L'actualité de la Nature

La punaise cuirasse

Coptosoma scutellatum, la punaise cuirasse, sur une feuille de luzerne – côte des Carneaux à Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Ce petit insecte globuleux n’est pas une coccinelle noire, mais une punaise. Son aspect lui vaut son appellation vernaculaire de punaise cuirasse.

La punaise cuirasse sur une fleur de gesse © CACP – Gilles Carcassès

Cette punaise se nourrit de la sève de Fabaceae comme les gesses, les coronilles, le lotier corniculé, le sainfoin, les vesces, les bugranes…

Coptosoma scutellatum – Genainville (95) © CACP – Gilles Carcassès

Cette espèce assez est typique des zones thermophiles, comme les pelouses calcaires. Je l’ai observée à Genainville lors des inventaires éclairs organisés par l’Agence régionale de biodiversité d’Ile-de-France. Elle est assez grégaire et facile à repérer.

Découvrez dans ces articles la grande diversité des punaises :

La fausse fourmi

L’abeille d’eau

Squatteur de salle de bains

La belle américaine

La miride du chêne

Le tigre du Pieris

Qui a peur des gendarmes ?

 

 

L'actualité de la Nature

Le secret des beaux féviers

Gleditisia ‘Sunburst’ – gare routière de Cergy-préfecture © CACP – Gilles Carcassès

Les féviers sont de grands arbres d’origine américaine, ils sont appréciés pour leur robustesse en milieu urbain. La variété ‘Sunburst’ présente au début du printemps un feuillage jaune très lumineux qui vire au vert clair dans le courant de l’été.

Feuilles de févier déformées – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Peu de ravageurs s’en prennent à cette espèce, mais une petite mouche spécifique (une cécidomyie) déforme parfois les jeunes feuilles à l’extrémité des rameaux.

Galles de Dasineura gleditchiae – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Chacune de ces folioles transformées en pochette creuse contient une petite larve. Ordinairement, ces galles, en nombre limité, ne nuisent pas à la santé de l’arbre mais elles peuvent en gâcher l’esthétique. J’ai souvent remarqué que les arbres sévèrement élagués souffrent au printemps suivant d’attaques importantes de ce diptère. Amis des beaux arbres, rangez les tronçonneuses !

Retrouvez dans ces articles d’autres galles de cécidomyies :

Les galles de cécidomyies

Les fleurs de mes hémérocalles avortent !

La galle poilue du hêtre

La galle des fleurs de tanaisie

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La coccinelle des friches

Hippodamia variegata – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

La coccinelle des friches ressemble à la coccinelle à sept points mais elle est de forme plus allongée et ses points sont groupés vers l’arrière de ses élytres.

Hippodamia variegata – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

J’aime beaucoup le dessin en noir et blanc qui évoque une tête de panda ou de ouistiti sur son thorax (encore une paréilodie !).

Cette coccinelle apprécie les plantes hautes dans les endroits chauds. Plusieurs générations se succèdent dans l’année. Elle consomme beaucoup de pucerons, mais aussi des cochenilles, du pollen, du nectar et du miellat.

C’est une auxiliaire très active au potager et au verger.

Sources :

Hippodamia variegata, par Encyclop’Aphid

La coccinelle des friches, par l’Atlas de biodiversité de Vauréal

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Vive le trèfle porte-fraise !

Strawberry fields forever ?

Champs de « fraises » à Vauréal © CACP – Emilie Périé

Des champs de fraises à Vauréal ? N’en déplaisent aux Beatles, il ne s’agit ici que du trèfle porte-fraise, Trifolium fragiferum.

Portrait d’un trèfle qui ramène sa fraise

Trifolium fragiferum, le trèfle porte-fraise – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

Ce trèfle indigène qui rampe et s’enracine au niveau de ses stolons aériens forme de jolis tapis dans les pelouses sèches. Certains pépiniéristes le proposent en godets comme couvre-sol de pied d’arbres, ou comme base pour créer une pelouse naturelle en situation difficile. La plante supporte très bien le piétinement et les sols tassés. Autre avantage, ses fleurs roses très nombreuses sont mellifères !

Trifolium fragiferum, en fruits et en fleurs – Vauréal © CACP – Emilie Périé.

Quand ses fleurs sont passées, ses inflorescences ressemblent à de petites fraises rondes, pâlottes et duveteuses.

Le trèfle des prés lui ressemble, mais il est plus haut et surtout ses têtes florales sont accompagnées de petites feuilles, alors que celles du porte-fraise ne le sont pas.

Trifolium pratense, le trèfle des prés – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Retrouvez d’autres plantes indigènes tapissantes :

Les bugles

La piloselle

Le lamier blanc

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Palomena, la punaise verte des bois

Palomena prasina – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

J’ai observé cette belle punaise verte sur un Allium christophii au jardin du Belvédère à Vauréal. Très commune sur les plantes herbacées et sur les arbres, Palomena prasina, la punaise verte des bois, passe facilement inaperçue sur le feuillage.

Au verger, elle peut provoquer quelques dégâts sur les fruits : les poires piquées deviennent pierreuses, les pommes et les noisettes présentent des déformations. Cette punaise prend une teinte brune en fin de saison avant d’hiverner.

Palomena prasina (février 2019) – Clos Levallois à Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Pour la différencier de l’autre punaise verte de nos jardins, Nezara viridula, qui est un ravageur redouté pour ses piqures sur les poivrons, tomates, aubergines et concombres cultivés sous serres, je vous renvoie à mon article Palomena et Nezara.

Nezara viridula © Gilles Carcassès

Sources :

Portraits de punaises, par Ashley Wood sur le site British Bugs

Palomena prasina, par Ephytia (INRA)

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Le verdier d’Europe

Chloris chloris, le verdier d’Europe – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Le verdier est un oiseau jaune, olivâtre et gris, de la taille d’un moineau. Le trait jaune bien visible sur le bord de l’aile est un critère facile pour le reconnaître.

Verdier vu de dos – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Son croupion, c’est-à-dire le bas du dos, visible ci-dessus entre les ailes, est franchement jaune (cliquez sur l’image pour l’agrandir). Et sa queue est nettement échancrée.

Verdier gourmand après sa visite à la mangeoire © CACP – Gilles Carcassès

Ce verdier s’est gavé de graines de tournesol !

Cette espèce est sensible à plusieurs maladies qui peuvent se transmettre entre oiseaux par la salive. Aussi, il faut veiller à nettoyer régulièrement les mangeoires et les abreuvoirs, lieux de contaminations potentielles, surtout s’ils sont très fréquentés.

Il ne faut pas confondre le verdier avec le serin cini dont le dos est jaune aussi, mais le serin n’a pas la barre jaune sur l’aile et on notera que son bec est plus court :

Serin cini – Andrésy © CACP – Gilles Carcassès

Retrouvez d’autres articles sur les oiseaux des jardins :

Les princes de la friche

Qu’est-il arrivé à nos merles ?

Hold-up à la mangeoire

Reconnaître les oiseaux du jardin

Sources :

Le verdier d’Europe, par Oiseaux des jardins

Mortalité au pied de ma mangeoire, comment réagir ? par la LPO

Verdier d’Europe, par Oiseaux.net

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Le lamier blanc

Lamium album, le lamier blanc – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Le lamier blanc est une plante vivace très commune dans les friches, les lisières, les bords des champs, les décombres. Il forme souvent de larges taches car il se multiplie aisément par stolons. J’en ai planté dans mon jardin, parce que je trouve la plante jolie, et dans l’espoir d’attirer le vert-doré, un beau papillon de nuit dont il est la plante hôte.

Le vert-doré n’est pas venu, mais mes poules ont adoré picorer ses graines !

Retrouvez dans ces articles d’autres lamiers :

Le lamier pourpre

Le lamier jaune

Le lamier amplexicaule

Source :

Flore des friches urbaines, d’Audrey Muratet, Myr Muratet et Marie Pellaton

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Le tarier pâtre

Nous étions partis à la recherche du bruant zizi réputé habiter les friches en lisière agricole de Vauréal. Ce jour-là point de zizi, mais un autre passereau a accepté de poser pour nous.

Tarier pâtre mâle – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Le nom officiel du tarier pâtre, Saxicola rubicola, évoque la couleur rouge de son plastron. Le mâle, comme chez de nombreuses autres espèces, arbore des couleurs plus vives et un plumage plus contrasté que la femelle.

Un oiseau des milieux ouverts

Tarier pâtre – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Le tarier pâtre est nicheur assez commun en Île-de-France. On le rencontre le plus fréquemment sur la période de mars à juin, même si quelques couples restent passer l’hiver chez nous.

Il habite les milieux ouverts, les landes, les friches, les clairières, quelques fois les parcs, où il peut trouver ces trois éléments réunis : une végétation basse et dense pour établir son nid, des perchoirs de chasse et des avant-postes plus élevés pour surveiller son territoire. Avis aux explorateurs de « terrains vagues » et autres friches enherbées, prenez garde à ne pas écraser un nid de tarier caché dans la végétation !

Le couple que nous avons vu à Vauréal a trouvé son bonheur sur un ancien terrain de foot où la nature a repris ses droits.

Un oiseau acrobate

Tarier pâtre – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Comme l’indique son bec fin, le tarier pâtre a un régime alimentaire essentiellement insectivore. Il chasse toutes sortes d’insectes en plein vol et consomme aussi des larves de coléoptères et des chenilles. Généralement perché au sommet d’un buisson ou d’une clôture, il repère ses proies et les attrape au vol. Cet oiseau nous a offert une belle démonstration d’acrobaties aériennes.

Un oiseau fidèle

Tarier pâtre – Vauréal © CACP – Emilie Périé

Le tarier pâtre a la réputation d’être un oiseau très fidèle. Les deux membres du couple ne se séparent jamais à plus de quelques dizaines de mètres. La compagne de ce mâle était en effet présente dans le même secteur. Nous l’avons furtivement aperçue sans pouvoir la capturer (en image !). Peut-être une prochaine fois, car il parait que la fidélité des tariers vaut aussi pour leur site de nidification.

Sources

Fiche Tarier pâtre, par Oiseaux.net

Données INPN

Les oiseaux dÎle-de-France, Pierre Le Maréchal, David Laloi et Guilhem Lesaffre

Agenda

Retour sur la transhumance de Cergy-Pontoise 2019

La transhumance 2019 © CACP – Gilles Carcassès

Une fois de plus la Ferme d’Ecancourt a bien fait les choses : une organisation sans faille, des brebis vaillantes et disciplinées, des ânes câlins, des bénévoles actifs, des participants ravis et le soleil au rendez-vous !

La haie d’honneur dans la cour de la ferme

Samedi 13 avril 2019 à 13h30, les participants rassemblés pour la transhumance accueillent les moutons.

Les brebis font les vedettes

Abbeêy road à Jouy-le-Moutier © CACP – Emilie Périé

Samedi après-midi, les brebis rejoignent Maurecourt en traversant plusieurs quartiers de Jouy-le-Moutier.

Des bénévoles mobilisés

Les bénévoles en plein effort © CACP – Gilles Carcassès

Grâce aux joëlettes prêtées pour l’occasion, des personnes à mobilité réduite participent pleinement à l’événement.

Des bergers très professionnels

Dimanche matin à Maurecourt : l’appel pour le départ ! © CACP – Gilles Carcassès

« Eglantine ? Ernestine ? Savonnette ? » « Présentes ! »

Sous haute protection policière

Serrez les rangs : zone de danger ! © CACP – Gilles Carcassès

La police municipale de Maurecourt accompagne l’avancée du cortège en bloquant la circulation.

Des chiens vifs

Aux Rougeux, à Jouy-le-Moutier

Harley, Ollie, Lapsus et Lucky, les border collies dirigés par les bergers montrent toute leur efficacité dans la conduite du troupeau.

Une pause bien méritée

Pause déjeuner au parc du belvédère à Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

La transhumance est aussi l’occasion de se retrouver autour d’un pique-nique convivial et de profiter des animations organisées par la Maison de la nature de Vauréal.

En forêt, loup y es-tu ?

Point d’arrêt dans la forêt © CACP – Gilles Carcassès

Il faut de temps à autre stopper la tête du cortège pour permettre aux retardataires de rejoindre le groupe.

Au jardin des Ombrages

Potentilla anserina, la potentille des oies © CACP – Gilles Carcassès

La potentille des oies connait aussi le secret des poils laineux pour résister au froid.

Pour l’entretien du sous-bois : à vos marques, prêtes, partez ! © CACP – Gilles Carcassès

Cinq brebis restent au jardin des Ombrages pour entretenir la prairie et le sous-bois.

Quand on arrive en ville

Avenue du Hazay  © CACP – Gilles Carcassès

Passage triomphal des solognotes à Cergy-le-Haut

Le goûter final

Les fameuses tartines au miel de Courdimanche ! © CACP – Gilles Carcassès

La Ville de Courdimanche offre une bien sympathique collation à tous les participants.

Retrouvez notre reportage photos dans 13 comme une.

Rendez-vous l’année prochaine pour la transhumance 2020 !

Retrouvez les éditions précédentes de la transhumance de Cergy-Pontoise en images :

Edition 2018

Edition 2017

Edition 2016

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L’aigrette garzette

Aigrettte garzette – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Sous la passerelle rouge de l’Axe majeur à Cergy, se trouve un bassin qui communique avec l’Oise. C’est sur le quai de ce bassin que j’ai observé cet oiseau très inhabituel pour Cergy-Pontoise : une aigrette garzette !

L’aigrette chasse dans les eaux peu profondes, elle se nourrit de petits poissons et d’insectes aquatiques, de crustacés, de mollusques, de grenouilles. Cet oiseau est grégaire, il établit ses colonies dans des arbres près des marais.

Cet individu, toutes plumes ébouriffées, arborait son plumage nuptial. Les longues aigrettes que l’on distingue à l’arrière de sa tête ont valu bien des misères à cette espèce lorsque la mode chez les élégantes était de porter des chapeaux à plumes.

Aigrettte garzette © CACP – Gilles Carcassès

L’oiseau s’est envolé en direction du parc du Clos Levallois, au bord de l’Oise, sur la commune de Vauréal. C’est un très bon choix car ce parc est vaste, riche en biodiversité et c’est un endroit calme.

J’aimerais bien que cette aigrette s’installe chez nous, c’est un si bel oiseau ! Un jour peut-être ? Actuellement, quelques rares couples de cette espèce seulement se reproduisent en Ile-de-France, au fin fond de la Seine-et-Marne.

Source :

L’aigrette garzette, par Doris

Retrouvez l’autre aigrette dans cet article :

La grande aigrette