L'actualité des jardins

Fiona, ponette de compète

Connaissez-vous l’équifeel ? C’est une discipline portée par la Fédération Française d’Equitation qui a ses propres règles, ses normes techniques et ses compétitions.

Le cavalier ne monte pas sur son cheval ou son poney mais exécute avec lui des figures au sol en temps limité. 20 figures sont proposées, chacune assortie de contrats de points selon trois niveaux de difficultés. La réussite à ces tests permet de capitaliser les points des contrats choisis par le concurrent, assortis d’éventuelles bonifications et de pénalités. Bref, du sérieux.

Cette pratique met en valeur la compréhension du poney ou du cheval, et la qualité des interactions entre l’animal et le cavalier. C’est une excellente école de maîtrise de soi, de confiance et de respect mutuel.

Fiona, ponette Pottok, à la Ferme pédagogique de Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Spécialisée dans la médiation animale, l’équipe de l’association Les Z’herbes Folles ne pouvait qu’être intéressée par les perspectives de cette discipline. Leur jeune ponette de race Pottok (race française à faible effectif), répondant au nom de Fiona, se prête avec intérêt et douceur aux rigueurs de l’équifeel dans le cadre d’un partenariat avec un établissement spécialisé accueillant des adultes en situation de handicap mental. Cinq adultes viennent ainsi s’entraîner aux figures trois fois par mois dans la perspective d’un concours officiel d’équifeel ! Tous nos vœux de réussite les accompagnent !

Entrainement à l’équifeel à la ferme pédagogique de Pontoise © association Les Z’Herbes Folles
Tendre complicité avec Sophie, intervenante en médiation animale © CACP – Gilles Carcassès

Retrouvez nos articles :

Médiation animale

La Ferme pédagogique de Pontoise

L'actualité de la Nature

2018 : les petits nouveaux

A Cergy-Pontoise, 2018 aura été une bonne année pour les observations d’insectes rares ou remarquables ! Voici le résumé de nos découvertes :

Premières observations pour l’Ile-de-France

Larve d’Aproceros leucopoda © CACP – Gilles Carcassès

Aproceros leucopoda est un hyménoptère symphyte invasif d’origine asiatique. Il nous arrive de Belgique. Nous avons observé ce nouveau ravageur de l’orme au bord de l’Oise à Vauréal en juin 2018.

Une galle de Rhopalomyia tanaceticola  sur une fleur de tanaisie © CACP – Gilles Carcassès

Rhopalomyia tanaceticola est une cécidomyie dont les larves se développent dans des galles sur les fleurs de tanaisie. Nous avons noté la présence de cet insecte dans le potager de la Ferme d’Ecancourt à Jouy-le-Moutier en juillet 2018.

En fait cette rareté n’en est pas vraiment une, il s’agit plutôt d’une espèce qui n’intéresse pas grand monde. Elle n’a aucun impact économique connu, et comme toutes les espèces qui n’ont pas fait l’objet d’études, elle ne peut pas servir pas d’indicateurs de la qualité des milieux. Alors à quoi bon l’observer ? Il faut reconnaître aussi que pour illustrer des atlas ou des études de biodiversité, les jolis oiseaux, libellules et papillons sont bien plus vendeurs que les moucherons !

Rhopalomya tanaceticola adulte au creux de ma main © CACP – Gilles Carcasses

J’avais conservé certaines de ces galles dans un bocal et quelques semaines plus tard des adultes en sont sortis. Ils n’ont pas réussi à se dégager complètement de leur pupe. Peut-être que l’atmosphère de mon élevage était trop sèche… On voit sur cette photo que ce minuscule insecte est bien un diptère, on distingue l’un des balanciers (cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Premières données pour le Val d’Oise

Saperda perforata, la saperde perforée © CACP – Gilles Carcassès

Saperda perforata est un longicorne dont les larves consomment le bois mort des peupliers. Nous l’avons observé au parc de Grouchy à Osny en mai 2018.

Stephanitis takeyai , le tigre de l’andromède © CACP – Gilles Carcassès

Stephanitis takeyai est un ravageur asiatique invasif qui s’attaque aux Pieris. C’est un organisme suivi par la Fredon Ile-de-France. Nous l’avons découvert dans le patio de nos bureaux à Cergy.

Il faut ajouter à ce tableau de chasse un syrphe rare qui ressemble à s’y méprendre à certaines espèces de guêpes :

Sphiximorpha subsellis © CACP – Gilles Carcassès

Sphiximorpha subsesilis pond dans les suintements des vieux arbres pourris, dans les zones humides. Nous avons eu la chance de tomber dessus. Ce diptère a été observé dans le parc du château de Marcouville à Pontoise en mai 2018.

Retrouvez plus d’informations sur ces espèces dans nos reportages :

La tenthrède zigzag de l’orme

La galle des fleurs de tanaisie

La saperde perforée

Le tigre du Pieris

Fausse guêpe

L'actualité de la Nature

Vipérines

Echium vulgare, la vipérine commune – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

En avance pour mon rendez-vous de chantier dans la ZAC Bossut, j’en ai profité pour photographier quelques fleurs de vipérine dans une friche en attente de constructions. Le style rose à l’extrémité fourchue comme une langue de vipère, qui sort de chaque corolle au milieu des étamines, est peut-être à l’origine du nom de la plante.

Cymes scorpioïdes des inflorescences de vipérine © CACP – Gilles Carcassès

Les inflorescences sont construites selon le schéma des cymes scorpioïdes : elles sont recourbées comme la queue d’un scorpion. Les fleurs bleues sont systématiquement précédées d’un bouton de couleur rose.

Vipérine commune, en rosette © CACP – Gilles Carcassès

L’espèce est bisannuelle. Les jeunes plantes de l’année passent la mauvaise saison sous forme de rosette étalée au sol et ne monteront leurs tiges florales ramifiées qu’après le passage au froid de l’hiver.

Vipérines – Carrières-sous-Poissy © CACP – Gilles Carcassès

Sur un sol sableux ou graveleux, les vipérines peuvent former de belles touffes.

Syrphe ceinturé sur une fleur de vipérine – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

Les fleurs de la vipérine sont très visitées par toutes sortes d’insectes pour leur pollen, d’une étonnante couleur bleue, ou pour leur nectar.

Citron sur une vipérine © CACP – Gilles Carcassès

Dans les régions au climat doux, en situation abritée, on peut cultiver les espèces géantes très spectaculaires des Canaries, de Ténérife ou de Madère.

Echium pininana et Geranium maderense – Londres, dans une cour d’immeuble © CACP – Gilles Carcassès

Echium pininana est la vipérine des Canaries. C’est aussi une plante bisannuelle.

Echium sp., espèce indéterminée à fleurs roses, trouvée au Maroc © CACP – Gilles Carcassès

On ne rencontre qu’une seule espèce de vipérine en Ile-de-France, mais elles sont bien plus nombreuses sur le pourtour méditerranéen.

Source :

Echium vulgare, par Naturejardin

Retrouvez quelques plantes qui poussent en compagnie des vipérines dans les friches sableuses :

Le panicaut champêtre

La carline vulgaire

Le bouillon blanc

L'actualité de la Nature

Fausse guêpe !

J’ai failli me faire avoir !

Sphiximorpha subsessilis – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Dans le parc du château de Marcouville, Sophie, de la Ferme pédagogique de Pontoise m’a montré un vénérable marronnier en fin de vie. Il ne subsiste qu’un gros tronc creux car, victime peut-être de la foudre et de coups de vent, il a perdu toutes ses branches charpentières. L’eau de pluie s’accumule dans le tronc et suinte abondamment au niveau de fissures de l’écorce. Le manège d’une guêpe qui fait des va-et-vient près d’un suintement m’intrigue.

Sphiximorpha subsellis © CACP – Gilles Carcassès

Surprise, ce n’est pas une guêpe mais un diptère ! Et c’est bigrement bien imité : les rayures noires et jaunes de l’abdomen, la longueur des antennes, le bout des pattes jaunes, les taches sur le thorax, et même l’allure plissée des ailes un peu fumées ! Mais ses gros yeux la trahissent. Il s’agit d’un syrphe, et même d’une espèce rare, inféodée à ce type de milieu constitué par les suintements des vieux arbres blessés. C’est là en effet que vivent ses larves qui, paraît-il, se nourrissent des bactéries qui s’y développent.

Un syrphe rare

L’espèce, en déclin certain en France, et classée menacée au niveau européen, a déjà été observée dans le Val d’Oise lors d’un inventaire des syrphes des marais de Montgeroult et de Boissy-l’Aillerie réalisé en 2006 à l’initiative du Parc naturel régional du Vexin français. Les auteurs indiquent que sur les 68 espèces de syrphes recensés, Sphiximorpha subsellis est « sans conteste l’espèce la plus emblématique rencontrée sur le site d’étude ».

Sources :

Inventaire des syrphes des marais de Montgeroult et marais de Boissy-l’Aillerie, article dans le courrier scientifique n°5 de décembre 2011 du PNR du Vexin français.

Syrphes portraits de pollinisateurs 2017, par l’Association des entomologistes de Picardie

L'actualité des jardins

Fine mouche en dentelles noires

Epiphragma ocellare – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Dans le parc du château de Marcouville, j’ai rencontré cette charmante bestiole posée sur la feuille d’un houx. Quelles ailes étonnantes : on les dirait peintes par un artiste ! Au début, je l’ai cherchée chez les Tipulidae…

Ceci n’est pas une tipule !

Epiphragma ocellare, facilement reconnaissable aux dessins en ocelles de ses ailes, est un représentant de la famille des Limoniidae, la plus nombreuse des diptères avec plus de 10 000 espèces dans le Monde (dont 500 en Europe).

Chez les Limoniidae, les adultes ne vivent que quelques jours, tout au plus deux semaines. La femelle d’Epiphragma ocellare pond dans le bois pourri où vivent ses larves. Sur cette photo, l’extrémité non pointue de l’abdomen montre qu’il s’agit d’un mâle.

Epiphragma ocellare © CACP – Gilles Carcassès

Et comment différencie-t-on les Tipulidae des Limoniidae ?

Les antennes des premiers ont 13 articles, et celles des Limoniidae 14 à 16. Mais il faut une bonne loupe ! A part ça, les Limoniidae ont souvent les ailes marquées par des taches ou des dessins contrastés, ce qui n’est généralement pas le cas chez les Tipulidae.

Tête de Tipulidae. © CACP – Gilles Carcassès
Tipula maxima (femelle) – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

Tipula maxima, aux ailes présentant des taches contrastées, est une exception chez les Tipulidae.

Retrouvez notre article :

La grande tipule

L'actualité de la Nature

L’Ariane et la Mégère

Ce sont les noms vernaculaires des femelles de deux espèces de papillons assez proches morphologiquement appartenant à la famille des Nymphalidae : Lasiommata maera (l’Ariane) et Lasiommata megera (la Mégère).  Les mâles portent des noms différents des femelles : le Satyre et le Némusien. Je vous laisse le soin de les apparier…

Lasiommata maera femelle (l’Ariane) – Pontoise © CACP – Marion Poiret

La Mégère se distingue de l’Ariane par la présence d’une bande fauve orangée, positionnée au dessus des ocelles sur la face supérieure des ailes postérieures. Sur les ailes postérieures de l’Ariane, seules les ocelles sont entourées d’un halo coloré.

Lasiommata megera, femelle (la Mégère) – 2008 Haute-Vienne © Alexis Borges

Les mâles de ces deux espèces présentent un bande sombre marquée en travers de l’aile antérieure.

Les chenilles des deux espèces, nocturnes, se nourrissent de graminées.

En cette journée un peu fraîche de début juillet cette Ariane est venue se réchauffer derrière la  vitre de la maison – 2017 © CACP – Marion Poiret

Si Lasiommata megera est une espèce commune, Lasiommata maera est assez rare. Elle se maintient néanmoins assez bien en zone urbaine et périurbaine.

Sources :

Lasiommata maera – Observatoire francilien de la biodiversité
Lasiommata megera – Observatoire francilien de la biodiversité

Retrouvez des articles sur les papillons :

Plus du tiers des papillons d’Ile-de-France menacé ou disparu

La couleur bleue chez les lépidoptères

Notre exposition sur les papillons

Petit papillon vert, quel est ton secret ?

L’azuré porte-queue

Le déclin des papillons de jour

Le grand paon de nuit

 

 

L'actualité des jardins

Sur le toit de l’école, un îlot de biodiversité

Toiture végétalisée de l’école Gustave Loiseau à Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

La toiture végétalisée de l’école Gustave Loiseau à Pontoise a été conçue pour héberger une biodiversité intéressante malgré l’absence d’arrosage. Par endroits, des surépaisseurs de substrat ont permis d’enrichir avec des plantes variées l’habituel cortège de sédums des classiques végétalisations extensives. Presque cinq ans après son inauguration, qu’est devenu cet aménagement ?

La ville de Pontoise m’a permis d’y faire une petite visite, histoire de vérifier la pertinence de mes conseils donnés à l’époque sur le choix de la palette végétale.

Parmi les arbustes qui avaient été essayés, seule une santoline grise a bien résisté. Les bergenias, les euphorbes petit-cyprès, les iris des jardins, les origans ont prospéré. On trouve aussi de belles touffes d’œillets des Chartreux, de sauges, d’armérias, de népétas, de ciboulette… Et le mélange de sédums apporte une bonne couverture générale du sol.

La nature s’est invitée sur le toit

Des végétaux indigènes ont été apportés par le vent ou les oiseaux. Au premier plan sur la photo ci-dessus, on reconnaît la carotte sauvage et plus loin les petites fleurs blanches de la vergerette annuelle.

Ci-dessous, les inflorescences velues du trèfle pied-de-lièvre se mêlent au feuillage des iris. Cette petite bisannuelle des sols sableux très secs est sans doute arrivée là portée par le vent.

Trifolium arvense – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

L’entretien d’une telle toiture est réduit mais néanmoins indispensable. Les jardiniers de la ville sont intervenus au début de l’été pour arracher les plantes indésirables et couper des tiges sèches.

Caché sous un tas de brindilles oublié par les jardiniers, j’ai découvert un joli petit carabe aux reflets verts, sans doute un Harpalus.

Harpalus sp. – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Les Harpalus sont majoritairement granivores, mais ils ne dédaignent pas les petites proies, comme des larves d’insectes qu’ils trouvent au sol. Les pattes rousses aux tibias épineux de cet insecte m’orientent vers l’espèce Harpalus affinis, une des plus communes dans les champs et les prairies. Ces carabes sont considérés comme des auxiliaires de culture car ils consomment les graines des adventices.

La fiche de Harpalus affinis dans le guide des carabes de Haute-Marne

Chorthippus sp. sur une feuille de bergénia – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Des dizaines de criquets se régalent de toute cette végétation sèche.

Les sédums, vaillants et beaux !

Les marges de la toiture © CACP – Gilles Carcassès
En juin, la floraison de Sedum album est spectaculaire © CACP – Service Opérations de construction

Remarquons au passage la forte capacité de colonisation de Sedum album, aux feuilles rougeâtres, qui manifestement se plaît aussi très bien dans les cailloux des allées d’entretien de la toiture.

Cet orpin blanc est l’une des trois espèces communes de sédums d’Ile-de-France. Les deux autres, Sedum acris et Sedum rupestre, indigènes également, arborent des fleurs jaunes. Sedum album, comme son nom l’indique, fleurit en blanc.

Convaincus ?

Les spécialistes du bâtiment qui m’accompagnaient ont paru séduits par le résultat, reconnaissant les atouts multiples d’une telle végétalisation : biodiversité, rétention des eaux pluviales, isolation thermique. Peut-être verrons-nous fleurir d’autres toitures sur les prochaines constructions de l’agglomération ?

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Que devient le jardin partagé de Marcouville ?

Jardin partagé de Marcouville à Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Un jardin pour partager

J’étais venu en curieux en 2013 pour visiter le jardin partagé de Marcouville qui venait à l’époque d’être créé. Après un passage à vide, il est à nouveau cultivé par une petite dizaine de familles de la résidence. L’équipe renouvelée est restée fidèle à l’esprit du jardin : ici pas de parcelles individuelles, tous les travaux sont faits en commun, les récoltes sont partagées et l’entraide est de mise.

Tomates cœur de boeuf © CACP – Gilles Carcassès

On y cultive toutes sortes de légumes : tomates, aubergines, poivrons, persil, coriandre, carottes, choux, haricots verts (très sucrés !), pommes de terre violettes… Pour les fruits, il faudra attendre que les plantations récentes viennent à produire.

Cosmos et son visiteur (cliquez pour agrandir) © CACP – Gilles Carcassès

Des légumes, des fruits, des fleurs…

Ce jardin est axé sur la production, mais on y trouve aussi quelques fleurs, des plantes compagnes, comme les œillets d’Inde plantés parmi les tomates, ou des plantes choisies pour favoriser les insectes auxiliaires, comme ce cosmos rose. Tiens, justement il y a un visiteur : avec son maillot rayé et ses grandes antennes, c’est sans doute l’halicte de la scabieuse, un infatigable pollinisateur, actif tout l’été.

Le jardin est cultivé sans recours aux produits phytosanitaires de synthèse, alors forcément on rencontre ça et là quelques ravageurs, vite repérés et maîtrisés par les jardiniers. Les larves de doryphore ont été ôtées, à la main, des pieds de pommes de terre et depuis on n’en voit plus.

Larves de la lyde du poirier (des fausses-chenilles sans fausses pattes !) © CACP – Gilles Carcassès

Connaissez-vous la lyde du poirier ?

Sur ce poirier, une branche héberge quelques larves tisseuses qui grignotent les feuilles. La lyde du poirier était autrefois commune, on ne la trouve plus que dans les vergers non traités aux insecticides. Cruel dilemme, faut-il sauver un hyménoptère devenu rare ou donner toutes ses chances au jeune poirier planté avec l’aide de la ville de Pontoise ? Ces larves ont trépassé.

En savoir plus

L'actualité de la Nature

L’abeille d’eau

En attendant le passage du jury régional des villes fleuries en visite à Pontoise, j’ai pêché quelques insectes dans la mare du parc des Larris. Le plus gros d’entre eux était une notonecte adulte.

Notonecte – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Elle nage sur le dos

Dans sa bulle d’air, la notonecte file ventre en l’air sous la surface de l’eau, en ramant vigoureusement à l’aide de sa troisième paire de pattes spécialisée. Ses soies sensorielles, visibles sur les côtés de son abdomen, l’avertissent des vibrations que font les insectes tombés dans l’eau.

Notonecta viridis, face dorsale © CACP – Gilles Carcassès

J’ai vidé l’eau de mon bac d’observation et retourné l’animal. Pour le genre Notonecta, la détermination de l’espèce s’appuie en effet sur des détails visibles sur la face dorsale. Il s’agit ici de la notonecte verte, Notonecta viridis. Chouette, je n’avais encore jamais rencontré cette espèce !

Aïe, ça pique !

Au fait, pourquoi nomme-t-on la notonecte abeille d’eau ? C’est parce qu’elle est capable de piquer avec son rostre acéré ! Normalement, elle l’utilise pour tuer ses proies (des insectes tombés dans l’eau, des têtards, des alevins, des vers…) et aspirer leur contenu. Mais il arrive qu’elle s’en serve aussi pour se défendre. Je me suis déjà fait piquer par une notonecte, je peux vous affirmer que c’est très douloureux !

Le jury est passé, a regardé mes prises et écouté mes explications. Personne n’a été piqué. Ouf ! Et la notonecte a fini par s’envoler.

La notonecte par insectes-net

Retrouvez d’autres articles sur la mare du parc des Larris :

A la mare du parc des Larris

La flèche bleue

L’aloès d’eau

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A la mare du parc des Larris

Mare du parc des Larris à Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

La mare du parc des Larris se porte bien ! Grâce à la gestion écologique et raisonnée de ses abords par les services de la ville de Pontoise, la végétation des berges s’est épaissie, offrant gîte et couvert à la faune sauvage. On voit sur cette photo qu’à l’extrémité de la mare, la station d’aloès d’eau a bien prospéré.

Une autre plante aquatique, que je ne connaissais pas, a attiré mon regard.

Potamogeton crispus (le potamot crépu) © CACP – Gilles Carcassès

Le potamot crépu, aux feuilles coriaces et joliment ondulées, était autrefois commun et serait devenu assez rare en Ile-de-France. Peut-être sa présence est-elle sous-estimée, car la plante se cantonne souvent au fond des parties les plus profondes des mares.

Chrysolina polita – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

La chrysomèle polie

Un peu plus loin, j’ai trouvé cette brillante chrysomèle sur une touffe de menthe. Il s’agit de Chrysolina polita, espèce typique de la végétation des berges. On la rencontre sur les menthes, les eupatoires et les lycopes dont elle consomme les feuilles.

La fine pilosité de l’extrémité des pattes de Chrysolina polita a été étudiée pour comprendre sa capacité étonnante à grimper sur des surfaces lisses.

Retrouvez nos articles :

Différentes espèces de Chrysolina

Le martin-pêcheur de la mare des Larris