L'actualité de la Nature

Belle découverte sur une scutellaire

Scutellaria galericulata – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Sur les berges de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise

La scutellaire à casque (Scutellaria galericulata) est une Lamiacée vivace aux jolies fleurs bleues. On la trouve au bord de l’eau, ses akènes sont d’ailleurs disséminés par flottaison. Celle-ci était au bord d’un bassin de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise.

C’est en voulant photographier cette petite plante que j’ai découvert cette larve contrastée, en train de manger une de ses fleurs. Avec six paires de fausses pattes, ce n’est pas une chenille, mais la larve d’une tenthrède, autrement dit une fausse chenille.

Athalia scutellariae – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Vue de près, cette fausse chenille est tout en bourrelets. Cette espèce inféodée aux scutellaires n’est pas commune et elle est rarement observée. Les adultes passent souvent inaperçus car ils sont difficiles à distinguer d’espèces proches. En revanche, la larve est tout à fait caractéristique avec ses ponctuations blanches en relief.

Retrouvez d’autres articles sur les tenthrèdes :

La tenthrède du chêne

La tenthrède du sureau yèble

L'actualité de la Nature

La tenthrède du chêne

Fausse chenille – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

Chenille ou fausse chenille ?

En sortant de la gare de Neuville, j’ai croisé cette drôle de chenille en train de consommer une feuille de chêne. Près de sa tête noire, on voit ses pattes thoraciques puis sous son abdomen sept paires de fausses pattes. Ah ah, plus de cinq paires de fausses pattes, cela ne peut donc pas être une chenille ! C’est la larve d’un représentant du sous-ordre des symphytes, ces hyménoptères qui n’ont pas la taille de guêpe (environ 860 espèces en France), sans doute du genre Periclista qui compte huit espèces en France. Ces ravageurs des chênes ne sont pas aussi problématiques que les chenilles processionnaires du chêne : au moins, elles ne sont pas urticantes !

Larve de Periclista sp. – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

Elle m’a rappelé cette autre fausse chenille hérissée de picots que j’avais vue dans une pâture de la ferme d’Ecancourt à Jouy-le-Moutier.

Retrouvez dans nos articles d’autres espèces de symphytes :

Les tenthrèdes (ou symphytes), par insectes.net

 

L'actualité de la Nature

Fête de la nature 2017 : retour en images sur nos sorties

Voici quelques images des animations auxquelles nous avons participé.

Mercredi 17 mai 2017 au parc de Grouchy, une sortie organisée par la Maison de la nature de Vauréal

Orchis purpurea © CACP – Gilles Carcassès

Les participants ont été épatés par la beauté du parc de Grouchy et la richesse des observations que l’on peut y faire. Nous avons ainsi croisé deux espèces d’orchidées : la listère à feuilles ovales et l’orchis pourpre.

La visite a aussi permis d’apprendre à reconnaître le chant de certains oiseaux : merle, rouge-gorge, pinson, fauvette à tête noire, mésange à longue queue, troglodyte mignon, poule d’eau…

Cane colvert et caneton © CACP – Marion Poiret

Ils sont mignons les canards de l’étang ! Nous avons rappelé pourquoi il ne faut pas leur donner du pain.

Observation d’un papillon – parc de Grouchy à Osny © CACP – Corentin Pinheiro

La longue-vue a été très pratique pour observer les papillons sans les déranger. Un Tircis se dorait au soleil à quelques mètres du groupe et nous avons pu le détailler de façon très rapprochée. Près d’un massif d’orties, la Carte géographique s’est aussi laissé longuement admirer.

Vendredi 19 mai  2017 au parc du château de Menucourt, une animation sur les chauves-souris proposée par la Ferme d’Ecancourt

Parc du château de Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

Après les jeux animés par Florian dans l’orangerie, le groupe motivé a affronté la pluie et cheminé à l’écoute des bruits de la nature dans le parc éclairé par les derniers rayons du soleil couchant.

Tenthredopsis – Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

Les insectes s’étaient mis à l’abri, comme cette tenthrède débusquée sous une large feuille de bardane. Les chauves-souris finalement se sont montrées en nombre, plus tard dans la soirée après l’averse.

Samedi 20 mai 2017, un rendez-vous nature organisé par les animateurs de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise

Animation au rucher de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Les personnes inscrites ont bénéficié des explications de Sylvain et Ludovic sur l’apiculture. Marion a ensuite présenté notre dernière exposition sur les insectes pollinisateurs, préparée par Corentin notre stagiaire (ci-dessous, un des six panneaux) :

Sur les cornouillers sanguins en fleurs, le groupe a pu observer la grande diversité des visiteurs ailés : abeilles, mouches, bourdons, coléoptères…

Un Cantharis livida mange du pollen sur un cornouiller © CACP – Marion Poiret

 

L'actualité de la Nature

La fausse chenille du faux sureau

On trouve parfois au bord des chemins d’imposantes touffes de sureau yèble. Cette espèce voisine du sureau noir s’en différencie principalement par deux caractéristiques : c’est une plante herbacée et ses corymbes sont dressées. Attention ses fruits sont toxiques, contrairement à ceux du sureau noir !

Sambucus ebulus, le sureau yèble - Neuville-sur-Oise © Gilles Carcassès
Sambucus ebulus, le sureau yèble – Neuville-sur-Oise © Gilles Carcassès

J’ai trouvé une belle station de ce « faux sureau » le long de l’Oise à Neuville. Ses feuilles étaient toutes grignotées par des larves semblables à des chenilles. Mais avec huit paires de fausses pattes abdominales (munies de ventouses),  ce sont assurément des « fausses chenilles », car les vraies chenilles n’en ont que cinq paires au maximum.

fausse chenille de Macrophya - Neuville-sur-Oise © Gilles Carcassès
Fausse chenille de Macrophya – Neuville-sur-Oise © Gilles Carcassès

Ces fausses chenilles ne donneront pas des papillons mais des hyménoptères symphytes. Ceux-ci ressemblent plus ou moins à des guêpes, qui auraient oublié d’avoir la « taille de guêpe ».

Sur les sureaux, ont peut rencontrer quatre espèces de symphytes, du genre Macrophya. Les adultes de ce genre se reconnaissent à leurs hanches postérieures très développées, ce qui leur donne un air de fausses sauterelles.

© Gilles Carcassès
Les larves de ce Macrophya militaris vivent sur les ronces. © Gilles Carcassès

Une rencontre étonnante avec d’autres larves de symphytes