Formation Nature en ville à Cergy

Il reste encore des places pour ces formations organisées par les CAUE d’Ile-de-France :

mardi 21 février 2017 –  Nature en ville : de quoi parle-t-on ? – CAUE 92  Nanterre (92)
mardi 21 mars 2017 – Aménager et gérer durablement les espaces verts – Communauté d’agglomération de Cergy Pontoise, Le Verger à Cergy (95)
jeudi 20 avril 2017 – Positionner l’agriculture comme une composante du projet urbain – Rendez-vous : gare de Massy-Palaiseau (91)
mardi 16 mai 2017 – Développer l’installation de jardins partagés – CAUE 93  Pantin (93)
jeudi 15 juin 2017 – Gérer de façon alternative les eaux pluviales – Mairie d’Asnières-sur-Seine (92)
mardi 19 septembre 2017 – Maintenir et développer la place de l’arbre en ville – C.A de Paris Vallée de la Marne  Torcy (77)
mardi 3 octobre 2017 – Protéger et gérer le patrimoine arboré – C.A de Paris Vallée de la Marne  Torcy (77)

Accédez au programme et au bulletin d’inscription

Nous vous recommandons la session du 21 mars 2017 qui se déroulera à Cergy en nos locaux. La journée comprend une visite commentée du parc François-Mitterrand.

Le bassin et les ombrages du parc François-Mitterrand à Cergy © Gilles Carcassès

Le bassin du parc François-Mitterrand à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Vers la préfecture du Val d'Oise © Gilles Carcassès

L’allée vers la préfecture © CACP – Gilles Carcassès

Deux beaux oiseaux que l’on peut voir en ce moment

Carduelis carduelis, le chardonneret élégant © Gilles Carcassès

Carduelis carduelis, le chardonneret élégant – Cergy © Gilles Carcassès

Sur les talus herbeux de l’Axe majeur à Cergy, ce chardonneret, grand amateur de graines de plantes herbacées, visitait avec ses congénères les touffes de laiterons en fruits. Devinette : ces chardonnerets viendraient-ils si la pelouse était régulièrement tondue comme une moquette ? Bien sûr que non, car il leur faut des plantes montées en graines. Il fait ici la démonstration vivante que le gestion différenciée des espaces verts est bénéfique pour la biodiversité.

Gallinula chloropus, la gallinule poule d'eau © Gilles Carcassès

Gallinula chloropus, la gallinule poule d’eau – Cergy © Gilles Carcassès

Et ces poules d’eau, mascottes des bassins du parc François-Mitterrand à Cergy seraient-elles là si les berges étaient restées bétonnées ? Non plus : c’est dans les touffes de plantes aquatiques qu’elles établissent leur nid et se nourrissent.

Moralité : protéger la biodiversité sur un territoire, ce n’est pas sorcier, quand les aménagements bien conçus bénéficient des modes de gestion adaptés.

Un autre article sur les chardonnerets

Un autre article sur les poules d’eau

Ahoj pěkný racek

« Bonjour jolie mouette » (en tchèque)

Mouettes rieuse au parc François-Mitterrand à Cergy © Gilles Carcassès

Mouettes rieuses au parc François-Mitterrand à Cergy © Gilles Carcassès

En observant attentivement les mouettes rieuses qui fréquentent le bassin du parc François-Mitterrand à Cergy nous avons vu que l’une d’entre elles porte une bague à la patte gauche.

Les ornithologues qui baguent les mouettes, les goélands ou les cigognes ajoutent souvent à la bague en aluminium gravée une autre bague en plastique plus grande dont le code est lisible de loin. Ce n’est pas le cas de cette mouette qui ne possède qu’une bague métallique, mais les inscriptions ont pu être déchiffrées grâce au zoom de l’appareil photo :

 © Gilles Carcassès

N.MUSEUM PRAHA ES15.728 © Gilles Carcassès

Nous avons donc renseigné la fiche de reprise que nous avons adressée comme il se doit au Centre de Recherche sur la Biologie des Populations d’Oiseaux (CRBPO), agence en charge pour la France de la gestion des données de baguage.

Nous recevrons sans doute des informations en retour sur l’histoire de cet oiseau, son âge, son lieu de naissance, les routes de ses migrations.

Les données de contrôles de bagues montrent que les mouettes rieuses qui hivernent en Ile-de-France proviennent à 40% de Belgique, des Pays-Bas et d’Allemagne et à 60% d’Europe centrale et des pays riverains de la Baltique. Chaque année 50 000 mouettes rieuses hivernent en Ile-de-France et environ 4500 couples y nichent.

En hiver, on peut voir de grands rassemblements de mouettes rieuses dans les champs, sur les quais, sur les berges des bassins ou des étangs. Les individus bagués sont relativement rares, mais sur un grand nombre d’oiseaux, et avec un peu de chance, on peut en observer quelques-uns.

Aussi, nous lançons un appel à contribution : si vous repérez une mouette baguée, n’hésitez pas à nous la signaler. Si possible, prenez des photos de la ou des bagues sous différents angles. Cela permettra peut-être d’en lire les inscriptions et de contribuer à l’amélioration de la connaissance de l’écologie de cette espèce.

http://crbpo.mnhn.fr/spip.php?rubrique4

 

La coupe de saison

© Gilles Carcassès

Un travail à la main respectueux de la biodiversité © Gilles Carcassès

Un jardinier en cuissardes s’affaire sur les berges du bassin du parc François-Mitterrand à Cergy. La Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise a choisi ce prestataire spécialisé qui travaille seul pour l’entretien sélectif de la végétation aquatique. Il arrache les semis naturels de saules, limite l’expansion des phragmites (plantes rhizomateuses particulièrement envahissantes), dégage les plantes les plus rares ou fragiles. Armé d’une cisaille, il coupe les tiges et les feuilles des massettes (1) au-dessus de l’eau. Son but : évacuer une bonne partie de cette matière organique qui, sans son intervention, irait pourrir au fond du bassin et accélèrerait l’envasement. « C’est que de la matière organique, m’explique-t-il, il y en a pléthore avec tout ce pain distribué en grande quantité aux oiseaux. L’excès de pain et la surpopulation de canards qui résulte du nourrissage engendrent une pollution de l’eau qui dépasse les capacités d’épuration naturelle du bassin. »

© Gilles Carcassès

Pas d’inquiétude : au printemps prochain, la végétation reprendra de plus belle. © Gilles Carcassès

(1) Ca ressemble à quoi des massettes ?

Trois bonnes raisons pour arrêter de nourrir les canards et les cygnes : https://natureenvilleacergypontoise.wordpress.com/2014/10/28/ca-ne-mange-pas-de-pain/

Les poulettes du parc

L’urbanité modifierait-elle les comportements ?

Parc des Buttes-Chaumont, parc de la Villette à Paris, ou ici parc François-Mitterrand à Cergy, les poules d’eau (Gallinula chloropus de la famille des Rallidae), inféodées aux milieux aquatiques, mais peu exigeantes sur la qualité du milieu qui les accueille, vont à l’encontre de leur naturel craintif et tolèrent la présence humaine dans les parcs urbains où elles se sont installées.

Habituellement craintives, les poules d’eau (Gallinula chloropus de la la famille des Rallidae) du Parc François-Mitterrand semblent s’être bien adaptées à la présence humaine. © Marion Poiret

Nos poulettes nagent, patrouillent et se toilettent dans le bassin du par François-Mitterrand, sans réelle appréhension. Les juvéniles osent même s’approcher et se mêler aux canards colverts pour quémander du pain, risquant la carence alimentaire. © Marion Poiret

© Marion Poiret

Comme tous les Rallidés (famille des foulques, des râles et des marouettes), la poule d’eau possède un bec vivement coloré : un bec rouge à pointe jaune et une plaque frontale rouge à la naissance du bec, si bien assortis à son regard rubis. © Marion Poiret

© Marion Poiret

Les pattes bien développées et robustes aux longs doigts sont une autre caractéristique commune aux Rallidés aquatiques des étangs et marais. Elles lui permettent de se déplacer plus facilement sur la végétation aquatique et dans la boue : trois doigts sont disposés vers l’avant et le quatrième vers l’arrière. © Marion Poiret

Mâles et femelles se ressemblent et s’unissent pour la vie. La période de reproduction a lieu de mars à septembre avec généralement 2 à 3 couvées par saison. Les aînés de la première couvée aident leurs parents à alimenter les oisillons affamés et à leur assurer un refuge entre leurs pattes. Quelle aubaine!

© Marion Poiret

Autre signe distinctif de notre gallinule : la couleur blanche de part et d’autres des sous-caudales (dessous de la queue) et des bandes sur les flancs © Marion Poiret

© Marion Poiret

Les gallinules juvéniles sont brun gris avec un bec sombre, mais les marques blanches des flancs et du dessous de la queue sont déjà présentes © Marion Poiret

le pain n’est pas bon pour les oiseaux d’eau

la gallinule poule d’eau – fiche MNHN

migration.net

Les bras m’en tombent

© Gilles Carcassès

Curieux champignons : ils poussent dans l’épi d’une graminée, ici un Phalaris, au bord du bassin du parc François-Mitterrand à Cergy. © Gilles Carcassès

Un minus, mais il ne faut pas s’y fier, c’est un tueur ! Il s’agit d’un Claviceps, peut-être de l’espèce purpurea, l’ergot du seigle, qui est très polyphage et peut contaminer de nombreuses graminées sauvages qui constituent le réservoir de la maladie.

Claviceps purpurea provoque des convulsions, des délires et un engourdissement douloureux des extrémités qui dans les cas d’intoxication sévère aboutit à une gangrène : les pieds et les mains se nécrosent et finissent par tomber. Et là, on meurt.

Les années à l’été excessivement humide, lorsque les récoltes avaient été très mauvaises, les paysans poussés par la faim ne séparaient plus les ergots des grains de seigle sains. Le pain au seigle, aliment principal des familles, s’en trouvait gravement contaminé.

En 994 dans le Limousin, ce champignon aurait tué 40 000 personnes ! On dut invoquer Saint-Martial en procession solennelle. Le lien entre l’ergot de seigle et le « mal des ardents » ne fut compris qu’en 1777.

http://ephytia.inra.fr/fr/C/16258/hypp-Description-de-l-agent-pathogene

http://mycologia34.canalblog.com/archives/2009/07/07/14324216.html