L'actualité des jardins

Bienvenue Jonquille

Panneau d’information installé avenue Boris Vian à Vauréal © Christophe Etchemendy

En 2017, le pâturage mixte initié à Vauréal sur la parcelle des Sablons est reconduit. Jonquille, vache de race vosgienne et six brebis solognotes, de la ferme d’Ecancourt, entretiendront la parcelle qui jouxte le parc des sports pendant toute la belle saison.

Brebis solognotes © Christophe Etchemendy

Ensemble ces animaux feront un travail efficace de débroussaillement et d’entretien de cette prairie, propriété de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, pour le plus grand bénéfice de la biodiversité.

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Notre vidéo : les bons outils du désherbage

Christophe Etchemendy, responsable du pôle Espaces publics de la ville de Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Dans le cadre de sa campagne Zéro phyto, la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise a réalisé plusieurs courtes vidéos. Celle-ci a été tournée à Vauréal. Christophe  nous présente les outils utilisés par ses équipes pour désherber.

vidéo n° 4 – Christophe

 

 

 

 

 

La brosse métallique très pratique pour nettoyer les joints © CACP – Gilles Carcassès
La binette en U, idéale pour passer sous les clôtures. Elle coupe facilement les racines grâce à son tranchant des deux côtés © CACP – Gilles Carcassès
La débroussaileuse équipée d’une brosse métallique, pour les sols durs © CACP – Gilles Carcassès
La gouge à long manche pour les herbes vivaces rebelles © CACP – Gilles Carcassès
Quelques outils manuels rassemblés : gouge, binette, houe de désherbage, binette en U, griffe étroite pour désherber les arbustes © CACP – Gilles Carcassès

Visionnez les démonstrations et découvrez d’autres outils dans la vidéo n° 4 – Christophe

 

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Deux fleurs pour Vauréal

La délégation de la ville de Vauréal reçoit sa deuxième fleur © CACP – Gilles Carcassès

Le 28 mars 2017 le Comité Régional du Tourisme d’Ile-de-France honorait la nouvelle promotion 2016 du label Villes et villages fleuries. Ainsi, la ville de Vauréal, labellisée « une fleur » en 2016, a officiellement reçu sa deuxième fleur. Un succès très mérité !

Fleurissement du centre ville à Vauréal © Christophe Etchemendy
Un exemple du fleurissement printanier réalisé par la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise à Vauréal en 2017 © Christophe Etchemendy

Pour les communes du Val d’Oise désireuses de rentrer dans cette démarche de labellisation, le conseil départemental organise un concours annuel qui vise à accompagner les communes jusqu’à leur proposition au conseil régional, habilité à décerner les trois premières fleurs du label.

le label de qualité de vie

Les documents pour s’inscrire au concours « Villes, villages et maisons fleuris » du conseil départemental du Val d’Oise sont à télécharger dans cette page.

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Comment ne pas blesser le collet des arbres avec les outils de fauche

pied d'arbres, Parc de la Crapaudine à Nantes © Gilles Carcassès
Fleurissement de pied d’arbres, Parc de la Crapaudine à Nantes © CACP – Gilles Carcassès

On voit souvent dans les parcs publics le collet des arbres endommagé par les outils de fauche, notamment des meurtrissures de l’écorce par le passage répété des débrousailleuses et parfois des coups de carter de tondeuses. Ces arbres blessés sont mécaniquement plus fragiles et leur espérance de vie est réduite car ces blessures sont des portes d’entrée pour des champignons.

Des techniques peuvent aider les jardiniers à ne plus blesser le collet des arbres. Ce fleurissement de pied d’arbres (photo ci-dessus) aide à visualiser une zone rapprochée autour du tronc qui ne doit pas être tondue aussi souvent que le reste de la pelouse. L’espacement des passages d’entretien à proximité immédiate du tronc permet en effet de réduire significativement le risque de blessures. Cela peut s’obtenir aussi avec des paillages.

Jardin des merveilles à Vauréal © Gilles Carcassès
Paillage au pied des arbres, au Jardin des Merveilles à Vauréal rénové par le service Espaces verts de la ville en 2016 © CACP – Gilles Carcassès

Certains outils et équipements sont également très utiles dans ce type de situation, vous pouvez les découvrir dans ce document établi par le CAUE 77 : Le fauchage à proximité d’un arbre.

On peut retrouver ce document et beaucoup d’autres, très pertinents, sur le site http://www.arbres-caue77.org/ que je vous recommande particulièrement.

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Transhumance 2017 : des brebis témoignent

Brebis solognotes et leurs agneaux © CACP – Gilles Carcassès

Samedi 25 mars 2017, c’est le grand jour, on va enfin aller voir ailleurs si l’herbe est meilleure qu’à la ferme d’Ecancourt. On nous avait pomponnés pour l’occasion, avec l’aimable collaboration des centres de loisirs de Courdimanche.

Dans la cour de la ferme d’Ecancourt © CACP – Gilles Carcassès

Au début, faux départ, on s’est trompé de côté ! Un photographe qui était en plein dans le passage a été malencontreusement piétiné. Ses jours ne seraient pas en danger.

En longeant le champ de colza © CACP – Gilles Carcassès

Trop tentant de sortir de rang pour aller renifler les colzas…

C’est quoi cette feuille de colza ? © CACP – Gilles Carcassès

On n’y a même pas touché…

Point de rassemblement © CACP – Gilles Carcassès

Il fallait tout le temps attendre les humains : dès que ça monte un tout petit peu, ils ralentissent !

Démonstration de conduite de troupeau © CACP – Gilles Carcassès

A Jouy-le-Moutier, on a bien fait courir les chiens : les bergers appellent ça « démonstration de conduite de troupeau ». Les humains nous ont beaucoup applaudis.

Au belvédère de Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Au belvédère de Vauréal, on a improvisé une démonstration de tonte rotative.

Un peu de repos à mi-parcours © CACP – Gilles Carcassès

Et puis on nous a permis une petite sieste, pendant que les humains se pressaient autour d’un « food-truck ».

Sur la coulée verte de Cergy-le-Haut © CACP – Gilles Carcassès

« Les moutons, les moutons ! » Notre arrivée sous les applaudissements de la foule au village éco-citoyen, promenade des deux bois à Cergy, fut un grand moment d’émotion.

Final gourmand à Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès

Du miel, du jus de pomme, des tartines et du fromage de brebis, offerts par la ville de Courdimanche, et les humains ne s’intéressent plus du tout à nous.

Nous nous concentrons déjà sur notre noble mission : entretenir les belles prairies de Cergy-Pontoise pendant toute la belle saison.

Revivez la transhumance en images dans 13 comme une.

 

Agenda, L'actualité de la Nature

Atelier pelotes

Ce n’est pas à un cours de tricot que nous convie la Maison de la Nature de Vauréal le 5 avril 2017, mais à la dissection de pelotes de réjection.

Pelote de rapace trouvée dans une friche – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

Ces boules rejetées par les rapaces et certains autres oiseaux contiennent les restes non digérées des proies ingurgitées : plumes, poils, os, griffes, sabots, dents, arêtes, coquilles… Leur examen est d’un très grand intérêt pour connaître le régime alimentaire de ces oiseaux et donne aussi des indications précieuses sur la présence dans le territoire des espèces consommées. La forme et la couleur des dents des crânes trouvés dans les pelotes sont notamment le moyen le plus pratique de répertorier les différentes espèces de musaraignes, qui sont des animaux très discrets dans la nature.

Crâne de musaraigne © CACP – Gilles Carcassès

Decouvrez ici le programme d’animations de la Maison de la Nature de Vauréal pour avril 2017 et les modalités d’inscription.

Retrouvez notre article sur les pelotes de réjection du martin-pêcheur et l’enquête de notre stagiaire sur leur contenu

L'actualité des jardins

Les phytos, on arrête !

Houes de désherbage en action à Vauréal @ Fête de la Nature
Houes de désherbage en action à Vauréal © Kogito.fr pour la Fête de la Nature

Jardiniers des collectivités, à compter du 1er janvier 2017, vous ne pourrez plus utiliser de produits phytosanitaires. Le détail des dispositions de la loi Labbé mérite cependant une lecture attentive, pour bien en comprendre le périmètre et les subtilités.

Qui est concerné ?

La loi vise l’Etat, les collectivités locales et leurs groupements ainsi que les établissements publics, qu’elles interviennent par les moyens de leurs régies ou par d’autres moyens, comme les services de prestataires.

Quels espaces sont concernés par cette interdiction ?

Les espaces verts, les promenades, les forêts, et les voiries sont visés par la loi.

Fossé de collecte des eaux pluviales à Neuville-sur-Oise © Gilles Carcassès
Fossé de collecte des eaux pluviales à Neuville-sur-Oise © Gilles Carcassès

Rappelons que restent applicables les interdictions et restrictions définies par des textes antérieurs, dans les espaces suivants :

– les plans d’eau, fossés, étangs, mares, collecteurs d’eaux pluviales, cours d’eau et leurs abords (arrêté du 12 septembre 2006),

– les espaces habituellement fréquentés par les enfants dans l’enceinte des établissements scolaires, des crèches, des haltes garderies et des centres de loisirs ainsi que les aires de jeux et les établissements de santé (arrêté du 27 juin 2011).

Quelles sont les exceptions prévues par la loi ?

Les produits de biocontrôle, ceux qualifiés à faible risque ainsi que ceux qui sont utilisables en agriculture biologique (UAB) pourront continuer à être utilisés.

Les traitements obligatoires dans le cadre de la lutte contre les organismes réglementés échappent également à ces mesures d’interdiction.

En ce qui concerne les voiries, la loi de transition énergétique dans son article 68 a introduit une exception pour les zones étroites ou difficiles d’accès, ainsi formulée : Par exception, l’utilisation des produits phytopharmaceutiques est autorisée pour l’entretien des voiries dans les zones étroites ou difficiles d’accès, telles que les bretelles, échangeurs, terre-pleins centraux et ouvrages, dans la mesure où leur interdiction ne peut être envisagée pour des raisons de sécurité des personnels chargés de l’entretien et de l’exploitation ou des usagers de la route, ou entraîne des sujétions disproportionnées sur l’exploitation routière.

Que sont donc les « produits à faible risque » ?

Les produits à faible risque sont soit des substances de base, soit des biostimulants.

Les substances de base et leurs conditions d’usage sont présentées dans le site de l’Institut Technique de l’Agriculture Biologique (ITAB). En voici deux exemples qui peuvent être utiles aux jardiniers des collectivités :

  • La décoction de prêle réalisée selon une recette précise est une substance de base fongicide utilisable sur certaines cultures, dont la vigne.
  • Le vinaigre de qualité alimentaire est reconnu comme substance de base et peut être utilisé pour désinfecter les outils de taille des arbres et arbustes.

Les biostimulants sont définis par le décret du 27 avril 2016 et une liste a été établie. Ainsi les macérations ou décoctions de plantes telles que l’ail, l’ortie, la sauge, le gingembre, les queues de cerises… sont reconnues comme des biostimulants, sans effets nocifs sur la santé des hommes et des animaux ni sur l’environnement. Et sans effets scientifiquement établis sur les plantes…

Etonnamment, cette liste contient une faute, répétée 3 fois : le févier est appelé « Gleditschia » au lieu de Gleditsia. Je vais me plaindre auprès du Monsieur pesticide du Ministère de l’Ecologie (qui n’y est pour rien).

Comment reconnaître les produits utilisables en agriculture biologique ?

Le guide des produits de protection des cultures utilisables en France en agriculture biologique est régulièrement mis à jour et publié sur le site de l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO). Les produits qui concernent les jardiniers professionnels sont ceux rattachés aux usages « cultures ornementales ».

Et pour les produits de biocontrôle ?

On dispose, en attendant la liste officielle, d’une liste des produits de biocontrôle parue le 31 mars 2016. Mais sur 200 produits répertoriés, seulement une trentaine seraient utilisables en zones non agricoles. Lesquels ? Pour le savoir, il faut interroger pour chaque produit le site e-phy anses et vérifier que ses usages autorisés correspondent bien au besoin identifé sur espace vert.

Pour le fun, je précise que cette liste récente n’est déjà plus à jour car elle indique plusieurs produits qui ont été retirés depuis et ne sont donc plus utilisables… Mais c’est mieux que ne pas avoir de liste.

Pour les curieux : Notre petit lexique des pesticides

L'actualité de la Nature

L’araignée-loup

Le beau regard de l'araignée-loup © Gilles Carcassès
Le beau regard de l’araignée-loup © Gilles Carcassès

Après les araignées-crabes, on monte en gamme, voici les araignées-loups.

Celle-ci a bien la disposition des yeux caractéristique de sa famille : en trois rangées, quatre petits devant, au-dessus, deux gros, plus haut encore et sur le côté de la tête, deux autres de taille moyenne. La famille des Lycosidae compte 95 espèces en France. Les pattes rayées et hérissées de poils raides de cette araignée-loup orientent vers le genre Pardosa et restreignent le choix : seulement 39 espèces…

Pardosa - Vauréal © Gilles Carcassès
Pardosa – Vauréal © Gilles Carcassès

Les araignées-loups ne tissent pas de toiles pour piéger leurs proies, elles les attrapent à la course.

De loin, posées sur la litière ou les plantes basses, on croit qu’elles ont un abdomen tout rond et gris clair. Mais ce n’est pas leur abdomen, il s’agit de leur cocon rempli d’œufs. A l’éclosion, les toutes jeunes araignées grimperont sur le dos de leur parent et se feront ainsi promener quelques jours. Puis elles confieront leur destinée au vent en émettant un long fil de soie qui les emportera au loin. Ces fils volants, vous pouvez les croiser dans la campagne, lorsqu’ils brillent au soleil. On les appelait autrefois les fils de la Vierge.

L'actualité de la Nature

Petits bijoux cachés dans les herbes

Chez les Chrysomelidae, le genre Chrysolina compte de nombreuses espèces brillamment colorées. C’est un jeu de les chercher sur leurs plantes préférées. Les espèces se distinguent principalement par leur coloration et les ponctuations qui ornent les élytres. En voici quelques-unes, faciles à observer sur des plantes communes :

Chrysolina herbacea sur la menthe- Vauréal © Gilles Carcassès
Chrysolina herbacea sur la menthe, au bord de l’eau – Vauréal © Gilles Carcassès
Chrysolina fastuosa sur le galéopsis © Gilles Carcassès
Chrysolina fastuosa sur le galeopsis, en lisière des bois – Feucherolles © Gilles Carcassès
Chrysolina hyperici sur le millepertuis © Gilles Carcassès
Chrysolina hyperici sur le millepertuis, dans les talus et sur les bords des chemins – Poissy © Gilles Carcassès
Chrysolina americana sur le romarin - Cergy © Gilles Carcassès
Chrysolina americana sur le romarin, dans les jardins – Cergy © Gilles Carcassès

D’autres chrysomèles, dans nos articles précédents :

Portrait de famille : les chrysomèles

La chrysomèle de l’aulne

Les donacies

La chrysomèle de l’oseille

 

 

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Noctuelles en noir et blanc

Tiens, une noctuelle. Il n’y a plus qu’à trouver son espèce parmi les 831 noctuelles répertoriées en France ! Celle-ci est très contrastée, on devrait pouvoir la repérer sans trop de mal dans l’iconographie.

Tyta luctuosa, la noctuelle en deuil, sur une feuille de photinia - Vauréal © Gilles Carcassès
Aedia funesta, la « pie », sur une feuille de photinia – Vauréal © Gilles Carcassès

Il s’agit d’Aedia funesta, une des espèces que l’on peut voir voleter le jour dans les jardins. Sa chenille mange des liserons. Mais attention, il y a un piège : il ne faut pas la confondre avec Tyta luctuosa, la « noctuelle en deuil »dont les dessins blancs sont légèrement différents. Sa chenille consomme aussi des liserons.

Tyta luctuosa © Gilles Carcassès
Tyta luctuosa © Gilles Carcassès