles à télécharger dans ce site.

Retrouvez notre article sur le vulcain, cet incroyable migrateur.

L'actualité de la Nature

Nonnette

Groupe d'oies au château de Grouchy © Gilles Carcassès
Groupe d’oies devant le château de Grouchy à Osny © Gilles Carcassès

Qui domine de la tête et des épaules ce troupeau de bernaches du Canada ? C’est une oie domestique. Mais regardez bien au premier plan, devant cette grosse oie, cette bernache plus petite avec une bavette noire : c’est une bernache nonnette.

Bernache nonette © Gilles Carcassès
Bernache nonnette © Gilles Carcassès

Outre sa petite taille et sa bavette noire, on remarque son front blanc et son dos gris bleuté nettement barré. Cette espèce niche en Arctique et hiverne sur les côtes en Ecosse, Angleterre, Allemagne, Pays-Bas… En Ile-de-France, les rares oiseaux observés sont essentiellement échappés de captivité. Parfois, une vague de grand froid nous apporte quelques troupes de nonnettes sauvages. La reproduction de bernaches nonnettes en liberté n’a encore jamais été observée dans notre région, ce qui n’est pas le cas de la bernache du Canada, qui est une espèce invasive.

Bravo à Mathilde Vassenet, Peaupaul et Florent Roubinet, les trois premiers à avoir identifié les deux intrus !

L'actualité de la Nature

Les abeilles domestiques sont-elles bénéfiques pour la biodiversité ?

« Installer des ruches, c’est bon pour la biodiversité. » Cette affirmation, souvent entendue, est-elle vérifiée ?

Ce document de synthèse incite à une grande prudence sur ce sujet. Si les abeilles ont un rôle très important pour la pollinisation des végétaux, leur présence en grande quantité peut avoir des effets néfastes sur les populations des espèces d’abeilles sauvages : compétition alimentaire pour le pollen et le nectar, risque de transmission de maladies, modification des relations spécifiques entre certaines plantes et des abeilles sauvages.

Aussi, les auteurs préconisent de freiner l’installation de nouveaux ruchers dans les espaces naturels protégés, et même en milieu urbain où une certaine diversité d’abeilles sauvages arrive à se maintenir si la concurrence exercée par les abeilles domestiques n’est pas trop forte. Faudrait-il instaurer des seuils et des quotas ? Les auteurs de l’étude s’y refusent ; les situations sont trop variables et complexes pour qu’on puisse appliquer des règles. Reste le bon sens : l’essentiel est d’offrir à la faune des habitats variés de qualité, de bien soigner les abeilles domestiques, et d’agir avec mesure en tenant compte des spécificités des territoires.

Eucera sp. - Osny © Gilles Carcassès
Eucera sp. – Osny © Gilles Carcassès

Avec d’aussi longues antennes et cette douce fourrure, voici un mâle du genre Eucera, un représentant de la famille des Anthophoridae. Ces abeilles sauvages printannières creusent des terriers dans les zones sablonneuses ; elles sont inféodées à des plantes de la famille des Fabaceae. J’en vois régulièrement (surtout des femelles) visiter les fleurs des vesces des haies. Les mâles butinent de façon mois spécifique et jouent même un rôle important dans la pollinisation des orchidées du genre Ophrys.

Eucera mâle - Osny © Gilles Carcassès
Eucera mâle – Osny © Gilles Carcassès

Il existe en France près d’un millier d’espèces d’abeilles sauvages. Retrouvez nos articles sur deux espèces communes à Cergy-Pontoise :

Colletes hederae

Anthophora plumipes

L'actualité de la Nature

Sur le cirse maraîcher

Floraison de Cirsium oleraceum - Saint-Ouen l'Aumône © Gilles Carcassès
Floraison de Cirsium oleraceum – Saint-Ouen l’Aumône © Gilles Carcassès

Le cirse maraîcher (Cirsium oleraceum) est présent sur notre territoire dans les vallées de la Viosne et du ru de Liesse, ainsi qu’au bord de l’Oise, dans les endroits marécageux. C’est un chardon assez élevé, aux grandes fleurs pâles et aux feuilles larges.

Voici trois bestioles surprenantes et peu courantes que l’on peut observer sur cette plante. Ces photographies ont été prises au parc de Grouchy à Osny.

Tephritis conura - Osny © Gilles Carcassès
couple de Tephritis conura – Osny © Gilles Carcassès

Ce très joli diptère est Tephritis conura, il est inféodé à cette plante. La femelle pond dans ses boutons floraux.

Cixius cunicularius - Osny © Gilles Carcassès
Cixius cunicularius – Osny © Gilles Carcassès

Cixius cunicularius est un homoptère de la famille des Cixiidae. Il affectionne les bords de rivière, tout comme le cirse maraîcher. On le trouve sur la végétation basse.

Cassida rubiginosa - Osny © Gilles Carcassès
Cassida rubiginosa – Osny © Gilles Carcassès

Cet insecte déguisé en tortue verte n’est pas une punaise, mais bien un coléoptère de la famille des Chrysomelidae (vaste famille !). L’avant, c’est du côté des antennes. Ses larves consomment les feuilles de divers chardons, dont le cirse maraîcher.

L'actualité de la Nature

La carte géographique

Les berges ensoleillées de la Viosne dans le parc de Grouchy à Osny sont généreusement garnies de grandes orties. C’est là le domaine de prédilection de cette petite vanesse. Le revers de ses ailes présente des traits fins évoquant le dessin d’une toile d’araignée ou d’une carte routière. Cette ressemblance lui a valu son nom de genre Araschnia, et aussi son nom vernaculaire : la « carte géographique ».

Araschnia levana - Osny © Gilles Carcassès
Araschnia levana butinant une fleur de renoncule au mois de mai – Osny © Gilles Carcassès

Ces papillons printaniers sont issus de chrysalides qui ont passé l’hiver dans la végétation. Leurs chenilles gourmandes de feuilles d’ortie donneront une autre génération qui volera en été.

La carte géographique, dans sa forme estivale © Gilles Carcassès
La carte géographique, en juillet – Feucherolles © Gilles Carcassès

Curieusement, cette génération estivale n’arbore pas du tout la même livrée. Il s’agit pourtant bien de la même espèce. Les dessins du revers des ailes restent au demeurant assez semblables. Les roberts-le-diable sont concernés aussi, mais dans une moindre mesure, par ce singulier phénomène que l’on nomme dimorphisme saisonnier.

La carte géographique par insectes.net

L'actualité de la Nature

Mythique, le blongios nain !

Ce petit héron est un migrateur. Fin avril, il arrive de ses quartiers d’hiver africains et s’installe dans des roselières pour nicher. Pas plus de 30 couples pour toute l’Ile-de-France, autant dire que c’est un oiseau très rare !

Blongios nain - Osny © Michelle Camprasse
Blongios nain – Osny © Michelle Camprasse

Pour ne pas se faire remarquer, il se tient souvent immobile le bec dressé vers le ciel. Ainsi sa silhouette ne vient pas briser le rythme des tiges verticales des roseaux. La couleur blonde de son plumage ajoute encore à la qualité du camouflage. Cet oiseau a été vu au bord de l’étang du parc de Grouchy à Osny, un endroit pourtant très fréquenté par le public. Ce serait chouette s’il restait dans le secteur. Mais peut-être n’est-il que de passage ?

Nid de blongios nain dans des massettes - Cergy © Gilles Carcassès
Nid de blongios nain – Cergy © Gilles Carcassès

En 2014, nous avions trouvé une preuve de son séjour estival à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise, à deux pas des hauts parleurs du téléski nautique. Il avait installé un joli nid suspendu dans une touffe de massettes. Son art du tressage des feuilles est remarquable.

Le beau profil du blongios nain © Michelle Camprasse
Le beau profil du blongios nain © Michelle Camprasse
L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Drôle de moineau !

Ce n’en est pas un…

© Marion Poiret
Accenteur mouchet (Prunella modularis) vu à la gare d’Osny, perché sur un érable © Marion Poiret

Très discret, sauf lorsqu’il se perche pour chanter, ce petit oiseau ressemble fort au moineau domestique par sa taille et son plumage gris brun. Mais il s’en distingue par une dominante plus grise et une silhouette plus svelte. Et son bec long et fin trahit son régime alimentaire : c’est un insectivore.

© Marion Poiret
Accenteur mouchet  : un dos brun strié de noir, un bec fin et long © Marion Poiret
Le moineau domestique ne peut plus nicher sur certains bâtiments modernes dépourvus de cavités. © Gilles Carcassès
Moineau domestique femelle (Passer domesticus) : un bec court et large de granivore © Gilles Carcassès

Les accenteurs mouchets qui nichent sur notre territoire sont sédentaires mais la population hivernale de cette espèce est largement renforcée par des migrateurs en provenance d’Europe du Nord (jusqu’en Norvège). Cet oiseau se contente d’un territoire restreint, aussi il est fréquent de l’observer en ville, y compris dans les jardins de très petite taille.

Il installe son nid bien caché dans un buisson, souvent à moins de 1,50 mètre de hauteur. Sa vie amoureuse est un peu scandaleuse : les trios sont fréquents…

Son caractère sédentaire lui fait modifier son régime alimentaire en hiver : faute d’insectes, il se nourrit alors de graines au sol et de petites baies dans les arbustes.

Le chant de l’accenteur mouchet

L'actualité de la Nature

Je suis tombé sur une arête

Au pied d'un escarpement rocheux © Gilles Carcassès
Au pied d’un escarpement rocheux © Gilles Carcassès

Dans la vallée de la Viosne à Osny, je remarque ce petit tas de couleur grise au pied d’un escarpement rocheux. Un malotru serait venu dans cet endroit reculé pour vider un cendrier ?

Je vérifie la nature du dépôt.

Arêtes de petits poissons © Gilles Carcassès
Arêtes de petits poissons © Gilles Carcassès

Ce sont des centaines d’arêtes et d’écailles de petits poissons ! Voilà qui est bien surprenant, même si la Viosne n’est pas très loin.

L'entrée d'un terrier de martin-pêcheur © Gilles Carcassès
L’entrée du terrier du martin-pêcheur © Gilles Carcassès

Il me suffit de lever le nez pour avoir l’explication. Ce terrier dans la falaise est celui du martin-pêcheur que je croise parfois aux abords du parc de Grouchy ! Et ces résidus de poissons non digestibles sont recrachés par le martin-pêcheur sous forme de pelotes de réjection. Comme elles ne contiennent aucun poil, à la différence de celles des rapaces, elles n’ont pas de tenue et se désagrègent très vite.

La réjection du martin-pêcheur : le film (âmes sensibles s’abstenir)

Un martin-pêcheur arrive à son terrier, un poisson dans le bec - berges de l'Oise à Neuville © Didier Leray
Un martin-pêcheur arrive à son terrier, un poisson dans le bec, pour nourrir sa nichée – Neuville-sur-Oise © Didier Leray

Merci à Didier Leray pour le prêt de cette magnifique photo prise au bord de l’Oise.